La fin des temps
IX - ANGES 4 et 5
065 - LA FIN DE L'ACCES A LA GRACE DE DIEU
065 – La fin de l'accès à la grâce de Dieu.
a) Introduction.
Il y a de nombreux mensonges qui se propagent dans les assemblées. Certaines notions, qui elles sont vraies, sont cependant considérées comme impossibles, parce qu'incompatibles avec la vision de l'amour de Dieu qu'ont les personnes qui n'ouvrent jamais sa Parole.
Il est écrit dans le livre du prophète Ésaïe :
Ésaïe 55.6 : Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve.
Ce verset est particulièrement clair. Il signifie, sans le moindre doute, qu'un temps viendra où il sera toujours possible de le chercher, mais pas de le trouver. Cela parle donc d'un temps où la grâce de Dieu ne sera plus accessible, et pourtant l'histoire de l'humanité ne sera pas encore arrivée à son terme. C'est contraire à presque tout ce que croient usuellement les croyants, pourtant le livre de l'Apocalypse nous parle effectivement d'une période de ce type, et de son côté, l'ancienne alliance l'annonçait très clairement.
On peut souvent entendre de la bouche des incroyants qu'ils préfèrent s'amuser aujourd'hui et qu'ils réfléchiront plus tard à leur éternité. Ce qui est plus choquant c'est quand ce même genre de pensées se retrouvent à l'intérieur du royaume des cieux. Bien sûr la formulation ne va pas autant dans l'extrême, mais les croyances se rejoignent. Nous remettons au lendemain parce que nous pensons que nous le pouvons. Les alarmistes qui annonçaient la fin des temps avaient de toute évidence tort puisque nous sommes toujours là à en parler. Ils n'avaient cependant que partiellement tort, parce que la fin de bon nombre d'entre eux est déjà derrière nous. Mais ça n'est pas de cette fin, qui est éminemment personnelle à chacun d'entre nous, que nous allons parler, mais bien d'un temps proche où la grâce de Dieu ne sera plus répandue sur les nations. On peut penser que c'est impossible, parce que l'amour de Dieu n'a pas de limite, mais ce serait placer l'amour de Dieu au-dessus de sa justice, ce qui serait une grave erreur. Le sacrifice de la croix est fait par amour, mais pour satisfaire à la justice de Dieu. Ce qui signifie que l'amour ne peut triompher de la justice.
La grâce de Dieu fait partie de ces doctrines admises mais incomprises. De ce fait on lui colle des « évidences » totalement infondées et on base nos croyances là-dessus. Jésus n'a pas apporté la grâce, il l'a révélée. Elle a toujours existé bien que restant en filigrane de l'histoire de l'ancienne alliance. On pourrait parler de n'importe lequel des serviteurs de la Parole de Dieu, aucun n'a été choisi par Dieu en raison d'un mérite quelconque, mais uniquement par la grâce de Dieu. David reste probablement le meilleur exemple, la multitude de ses fautes aurait dû, selon la loi de son époque, le condamner, mais Dieu lui a pardonné. On pourrait arguer du fait qu'il se soit repenti, mais c'est oublier que la repentance n'est pas un mérite en soi et n'enlève rien à la loi sous laquelle il était. Le pardon de Dieu a été accordé en raison du cœur qu'il avait, mais cela n'en fait pas un mérite, uniquement le bénéficiaire d'une grâce. On pourrait même remonter à Adam, dont la désobéissance et le choix de suivre la femme plutôt que l'Eternel Dieu n'a pas poussé l'Eternel Dieu à le rejeter et à repartir de zéro avec quelqu'un qui ferait le bon choix.
En tant que croyant, la pensée que la grâce de Dieu est un acquis qui durera jusqu'au retour de Jésus est une croyance basée sur du vent. Cette grâce qui a été répandue sur le monde arrivera sous peu à son terme, et c'est ce que nous allons voir ici.
b) L'ancienne alliance.
Le texte qui nous révèle la fin de la grâce de Dieu se trouve dans le livre du prophète Zacharie. Il peut paraître assez cryptique de prime abord mais en réalité il est relativement simple. Ce passage met en avant les deux alliances, la venue du messie et celle de l'antéchrist. La partie qui nous intéresse est donc celle parlant de l'alliance avec les nations.
- Zacharie 11.7-17 : Alors je me mis à paître les brebis destinées à la boucherie, assurément les plus misérables du troupeau. Je pris deux houlettes: j'appelai l'une Grâce, et j'appelai l'autre Union. Et je fis paître les brebis. 8 J'exterminerai les trois pasteurs en un mois; mon âme était impatiente à leur sujet, et leur âme avait aussi pour moi du dégoût. 9 Et je dis: Je ne vous paîtrai plus! Que celle qui va mourir meure, que celle qui va périr périsse, et que celles qui restent se dévorent les unes les autres! 10 Je pris ma houlette Grâce, et je la brisai, pour rompre mon alliance que j'avais traitée avec tous les peuples. 11 Elle fut rompue ce jour-là; et les malheureuses brebis, qui prirent garde à moi, reconnurent ainsi que c'était la parole de l'Éternel. 12 Je leur dis: Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d'argent. 13 L'Éternel me dit: Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m'ont estimé! Et je pris les trente sicles d'argent, et je les jetai dans la maison de l'Éternel, pour le potier. 14 Puis je brisai ma seconde houlette Union, pour rompre la fraternité entre Juda et Israël. 15 L'Éternel me dit: Prends encore l'équipage d'un pasteur insensé! 16 Car voici, je susciterai dans le pays un pasteur qui n'aura pas souci des brebis qui périssent; il n'ira pas à la recherche des plus jeunes, il ne guérira pas les blessées, il ne soignera pas les saines; mais il dévorera la chair des plus grasses, et il déchirera jusqu'aux cornes de leurs pieds. 17 Malheur au pasteur de néant, qui abandonne ses brebis! Que l'épée fonde sur son bras et sur son œil droit! Que son bras se dessèche, Et que son œil droit s'éteigne!
Maintenant, nous allons regarder ce qui concerne la compréhension que nous recherchons dans le principe même de ces deux houlettes.
b.1) Scission Roboam/Jéroboam.
C'est probablement la partie la plus difficile à comprendre parce qu'elle demande une connaissance plus vaste de ce dont l'Eternel est en train de nous parler. Pour résumer cela, il faut savoir que la séparation du royaume entre Roboam et Jéroboam après Salomon est une image de la séparation de la loi et de la grâce, qui à l'origine ne sont qu'une seule chose. La loi, bien que ne pouvant pas sauver, est une grâce en soi. La grâce de son côté se définit également par des lois, qui, bien que spirituelles, n'en restent pas moins des lois. C'est pour cela que Jésus accomplit la loi, parce que la grâce est une loi et la loi est une grâce. Il achève une révélation en accomplissant une annonce.
Roboam, fils de Salomon régnera sur la tribu de Juda, formant le royaume de Juda et Jéroboam sur les 10 autres tribus, formant le royaume de Samarie. Jéroboam rejettera Dieu et cela poussera les Lévites (ainsi que tous ceux qui étaient pour Dieu) à émigrer vers le royaume de Juda.
Au final on aura donc un royaume de Juda comportant les deux sacerdoces, celui de David et celui de Moïse, devenant l'image du 'sacerdoce royal' dont nous parle Pierre ; et un royaume de Samarie adonné à l'image des faux-dieux, avec une royauté qui n'est pas issue de la promesse et un sacerdoce créé par l'homme, devenant de son côté une image du monde.
C'est là que les deux houlettes interviennent.
b.2) La houlette union.
C'est la houlette de l'héritage charnelle. Dans le cœur de Dieu c'est la même notion que celle mise en avant dans genèse 2.24 concernant l'homme et la femme qui ne font plus qu'un. Comme je l'ai expliqué dans l'enseignement sur le mariage, Dieu parle d'union, l'homme parle de mariage, et nous croyons à tort que les deux choses sont identiques. La houlette 'union' se rapporte donc à la partie charnelle de l'alliance que l'Eternel a faite avec Abraham. Cette promesse contenait des éléments qui ne peuvent pas se référer à la descendance physique du patriarche et d'autres qui en font directement cas. Les deux axes des promesses de Dieu vont se réaliser, et la venue de Jésus ainsi que le déversement de l'Esprit Saint ne changent en rien les promesses charnelles faites aux descendants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. N'oublions pas que si l'homme change, ça n'est pas le cas de Dieu. Ce qu'il a promis, il est en train de l'accomplir.
Cette houlette est donc la partie de l'alliance que Dieu a faite avec Abraham et qui se perpétue à travers le royaume de Juda.
b.3) La houlette grâce.
Celle-ci par contre, représente la partie de cette même alliance qui ne peut s'accomplir qu'à travers l'Esprit, et pour ce faire, elle doit se répandre parmi les nations. Elle était déjà présente à l'époque de Roboam/Jéroboam, alors qu'Israël représentait le monde dans son intégralité. Pour la comprendre, il faut réaliser que le royaume de Juda (celui de la houlette Union) était à la place que l'Eternel avait désignée pour elle. Il fallait donc que le royaume de Samarie (qui est un anachronisme) puisse lui aussi bénéficier des mêmes possibilités, ne serait-ce qu'en raison de l'annonce que cette époque représentait pour la nôtre. D'où la houlette grâce, ainsi que le fait que les Lévites et tous ceux qui voulaient servir Dieu, mais qui n'étaient pas du bon royaume, pouvaient rejoindre Juda pour servir l'Eternel.
b.4) Jésus.
On en arrive donc à la période de la présence de Jésus sur terre. Lorsqu'on comprend la première partie de ce que je viens de dire, on comprend mieux celle-ci.
Les royaumes de Juda et de Samarie n'existent plus vraiment, pas sous les termes qui les désignaient au temps de Roboam/Jéroboam. Samarie n'est plus qu'une région, et la haine des 'juifs' envers les Samaritains n'est rien d'autre que le rejet d'une religion envers une autre, prenant divers prétextes pour rendre acceptable la haine de son frère. Les Samaritains sont des juifs à part entière, mais ils suivent une compréhension différente de celle des juifs de Jérusalem. Par exemple, ils respectent les écrits de Moïse, mais pas ceux des prophètes, et pour ajouter à cela, ils rejettent également la loi orale, ce qui les fait être rejetés, malgré la justesse de leur position, au moins sur ce point.
Pourtant, la réalité n'est pas que ce serait le royaume de Juda qui a pris l'ascendant et que le royaume de Samarie serait une enclave en son sein. Dans les faits, ni l'un ni l'autre ne sont ce qu'ils ont été. La réalité est que les deux sont corrompus, mais que Dieu ne se renie pas.
On en arrive donc à la venue de Jésus, qui est, selon la chair, deux fois fils de David, par Salomon du côté de Joseph, et par Nathan (frère de Salomon) du côté de Marie. Jésus est donc l'héritier charnel légitime du royaume d'Israël dans son ensemble. Aucun n'est plus légitime que lui. Il porte donc la promesse charnelle faite à Abraham. Pour porter cet héritage, il s'était dépouillé de la gloire qu'il avait lorsqu'il était Dieu et qui portait le sacerdoce spirituel.
Lors de sa venue sur terre, il est rejeté, et nous entrons dans une nouvelle partie du plan divin. Celle qui rattache les nations à la promesse par l'héritage spirituel et non charnel. Par son sacrifice Jésus va donc répandre la houlette grâce sur toutes les nations, mais pas la houlette union qui elle ne concerne que la promesse charnelle faite au descendant d'Abraham d'Isaac et de Jacob. C'est ce qu'il nous annonçait dans le verset 10 du passage de Zacharie :
- Zacharie 11.10 : Je pris ma houlette Grâce, et je la brisai, pour rompre mon alliance que j'avais traitée avec tous les peuples.
Il y fait bien mention de l'alliance avec : tous les peuples, ce qui est bien l'alliance de la grâce. Il nous dit donc bel et bien que cette alliance n'est pas éternelle. Il faut cependant relativiser un peu. La grâce nous permet d'accéder au Père pendant le processus de sanctification à travers lequel passe tous les croyants. Ce qui va donc cesser, c'est l'accès à la grâce et non la grâce en elle-même. C'est un peu comme un abonnement auquel vous pouvez souscrire temporairement, mais qui, une fois qu'il est souscrit reste en fonction tant que vous ne le résiliez pas. Il n'est plus accessible pour ceux qui ne l'ont pas pris à temps, mais agit bel et bien pour ceux qui y ont déjà souscrit.
Lorsque l'on prend cette annonce indépendamment du reste de la Parole, on peut légitimement se demander de quoi l'Eternel parle. Bien que la grâce de Dieu soit omniprésente dans l'ancienne alliance, elle est presque exclusivement réservée aux Hébreux et il n'y a pas d'alliance qui soit ouvertement basée dessus. Il aura fallu attendre Jésus pour en avoir une représentation plus précise et qui réunit la terre entière dans son champ d'action.
La clarification de la fin d'une chose qui n'avait pas encore commencé, dans le livre du prophète Zacharie, démontre que cela a toujours été dans la pensée de Dieu. L'Éternel y faisant bien l'annonce de la fin de la grâce pour les nations, alors qu'elle n'y est pas encore déversée.
C'est donc dans le livre de l'Apocalypse que l'on voit plus 'clairement' la réalisation de ce que l'Eternel annonçait.
c) Le livre de l'Apocalypse.
C'est donc de cette fin de la possibilité pour les nations de se convertir dont nous parle la cinquième trompette lorsqu'elle nous parlait de chercher la mort mais de ne pas la trouver.
Apocalypse 9.4-6 : Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux.
Ce passage est une allusion à la repentance, à la fin des œuvres mortes sans laquelle la nouvelle naissance n'est pas possible.
Les 4° et 5° anges concernent la première moisson.
Le quatrième ange consiste dans le dernier tri au sein de l'église, le cinquième ange dans le marquage de ceux qui appartiennent vraiment à Dieu. A la clôture du cinquième ange va se dérouler l'enlèvement des croyants.
Cette période de cinq mois est donc le moment qui se trouve juste après la fin de cette période dont nous parlait Ésaïe, pendant laquelle on peut encore trouver Dieu et durant laquelle il est judicieux de le chercher. Elle est le moment où l'alliance de la grâce avec les nations est terminée, où la houlette grâce est brisée.
d) Conclusion.
La grâce de Dieu va prendre fin pour les nations, et il est impératif d'entrer dans cette alliance avant que la porte ne se ferme. On peut y voir un appel à l'évangélisation, mais ça n'est pas le cas, même si d'un point de vue global, ça ne l'exclut pas. La réalité est que l'église aurait dû être la séparation entre le royaume de Dieu et celui du monde, mais elle a failli. C'est tout le sens de la lettre aux anges des sept églises se trouvant dans les chapitres 2 et 3 du livre de l'apocalypse. Il convient donc de se regarder en face. Dieu va faire le tri dans l'église, et la repentance ne sera bientôt plus possible pour ceux qui ne lui appartiennent pas.
La multitude qui se rassure chaque dimanche n'est pas sauvée, seule une fraction l'est (beaucoup d'appelées, mais peu d'élus), mais il n'est pas encore trop tard. Cependant, les temps avancent rapidement, et il est impératif de réaliser que la fin des temps est une période durant laquelle de nombreuses choses vont se terminer. L'accès à la grâce de Dieu pour les nations est l'une d'entre elles, remettre au lendemain peut être dangereux.
Si l'église pactise avec le monde, cela ne signifie pas que chaque croyant soit obligé de faire de même. Nous croyons en Jésus, pas en l'église. Josué, qui est une image de Jésus, le disait parfaitement :
- Josué 24.15 : Et si vous ne trouvez pas bon de servir l'Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir ...
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