{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     Mise en place

La PARTIE IV - LA PREMIERE BÊTE mettait en avant l'instauration de la première bête et se terminait par une passation avec la seconde.

Les choses deviennent beaucoup plus touffues à partir de maintenant. Cette PARTIE VI - L'ANTECHRIST et LA DEUXIEME BÊTE va expliquer tout ce qui concerne l'antéchrist, la seconde bête, le faux-prophète et la marque de la bête. Toutes ces choses se déploient en même temps. Ca fait un programme chargé au terme duquel satan aura placé tous ses pions et à partir duquel Dieu révélera les siens au travers des 7 anges.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     040 - Apparition de la deuxième bête

Le plan de satan n'a pas changé depuis qu'il a une fois de plus raté le meurtre de la femme dans le désert. Il veut se faire passer pour Jésus avant que ce dernier n'arrive. Ce qui nous rappelle aussi, si besoin était, que ce n'est pas Jésus qui se dépêche de revenir parce que satan est en train de partir en vrille, mais satan qui panique parce qu'il sait que Jésus est en train de revenir. Il a essayé durant 6 000 ans d'empêcher ce retour et devant l'évidence de son échec, il se retrouve forcé de faire en sorte que l'humanité puisse le confondre avec le sauveur.

La Parole de Dieu nous dit que la première bête n'est pas autorisée à agir plus de 42 mois. Je parlais plus tôt du parallèle avec les personnages d'autorité de l'ancienne alliance, également divisés en deux groupes de 42. Si le parallèle fait sens, il n'en reste pas moins que la transposition dans la fin des temps du passage des 42 premiers mois dirigés par la première bête aux 42 mois dirigés par la seconde reste un mystère. Il doit obligatoirement y avoir un évènement majeur rendant le passage de l'une à l'autre obligatoire, sinon il n'y a tout simplement pas de raison de changer.

En tous les cas, l'interdiction d'agir au-delà des 42 mois nous fait arriver à la deuxième phase du plan du dragon/satan : La deuxième bête.

🔘 Apocalypse 13.11 : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon ».

Cette fois-ci, la bête ne vient pas de la mer, qui représentait les peuples, et donc les nations. La deuxième bête vient de la terre, source de la création de l'homme (Genèse 2.7 : « L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre »). C'est pourquoi la deuxième bête n'est pas un assemblage de pays, mais un être humain.

Ce verset de Genèse 2.7 que je viens de citer nous amène également à comprendre autre chose. La femme n'a pas été formée de la terre, mais de l'homme, à partir d'une de ses côtes.

🔘 Genèse 2.22 : « L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme ».

C'est pour cela que la deuxième bête sera un homme et non une femme. En outre, le lien entre la deuxième bête et la grande prostituée singe la relation homme/femme et donc celle de Jésus et de sa promise. 


Les cornes semblables à celles d'un agneau pourraient faire penser à une version blasphématoire de l'agneau de Dieu. Mais la piste semble trop facile et il se trouve que la suite des textes va effacer cette possibilité. Cette deuxième bête sera à l'origine de l'antéchrist mais rien ne permet réellement de les désigner comme une seule entité, bien au contraire. Je discuterai de ça un peu plus tard dans cette même PARTIE VI - L'ANTECHRIST et LA DEUXIEME BÊTE.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     041 - L'Antéchrist dans le Parole de Dieu

Il y a plusieurs choses dans l'enseignement sur la fin des temps qui sont citées dans l'ensemble de la Parole de Dieu, mais qui ne le sont pas nominativement dans le livre de l'Apocalypse. L'antéchrist est une de ces notions. La parole nous en parle, mais ce mot n'est jamais utilisé par Jean dans le livre de l'Apocalypse. Je vais faire ici un état des lieux biblique sur cet esprit et sur ce personnage.

Mais avant, ce n'est pas une mauvaise idée que de donner la définition de ce terme. Savoir s'il s'agit d'un Antéchrist ou d'un Antichrist est souvent discuté, alors qu'en réalité ces deux mots ont exactement la même signification et ne signifient pas du tout « celui qui vient avant le christ », mais « ennemi du christ ». De part son but, il est évident qu'il compte venir avant, parce que venir après aurait un intérêt très limité.

La première chose à savoir lorsqu'on en vient à essayer de comprendre ce qu'est l'Antéchrist dans la Parole de Dieu, c'est de réaliser que ce terme peut être utilisé au singulier ou au pluriel, et que dans les deux cas, il ne représente pas la même chose. Au pluriel, c'est l'esprit de l'antéchrist, qui peut être trouvé chez de nombreuses personnes passées et présentes, alors qu'au singulier, cela représente une « personne » en particulier. Je précise cependant que lorsque je dis une « personne », je ne parle pas nécessairement d'un être humain au sens où nous l'entendons communément.


a) Esprit de l'Antéchrist, point de vue général.

Fondamentalement, l'esprit de l'Antéchrist se trouve dans toute personne, organisation de tout type, qui ne reconnaît pas la divinité de Jésus. Cela fait beaucoup de monde.

🔘 1 Jean 2.22 : « Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils ».

🔘 1 Jean 4.3 : « et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ».

Ainsi, toute religion qui ne reconnaît pas la divinité de Jésus est une religion antéchrist, il en va de même de tout pays, et de toute personne. Concrètement, l'esprit de l'Antéchrist est sur plus de personnes que l'Esprit de vérité. C'est pour cela que s'arrêter sur telle ou telle personne en essayant mille manières différentes d'essayer de voir si ça pourrait être un antéchrist est une monumentale perte de temps. Une seule question se pose, cette personne reconnaît-elle la divinité de Jésus ou non.

Jésus nous disait que celui qui n'assemble pas avec lui, disperse (Matthieu 12.30), et c'est de cela qu'il s'agit. L'esprit de l'antéchrist a pour but de disperser le troupeau de Dieu. Limiter cet esprit à quelques grands dictateurs est un piège de l'ennemi, ils n'étaient pas plus empreints de l'esprit de l'antéchrist que votre voisin si ce dernier n'appartient pas à Jésus. Vous DEVEZ savoir que toute personne de votre entourage, privé ou professionnel, qui n'appartient pas à Jésus, appartient à son ennemi. Cela ne signifie pas forcément que vous devez la rejeter, mais vous devriez au moins prendre en compte que derrière ses sourires se cachera toujours un esprit qui tentera de trouver le moment opportun pour provoquer votre chute.


b) L'existence des antéchrists.

Les antéchrists ont toujours existé, du moins dès que cela a été possible. Au temps de Jésus déjà, il y en avait qui essayaient de profiter de la notoriété de Jésus. De nos jours on parlerait d'usurpation d'identité.

🔘 1 Jean 2.18 : « Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c'est la dernière heure ».

🔘 2 Jean 1.7 : « Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antéchrist ».

Mais cette pratique n'a jamais stoppé, et Jésus nous en a averti.

🔘 Matthieu 24.5 : « Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens ».

Des centaines de sectes se sont créées ces 2000 dernières années, prétendant suivre un gourou qui se prenait pour Jésus, parfois même en y croyant. Toutes ont disparu, mais de nouvelles apparaissent sans cesse. Il faut en plus de cela ajouter également toutes les personnes qui ne se présentent pas comme étant Jésus, mais comme prétendant être ce qu'il est, c'est-à-dire le sauveur dont la venue avait été prophétisée. Il y en a plusieurs en ce moment même qui se disputent ce titre.

Il faut garder à l'esprit que rien ne nous dit que celui qui sera l'antéchrist prétendra être Jésus. Si c'est le mot "christ" qui est utilisé, ça n'est pas pour rien. Quelqu'un peut parfaitement se dire être "christ" sans prétendre être Jésus.


c) Les miracles des antéchrists.

Le problème majeur avec les antéchrists, ce sont les signes qu'ils parviennent à faire. On pourrait croire que de part le fait qu'ils sont des simulacres, ils ne peuvent pas faire de miracles. Il n'en est rien. Peu importe l'origine du signe, peu importe que ce soit une « arnaque ». Si cela à l'apparence du vrai, alors ce sera vrai pour celui qui aura été séduit.

🔘 Matthieu 24.24 : « Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus ».

🔘 Marc 13.21-23 : « Si quelqu'un vous dit alors : « Le Christ est ici », ou : « Il est là », ne le croyez pas. Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible. Soyez sur vos gardes : je vous ai tout annoncé d'avance ».

Il ne fait aucun doute que les signes dont Jésus nous parle auront lieu à la fin des temps, et même si l'époque de Matthieu 24.24 se situe après l'enlèvement de l'épouse, cela n'enlève rien au principe. La relecture du chapitre 13 de l'évangile de Marc ne laisse aucun doute à ce sujet.

C'était déjà ce que les magiciens de pharaon faisaient en Egypte, ils reproduisaient des signes que Dieu seul était censé pouvoir faire, dans le but de tromper les hommes afin qu'ils rejettent Dieu.

Il est important également de souligner que le mot "séduire" est une très mauvaise traduction venant du latin alors que le texte grec parle d'égarement. La différence se trouvant dans le fait que "séduire" parle d'attirer vers quelque chose, alors que "égarer" parle de faire perdre ses repères. Cette confusion est présente dans l'ensemble de la nouvelle alliance.


d) L'Antéchrist au singulier.

Comme je le disais, le terme antéchrist peut également ne désigner qu'une seule personne. Dans ce cas, il se place à l'époque de la deuxième bête de l'apocalypse, que je détaillerai bientôt. Jean nous l'annonce dans sa première lettre.

🔘 1 Jean 2.18 : « Petits enfants, c'est la dernière heure, et comme vous avez appris qu'un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c'est la dernière heure ».

Ce qu'il nous dit c'est que, s'il y a dans l'immédiat plusieurs antéchrists, il y en a un en particulier qui arrive, pour la dernière heure.

🔘 1 Jean 4.3 : « et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde ».

Ce passage semble nous dire que l'antéchrist de la fin est déjà dans le monde à cette époque. En fait, il faut comprendre que nous aurons toujours affaire à l'esprit de l'antéchrist. Simplement, en arrivant dans les temps de la fin, cet esprit, ayant une action mondiale, sera le seul véritable antéchrist. Il en va de même avec le Saint-Esprit, nous l'avons tous, mais il existe indépendamment de nous, et il est une personne, même si c'est une personne exclusivement spirituelle.

Une fois de plus, le prophète Zacharie nous en donne un aperçu à sa manière :

🔘 Zacharie 11.16 : « Car voici, je susciterai dans le pays un pasteur qui n'aura pas souci des brebis qui périssent ; il n'ira pas à la recherche des plus jeunes, il ne guérira pas les blessées, il ne soignera pas les saines ; mais il dévorera la chair des plus grasses, et il déchirera jusqu'aux cornes de leurs pieds ».

La focalisation sur l'antéchrist de la fin fait souvent oublier les antéchrists du quotidien qui pourtant ne sont pas moins dangereux. Ils devraient à minima servir d'entraînement, autant pour identifier l'esprit en lui-même que pour s'habituer à la réaction qu'on devrait avoir. Le problème étant que de ne pas prêter attention aux antéchrists du quotidien, qui sont toutes les personnes qui n'appartiennent pas à Jésus, revient souvent à pactiser avec eux à plus ou moins grande échelle, et cela ne peut que fragiliser des croyants qui n'auront pas l'assise nécessaire pour résister le jour proche où la domination mondiale de cet esprit frappera à leur porte.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     042- L'identité de l'antéchrist

La faiblesse du discernement de l'église rend assez commune l'inquiétude de savoir qui est l'antéchrist. Incapable de faire le tri nécessaire dans les assemblées, il est évident que reconnaitre l'antéchrist pose problème.

Beaucoup de théories existent sur l'antéchrist. Je vais en ajouter ici, qui me paraissent pertinentes.


a) Un indice.

Il se trouve qu'une méthode assez simple pour progresser dans un tri, est de commencer par ce qui est évident. Dans le cas présent, nous avons un verset du livre de l'Apocalypse qui soulève un questionnement très particulier dans la compréhension de ce qu'est l'antéchrist.

🔘 Apocalypse 20.10 : « Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux-prophète ».


a.1) Une liste de résidents.

Ce simple verset nous propose plusieurs versions pour ce qui est de trouver qui est l'antéchrist. En effet, à l'époque où se situe ce verset, l'Antéchrist a déjà été vaincu, pourtant il ne se trouve pas dans l'étang de feu. À titre personnel, je ne crois pas qu'il se soit réconcilié avec Dieu, donc il devrait être là. Ca peut donc signifier qu'il n'a simplement pas été nommé parce qu'il était également désigné par une autre appellation. Dans le cas présent, cela signifierait donc que l'antéchrist serait soit :

1️⃣ Le dragon (qui est le diable),

2️⃣ La bête,

3️⃣ Le faux prophète.

Cela fait trois possibilités, mais je vais en ajouter deux autres, qui font sens dans notre société. En effet, il y a une quatrième possibilité ayant deux versions spécifiques, celle que l'antéchrist ne puisse pas être condamné, simplement parce qu'il ne serait pas humain. Si l'idée peut paraître loufoque, il n'en reste pas moins qu'elle est conforme à ce qui est écrit.


a.2) Les doublons impossibles.

Dans cette liste de trois, on peut également regarder ce que nous dit la Parole de Dieu sur chacun d'entre eux comparativement à ce qu'elle nous révèle sur l'antéchrist unique.

Le chapitre 13 du livre de l'Apocalypse nous donne une chronologie de l'apparition de ces entités.

1️⃣ Le dragon (qui est le diable). Cette entité est première par rapport à toutes les autres. Cela parle du serpent ancien qui était là bien avant la bête.

2️⃣ La bête. Il s'agit de la première bête pour une raison que je détaillerai plus tard mais qui se trouve être que la deuxième bête est également le faux-prophète. Or l'antéchrist est l'image animée de la première bête, il n'est donc pas la première bête.

3️⃣ Le faux prophète. Finalement il reste le faux-prophète qui est la deuxième bête. C'est donc lui qui demande « aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait ». Donc il ne peut pas non plus l'être.

Il en ressort que l'antéchrist n'est aucun de ces trois personnages. Soit il a été omis dans les locataires de l'étang de feu, soit il ne s'y trouve pas, simplement parce qu'il n'est pas humain.


b) Une forme non organique (hologramme/androïde).

L'antéchrist pourrait ne pas être vivant (hologramme/IA = image de la Bête)

L'idée est qu'en réalité, l'Antéchrist de la fin, qui est vu comme particulier, ne soit en réalité, que ce que le livre de l'Apocalypse appelle « l'image de la bête ». À la vue des progrès scientifiques actuels, possiblement un hologramme.

Gardons à l'esprit que le but n'est pas de trouver une compréhension qui nous convienne, mais de regarder si une compréhension ou une autre est conforme avec la Parole de Dieu. Dans le cas présent, nous avons deux affirmations très simples qui sont faites dans ce même chapitre du livre de l'Apocalypse.

🔘 Apocalypse 13.14-15 : « Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. 15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués ».

Nous avons la première bête (un rassemblement de pays), qui invoque la deuxième bête (un homme). Ensuite, la deuxième bête (un homme) fait des prodiges et demande aux habitants de faire une image de la première bête. Ensuite, la deuxième bête  (un homme) anime la représentation que les hommes ont faite, qui devient l'image de la première bête. Ces deux versets nous parlent bien d'une création humaine, et non d'une procréation humaine. Lui donner une image nous parle de la former comme Dieu nous a formé à son image, or c'est bien en nourrissant l'intelligence artificielle que les hommes la forment au fur et à mesure. Ce qui dans ce cas pourrait bien ne pas être une simple image.

Le dragon/satan n'a pas de puissance créatrice, c'est un destructeur. Il ne peut faire naître la vie. Donc l'image ne peut qu'être fictive. D'où la possibilité d'un hologramme/androïde.

La deuxième version est de loin la pire, mais aussi 'terrifiante' qu'elle puisse être, elle est particulièrement proche de ce que la Parole de Dieu nous dit.


c) Une forme organique (un clone).

🔘 Apocalypse 13.14-15 : « Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. 15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués ».

Ne nous leurrons pas. Les dirigeants de ce monde sont en possession de bien des choses dont nous ne sommes pas informés. Il est évident qu'ils ont des multitudes de preuves de la véracité des écritures, mais ça n'est pas dans leurs intérêts que nous le sachions. De même, il est certain que l'histoire réelle n'est pas celle qu'on nous enseigne. Il me paraît évident que la croix sur laquelle Jésus a été crucifié ne s'est pas évaporée, et, que ceux qui la possèdent ont également un échantillon du sang de Jésus. Dès lors, en raison des évidents progrès de la science, on peut sans peine imaginer le clonage de Jésus. N'oublions pas que ceux-là même qui nous disent que c'est impossible (2000 ans), affirment avoir récupéré de l'ADN d'un mammouth laineux, dont ils prétendent que la race serait éteinte depuis deux fois plus longtemps. Pour les plus âgés, ils se rappelleront peut-être que dans les années 80, on nous parlait sans arrêt de clonage. Les émissions se succédaient les unes aux autres, les journaux télévisés nous faisaient l'état d'avancement de cette prouesse technologique, on recevait des rapports réguliers sur la santé des animaux clonés qui passaient à la télévision comme de véritables stars.

Puis soudainement plus rien. Les savants fous n'étaient plus fous, ils avaient retrouvé la raison. Soudainement, alors que des dizaines d'animaux différents avaient été clonés, tout s'arrêtait, le clonage était un échec ... et depuis silence. En réalité, les savants sont toujours aussi fous, c'est même cet aspect qui les fait le plus souvent et le plus tristement progresser. Ils ont réussi à cloner il y a 40 ans et tout porte à croire qu'ils n'ont fait que progresser. La seule chose qui régresse dans l'histoire du monde, c'est la morale, jamais la science.

Cloner un corps humain est techniquement possible.

Cependant, satan ne pouvant pas créer d'âme, ça ne serait qu'un corps, dans lequel l'esprit de satan pourrait habiter, l'esprit de l'antéchrist, faisant par la même la fusion entre l'esprit et la chair, l'abomination suprême. Il faut savoir que c'est à l'âme de choisir si elle veut s'attacher à l'esprit ou à la chair, définissant par là-même son éternité. En procédant à un clonage, satan pervertit donc au maximum la volonté de Dieu en unissant ce qui ne devrait jamais l'être.

Cette absence d'âme justifierait que l'antéchrist ne soit pas dans l'étang de feu d'Apocalypse 20.10.

Cela expliquerait également que la bête ne peut pas le faire elle-même mais qu'elle confie la tâche aux hommes.

Enfin cela fournirait une explication possible à l'abomination de la désolation qui se trouve établie en lieu saint (Matthieu 24.15**). Le lieu saint en question pouvant être le corps de Jésus dont il est écrit qu'il est un temple (Jean 2.21 : « Mais il parlait du temple de son corps »). Cela fournirait également une explication à la profanation du sanctuaire et de la forteresse (Daniel 11.31*), l'Eternel (donc Jésus) étant l'un est l'autre (Psaumes 91.2a : « Je dis à l'Éternel : Mon refuge et ma forteresse »), cela expliquerait tout autant la fin du sacrifice perpétuel, non pas dans la réalité, mais de manière imagée puisque le sacrifice en question serait à nouveau vivant de manière charnelle (pour les hommes).

(🔘 Daniel 11.31 : « Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination du dévastateur »).

(** 🔘 Matthieu 24.15 : « C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, - que celui qui lit fasse attention ! »).

Et pour finir, cela expliquerait que tant de personnes se laisseront berner.

Cette théorie peut sembler folle, pourtant elle est conforme en tous points avec ce que nous dit la Parole de Dieu.


d) Quoi qu'il en soit ...

Selon cette façon de voir, l'antéchrist serait donc l'esprit qui anime l'image de la bête, quelle que soit cette image.

Bien sûr, il faut bien comprendre que son identité n'a pas grande importance. C'est juste intriguant. Ce que je disais sur l'hologramme et le clonage sont de réelles possibilités, sans pour autant que cela n'atteste de ce que l'image soit l'antéchrist. Le verset suivant aurait tendance à sous-entendre que l'antéchrist serait en fait la deuxième bête.

🔘 Apocalypse 13.11 : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon ».

Les « deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon », paraissent vouloir nous diriger sur un parallèle avec Jésus de par l'image d'un agneau. Cela ferait de la deuxième bête, non seulement la deuxième bête, mais également le faux prophète et l'antéchrist. Ce serait un CV chargé. Si souligner cette possibilité, en raison de l'existence de ce verset, devait se faire, il n'en reste pas moins que la deuxième bête demande aux hommes de faire l'image, ce qui tend à séparer la deuxième bête de l'antéchrist et rend impossible cette éventualité.

Selon toute vraisemblance, ce descriptif renvoie à la description de la première bête dont on nous disait :

🔘 Apocalypse 13.1 : « ... Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème ».

L'animal dont on nous parle ici n'a de rapport avec l'agneau que les cornes. Il ressemble à une bête et il parle comme un dragon. Ca n'est donc pas un agneau qui représente une version pervertie de Jésus, c'est une bête dont les cornes sont la représentation de quelque chose. Cette représentation se rattache autant à ce qui nous est dit de Jésus plus tôt (Apocalypse 5.6 : « un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre ») qu'à ce qui nous est dit de la première bête (Apocalypse 13.1 : « une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème »).

Donc la description de la deuxième bête porte une comparaison avec un mélange entre les attributs de Jésus dans l'apocalypse et de la première bête.

Les attributs de Jésus sous forme d'agneau sont particuliers, on nous dit qu'il a sept cornes et sept yeux. Puis vient la précision de ce que sont ces yeux, mais pas de ce que sont ses cornes. Sans précision on ne peut qu'y voir un parallèle avec quelque chose de déjà établi, en l'occurrence les cornes de l'autel, qui étaient au nombre de quatre parce qu'elles symbolisaient les points cardinaux, la couverture universelle de l'expiation charnelle. La représentation présente fait cas de sept cornes parce que cette couverture est devenue pleinement spirituelle. Tout comme les hommes louent Dieu pour quatre choses différentes (Apocalypse 5.13) alors que les vieillards, les anges et les quatre animaux le font pour sept (Apocalypse 5.12). 4 est le chiffre du terrestre, 7 du spirituel. Ca pose cependant la question de la signification chez la deuxième bête qui n'a que deux cornes, comme celle d'un agneau.

Si conformément à la première bête cela désigne également des rois, alors on peut y voir des figures d'autorité. Il se trouve que la deuxième bête est également le faux-prophète. Or un faux-prophète est obligatoirement une personne qui prétend être prophète du seul vrai Dieu. Ca pourrait donc (conditionnel) représenter que l'autorité de la deuxième bête serait "douce" et ne paraîtrait pas aussi violente et autoritaire qu'on pourrait l'imaginer. L'église dans son incapacité à éprouver quoi que ce soit, l'identifiant comme venant de Dieu.

Une autre possibilité existe, qui fait lien avec le livre de Daniel. Ca peut également représenter l'autorité de la deuxième bête et de la grande prostituée, sous l'autorité de la deuxième bête puisque ce sont ses cornes (comme l'homme chef du couple composé de lui-même et de la femme), qui s'exonère donc des rois de la première bête. Lorsque Daniel a reçu la vision des quatre animaux, il la termine en des termes qui sont les suivants : « Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles » (Daniel 7.8). Cette petite corne parle de la deuxième bête, la suite du descriptif de ce que Daniel voit confirmant la chose en nous précisant : « elle avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance » (Daniel 7.8). C'est donc une question de temporalité qui fait de la deuxième bête vue par Daniel une entité à une corne, la deuxième corne étant obtenue plus tard, alors que la deuxième bête dévorera la grande prostituée, s'accaparant une deuxième corne. Les « deux cornes semblables à celles d'un agneau » du livre de l'apocalypse se réfèrent donc simplement à la fin de l'établissement de la deuxième bête, lorsque « une autre petite corne » du livre de Daniel parle de l'apparition de la deuxième bête.

Les solutions sont multiples et peuvent toutes être les bonnes. D'un point de vue général, la signification de ce qui concerne les cornes, diadèmes etc ... reste relativement floue.


Cependant, pour ce qui concerne l'antéchrist, il est clair qu'il ne peut pas être le diable, la première et la seconde bête ainsi que le faux-prophète. Son absence dans le feu de la géhenne semble affirmer qu'il n'a pas d'âme et valide les deux théories que j'ai avancées.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     043 - Le Faux-prophète dans le livre de l'Apocalypse

Tout comme pour l'antéchrist, qui existait au pluriel et sera au singulier dans les évènements de la fin, il en va de même avec le faux prophète. Il y en a eu beaucoup, mais dans les temps de la fin, il y en aura un en particulier. Il correspondra à ce qu'ont été tous les faux prophètes, mais à une plus grande échelle.

🔘 Matthieu 7.15 : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs ».

Ésaïe nous dit qu'ils enseignent, ce qui fait un troublant parallèle avec Jézabel, dont le livre de l'Apocalypse nous dit : « tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs » (Apocalypse 2.20). Cependant la femme Jézabel est un autre sujet que j'ai abordé plus tôt dans la PARTIE II - LES 7 EGLISES de l'enseignement sur la fin des temps, je ne vais pas revenir dessus de suite.

Le faux prophète fait partie de ces sujets qui interrogent tout le monde, mais dont la Parole de Dieu ne parle presque pas. L'avantage c'est qu'il est très facile de faire la liste complète de tous les versets parlant de lui afin d'essayer de comprendre qui il est. Il n'est cité que trois fois au travers des vingt-deux chapitres du livre de l'Apocalypse.

🔘 Apocalypse 16.13 : « Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles ».

🔘 Apocalypse 19.20 : « Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre ».

🔘 Apocalypse 20.10 : « Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles ».

Voilà, ça fait du bien de pouvoir être exhaustif.

Il est une chose (parmi de nombreuses autres) qui est assez largement ignorée de nos jours. Aussi fou que cela puisse paraître, c'est simplement ce qu'est un faux prophète. Presqu'ironiquement, la définition est assez souvent que ça n'est pas un vrai prophète. L'ironie est que dans l'ensemble, les croyants ne savent pas non plus ce qu'est un prophète. Comme le but ne va pas être d'enseigner sur la prophétie et ce qui la concerne, résumons les choses le plus simplement possible. Un faux prophète et une personne qui prétend être prophète de Dieu mais qui ne l'est pas. Un vrai prophète n'est pas forcément prophète de Dieu. La véracité ou la fausseté du prophète définit en réalité son appartenance au dieu qu'il dit servir. Ainsi les prophètes de Baal ne sont jamais identifiés à de faux prophètes, ce sont des prophètes de Baal ; de même pour Astarté et ainsi de suite.

Le faux prophète du livre de l'apocalypse fait donc croire qu'il est de Dieu.

Quant à son identité, c'est le deuxième des trois versets cités plus haut qui nous dit qui il est. C'est le même principe que la résurrection de Jésus qui est attribuée tour à tour au Père, au Fils et au Saint-Esprit alors qu'il n'a ressuscité qu'une fois, attestant que les trois sont un. Ici, on nous dit ce qu'il a fait, or ce qu'il a fait n'a pas été fait deux fois, mais une seule, et on a déjà un texte qui nous donnait une identité plus claire. Ce texte se trouve trois chapitres plus tôt.

🔘 Apocalypse 13.11-13 : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes ».

Or, lorsqu'on relit Apocalypse 19.20 c'est le faux prophète qui provoque l'adoration des hommes par les prodiges qu'il accomplit. La même action attribuée à deux personnes attestent qu'elles ne sont qu'une seule et même entité.

Le faux prophète est donc la deuxième bête.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     044 - Actions de la deuxième bête/Faux-prophète

a) Point de vue général.

Revenons-en au livre de l'apocalypse.

🔘 Apocalypse 13.12-13 : « Elle (la 2e bête) exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes ».

La deuxième bête sera la représentante de commerce de la première. Le verset 12 nous dit « qu'Elle (la 2e bête) exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence ». Le verset 14 nous confirme ce fait : « les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête ». Ce qui, aussi étrange que cela puisse paraître, signifie qu'en elle-même, la bête/faux-prophète, n'a pas d'autorité. Elle ne fait qu'utiliser celle de la première bête et donne donc l'impression d'en avoir. Sachant qu'elle essaye de se faire passer pour envoyée de Dieu, elle a cette obligation d'en faire transparaître ce simulacre d'autorité auprès des nations.

Notons, parce que c'est important, qu'elle opère de grands prodiges, ce qui se réfère plus à de la puissance. Ce qui est intéressant c'est que les prodiges qu'elle est censée opérer semblent être visuels. Il est probable qu'ils ne soient que cela, mais que ça suffira pour séduire les nations de par l'ampleur de ces effets lumineux.

Dès lors, la deuxième bête/faux-prophète aura pour but de séduire toute la terre, et elle utilisera toute l'autorité de la première bête pour y parvenir. Ce faisant, elle créera un culte à la première bête et elle forcera les habitants de la terre à y adhérer.

🔘 Apocalypse 13.14 : « Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait ».

Dans la Parole de Dieu, lorsqu'il est précisé que quelqu'un doit être tué par l'épée, cela signifie très directement que c'est un ordre qui vient de Dieu. Dans ce passage cela signifie donc que Dieu blessera la bête mais ne la tuera pas, du moins à ce moment des évènements.

Il y a une répétition ici qui est très intéressante. Tous les prodiges que la deuxième bête/faux-prophète opère se font « en présence de la bête » (la première). Ce n'est pas seulement dans le but de montrer leur unité, c'est beaucoup plus que cela. Je crois simplement que la deuxième bête, que j'appellerai désormais bête/faux-prophète pour les différencier plus facilement, n'a pas la possibilité de faire les choses d'elle-même. La bête/faux-prophète est un homme, alors que la première bête est une organisation. Je crois que c'est la puissance technologique de la première bête qui pourra créer ces prodiges visuels et que la bête/faux-prophète se contentera d'annoncer les choses (ce qui établit son rôle de prophète). On se retrouve devant la version démoniaque de la relation de Moïse et d'Aaron avec Pharaon. La première bête est faite « dieu » par le dragon et la bête/faux-prophète joue le rôle d'Aaron.

🔘 Exode 7.1 : « L'Éternel dit à Moïse : Vois, je te fais Dieu pour Pharaon ; et Aaron, ton frère, sera ton prophète ».

Les prodiges que fera la bête devenant dès lors l'image du duel de signes entre Moïse et les magiciens de Pharaon.


b) Point de vue plus spécifique.

Pour s'assurer qu'il puisse dérober à Jésus sa récompense, le dragon/satan ne peut pas se contenter de créer un ordre mondial qui soit sous son autorité. Il faut également que Jésus n'y ait plus du tout sa place.

Le contrôle des masses devient dès lors nécessaire pour deux raisons. La première est basique, ceux qui se soumettent appartiendront à Satan et ne causeront pas de soucis majeurs. Ensuite, ceux qui ne se soumettront pas sont fortement susceptibles d'héberger la vérité en eux, soit justement Jésus. Ainsi, de manière schématique, Satan veut posséder toute la terre dans le seul but de trouver les vrais chrétiens. Parce qu'une fois qu'il possédera toute la terre, il lui suffira de dire à tous de se prosterner, et ceux qui ne le feront pas seront les chrétiens. Satan n'est pas intéressé par ceux qui se prosternent, il ne le leur demande que dans le but de repérer les serviteurs de son ennemi, qui eux, resteront debout. C'est exactement ce que nous dit le verset suivant :

🔘 Apocalypse 13.15 : « Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués ».

Le procédé est ancestral, c'est exactement ce qui se passait à l'époque de Nebucadnetsar et sa statue, alors que Schadrac, Méschac et Abed Négo ne font pas repérer à cause de ce qu'ils font, mais à cause de ce qu'ils ne font pas, c'est-à-dire se prosterner et adorer la statue que le roi a dressée. Ce qui est une annonce de l'image de la bête et de l'adoration qu'elle provoque.

La demande d'adorer l'image de la première bête n'a pour seul but que de déterminer qui refusera. Par contre, dans le verset que je viens de citer, les termes « fussent tués » se rapportent à un avenir. C'est un but plus ou moins lointain de la bête/faux-prophète, mais pas une finalité immédiate. C'est ce qu'elle veut, pas ce qu'elle obtiendra. Pour ce faire, elle imposera une marque, qui aura pour but de lui permettre l'accomplissement du verset 15.

🔘 Apocalypse 13.16-17 : « Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, c'est-à-dire le nom de la bête ou le nombre de son nom ».

Ces deux bêtes auront un contrôle mondial sur l'économie, ce qui semble indiquer que le quatrième animal, qui dévorait tout et qui n'avait aucune ressemblance avec un animal connu, celui qui est l'addition des trois premiers grands animaux, sera plus qu'un ensemble de pays, mais également de grandes sociétés. L'association de ces pays et de ces conglomérats d'entreprises aura la mainmise sur la terre entière et tiendra sous sa coupe toute l'économie mondiale. À partir de là, il pourra effectivement faire en sorte que les monnaies passent par des systèmes qu'il contrôlera, donc qui ne seront plus physiques. Ce qui nous montre la puissance de ce qui sera mis en place, n'est pas le fait que les pauvres ou que les esclaves reçoivent la marque, mais que les riches, les grands et les hommes libres la reçoivent aussi. Le verrouillage sera tel que même les puissants de ce monde y participeront et s'y soumettront.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     045 - La marque de la bête

Cette marque est pour tous, sur le front ou la main droite. Elle a pour but de permettre de faire le tri entre les croyants et les païens, afin de permettre l'épuration. La première bête avait déjà fait son possible pour salir l'image de Dieu, en répandant toute sorte de blasphèmes, maintenant, quand toutes ces horreurs seront bien ancrées dans la tête des gens, il sera plus facile d'accepter que les croyants puissent être des personnes dont on peut se séparer. Beaucoup trouveront cela injuste, mais ne feront rien. Dans la Parole de Dieu, Israël a toujours été les prémices de l'Église de Christ, il en sera de même dans cette période qui a commencé. Les chrétiens seront les nouveaux juifs, qu'on dénoncera dès qu'on en trouvera un. D'autant plus que la plupart de ceux qui accepteront la marque de la bête ressentiront un malaise, une gêne, qu'ils n'identifieront peut-être pas tout de suite, mais ils haïront ceux qui auront eu le courage de la refuser parce qu'ils leur rappelleront que c'était possible. Bien sûr, cela n'ira pas en s'arrangeant lorsqu'en plus de tout cela, ceux qui ont accepté la marque attraperont un ulcère malin.

Pour relier l'exemple abstrait que je donnais avant sur le dragon/satan demandant à la création de se prosterner uniquement pour savoir qui ne le ferait pas, dans la réalité, le dragon/satan ordonnera le marquage de l'humanité uniquement pour repérer ceux qui refuseront. C'est également pour cela que la marque ne sera pas un secret. Sa préparation peut-être, mais les chrétiens n'auront pas de doute sur ce qu'elle est, parce que la refuser est un signe pour satan qu'il a affaire à un enfant de Dieu. Si la méprise est possible, alors la refuser ne lui donne pas réellement d'information.

Cependant, comme à son habitude, « le méchant fait une œuvre qui le trompe » (Proverbes 11.18, version Ostervald). Satan croit constamment qu'il a la main, mais il ne réalise pas qu'il accomplit le plan de Dieu. Alors que son but est de trouver les chrétiens, cela forcera en réalité le monde à faire un choix entre Dieu et satan, et quand ce choix sera fait, la fin sera proche, amenant avec elle le jugement.

🔘 Apocalypse 14.11 : « et ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom ».


a) La marque est celle de la bête.

Le titre de ce point peut sembler étrange, pourtant il met en avant une évidence qui n'est bien souvent pas prise en compte.

Si vous lisez "j'aime me promener à la campagne", vous aurez plusieurs niveaux de profondeur dans la manière d'appréhender une phrase aussi simple. Si vous aimez la campagne mais que vous n'aimez pas vous promener, c'est le mot 'campagne' qui va ressortir. A l'inverse si vous aimez vous promenez mais que vous n'aimez pas la campagne, c'est le verbe 'promener' qui va ressortir. Selon la même manière de fonctionner, si une personne vous dit qu'elle est allée au cinéma et au restaurant, et que vous aimez l'un plutôt que l'autre, le temps va mettre en valeur celui des deux que vous aimez et doucement effacer celui pour lequel vous n'avez pas d'intérêt. Finalement après un certain temps vous direz 'Je me rappelle qu'il revenait du cinéma, et peut-être du restaurant' la véracité de l'un va durer celle de l'autre va diminuer.

Tout cela pour dire que chacun attache un importance différente aux mots qu'il entend ou qu'il lit, et c'est normal. Dans la Parole de Dieu ça peut être problématique. Combien de fois, on lit un verset qu'on avait déjà lu de très nombreuses fois en réalisant qu'on n'avait pas fait attention à une partie de ce dernier. Pourtant c'est le même qu'on a toujours lu, mais on se focalisait plus sur certains mots que sur d'autres.

Dans le cas de la marque de la bête c'est le mot 'bête' qui est mis en arrière plan. Même lorsque l'on cite clairement 'la marque de la bête', c'est la marque qui nous intéresse, pas la bête. On se demandera quand apparaîtra la marque ! à quoi ressemblera la marque ! si on reconnaîtra la marque ! et ainsi de suite. A tel point qu'on en oublie que le même livre parle également de la marque de Dieu. 

Pourtant la marque et la bête ne sont pas dissociables, parce que la marque est celle de la bête. On se contente simplement de penser à nous. On rattache la marque à ce qu'elle va nous empêcher de faire et on oublie de la rattacher à celui qui l'impose.

Il faut cependant impérativement comprendre que dans son fondement, cette marque est une empreinte. Comme une trace de pas ou le pelage de renard accroché au grillage d'un poulailler. Elle a déjà de nombreux équivalents, et depuis très longtemps. L'homme ne va pas soudainement être confronté à cette pratique. On marquait depuis longtemps les bêtes des troupeaux pour les relier à leur propriétaire et les animaux de compagnie sont pucés également pour cette raison. Leur marque est toujours un identifiant, donc l'expression d'une identité définie par celui qui la pose.

La marque de la bête fonctionne exactement de la même manière, d'autant qu'elle va marquer les "bêtes de la terre". Qu'on appartienne à Dieu ou à satan, on est toujours comparé à un troupeau, il n'est donc pas étonnant que nous devions tous être marqués, d'une manière ou d'une autre.

C'est pour cela que le titre de ce point est "a) La marque est celle de la bête". Il faut réaliser dans notre démarche de compréhension qu'elle ne nous définit pas nous, elle définit la bête, elle marque une appartenance. C'est la raison pour laquelle elle est également appelée « la marque de son nom » (Apocalypse 14.11). C'est donc l'empreinte qui reliera ceux qui la portent à leur propriétaire.

Lorsqu'on la voit, on voit celui à qui elle relie.


b) La marque du dragon/satan est l'image de la marque de Dieu.

Le passage qui soulève cette évidence est celui-ci : « Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main », cela indique que les deux conditions sont nécessaires, qu'une seule ne suffit pas, mais surtout que l'adoration est première, et que la marque de la bête suivra.

Toute l'imagerie de la marque de la bête vient du livre du Deutéronome.

🔘 Deutéronome 6.6-8 : « Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux ».

Il y a ici également deux conditions, d'abord avoir les commandements dans son cœur et ensuite seulement, comme une conséquence, porter la marque de cet amour sur son front ET sur sa main. La pensée et l'action. En son temps, même si la marque de Dieu est spirituelle, les sacrificateurs portaient tout de même cette marque physiquement dans leurs tenues, c'était le diadème sacré.

Le dragon ancien passe son temps à reproduire ce qu'il connaît de Dieu, c'est pour cela aussi qu'il ne veut pas seulement détruire les croyances, il veut les modifier pour devenir le centre de la foi. Il veut l'adoration ET la marque.

On pourrait penser que le parallèle est imparfait parce que Dieu voulait une marque sur le front ET sur la main alors que le dragon n'en veut que sur l'un ou l'autre. En fait c'est simplement parce que quel que soit l'endroit où une personne acceptera la marque, par définition il ne pourra plus avoir celle de Dieu qui nécessite les deux emplacements.


c) Deux marques de la bête différentes.

Par ailleurs cette marque peut prendre deux formes, « le nom de la bête » ou « le nombre de son nom » et une étrangeté se trouve dans cette affirmation.

🔘 Apocalypse 13.16-17 : « Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, 17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom ».

C'est d'autant plus intéressant qu'un indice est de suite donné concernant « le nombre de son nom » mais rien n'est dit sur « le nom de la bête ». L'indice en question est connu de tous et tellement marquant qu'on ne note presque jamais l'absence d'indice pour l'autre marque.

🔘 Apocalypse 13.18 : « C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six ».

Il existe donc une marque au sujet de laquelle on n'a aucun indice et une marque au sujet de laquelle on en a un (le nombre d'homme). On peut alors se demander comment on pourrait être coupable d'avoir accepté une marque dont on n'était informé de rien la concernant. Il y a une solution simple mais on va continuer de progresser avant de la donner. Dans l'immédiat on a deux couples d'informations :

1️⃣ Il existe une marque sur le front et une marque sur la main. 

2️⃣ Une des marques est « le nom de la bête » l'autre est « le nombre de son nom ».

Il existe encore autre chose concernant la marque qui existe dans deux versions différentes, et il se trouve que c'est justement l'adoration elle-même. On peut parfois avoir l'impression que la manière dont on nous en parle use de tournures de langages différentes alors qu'il n'en est rien. Le livre de l'Apocalypse nous parle bien de deux types d'adorations différentes. Ce qui forme un troisième couple :

3️⃣ Il y a deux adorations. Celle de la première bête et celle de son image. 

On pourrait penser que l'adoration de la première bête et l'adoration de l'image de la première bête sont une seule et même chose, mais ça n'est pas la direction que le texte donne. Lorsque l'on regarde chronologiquement l'histoire de l'adoration pervertie, on se rend compte que la première mention d'une adoration se fait avant que l'image de la bête n'existe.

🔘 Apocalypse 13.12 : « Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie ».

Lorsque cela parle de « la terre et ses habitants », cela ne signifie pas que tout le monde adore, mais que l'adoration se fait sur toute la terre et ne se limite pas à un seul endroit. Ca n'est qu'après ce passage que la deuxième bête va demander aux hommes de faire une image de la première bête (Apocalypse 13.14) et un verset plus loin encore qu'on nous parlera pour la première fois d'adorer l'image de la bête (Apocalypse 13.15). A partir de là nous avons encore deux versets qui peuvent entretenir la confusion. Apocalypse 14.9 et 14.11 nous parlent tous deux  de l'adoration de « la bête et son image », expression qui pourrait rapprocher l'une de l'autre et faire croire qu'elles se confondent. C'est à ce moment que les termes vont légèrement changer, et le sens se compléter. Tout d'abord, le dernier des versets parlant de cette adoration démoniaque tranche définitivement sur l'existence d'une double adoration : « ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image » (Apocalypse 20.4), mais le verset complet ajoute quelque chose qui n'est pas sans importance dans ce que je développe en ce moment.

🔘 Apocalypse 20.4 : « Et je vis des trônes ; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans ».

Ce verset n'introduit pas seulement les deux types d'adorations, mais remet également en avant les deux types de marques.

Finalement, il reste deux autres versets qui posent une distinction intéressante. Apocalypse 16.2 nous parle des « hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image » et Apocalypse 19.20 nous parle exactement de la même chose. Ce qui installe désormais une distinction entre d'un côté « la marque de la bête » et de l'autre « l'adoration de son image ». Et ça, en se souvenant que Apocalypse 20.4 met clairement en avant une double adoration, celle de la bête et celle de son image. On peut donc en déduire que lorsqu'Apocalypse 16.2 et Apocalypse 19.20 nous parlent premièrement de ceux qui ont la marque de la bête et deuxièmement de ceux qui adorent son image, ils ne font que nous parler en réalité de ceux qui adorent la bête et de ceux qui adorent son image.

Il y a donc bien deux adorations différentes. La première est celle des volontaires, ceux qui la pratiquent de bon cœur, les adorateurs de la première heure. Ils adorent la première bête et reçoivent une marque sur leur front, symbole de ce que leurs pensées appartiennent à la première bête. Ce sont de vrais "croyants". Mais tous ne sont pas de ceux-là, et pour ce reste, une image de la première bête est créée et il leur est demandé de l'adorer elle. Cette adoration se fait à contre-cœur mais elle se fait tout de même (l'adoration de la statue de Nebucadnetsar en est l'annonce parfaite). C'est pour cela que ces personnes reçoivent une marque sur la main, qui symbolisent l'action. C'est par leurs actions qu'ils démontreront leur appartenance.

J'avais donc noté trois couples particuliers qui étaient :

1️⃣ Deux marques, une sur le front et une sur la main.

2️⃣ Deux appellations différentes pour les marques, « le nom de la bête » est « le nombre de son nom ».

3️⃣ Deux adorations différentes, la première bête et son image.

On réalise alors que ces trois groupes de deux, fonctionnent également en tant que deux groupes de trois :

1️⃣ Une marque sur le front ; « le nom de la bête » ; l'adoration de la première bête.

2️⃣ Une marque sur la main ; « le nombre de son nom » ; l'adoration de l'image de la bête.

Et on comprend soudainement pourquoi il n'est donné aucun indice concernant la marque du « nom de la bête ». Simplement parce que l'adoration est purement volontaire et que rien ne peut l'empêcher, alors que « le nombre de son nom » provoque un choix parce que ceux qui céderont à cette adoration le feront à contre-cœur.


Les versets sur l'adoration :

  • 🔘 Apocalypse 13.15 : « Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués ».
  • 🔘 Apocalypse 14.9 : « Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d'une voix forte : Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main ».
  • 🔘 Apocalypse 14.11 : « Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles; et ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom ».
  • 🔘 Apocalypse 16.2 : « Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image ».
  • 🔘 Apocalypse 19.20 : « Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre ».
  • 🔘 Apocalypse 20.4 : « Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans ».


d) Physique ou spirituelle ?

La chose est particulière et la question a une réponse qui peut paraître inattendue.

Le dragon/satan joue contre la montre, il a besoin de la soumission de l'humanité pour accomplir son plan, parce qu'il a besoin de son aide, et l'humanité ne peut pas se baser sur une marque spirituelle. Elle doit être capable de faire le tri de son propre chef. Tout comme les nazis posaient une étoile jaune sur les juifs dans les années quarante. La différence étant que cette fois-ci, la distinction se fera entre ceux qui acceptent la croix gammée et les autres.

Pourtant, même si ça donne l'impression que la marque est physique, ça n'est pas réellement le cas. Pour faire simple, je viens d'expliquer qu'il existe deux marques différentes, qui représentent deux adorations différentes. Ces deux adorations finiront par se passer en même temps, mais elles ne commencent pas en même temps.

La première marque est sur le front et est destinée aux adorateurs de la première heure, ceux qui adorent la première bête. La marque n'est pas physique, mais uniquement spirituelle. La deuxième marque est sur la main et est destinée aux adorateurs tardifs, ceux qui se soumettront à l'image de la bête, elle est tout autant spirituelle.

C'est une fois que tous se sont soumis qu'ensemble ils prendront une marque qui elle sera identique pour tous.

Ca signifie que ce qu'on attend depuis des siècles et qui devra se trouver sur le front ou la main ne sera pas visible, et que la représentation de ces deux marques, représentation qui sera visible, pourra se trouver n'importe où, et même pas obligatoirement sur le corps.


e) 666

🔘 Apocalypse 13.18 : « C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six ».

Malgré les décennies, voir les siècles, ce passage restait un mystère. Si la gématrie est intéressante, il n'existe aucun indice prouvant que cela soit la solution. Ce qui pourrait montrer que ce ne serait pas ça est justement que ce ne serait pas un mystère. N'importe quel ordinateur, voir même téléphone, de nos jours, peut faire ce calcul instantanément. Et n'importe quel gamin lobotomisé saurait le faire.

Un des éléments intéressant est que ce soit un nombre d'homme. Lequel des nombres dans la Parole de Dieu n'est pas un nombre d'homme ? Aucun, ce sont forcément des nombres d'homme. Pourtant celui-ci nous est spécifiquement défini comme en étant un, dans une forme d'opposition aux autres.

Encore plus intéressant, si ce verset nous dit que « c'est un nombre d'homme », il ne faut pas oublier qu'il vient juste de nous dire, quelques mots plus tôt que c'est le nombre de la bête. Dans le cas présent, il parle de la première bête. Cela fait donc le lien entre un nombre qui est à la fois un nombre d'homme et un déterminant de la première bête. Le royaume de la bête étant par essence l'expression du charnel, cela fait sens de dire que c'est un nombre d'homme.

C'est pourquoi je pense que la signification de ce verset est en réalité que ce chiffre définit l'homme, il le représente. Le nombre de la bête est donc un nombre qui pointe l'homme du doigt, et le nombre de l'homme pointe la première bête du doigt. J'ai déjà parlé dans le point 028 des 3 formes de puissances qui constituent la première bête. Le premier est la royauté qui est associé à la divinité, donc à la religion, le pouvoir divin. Le deuxième est le pouvoir militaire, qui est associé à la sécurité, et le troisième est l'utilisation du peuple comme force de persuasion, que ce soit en le transformant en arme, ou en en changeant le mode de pensée pour le faire accomplir la volonté des dirigeants. Ce troisième pouvoir est particulier, il consiste à utiliser un moyen de contrôler la masse, pour stigmatiser la minorité. En l'occurrence, c'est l'argent qui est le moyen, que ce soit par des avantages, des promesses, ou la menace de le perdre.

Ces trois axes de la puissance sont représentés par la grande prostituée qui, unie à la bête, en suit les mêmes stratagèmes (je détaillerai cela dans les points 090 à 092 sur la grande prostituée). Quand tout le monde fait la même chose, personne ne se rend compte de ce qui est fait, ça n'est que si deux voies différentes se révèlent qu'on note leur existence. Lorsque deux trains avancent côte à côte, vous avez l'impression qu'aucun ne bouge, mais s'ils prennent des directions différentes, leurs mouvements deviennent apparents.

C'est là que le nombre de la bête se révèle.

Ce nombre d'homme, c'est le 6, le jour de la création de l'homme, le moment où, tout en existant, il n'est pas encore dans le jardin pour s'en occuper. Le 6 c'est le moment où l'homme existe sans Dieu, et le 666, c'est le moment où dans les trois domaines de puissance, l'homme se confiera en l'homme. Depuis toujours on essaye de nous pousser à donner notre confiance à des hommes, mais le jour arrive où l'abandon de toute autonomie remettra à la première bête l'autorité dans les trois domaines précités. Elle sera la référence pour ce qui concerne la foi, la sécurité, et les finances. Ce jour prochain, alors que la religion sera mondiale, elle sera à l'image de l'homme, donc représentée par le 6. Lorsque la sécurité et donc la paix sera permise par l'homme, alors ce sera également le 6 dans ce domaine. Et finalement, lorsque ce sera également le gouvernement mondial qui pourvoira à la subsistance de chacun, elle deviendra également humaine, et représentée par le 6, le chiffre de l'homme sans Dieu.

Ce jour-là, lorsque les trois axes seront chacun entièrement sous le contrôle de la bête, alors les trois 6 seront réunis, et ceux qui se soumettront recevront une marque pour acter leur appartenance à cette organisation du monde.


f) Ensuite.

Une fois que satan a réussi à marquer tout le monde, son combat contre les hommes est terminé. Il n'a plus qu'à attendre Jésus de pied ferme pour lui faire comprendre que la récompense qu'il venait chercher n'est plus sienne, et que l'humanité l'a choisi. Cependant, vous aurez peut-être remarqué que dans tout ce que je viens d'écrire, il manque quelque chose. Dieu semble être absent, ce qui n'est bien évidemment pas possible. En fait, pendant ces évènements, trois choses continuent de se développer :

  • L'œuvre de la grande prostituée,
  • l'œuvre de Dieu sur terre,
  • et l'œuvre de Dieu dans le ciel.

Il faut toujours garder à l'esprit, tout comme le disait Jésus à Pilate, que satan n'aurait aucun pouvoir s'il ne lui avait été donné d'en haut (Jean 19.11). Aussi, bien qu'il ne le réalise pas, tout ce qu'il fait, et qui terrifie à tort les croyants depuis des millénaires, a depuis toute éternité été incorporé dans le plan de Dieu, qui s'en sert selon ses propres desseins.

Croyant avoir gagné sa guerre millénaire, le dragon/satan attend Jésus de pied ferme. Mais Jésus ne réagit jamais, il agit. Il ne prête aucune attention aux gesticulations de son ennemi et se contente de revenir comme les prophéties l'ont annoncé depuis le commencement. La suite de tout ce qui vient de se passer concerne les jugements que Dieu avait mis en réserve, et, fidèle à sa parole, tout s'accomplit au fur-et-à-mesure, en son temps, sans aucune précipitation.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     046 - Adoration et dénonciation

a) Le retour de la délation.

🔘 Apocalypse 13.7-8 : « Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau qui a été immolé ».

La bête/faux-prophète poussera les hommes, comme je viens de l'expliquer, à créer une image de la première bête. Ensuite, elle donnera vie à cette image que les hommes auront créée. Il faut bien comprendre que le terme « adorer » ne désigne pas quelque chose d'anodin. Dans les rassemblements chrétiens, l'adoration est souvent froide, sans vie. C'est malheureux, mais c'est comme ça. Le côté pernicieux est que l'on finit par croire que c'est normal, et lorsqu'on lit dans le livre de l'Apocalypse que ceux qui auront la marque de la bête adoreront son image, on finit par ne pas comprendre ce que cela signifie. Ils auront une réelle ferveur, une excitation malsaine, mais beaucoup ne se rendront même pas compte qu'ils nous haïssent. Ils auront simplement l'impression de faire ce qu'il faut pour le bien de tous et surtout de ce qui fait leur bonheur. N'oubliez jamais que ce sont des perdus, ils ne savent pas ce qu'est l'amour, même s'ils prêtent ce mot à ce qu'ils ressentent. Ézéchiel nous présente un cas similaire lorsqu'il nous dit : « Ils étaient fiers de leur magnifique parure, et ils en ont fabriqué les images de leurs abominations, de leurs idoles » (Ézéchiel 7.20). Les perdus seront dans l'allégresse et ne réaliseront pas vraiment ce qu'ils feront.


J'expliquerai Matthieu 24 après le cinquième ange de l'Apocalypse, parce qu'il parle spécifiquement de ce qui se passera par après. Cependant, les évènements dont ce passage parle ne viennent pas de nulle part. Ca représente l'arrivée à son paroxysme d'une situation qui dégénère petit à petit. Ca fait que ce qui y est dit est déjà vrai avant le moment dont parle Jésus, et la situation est déjà mauvaise pour les croyants qui cependant seront enlevés avant le moment spécifique qui est dépeint dans le texte.

Bien que moins intense nous concernant, il n'en reste pas moins que ces vérités sont universelles

🔘 Matthieu 24.9-14 : « Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin ».

Si nous voulons être objectifs, nous devons admettre que ces versets de l'évangile de Matthieu sont déjà en court de réalisation. Dans certaines parties du monde les chrétiens ont presque tous été exterminés ; en Chine, en ce moment même, ils subissent une terrible répression, les églises sont détruites, les Bibles sont réécrites pour essayer d'en diminuer la portée ; dans le haut Karabagh des villages entiers de chrétiens sont en fuite dans les montagnes pour tenter de rester en vie. Par contre, dans les informations cela fait rarement un bandeau défilant au bas de l'écran.

L'adoration de la première bête est déjà en cours, et le peuple des perdus est en train de donner forme à ce qui dans peu de temps sera son image. Ceux qui n'adorent pas encore la première bête finiront par adorer son image. Quant à ceux qui n'adoreront pas de suite, la pression sera mise au maximum pour qu'ils le fassent petit à petit et qu'ils rejoignent les rangs de la bête.

A ce stade, il est important de comprendre le sens de la fournaise dans laquelle ont été jetés Schadrac, Méschac et Abed-Nego dans le livre de Daniel.


b) Schadrac, Méschac et Abed Nego dans la fournaise.

Bien que la simple partie concernant les trois amis de Daniel est déjà remplie d'informations importantes, la mettre dans son contexte ajoute une couche à la compréhension qui en augmente largement la profondeur.


b.1) Comprendre le contexte.

L'épisode concernant Schadrac, Méschac et Abed Nego se trouve dans le chapitre trois du livre de Daniel. La particularité du livre de Daniel c'est qu'il est tout simplement très mal perçu. Il est vu comme une série d'historiettes narrant ce qui est arrivé à ce personnage et à ses amis, et on réalise rarement qu'il est une seule histoire qui s'étend tout du long de la vie de Daniel et de ses amis. C'est étonnant de réaliser que chaque livre de Moïse a un thème centrale, tout comme Jérémie, Ezéchiel ou Esaïe, et que dire d'Osée, Nahum, Jonas, ou encore Ruth, Esther, Néhémie ou Esdras. La liste continue mais la logique est toujours la même. Les livres de la Parole racontent chacun une histoire et il en va de même du livre de Daniel.

Aussi, il faut comprendre que l'histoire concernant Schadrac, Méschac et Abed Nego n'est pas isolée du reste du livre. Elle est une étape de la révélation globale qui commence par l'annonce de la chute de la bête au travers de la statue du chapitre 2.

La construction de cette statue est un bras de fer entre le dieu de Nebucadnetsar et le Dieu de Daniel. Elle vient juste d'être annoncée au roi de Babylone, qui porte le titre de roi des rois (Daniel 2.37 : « O roi, tu es le roi des rois ... »), qui est un titre définissant Jésus dans son rapport à l'humanité. C'est Daniel qui va en donner l'explication au roi et qui obtiendra en récompense l'élévation de ses trois amis Schadrac, Méschac et Abed Négo. Il est important de noter que devant la surprise d'avoir reçu l'explication de son rêve, Nebucadnetsar se prosterne devant Daniel, pas devant Dieu (Daniel 2.37 : « Alors le roi Nebucadnetsar tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel, et il ordonna qu'on lui offrît des sacrifices et des parfums ». Comme nous l'explique Jacques, reconnaitre que Dieu est Dieu ne signifie pas l'accepter (Jacques 2.19 : « Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent »).

L'histoire de la fournaise et des trois amis de Daniel doit être regardée en gardant ce décors à l'esprit. Nebucadnetsar vient d'avoir la vision de la statue dans laquelle il est la tête en or, et l'explication qu'on lui en donne le rabaisse en annonçant sa destruction à venir. A peine le chapitre deux se termine que la décision de Nebucadnetsar est prise, construire une statue en or et ordonner la prosternation de tous.

Il essaye d'imposer sa vérité après avoir reçu celle de Dieu.

Cette histoire est donc racontée dans le chapitre 3 du livre de Daniel. Elle suit la logique du livre de l'Apocalypse. D'abord le mal agit, cette étape allant jusqu'à la marque de la bête et donc la soumission du peuple. Elle est suivie par l'épreuve et se termine par l'abondance de la grâce. Plus clairement, satan agit, le peuple choisit son camp, et ensuite, Dieu agit.


b.2) PREMIERE PHASE : le mal abonde.

Les moments difficiles, non pas d'un point de vue personnel, mais plutôt en tant qu'époque, sont toujours régis par les mêmes règles, et Daniel nous en donne une vision assez claire.


☑️ Les adorateurs de la première heure.

🔘 Daniel 3.1-3 : « Le roi Nebucadnetsar fit une statue d'or, haute de soixante coudées et large de six coudées. Il la dressa dans la vallée de Dura, dans la province de Babylone. Le roi Nebucadnetsar fit convoquer les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges, et tous les magistrats des provinces, pour qu'ils se rendissent à la dédicace de la statue qu'avait élevée le roi Nebucadnetsar. Alors les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les jurisconsultes, les juges, et tous les magistrats des provinces, s'assemblèrent pour la dédicace de la statue qu'avait élevée le roi Nebucadnetsar. Ils se placèrent devant la statue qu'avait élevée Nebucadnetsar ».

Le passage de Daniel chapitre 3 relate une situation qui a son parallèle dans notre époque actuelle. On peut la retrouver en filigrane non seulement de ce qui se passe politiquement, mais également dans ces rassemblements dit 'chrétiens' qui ont vendu leur âme depuis bien trop longtemps.

La première partie du chapitre 3 parle de la main mise d'un gouvernement, celui de Nebucadnetsar, sur les figures d'autorité de son royaume.

On voit bien qu'il ne fait pas réunir le peuple de suite. D'abord il s'entoure des différents représentant auxquels le peuple pourrait s'identifier, c'est le sujet de ces trois premiers versets. Il sait que si le peuple entend un ordre qui pourrait le déstabiliser, il va regarder à celui auquel il prête une sagesse supérieure à la sienne pour analyser la demande qui lui est faite. Chaque individu doit comprendre qu'il n'aura personne vers qui se tourner, parce que tous se soumettent.

Cette image reprend  (ou annonce, ça dépend du point de vue) les deux adorations dont nous parle le livre de l'apocalypse. Les personnages importants sont appelés en premiers, ils sont ceux qui adorent la première bête, ceux dont l'adoration est volontaire et consciente et déjà acquise à Nebucadnetsar lui-même.


☑️ Les adorateurs de l'image.

🔘 Daniel 3.4-6 : « Un héraut cria à haute voix : Voici ce qu'on vous ordonne, peuples, nations, hommes de toutes langues ! Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments de musique, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue d'or qu'a élevée le roi Nebucadnetsar. Quiconque ne se prosternera pas et n'adorera pas sera jeté à l'instant même au milieu d'une fournaise ardente ».

La société babylonienne est intéressante. La Parole de Dieu nous parle souvent de cette ville/empire, et pour cause, leur organisation politique est très similaire à ce qui est en train d'être mis en place à notre époque. Cela consistait en un dirigeant suprême, qui recevait directement son autorité du dieu des Babyloniens. Il s'entourait d'une caste supérieure qui était essentiellement composée de représentants de la loi. Le royaume était un ensemble de territoires dirigés par des gouverneurs et des intendants qui rendaient compte au roi. De nos jours, l'exemple le plus proche est bien évidemment les USA, avec un gouvernement fédéral qui chapeaute les différents états dirigés par des gouverneurs. L'Europe en est un autre exemple, plus discret parce qu'en court de transformation.

À la vérité ces systèmes sont tous en court de transformation. Le but final étant de recréer le système politique qui régissait Babylone. Tout marche sur un système pyramidal. Les choses doivent être faites au niveau d'un pays, puis passer à un niveau plus large, sachant que la seule difficulté est le niveau du pays, parce qu'une fois que les principes de soumission sont admis, plus rien ne différencie l'échelle pays/continent/monde. La notion même de soumission est indépendante de la personne à laquelle on est soumis, en conséquence de quoi, une fois que les personnes sont devenues soumises, cela devient leur mode de fonctionnement. Si elles perdent leur dominant, elles ne recouvrent pas leur liberté, elles partent en recherche d'un nouveau dominant. Le soumis est soumis en lui-même, tout comme le rebelle est rebelle dans son essence.

Ce qu'il faut cerner de la société babylonienne, pour bien comprendre où nous allons en tant que civilisation, c'est qu'il n'y avait que deux possibilités. Soit vous faisiez partie de la caste dirigeante, sous l'autorité d'un homme, soit vous faisiez partie du peuple. Le peuple en question n'a rien à voir avec ce que nous comprenons quand nous entendons ce terme. En réalité, dans la société babylonienne, le peuple était constitué de toutes sortes d'origines. C'était la résultante d'une immigration de masse, suite logique des guerres babyloniennes. Le peuple était un melting pot sans réelle identité. Seule la volonté du roi comptait. En d'autres termes, de nos jours on parle du peuple de Babylone, mais en réalité, il y avait les dirigeants et les esclaves. Les esclaves n'avaient que la liberté d'obéir ou de mourir. C'est ce qui s'est passé lorsque Nebucadnetsar a convoqué le peuple devant la statue d'or. Il leur a présenté l'image de leur nouveau dieu, et celui qui refusait de le servir devait être mis à mort.

On constate de nos jours que dans presque tous les pays, le pouvoir se concentre dans les mains d'un seul dirigeant, mais que le peuple ne réagit pas. Il glisse rapidement vers un esclavage total. Tous ceux qui refusent de glisser dans la même direction sont conspués, mis au ban de la société, tués socialement, privés des droits les plus fondamentaux, sous le regard complaisant de ceux qui sont prosternés devant la forme que prend la statue d'or de Nebucadnetsar de nos jours. Une fois que le pouvoir sera concrètement dans les mains d'un dirigeant, il n'aura alors plus qu'à donner le pouvoir à qui il veut. Une fois que la soumission est installée dans le cœur d'un homme, son maître est interchangeable.

Le but de Nebucadnetsar était donc de réunir les figures d'autorité pour que le peuple sache qu'il n'a aucun recourt et qu'il doit accepter cette adoration, sous la forme d'une statue. Peu importe que le choix soit orienté, il existe toujours. La pression qui est exercée pour influencer la décision du peuple est justement ce qu'on appelle une tribulation. Tribulation signifiant "pression".

La réaction des peuples ne se fait donc pas attendre :

🔘 Daniel 3.7 : « C'est pourquoi, au moment où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, et de toutes sortes d'instruments de musique, tous les peuples, les nations, les hommes de toutes langues se prosternèrent et adorèrent la statue d'or qu'avait élevée le roi Nebucadnetsar ».

A ce stade, Nebucadnetsar pense avoir gagné, il a imposé l'adoration de son image. On se rend compte alors que ça n'est pas lui qui réalise le refus de soumission de certains, mais « quelques Chaldéens ». En d'autres termes, des collabos. Chacun, dans sa soumission, devient le censeur et le délateur de son voisin.

🔘 Daniel 3.8-13 : « À cette occasion, et dans le même temps, quelques Chaldéens s'approchèrent et accusèrent les Juifs. Ils prirent la parole et dirent au roi Nebucadnetsar : O roi, vis éternellement ! Tu as donné un ordre d'après lequel tous ceux qui entendraient le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments, devraient se prosterner et adorer la statue d'or, et d'après lequel quiconque ne se prosternerait pas et n'adorerait pas serait jeté au milieu d'une fournaise ardente. Or, il y a des Juifs à qui tu as remis l'intendance de la province de Babylone, Schadrac, Méschac et Abed Nego, hommes qui ne tiennent aucun compte de toi, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux, et ils n'adorent point la statue d'or que tu as élevée. Alors Nebucadnetsar, irrité et furieux, donna l'ordre qu'on amenât Schadrac, Méschac et Abed Nego. Et ces hommes furent amenés devant le roi ».

On pourrait croire que Nebucadnetsar pourrait simplement tuer les récalcitrants, de la sorte, tout le monde serait soumis. Cependant, se soumettre est plus important qu'être soumis. Il ne peut pas accepter l'insoumission, elle pourrait servir d'exemple et devenir une graine de rébellion ultérieure. C'est pour cela qu'il ne fait pas trancher la tête à Schadrac, Méschac et Abed Nego, il tente de leur mettre la pression. Il commence par des menaces, essayant de leur faire peur pour qu'ils finissent par se soumettre.

🔘 Daniel 3.14-15 : « Nebucadnetsar prit la parole et leur dit : Est-ce de propos délibéré, Schadrac, Méschac et Abed Nego, que vous ne servez pas mes dieux, et que vous n'adorez pas la statue d'or que j'ai élevée ? Maintenant tenez-vous prêts, et au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments, vous vous prosternerez et vous adorerez la statue que j'ai faite ; si vous ne l'adorez pas, vous serez jetés à l'instant même au milieu d'une fournaise ardente. Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? ».

Il faut bien garder à l'esprit que tout le monde est toujours présent, le roi doit soumettre les trois Hébreux, au risque d'être discrédité. J'imagine sans peine tout le peuple, ainsi que les hauts dignitaires, le regard tourné vers Nebucadnetsar, l'écoutant menacer Schadrac, Méschac et Abed Nego, puis tournant les regards vers les trois amis, persuadé qu'ils vont se soumettre. Devant la pression, il y a une totale absence de réaction. Ces trois sont serviteurs de Dieu, ils ne réagissent pas à la chair, et n'essayent même pas d'expliquer qui est leur Dieu.

🔘 Daniel 3.16-18 : « Schadrac, Méschac et Abed Nego répliquèrent au roi Nebucadnetsar : Nous n'avons pas besoin de te répondre là-dessus. Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as élevée ».

En substance, les trois Hébreux expliquent, devant tout le peuple, que les jugements du roi n'ont aucune prise sur eux, et qu'il ne pourra rien faire contre.


b.2) DEUXIEME PHASE : la transition (l'épreuve)

Le roi, qui est sous le regard de tous les dignitaires et de tout le peuple, ne peut qu'exploser de colère. C'est le moment de l'épreuve. Tout ce qu'il a construit menace de s'effondrer à cause de trois personnes qui refusent de se soumettre. Aussi, au lieu de tenter une fois de plus de les soumettre, il n'y a plus qu'une solution. Le peuple doit comprendre les conséquences de l'insoumission. L'étape suivante est donc la mort, par la fournaise.

🔘 Daniel 3.19-20 : « Sur quoi Nebucadnetsar fut rempli de fureur, et il changea de visage en tournant ses regards contre Schadrac, Méschac et Abed Nego. Il reprit la parole et ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu'il ne convenait de la chauffer. Puis il commanda à quelques-uns des plus vigoureux soldats de son armée de lier Schadrac, Méschac et Abed Nego, et de les jeter dans la fournaise ardente ».

La vigueur des soldats dont on fait cas n'est pas en rapport avec leur condition physique. Ce sont des soldats Babyloniens, ils sont tous en pleine forme physique, et en sus, ils sont auprès du roi. Ce sont très certainement des troupes d'élites. Quand on nous précise « quelques-uns des plus vigoureux soldats de son armée », on parle de leur implication personnelle. Ce sont des soldats totalement dévoués à la cause du roi, ils ont adhéré sans limite à sa mentalité. N'importe quel soldat pouvait attacher solidement les trois Hébreux, ce que le roi voulait absolument éviter, c'est de demander à des soldats moins dévoués de jeter Schadrac, Méschac et Abed Nego dans la fournaise, de peur que leur hésitation n'ajoute au refus de se prosterner qui vient d'avoir lieu. Il faut également prendre en compte que Schadrac Méschac et Abed Nego sont intendants de Babylone, ils ont autorité, entre autres, sur l'armée, ils ont le respect des troupes. C'est pour cela que le roi veut des soldats vigoureux, donc des soldats ayant prouvé leur zèle pour le roi.

🔘 Daniel 3.21-23 : « Ces hommes furent liés avec leurs caleçons, leurs tuniques, leurs manteaux et leurs autres vêtements, et jetés au milieu de la fournaise ardente. Comme l'ordre du roi était sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, la flamme tua les hommes qui y avaient jeté Schadrac, Méschac et Abed Nego. Et ces trois hommes, Schadrac, Méschac et Abed Nego, tombèrent liés au milieu de la fournaise ardente ».

La sanction de la fournaise est une sanction 'normale' dans la Babylone d'alors. Par contre, la fournaise, dans le cas présent est chauffée sept fois plus, cela dénote un déploiement surdimensionné de ce qui est nécessaire pour venir à bout des trois hommes. Dans toutes les époques, lorsque ce type de changements survient, une attention toute particulière est déployé pour détruire les opposants. Le fait d'augmenter la température de la sorte est techniquement inutile. La température initiale a toujours été suffisante, mais le roi a peur. Il craint le Dieu des Hébreux, il craint les conséquences si, par malheur (pour lui), le Dieu des Hébreux venait à essayer de les aider.

N'oublions pas que les Babyloniens croient essentiellement en Marduk, mais ils ne nient pas l'existence des autres dieux, simplement ils ne les servent pas tous. Pour eux, il est parfaitement concevable que les Hébreux aient un dieu, ils considèrent simplement que leur dieu est supérieur.

Dans le doute, le roi ordonne de chauffer la fournaise sept fois plus, pour s'assurer que si leur dieu venait à les aider, personne n'y pourrait rien. La conséquence est inattendue, pour deux raisons différentes. La première des raisons est que le roi finit par être celui qui provoque la mort de ses partisans. La deuxième se trouve être le point suivant.


b.3) TROISIEME PHASE : la grâce déborde.

🔘 Daniel 3.24-25 : « Alors le roi Nebucadnetsar fut effrayé, et se leva précipitamment. Il prit la parole, et dit à ses conseillers : N'avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés ? Ils répondirent au roi : Certainement, ô roi ! Il reprit et dit : Eh bien, je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n'ont point de mal ; et la figure du quatrième ressemble à celle d'un fils des dieux ».

Sitôt jetés dans le feu, les trois hommes deviennent quatre, les liens qui les retenaient captifs disparaissent, et ils se déplacent dans la fournaise sans que le feu n'ait la moindre prise sur eux. Le quatrième homme, de son côté a une apparence qui ne se contente pas de le distinguer physiquement, mais de visu, alors qu'ils sont tous les quatre dans une fournaise ardente, il est possible de le distinguer parmi le groupe. Dans cette immersion totale dans le feu, la vivacité de ce dernier, la lumière qui en ressort devrait être aveuglante. Si vous essayez de fixer du regard un simple feu de camp, vous vous retrouverez rapidement obligé de détourner les regards. Là, on parle d'une fournaise telle que des hommes sont morts simplement en s'en approchant. Pourtant, un des hommes se distingue dans le groupe, il est plus brillant que la fournaise et « ressemble à un fils des dieux ». La vision est comparable à ce qu'Ezéchiel voyait, et qu'il nous décrivait comme « une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l'airain poli, sortant du milieu du feu » (Ezéchiel 1.4). 

Le roi est bien obligé de prendre une décision, faire comme pharaon et s'endurcir, ou admettre ce qu'il voit.

🔘 Daniel 3.26 : « Ensuite Nebucadnetsar s'approcha de l'entrée de la fournaise ardente, et prenant la parole, il dit : Schadrac, Méschac et Abed Nego, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez ! Et Schadrac, Méschac et Abed Nego sortirent du milieu du feu ».

Nous sommes passés de : « quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? » (3.15) à « serviteurs du Dieu suprême » (3.26). Nebucadnetsar se rue vers l'entrée de la fournaise ardente, alors que des hommes viennent de mourir en s'en approchant. Ce qu'il vient de voir efface la peur de la mort, et il invite les trois Hébreux à sortir « du milieu du feu ». Il n'est plus fait mention du quatrième homme parmi ceux que voit le roi, même s'il fera mention de l'ange de Dieu deux versets plus tard. Tout comme au chapitre deux il reconnaissant qu'il n'y avait pas de Dieu comme celui des Hébreux, mais se prosternait et offrait des parfums à Daniel, ici il a compris ce qui se passe, mais n'appelle pas le quatrième homme, uniquement les trois amis.

Il ne faut pas comprendre ici que l'ange a libéré les trois Hébreux et qu'il est reparti. En réalité, ce messager n'est autre que Dieu lui-même, et il n'est pas venu spécifiquement pour les libérer. Au contraire, il a toujours été avec eux, mais il est révélé au travers du feu, moment où sa présence devient évidente pour tous. Ce qui est la mise en pratique du psaume 34 nous disant que « L'ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger » (Psaumes 34.7).

Les trois hommes ont confessé son nom, et ils ont obtenu la délivrance.

🔘 Apocalypse 12.11 : « Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort ».

Parce qu'ils ont cru, l'épreuve n'en a pas été une. Vu de l'extérieur, ils ont vaincu à travers les flammes, mais dans le monde spirituel, ils ont vaincu lorsqu'ils ont préféré la crainte de Dieu à la crainte des hommes. Les flammes n'étaient plus une épreuve, ils n'ont rien souffert, pas une brûlure, leurs vêtements n'ont pas été touchés, et même leur corps ne portait pas l'odeur de la fumée. Non seulement leur témoignage a triomphé du monde, la chair n'a plus eu d'emprise sur eux, mais encore ils sont devenus un signe pour tous ceux qui étaient présents, soit tous les hauts dignitaires et le peuple de Babylone (Daniel 3.27 : « Les satrapes, les intendants, les gouverneurs, et les conseillers du roi s'assemblèrent ; ils virent que le feu n'avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes, que les cheveux de leur tête n'avaient pas été brûlés, que leurs caleçons n'étaient point endommagés, et que l'odeur du feu ne les avait pas atteints »).

Parce qu'ils n'ont pas douté, ils sont devenus une bénédiction pour tous les Hébreux qui à partir de là pouvaient adorer leur Dieu librement.

🔘 Daniel 3.28-30 : « Nebucadnetsar prit la parole et dit : Béni soit le Dieu de Schadrac, de Méschac et d'Abed Nego, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui ont eu confiance en lui, et qui ont violé l'ordre du roi et livré leur corps plutôt que de servir et d'adorer aucun autre dieu que leur Dieu ! Voici maintenant l'ordre que je donne : tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu'il appartienne, qui parlera mal du Dieu de Schadrac, de Méschac et d'Abed Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d'immondices, parce qu'il n'y a aucun autre dieu qui puisse délivrer comme lui. Après cela, le roi fit prospérer Schadrac, Méschac et Abed Nego, dans la province de Babylone ».

Il en sera de même à la fin des temps, ceux qui ne se seront pas prosternés devant l'image de la bête, et donc qui passeront au travers du feu, acquerront le droit d'adorer leur Dieu dans les lieux célestes, pour l'éternité.


c) Le temps de Dieu.

L'Eternel avait annoncé à Nebucadnetsar ce qui arriverait dans la suite des temps (Chapitre 2 : le songe), alors il a voulu devancer le temps de Dieu pour tout de même accomplir sa volonté propre (Chapitre 3 : la statue d'or). C'est pour cela qu'il fait bâtir une statue entièrement d'or alors qu'il est censé n'en être que la tête, marquant dans le procédé le fait qu'il soit son entièreté. Singeant l'adoration de la première bête et de son image. Il essaye de gagner l'adoration de tous avant que ne s'accomplisse ce qui a été annoncé. Et il est aidé en cela par un peuple soumis près à montrer du doigt tout ce qui se démarque de leur soumission.

Nebucadnetsar ne nie pas la divinité de l'Eternel, il lui fait la guerre, ne réalisant pas qu'en se comportant de la sorte il déclenche l'annonce qui lui a été faite. A l'image d'un Hitler tentant d'établir un ordre mondial tout seul, et déclenchant la naissance de l'union européenne (la grande prostituée) tout en répandant les membres de son ordre démoniaque dans les différentes parties du monde qui feront partie de cette fameuse première bête (essentiellement la Russie, les USA et l'Amérique Latine).

Finalement, Daniel recevra ensuite :

  • Chapitre 4 : l'arbre qui couvre toute la terre, image de l'ordre mondial en cours d'établissement.
  • Chapitre 5 : l'écriture sur le mur, annonce de la condamnation.
  • Chapitre 6 : La naissance des tribulations.
  • Chapitre 7 : La naissance de la première bête, permettant l'accomplissement du songe du chapitre 2.

L'Eternel n'avait pas entamé une discussion avec Nebucadnetsar, il lui a annoncé quelque chose de certain, mais satan considérera toujours pouvoir s'opposer à ce qui est inéluctable.


{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE}     047 - Victoire de la bête sur les croyants

Contrairement à ce que croit le dragon/satan, sa victoire est une partie du plan de Dieu. Le jugement de Dieu est en route. Le tri que le dragon/satan fait n'est en réalité que la dernière étape dans le plan de Dieu avant que le jugement des impies ne commence. C'est pour cela que c'est Jésus lui-même qui ouvre les sceaux et qui relâche les quatre cavaliers, dont le premier n'est autre que la première bête.

Lorsque l'on parle de victoire, on a tendance à associer cela à une fin en soi, alors que ça n'est clairement pas le cas. Cette « victoire » du dragon/satan n'est qu'un signal de départ.

🔘 Apocalypse 6.2 : « Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre ».

On voit bien que sa victoire lui est donnée, par contre, Daniel nous donne aussi un aperçu de la suite :

🔘 Daniel 8.23-25 : « À la fin de leur domination, lorsque les pécheurs seront consumés, il s'élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s'accroîtra, mais non par sa propre force ; il fera d'incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. À cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l'arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d'hommes qui vivaient paisiblement, et il s'élèvera contre le chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l'effort d'aucune main ».

Dans ce passage, il faut comprendre :


« À la fin de leur domination ... »

Parle de la fin des 42 mois pendant lesquelles la première bête est autorisée à agir.


« ... lorsque les pécheurs seront consumés ... »

« Consumés » est une traduction stupide. le mot original est [taman] et il parle d'être au complet, cela parle donc de la fin des 42 mois d'autorité de la première bête, au moment où la première adoration est acquise à la première bête, moment où les pécheurs ont fait leur choix.


« ... il s'élèvera un roi impudent et artificieux ... »

A ce moment apparaitra la deuxième bête, qui est un homme.


« ... Sa puissance s'accroîtra, mais non par sa propre force ... »

La deuxième bête ne peut agir qu'en présence de la première dont il utilise l'autorité.


« ... il détruira les puissants et le peuple des saints ... »

Encore une traduction bancale, et celle-ci se retrouve plusieurs fois dans le paragraphe. Ici, le mot [shachath] a été traduit par « détruire », mais il signifie « corrompre », ce qui change drastiquement le sens de la phrase. La deuxième bête corrompra les puissants et même les croyants. Ce qui est très exactement ce que nous dit le livre de l'apocalypse. Daniel ne peut pas être en train de parler de son époque, non seulement parce que l'ange l'averti que ce qu'il lui révèle est pour les temps de la fin, mais également parce qu'il parle du peuple des Saints, or la sainteté ne peut être acquise que par la nouvelle naissance, et par aucun autre moyen.


« ... À cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l'arrogance dans le cœur ...»

Il se glorifiera lui-même (vrai sens d'arrogance ici). Il attirera donc la gloire à lui, ça nous parle d'être dieu à la place de Dieu.


« ... il fera périr (shachath = corrompre) beaucoup d'hommes qui vivaient paisiblement ... »

Deuxième occurrence de [shachath] qui signifie toujours "corrompre". Cette phrase signifie donc en réalité qu'il corrompra plusieurs qui vivaient paisiblement. La paix dont il est question ici parle du don de Dieu dont nous parle Jésus dans l'évangile. « Les hommes qui vivaient paisiblement » parle donc de croyants.


« ... il s'élèvera contre le chef des chefs ... »

Il s'élèvera contre Dieu.


« ... mais il sera brisé, sans l'effort d'aucune main »

La fin du septième ange, le retour de Jésus pour Armageddon, alors que le sort de la bête se règle simplement par son retour.


Il n'en reste pas moins que si l'histoire finit bien pour les enfants de Dieu, son développement annonce l'abandon de la foi de plusieurs. Sans remettre en question la sincérité de cette dernière, il se trouve que le fait est annoncé par deux fois. Tout d'abord en nous parlant de corrompre le peuple des saints puis en faisant de même avec ceux qui vivaient dans la paix.