La fin des temps
PARTIE IX - ANGES 4 et 5
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} Mise en place
Maintenant que le sang des saints a obtenu vengeance, il va être temps de moissonner. Dans le tableau que j'avais déjà placé auparavant, on voyait bien la séparation entre les trois groupes d'anges que forment les sept anges de la fin. Le tableau est le suivant :

On va donc dans la PARTIE IX - ANGES 4 et 5 s'occuper de tout ce qui concerne la mise en place de la première moisson qui aura lieu à la clôture du cinquième. Ce groupe d'ange représente également un passage au niveau supérieur du jugement qui est en cours. Comme on le voit sur le tableau, on va passer des jugements qui touchent la nature à des jugements qui touchent directement les hommes.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 060 - CE QU'EST LA MOISSON
Les quatrième et cinquième anges fonctionnent ensemble. Bien qu'il se passe différentes choses, elles tendent toutes vers le même but, la première moisson.
Il y aura deux moissons dans le livre de l'apocalypse, par contre, ce dont on ne nous parle pas, c'est de la moisson dont parle les croyants. Je ne dis pas qu'elle n'aura pas lieu, mais la réalité est que le livre de l'apocalypse n'en fait pas mention. A dire vrai, même la moisson dont parle Jésus ne parle pas de ce qui est communément mis en avant par les croyants.
Parmi les légendes urbaines du monde chrétien se trouve une moisson toute particulière qui a lieu pendant la période de la fin des temps. Ils y voient une grande quantité de personnes recevant la foi. Malheureusement, rien ne parle de ça dans la Parole de Dieu. Il existe deux moissons, et la légende urbaine emprunte aux versets en parlant pour en créer une troisième.
a) Une seule moisson.
Dans la réalité, lorsqu'on regarde les versets parlant de moissons, on réalise qu'il n'y en a pas qui parlent d'une moisson autre que celle de la fin des temps. L'image est souvent utilisée par Jésus, mais à chaque fois elle pointe vers la même période de l'histoire. Le seul verset où l'on pourrait se méprendre se trouve dans la lettre de Jacques. Pris séparément du texte dans lequel il se trouve il peut prêter à confusion et ce, essentiellement lorsqu'on le lit en ayant en arrière-pensée l'idée de la moisson correspondant à une multitudes de personne trouvant la foi.
🔘 Jacques 5.4 : « Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées ».
Cependant tout le passage dans lequel il se trouve parle en réalité de l'avarice des riches qui amassent des fortunes sur le dos de leurs employés. Donc, une fois n'est pas coutume, ce verset parle simplement au sens propre, de véritables ouvriers.
Par contre, lorsqu'on regarde toutes les autres utilisations de la notion de moisson, on réalise que cela parle toujours de la fin des temps.
a.1) Celui qui sème et celui qui moissonne.
🔘 Jean 4.34-38 : « Jésus (l'Eternel sauve) leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son œuvre. 35 Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. 37 Car en ceci ce qu'on dit est vrai : Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne. 38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé ; d'autres ont travaillé, et vous êtes entrés dans leur travail ».
Ce passage parle d'Israël qui a semé, en amenant la Parole de Dieu jusqu'à nous, et de nous qui moissonnons et recevons un salaire représenté par le Saint-Esprit. Le tout ayant pour but que celui qui sème (Israël) et celui qui moissonne (le disciple de Jésus) puissent se réjouir ensemble, ce qui fait cas de la fin des temps alors que Jérusalem aura accepté son Messie.
a.2) Les ouvriers dans sa moisson.
🔘 Matthieu 9.36 : « Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. 9.37 Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. 9.38 Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson ».
🔘 Luc 10.2 : « Il leur dit : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson ».
On notera un fait intéressant dans ces deux passages, c'est que Jésus parle d'ouvriers et non de moissonneurs, certains argueront que cela revient au même, et que les moissonneurs sont des ouvriers, mais il se trouve que le mot moissonneurs existe en grec, et que ça n'est pas le mot utilisé. Jésus parle bien de moisson, mais pas de moissonner, il parle de travailler dans SA moisson, au singulier. Il parle donc de personnes qui ont une tâche à accomplir dans la moisson, des personnes qui, sans jeu de mots, veillent au grain, pas des personnes qui récoltent.
Sa remarque vient des suites de son observation de l'état du peuple, il ne dit pas qu'étant donné qu'ils sont languissants et abattus il faudrait les moissonner, mais qu'il faut s'en occuper.
Dans tous les cas, la moisson est au singulier, il n'y en a qu'une, et c'est la sienne.
a.3) Le blé et l'ivraie.
Finalement, l'exemple le plus criant qui éclaire tous les autres se trouve être la parabole du blé et de l'ivraie que nous trouvons dans le chapitre 13 de la version de Matthieu de l'évangile.
🔘 Matthieu 13.24-30 : « Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. 25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. 26 Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. 27 Les serviteurs (doulos) du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? 28 Il leur répondit : C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs (doulos) lui dirent : Veux-tu que nous allions l'arracher ? 29 Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. 30 Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier ».
Cette parabole a une particularité qui la distingue de toutes les autres, Jésus en donne directement l'explication.
🔘 Matthieu 13.36-40 : « Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s'approchèrent de lui, et dirent : Explique-nous la parabole de l'ivraie du champ. 37 Il répondit : Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme ; 38 Le champ, c'est le monde ; La bonne semence, ce sont les fils du royaume ; L'ivraie, ce sont les fils du malin ; 39 L'ennemi qui l'a semée, c'est le diable (accusateur, calomniateur) ; La moisson, c'est la fin du monde ; Les moissonneurs, ce sont les anges. 40 Or, comme on arrache l'ivraie et qu'on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde ».
On pourrait faussement croire que la présence dans la même parabole du bon grain, de l'ivraie, et de la moisson, signifie nécessairement que cela parle de l'enlèvement de l'épouse. Ca n'est pas tout à fait le cas. L'explication qu'en donne Jésus dit bien que les anges moissonneront, mais la distinction entre le bon grain et l'ivraie se fait avant la moisson, justement pour que la moisson n'emporte pas du bon et du mauvais grain.
Si l'enlèvement de l'épouse est inclus dans cette parabole, il n'en est pas le centre, elle englobe beaucoup plus de choses.
Cette parabole parle donc de l'ensemble de la période de la fin des temps allant du premier au septième ange. Cela parait beaucoup en aussi peu de mots, pourtant la formulation de Jésus dans le verset 30 définit spécifiquement trois choses et non deux.
Cette formulation est la suivante :
🔘 Matthieu 13.30 : « Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier ».
Il est bien question dans cette parabole d'abord d'arracher l'ivraie et ensuite seulement d'amasser le blé dans le grenier. Or le jugement commence par la maison de Dieu, et il en va également dans les évènements de la fin des temps. L'épouse est enlevée avant le jugement final qui aura lieu à Armageddon. Donc le blé devrait être moissonné avant l'Ivraie, mais cette parabole semble dire l'inverse.
En fait, Jésus parle de cette période de séparation qui consistera à faire le tri entre les enfants de Dieu et ceux qui ont refusé la nouvelle naissance. Cette séparation commence par la marque de la bête, qui est toujours vue comme une oppression des croyants, alors que spirituellement, elle sert à distinguer les incroyants. C'est ça qui va se passer, le diable croit qu'il marque les siens, mais il fait l'œuvre de Dieu en marquant ceux qui n'appartiennent pas à Dieu. On interprète à tort « liez-la en gerbes pour la brûler » comme une action ponctuelle, alors que cela parle de quelque chose qui se passe en deux temps. On lie une chose pour dans un second temps, la bruler, ces deux moments étant distincts. « Liez-la en gerbes », c'est la partie du marquage, ils se rassemblent et, montrant du doigt les croyants, s'en séparent, l'ivraie va se rassembler dans un premier temps à travers la marque de la bête et le refus de se repentir. C'est une fois que cette séparation est faite que le bon grain va être marqué par Dieu (Apocalypse 7.3), durant le cinquième ange. Suite à cela, l'épouse sera enlevée, et ensuite seulement vient la suite de ce qui était dit sur l'ivraie, soit : « pour la brûler ».
Schématiquement cela parle de :
1️⃣ Ange 1 à 4 - au sujet de l'ivraie : « ... Liez-là en gerbes ... ».
2️⃣ Fin ange 5, début ange 6 - au sujet des croyants : « ... amassez le blé dans mon grenier ».
3️⃣ Ange 7 - au sujet de l'ivraie : « pour la brûler ».
Cette parabole parle de la séparation entre le peuple de Dieu et les fils du mensonge.
Cette distinction étant faite, il convient finalement de relever que l'explication même de Jésus fait cas de ce que la moisson est la fin du monde, et que les moissonneurs sont les anges. Il parle bien de quelque chose de spécifique qui prend effet pendant la période de la fin des temps.
b) La moisson de la fin des temps.
Et c'est donc dans cette fameuse période que certains anticipent une moisson dont la Parole de Dieu ne parle pas (une vague massive de conversions). Le but n'étant pas de dire qu'il ne faut pas y croire, mais de faire comprendre que si on veut y croire, on doit réaliser que ça n'est pas écrit.
Par ailleurs, si Jésus parle d'une seule moisson, on en trouve deux dans le livre de l'apocalypse (ange 5 et ange 7), c'est simplement un problème de compréhension.
🔘 Apocalypse 14.15-16 : « Et un autre ange sortit du temple, criant d'une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Lance ta faucille, et moissonne ; Car l'heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre. 16 Et celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée ».
Les deux phases de la moisson dont on nous parle dans le livre de l'apocalypse correspondent trait pour trait à ce que Jésus annonçait dans la parabole du bon grain et de l'ivraie et on comprend mieux pourquoi il y disait que la moisson était la fin du monde et que c'étaient les anges qui moissonnaient (Matthieu 13.39 : « ... La moisson, c'est la fin du monde ; Les moissonneurs, ce sont les anges ».) Les deux moissons dont on nous parle souffre d'un problème de langage. Le terme en lui-même donne à penser qu'une moisson serait presqu'un absolu et donc que les deux moissons seraient deux choses séparées. En réalité, c'est simplement comme si vous aviez un immense champ avec plusieurs céréales à récolter, vous pouvez simplement dire avoir terminé la moisson d'un type de céréale et que le lendemain vous avez terminé la moisson d'un autre type de céréales. Pourtant, la moisson représente également toute la période dans laquelle se récoltent toutes les céréales concernées. C'est pour ça que Jésus parle de sa moisson au singulier dans la parabole, mais de deux moissons dans le livre de l'apocalypse. Une moisson par étape parce qu'il y a plusieurs céréales à récolter.
Par contre, il n'y est pas fait mention d'une dispensation particulière qui marquerait une forme d'injustice en donnant à certains une facilité de conversion et qui permettrait à des foules de croire alors qu'elles méprisaient le Seigneur la veille.
Dans la suite de la PARTIE IX - ANGES 4 et 5 on va regarder ce qui conduit à la première de ces moissons, celle qui concerne le blé.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 061 - Le quatrième ange
Les deux témoins continuent leur œuvre sur terre. À partir de là, il n'y aura plus de changement d'eau en sang. Nous rentrons dans la deuxième partie de leur service, celle où ils ont le pouvoir de créer toutes sortes de plaies. À partir du quatrième ange, les témoins se révèlent au peuple qui sait désormais que ce qui arrive vient de leur manque de repentance.
Bien qu'ils se succèdent tous les sept, les anges se classent en trois groupes. Le premier, je viens de l'expliquer, c'est celui où les trois premiers anges proclament les jugements, il se passe loin des yeux de la multitude des perdus. La deuxième, que nous allons voir maintenant concerne la première moisson, cela se fait ouvertement, aux yeux de tous.

remarque 1 : pour ce qui est du châtiment de la chaleur, je rappelle ce que nous disait le prophète Esaïe, lorsqu'il annonçait cette période :
🔘 Ésaïe 49.10 : « Ils n'auront pas faim et ils n'auront pas soif ; Le mirage et le soleil ne les feront point souffrir ; Car celui qui a pitié d'eux sera leur guide, et il les conduira vers des sources d'eaux ».
remarque 2 : il est dit sur les témoins qu'ils ont la puissance pour changer les eaux en sang, donc pour qu'elles apportent la mort. Cela représentait ce qu'ils ont fait pendant les trois premiers anges. La suite de la puissance des témoins est qu'ils peuvent « frapper la terre de toute espèce de plaie » (Apocalypse 11.6). C'est ce qui arrive ici. Le texte de la coupe nous précise que c'est Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais c'est par la bouche des témoins qu'ils se propagent.
remarque 3 : le texte de la coupe nous dit : « il lui fut donné (au soleil) de brûler les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par une grande chaleur », le début et la fin semblent contradictoires, et, une fois de plus, ça n'est pas le cas. En réalité, ça nous parle de l'accroissement de la chaleur du soleil (et donc du feu) et de la conséquence sur les hommes (la chaleur).
remarque 4 : les trois premières trompettes semblaient décrire une éruption volcanique, la quatrième met en avant ses conséquences. Si un nuage de cendres recouvrait la terre, ce serait exactement ce qui se passerait, tout perdrait de sa clarté, le jour comme la nuit, et tous les luminaires qui sont dans le ciel.
Avec le quatrième ange on arrive à quelque chose de réellement particulier qui concerne l'importance de la chronologie.
L'ange de la première moisson ne fait rien. Aussi fou que cela puisse paraître, c'est un signe fort.
Jésus aurait parfaitement pu montrer à Jean une série de 7 anges (trompette), puis une série de 5 anges (proclamation/moisson) et à nouveau une série de 7 anges (coupes). Mais si nous avons la description de trois séries de 7 anges, c'est bien parce qu'il n'y en a que 7 en tout. Il nous montre à chaque description les sept mêmes anges, même lorsqu'ils sont dans l'attente. C'est pour cela qu'on nous cite un ange qui ne fait rien. Il aurait été simplement possible de ne pas le citer, voir de ne pas l'envoyer et de laisser le cinquième se charger de ce qu'il aura à faire au moment où il aura à le faire.
Cette particularité arrive à deux reprises. Le quatrième ange verse sa coupe et sonne de la trompette, mais il ne moissonne que lorsque le cinquième ange de la moisson arrivera, pas avant. Il en sera de même avec le sixième ange, qui attendra la venue du septième pour agir. Quant aux cinquième et septième anges de la moisson, ils ne servent qu'à dire à l'ange qui les précède que le moment d'agir est arrivé.
Pourtant, c'est parfaitement cohérent lorsqu'on regarde les quatrième et cinquième ange comme un tout. C'est la première moisson. Le quatrième ange vient pour moissonner, mais il y a encore des choses à faire avant de lancer sa faucille. Il verse donc sa coupe, sonne de la trompette et laisse le cinquième ange venir faire de même. Le cinquième, une fois qu'il a terminé ce qu'il avait à faire, prévient le quatrième qu'il a fini, et alors seulement, le quatrième procède à la moisson. Avant de quitter les alpages, le berger rassemble le troupeau.
a) Chronologie interne au quatrième ange.
Les anges quatre et cinq sont très liés, et leur lien va au-delà de ce que l'on imagine.
Avec le quatrième ange, Dieu agit directement sur le soleil. Il est dit dans les trompettes, que le soleil perdra un tiers de sa clarté, et dans la coupe, que les hommes furent brûlés par une grande chaleur.
Cela commence avec les deux témoins qui déclenchent les plaies, comme annoncé dans leur ministère. N'oublions pas que l'une de leurs prérogatives est de fermer le ciel afin qu'il ne pleuve pas. Donc de créer une sécheresse. Cela dure un certains temps, suffisant au moins pour que les hommes comprennent que cela vient de Dieu. Les nouvelles sur les paroles des deux témoins feront rapidement le tour de la terre avec les réseaux sociaux. Ils auront probablement fait l'objet de moqueries diverses et appuyées, jusqu'à ce que tout ce qu'ils ont annoncé commence. Il faut cependant comprendre que les hommes auront suffisamment conscience de l'existence de Dieu pour le maudire, mais n'abandonneront pas assez leurs aspirations charnelles pour lui appartenir.
Les hommes tenteront alors de diminuer l'impact de la plaie qui est sur eux, ils mettront en marche les plans de couverture de l'espace aérien pour contrôler la charge de chaleur du soleil (dénoncés depuis des décennies par de nombreuses sources, niés par la quasi-totalité des journalistes, et finalement annoncés officiellement par la fondation Gates récemment).
Notons, et c'est particulièrement important, que parallèlement au fait que l'ange ne fait rien d'autre que d'attendre, ce qui est déjà pas si mal, nous avons pour la première fois le fait que les hommes comprennent que le malheur vient de Dieu et qu'ils ne se repentent pas. C'est ici la raison de l'inactivité de l'ange. Il patiente tant qu'ils ont la possibilité de se repentir, parce qu'il va moissonner et Dieu dans sa grande bonté ne veut oublier personne.
b) Pour résumer cet ange, on peut dire :
- obscurcissement d'un tiers de tout (soleil, lune, étoiles),
- le soleil brûle les hommes par le feu,
- les hommes sont brûlés par une grande chaleur,
- les hommes blasphèment Dieu et ne se repentent pas.
C'est la première fois qu'on a la certitude que les hommes savent ce qui leur arrive. Ils ont conscience que cela vient de Dieu, mais ne se repentent pas. C'est pour cela qu'on sait que contrairement aux trois premiers anges, qui se faisaient loin des regards, le quatrième ange se réalisera publiquement. La terre va commencer à haïr les deux témoins.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 062 - L'aigle
L'aigle est le symbole de la prophétie, c'est un animal, à l'œil perçant, qui voit de haut, et qui sait à l'avance ce qui vient. Ici, il nous prévient que ce qui arrive est pire que ce qui est passé.
🔘 Apocalypse 8.13 : « Je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d'une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner ! ».
L'aigle fait la séparation entre les quatre premières trompettes qui touchent la nature, et les trois suivantes qui vont toucher l'homme. C'est pour cela qu'il nous dit « malheur aux habitants de la terre ». La triple répétition du mot « malheur » et là pour chaque malheur qui arrive. Le verset 8.11 pourrait faire croire que la troisième trompette visait déjà les hommes, mais il n'en est rien. La troisième trompette visait les eaux, et les hommes en ont subit les conséquences, mais ils ne sont pas la cible de la trompette.
Il arrive également une fois que le tri de l'étoile absinthe a été fait. On peut y voir le fait que l'identification ayant été faite (sans la marque de Dieu qui arrive dans la foulée), l'Eternel ne retient plus sa main et répand ses jugements avec encore plus de force.
Par ailleurs, il est intéressant de noter que ce ne sont pas les coupes qui sont identifiées comme des malheurs, mais exclusivement les trompettes. La raison en reste obscure à ce jour.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 063 - Les 4 premiers anges retenus
a) La transition.
🔘 Apocalypse 7.2-3 : « Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant ; il cria d'une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu ».
Ce texte nous dépeint un ange portant le sceau de Dieu, de toute évidence accompagné d'autres anges puisqu'il précise : jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau. Il s'adresse à quatre autres anges qui sont les 4 premiers des 7 anges de l'apocalypse.
Les quatre premiers anges répandent le jugement sur la terre, alors que les trois derniers le font sur les hommes, ce qui est la séparation annoncée par l'aigle dont je parlais auparavant (Apocalypse 8.13*). Les trois grands malheurs sont ceux qui touchent directement les hommes. Les 4 premiers anges visent ce qui suit :
- 🔘 Apocalypse 16.2 : « Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre ».
- 🔘 Apocalypse 16.3 : « Le second versa sa coupe dans la mer ».
- 🔘 Apocalypse 16.4 : « Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d'eaux. Et ils devinrent du sang ».
- Le quatrième est plus ambigu parce qu'il représente une transition. On est encore dans le jugement de la terre, mais les hommes en subissent les effets. C'est aussi la période où le tri provoqué par l'étoile absinthe qui est la séparation des vrais et des faux croyants se poursuit.
L'ange dont on nous parle dans le passage précité (celui qui a le sceau de Dieu) se situe donc pendant la période du cinquième des sept anges de l'apocalypse, parce qu'il s'adresse à ceux qui ont pour charge de faire du mal à la terre (pour lui redemander le sang des saints et des prophètes), donc les quatre qui l'ont précédé, mais que ce jugement commence à avoir un lourd impact sur les hommes. En outre, la raison de sa demande et de pouvoir marquer les serviteurs de Dieu, donc cela implique que le tri est fini, et ce tri est l'action principale qui se déroule pendant le troisième et quatrième ange. Il commence à la fin de la troisième trompette et se termine avant la cinquième, ce qu'atteste la déclaration de l'ange.
C'est la fameuse période de transition dont je parlais.
Cette déclaration de l'ange adressée au 4 premiers anges atteste également que chaque ange qui nous est détaillé est l'annonce d'un commencement et non d'une fin. Si chaque ange qui débutait était également d'office la clôture de celui qui le précédait, il n'aurait aucune raison de dire aux trois premiers de cesser et se contenterait de l'indiquer au quatrième.
Donc pendant le marquage des enfants de Dieu, qui se situe tout au début du cinquième ange, les anges 1 à 4 sont inactifs. Ça ne signifie pas qu'il ne se passe rien, mais que les anges ne font plus rien. Les hommes n'ont jamais eu besoin de personne pour créer des problèmes tout seuls.
(* Apocalypse 8.13 : « Je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d'une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner ! »)
b) La marque et le sceau.
Il faut différencier deux choses qu'on pourrait aisément confondre. Lorsque il est dit « jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu », il faut différencier ce dont on nous parle dans ce verset et le fait que tout enfant de Dieu est d'un « sacerdoce royal » (1 Pierre 2.9). Il est donc à la fois roi et sacrificateur. Comme n'importe quel sacrificateur, chaque enfant de Dieu est déjà marqué. Il porte spirituellement le diadème de sainteté sur le front.
L'ange dont on nous parle ici, marque du sceau de Dieu. De par l'emphase qui a été porté sur la marque de la bête, on a tendance à avoir notre attention attirée par ce mot plutôt que sur le sceau en lui-même. Parce que c'est justement ce mot qui est important. Ce que l'ange va appliquer, c'est un sceau. C'est bien plus qu'une marque. Ça nous parle d'une marque indélébile. Elle est la conséquence du passage de l'épreuve de l'absinthe. A l'instant du marquage pendant le cinquième ange, ce qui se passe c'est l'établissement définitif de ceux qui vont participer à l'enlèvement.
La marque que tout croyant a et qui est le pendant spirituel du diadème de sainteté peut être retirée, Dieu envoie un ange sceller l'appartenance de ses enfants à son royaume, juste avant l'enlèvement. Ça atteste de la personne qui est scellée durant la période de cinq mois pendant laquelle la grâce ne se trouvera plus (j'en parle un peu plus tard).
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 064 - Les 144 000
Satan a essayé de faire ce que Jésus allait faire avant lui, ne comprenant pas qu'il faisait en réalité exactement ce que Jésus voulait. La marque de la bête était une première étape de séparation pour que Jésus réunisse sa promise. Maintenant, le moment est venu de marquer le front des serviteurs de Dieu. Satan a deux marques, une sur le front, qui symbolise ceux qui l'adorent dans leur pensée, ce sont les adorateurs de la première bête, et une sur la main qui symbolise ceux qui montrent leur soumission et donc leur adoration, part leurs actes.
Si dans l'ancienne alliance, qui est ce que satan singe, les sacrificateurs avaient un signe sur le front et sur leur main, il n'en va plus de même dans la nouvelle. Désormais, les œuvres ne sauvant pas, seule une appartenance dans les pensées a de la valeur. C'est la raison pour laquelle les serviteurs de Dieu ne reçoivent qu'une marque sur le front, et pas sur la main.
J'ai déjà parlé plus tôt de cette marque que reçoivent les serviteurs de Dieu. L'élément que je n'avais pas encore mis en avant tient dans ceux qui sont désignés comme étant ces fameux serviteurs.
🔘 Apocalypse 7.4-8 : « Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël : 5 de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau ; de la tribu de Ruben, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; 6 de la tribu d'Aser, douze mille ; de la tribu de Nephthali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ; 7 de la tribu de Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d'Issacar, douze mille ; 8 de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau ».
Les 144 000 font couler beaucoup d'encre, et je détaillerai ce qu'ils sont dans un enseignement à part, ici nous allons nous concentrer sur la partie qui concerne la fin des temps.
a) Le moment des 144 000.
Faisant suite à l'ordre de ne plus faire de mal à la terre, à la mer et aux arbres dans le but de pouvoir marquer les serviteurs de Dieu, leur "identité" est donc donnée. Il s'agit des 144 000.
Si on prend les textes non pas dans le but de regarder de qui ils parlent, mais dans celui de savoir ce qui se passe, on en arrive à cette évidence. Un ange, qui ne fait pas partie des 7 anges porteurs de trompettes et de coupes, vient sur le devant de la scène et interpelle les 4 premiers. Ces quatre sont déjà en action, le texte nous disant d'eux qu'ils « retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre ». Cet ange précise alors aux quatre premiers qu'ils doivent arrêter de faire du mal à la terre, à la mer et aux arbres, et ce jusqu'à ce que lui et les anges qui l'accompagnent aient terminé de marquer les serviteurs de Dieu, qui se trouvent être les 144 000.
Lorsqu'on lit ensuite les détails de la cinquième trompette, on trouve ce verset :
🔘 Apocalypse 9.4 : « Il leur fut dit (aux sauterelles) de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front ».
L'ordre a donc été transmis et les quatre premiers anges ne touchent plus la nature. La déclaration d'Apocalypse 9.4 nous montrant que lors des sauterelles de la 5° trompette, les serviteurs de Dieu ont déjà été marqués. Cela signifie que l'ange qui en a reçu la tâche, ayant parlé aux 4 premiers anges déjà en fonction, a terminé son œuvre de marquage au moment des sauterelles du cinquième ange.
b) Vivants simultanément.
Ce texte semble montrer que les 144 000 vivent simultanément au moment du 5° ange, il y a cependant un certain nombre d'impossibilités mathématique intéressantes à relever
b.1) Une première vision de l'impossibilité mathématique.
Ce ne sont pas les âmes de ceux qui sont morts auparavant. Les quatre premiers anges doivent cesser de faire du mal à la terre dans l'attente que les anges marquent les serviteurs de Dieu. C'est un signe supplémentaire que la lecture de ce qu'ils sont ne peut pas se faire littéralement. La population d'Israël s'élevait en 2015 à 9 millions d'habitants, et en 2021, on estime à environ 180 000 le nombre de chrétiens, une partie n'étant pas Israélienne mais arabe. Sachant que sur ces 180 000, même en incluant les non-juifs, la moitié sont des femmes, alors que les 144 000, en lecture littérale, sont des hommes ; sachant également qu'un nombre non définit est représenté par des enfants, alors que les 144 000 sont vierges ; cela ne nous laisse pas suffisamment de personnes pour pouvoir correspondre aux 144 000. En fait, on se retrouve extrêmement loin du compte même sans prendre en considération le fait qu'ils soient serviteurs de Dieu.
b.2) Une deuxième vision de l'impossibilité mathématique.
En allant encore plus loin, et en ne prenant pas du tout en compte le fait qu'ils soient censés appartenir à Dieu et suivre Jésus.
En prenant les chiffres de la banque mondiale pour l'année 2015, la population israélienne était de 9 millions d'habitants, dont 3 millions ayant moins de 19 ans. Ca ne laisse que 6 millions d'habitants, la moitié d'entre eux étant des femmes, ce qui fait descendre le chiffre à 3 millions de personnes. Si on prend en compte que les 3 millions d'enfants ont des parents et que le taux de fécondité en 2021 était de 3 enfants par femme, cela sous-entend que ces trois millions d'enfants sont issus d'1 million de pères différents qu'il faut également retirer des 3 millions restant. Nous avons donc dans le meilleur des cas 2 000 000 de mâles Israéliens pouvant correspondre au moins à la clause de virginité. Ce qui évidemment est déjà une vision idéalisée puisqu'elle ne prend pas en compte les aléas relationnels de notre civilisation. 144 000 personnes dans ce cadre représenterait 7.2% de ces 2 000 000 d'hommes alors que les convertis représentent 2% de la population.
b.3) Une troisième vision de l'impossibilité mathématique.
On sait que l'ensemble des chrétiens, juifs et arabes confondus, représentent 2% de la population d'Israël. Cette population comme dit plus tôt, représentait 9 millions d'habitants en 2015. Cela nous fait 180 000 chrétiens. Si on enlève les 144 000, on se retrouve devant un étrange tableau. Cela signifierait que 80% des chrétiens en Israël sont des hommes, vierges, serviteurs de Dieu. Soit 4 serviteurs pour chaque chrétien qui ne le serait pas.
Il apparaît clairement que les 144 000 ne sont pas à prendre de manière littérale.
c) La proximité avec l'agneau.
La deuxième fois où il est fait mention des 144 000 peut prêter à confusion. Surtout lorsqu'on en est à faire une lecture chronologique, imaginant que chaque scène succède à la précédente. Le texte qui suit précède la description des 7 anges faisant soit des proclamations soit procédant aux deux moissons.
Apocalypse 14.1-5 : « Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. 2 Et j'entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d'un grand tonnerre; et la voix que j'entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes. 3 Ils chantaient un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n'est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre. 4 Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l'agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d'entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l'agneau ; 5 et dans leur bouche il ne s'est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles ».
Dans la lecture qui est faite de ce passage, on confond souvent le fait que le premier verset nous dise que les 144 000 sont avec Jésus sur la montagne de Sion avec le fait que cela parle de son retour, donc de l'après Armageddon, lorsque le Seigneur vient poser son pied sur le mont des Oliviers. C'est oublier qu'en réalité, dans une lecture systématique, donc versets après versets, il ne s'est presque rien passé, et ce qui s'est déjà passé aurait dû être remarqué. Seules les trompettes ont été nommées à cet instant, et elles incluent la mort d'un tiers des habitants de la terre. Par contre, ce qui n'a pas encore été écrit à ce moment-là du livre de l'Apocalypse, ce sont, entre autres, les trois proclamations, les deux moissons, celle des justes et celle des méchants, ainsi que les coupes qui ne sont précisées qu'au chapitre 16. Or Armageddon, se trouve justement durant la septième coupe, et c'est le moment où Jésus vient poser son pied sur le mont des Oliviers.
Ca nous montre que les cinq premiers versets du chapitre 14 ne nous parlent pas de quelque chose d'humainement réel, mais uniquement de quelque chose de spirituel. Ce passage ne décrit pas une réalité concrète, mais une réalité abstraite. Jean voit la représentation spirituelle de quelque chose. Tout comme nous le fait également comprendre le fait qu'il voit les 144 000. Personne ne peut dire, en voyant une foule, de combien de personnes elle est exactement constituée. Si Jean dit qu'ils sont 144 000, précisant qu'ils sont 12 000 de chaque tribu, c'est parce qu'il en a reçu la révélation, ce qui atteste que le nombre en lui-même a de l'importance au-delà de la quantité qu'il semble désigner.
L'élément le plus important de ces cinq versets se trouve dans l'affirmation concernant la proximité de ces personnes avec l'agneau (« ils suivent l'agneau partout où il va). Ce verset est en réalité le signe même que les 144 000 sont sur terre. N'oublions pas que jusqu'à la fin du monde, Jésus est avec nous (Matthieu 28.20 : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde »). Ces personnes vont où l'agneau leur dit d'aller et ils s'y rendent ensemble. Ca ne fait que nous décrire ce que n'importe quel enfant de Dieu devrait faire, suivre l'agneau partout où il va.
d) Explication à venir.
Bien que je le détaillerai dans le point 067 - l'identité des 144 000, il convient de comprendre de suite que les 144 000 représentent l'intégralité des croyants.
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remarque 1 : dans la coupe, les hommes se mordent la langue de douleur, sans précision de quels hommes. Cependant, le verset suivant nous annonce que ceux dont il s'agit ne se repentent pas pour autant. Ce sont donc des personnes qui ont besoin de repentance, ce que nous sommes censés avoir déjà fait. Il s'ensuit que nous ne sommes à nouveau pas concernés.
🔘 Ésaïe 6.10 : « Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guéri ».
C'est la deuxième fois que les hommes savent d'où vient leur malheur et qu'ils choisissent de blasphémer Dieu et de ne pas se repentir.
remarque 2 : le texte de la trompette est suivi, dans le verset 4 par les destinataires du fléau, les cibles des sauterelles. Le verset est le suivant : « Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front » (Apocalypse 9.4). Une fois encore, on constate que les enfants de Dieu ne sont pas concernés.
Cet ange est particulier et, comme je le disais juste avant, marche avec le quatrième.
Le quatrième ne frappait pas la terre directement, mais le soleil, et la terre en subissait les conséquences. Une fois de plus on constate que la coupe et la trompette marchent ensemble. Elles parlent de la même chose.
Cet ange va marquer la première moisson, mais on y retrouve également une remise en avant de ce qui est arrivé auparavant, afin de nous permettre de mieux réaliser que plus le temps avance, plus la quantité de choses arrivant simultanément augmente. Comme je le disais auparavant, lorsqu'on nous précise un évènement, on nous en donne le commencement, mais il se poursuit généralement dans les anges suivants, ce qu'on va constater autant dans la coupe que dans la trompette.
a) La coupe.
La coupe est versée « sur le trône de la bête », et il s'ensuit que son royaume est « couvert de ténèbres ». C'est une façon imagée de dire que la cinquième coupe est versée sur la terre. Le royaume de Dieu est au ciel (Psaumes 115.3 : « Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu'il veut »), celui de satan est sur terre .
C'est ici que nous trouvons le premier des rappels. Il nous est fait mention d'un ulcère, qui se trouve être l'ulcère qui est apparu lors de la première coupe et qui nous était précisé en ces termes : « Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image » (Apocalypse 16.2).
Une autre chose est à noter. L'ulcère de la première coupe est décrit comme « malin et douloureux », cela désigne donc deux caractéristiques d'une seule chose, qui est insécable. L'ulcère en question n'est pas que « malin » ou que « douloureux », il porte nécessairement ces deux caractéristiques. « Malin » représente sa gravité, « douloureux » sa pénibilité.
En comprenant cela, on peut faire une lecture spéciale du verset 10, ce verset nous disant : « Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres ; et les hommes se mordaient la langue de douleur » (Apocalypse 16.10). Il est fait ici mention de la douleur que ressentent ceux qui habitent le royaume de la bête, mais on ne nous fait pas encore mention de l'ulcère de la première coupe, ce ne sera le cas que lors du récapitulatif des raisons pour lesquelles les hommes vont blasphémer Dieu. Cela signifie que la douleur dont on nous parle dans le verset 10 est rattaché à autre chose, et la forme de la phrase donne à penser que la chose en question se trouve avoir un lien avec les ténèbres.
Ça n'est que dans le verset suivant que les hommes vont blasphémer Dieu : « à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères ». Les douleurs indiquées ici ne sont pas liées aux ulcères dont on ne précise pas non plus la malignité, ce sont deux choses différentes. La première coupe a déjà fait mention de ces détails concernant les ulcères, c'est pour cela qu'on ne fait qu'en rappeler l'existence ici. Ce verset sépare donc les douleurs d'un côté, et les ulcères de l'autres.
Les douleurs spécifiques font le lien avec la cinquième trompette.
b) La trompette.
La trompette semble assez probablement parler d'une éruption volcanique. Cependant, la fin de la description parle d'autre chose, mais Jean utilise une transition particulière qui rend cette même transition un peu floue et pousse à croire qu'il décrit toujours la même chose, alors que ça n'est pas réellement le cas.
b.1) Le puits de l'abîme.
Je faisais mention de la résurgence de deux faits qui se sont passés durant les anges précédents, le premier venant d'être traité. Le deuxième se passe durant la cinquième trompette et est la suite directe de la troisième trompette. La troisième parlait de l'étoile Absinthe, et l'étoile dont il est question ici est la même.
Lors de la troisième trompette, le texte nous disait :
🔘 Apocalypse 8.10 : « Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau ; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux ».
Dans la cinquième, le texte nous dit :
🔘 Apocalypse 9.1 : « Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée ».
Ce passage ne nous parle pas d'une étoile qui tombe, mais d'une étoile qui est déjà tombée, or nous venons justement d'en voir une tomber. Ce que je vais vous dire ici n'est pas nécessairement ce qui va se passer, mais c'est un exemple type qui le pourrait. Dans la troisième coupe, les 2 témoins ont rendu les eaux impropres à la consommation. Les hommes ont donc cherché un moyen de contrecarrer ça. Ce qui a donné l'eau changée en absinthe. On peut imaginer qu'avec une eau potable polluée, la décision des hommes a été d'en chercher ailleurs pour trouver des réserves saines en grande profondeur. Le lien avec le verset suivant peut donc être facilement fait.
🔘 Apocalypse 9.2 : « et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise ; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits ».
Bien sûr ça n'est qu'un scénario, mais il est plausible. Quoi qu'il en soit, il y aura quelque chose de ressemblant, au moins dans le principe.
🔘 Apocalypse 9.1-3 : « Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée, et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise ; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre ».
Aussi étrange que cela puisse paraître, la description est à nouveau celle d'une éruption volcanique. De part le fait qu'elle vienne du puits de l'abîme, cela pourrait suggérer qu'il s'agit d'une éruption volcanique sous-marine.
Dans les versets 1 à 3, je crois que les conséquences de l'étoile Absinthe qui tombe du ciel sur la terre provoquera une éruption. La particularité, puisque je parlais d'une éruption volcanique, étant qu'elle déclenchera un volcan en activité comme un super volcan par exemple, ou encore des volcans plus récemment découvert, comme l'ensemble volcanique sous-marin proche de la Sicile, qui pourrait entraîner l'éruption de l'Etna qui est juste à côté et qui est très capricieux ces derniers temps. Notons que cela ferait sept montagnes.
L'instabilité actuelle de certains volcans, voir d'un super volcan, pourrait voir son éruption arriver avec une aide relativement faible. Vu la taille du cratère que cela formerait, cela aurait très clairement l'apparence d'une ouverture vers l'abîme. En chiffres, si l'on regarde le super volcan de Yellowstone, son cratère fait 85 kilomètres sur 45 kilomètres, le cratère issu des anciennes éruptions s'appelle une caldeira et mesure plusieurs centaines de mètres de profondeurs, et le corps magmatique (la réserve de magma) se trouve à seulement 10 kilomètres sous terre, ce qui est très proche en termes géologiques. Une éruption majeure ouvrirait littéralement la terre vers l'abîme. Un trou pouvant faire jusqu'à 10 kilomètres et dont on ne verrait donc pas le fond. Cependant, rassurez-vous, ce volcan entre en éruption en moyenne tous les 600 000 ans ... mais cela fait 640 000 ans qu'il ne l'a pas fait. Sachez également qu'un tremblement de terre de magnitude 4.8 a eu lieu en plein dans le parc du Yellowstone en 2014. En cas d'explosion, il s'ensuivra la production d'une épaisse et abondante fumée, « comme la fumée d'une grande fournaise ». Le soleil et l'air seront obscurcis par cette fumée, et la terre entière perdrait énormément de luminosité pendant des années. La dernière éruption du Yellowstone aurait projeté de la cendre à une altitude de 30 kilomètres. Bien que ce volcan soit terrestre, alors que je parlais d'un volcan sous-marin, je verrais bien un glissement de terrain majeur qui ferait glisser tout cela dans l'océan et qui ferait lien avec « quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer » d'apocalypse 8.2 et qui était un descriptif de la deuxième trompette.
Mais évidemment, ça n'est qu'une hypothèse, tout comme le fait que les hommes puissent déclencher volontairement ce genre de phénomène.
b.2) Les sauterelles.
« De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre ». Ce passage pourrait faire douter, mais dans ma compréhension, il y a une cohérence forte (j'y viens).
On imagine difficilement que Jean nous prévienne ici de quelque chose de bénin. Si on regarde les effets d'une piqûre de scorpion, on apprend que cela provoque premièrement de très grosses douleurs, puis des troubles respiratoires, musculaires et cardiaques, avec enfin une cyanose de la peau. Ce qui est ni plus ni moins ce qui se passera en cas d'éruption volcanique si vous êtes dans la zone de retombée des cendres. La cendre d'un volcan est si fine que vous ne pouvez pas vous en protéger, vous la respirez et elle s'amalgame dans les poumons pour y durcir, un peu comme du béton. Cela crée des troubles respiratoires sévères, et donc musculaires et cardiaques par extension, par manque d'oxygène. Le sang n'étant plus correctement oxygéné, cela crée une hypoxémie puis une hypoxie, en d'autres termes, cela cause une cyanose de la peau.
Très ressemblant avec l'image des sauterelles qui ont un pouvoir comme les scorpions de la terre. Les cendres provoquent, dans les grandes lignes, les mêmes souffrances. Pourtant, pour cohérente que puisse paraître la comparaison, ma compréhension des sauterelles est toute autre. Les sauterelles reçoivent mandat pour tourmenter les hommes, et ça nous est dit en ces termes : « mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front ». C'est là où il faut distinguer les sauterelles et la fumée qui sort de la terre. Parce que si on peut sans problème imaginer une éruption pour la fumée, par contre, les sauterelles ne touchant que sélectivement les hommes et ne touchant pas du tout la nature, ne peuvent dès lors pas représenter la fumée ou ses suites.
Regardons alors la description des sauterelles :
🔘 Apocalypse 9.7-10 : « Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat ; il y avait sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l'or, et leurs visages étaient comme des visages d'hommes. Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat. Elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et c'est dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois ».
Avec ces versets, on plonge encore plus dans le mystère. Ici, on nous donne la ressemblance de ces « sauterelles », et elle est vraiment étonnante :
ressemblent à des chevaux préparés pour le combat ;
comme des couronnes semblables à de l'or sur leurs têtes ;
leurs visages sont comme des visages d'hommes ;
leurs cheveux sont comme des cheveux de femmes ;
leurs dents sont comme des dents de lions ;
elles ont des cuirasses comme des cuirasses de fer ;
le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat ;
elles ont des queues semblables à des scorpions et des aiguillons.
Quelque chose de particulier ressort de cette description.
Si vous demandiez à quelqu'un de faire un portrait robot, la première chose qui en ressortirait, c'est que la personne qui fait la description ne sait pas du tout ce qu'elle a vu. C'est exactement le cas ici. Quand quelque chose est « comme », cela signifie simplement que cela y ressemble, mais que ça ne l'est pas. Par exemple, quand Jean nous décrit les quatre êtres vivants/animaux dans Apocalypse 4.8, il nous dit qu'ils « sont remplis d'yeux tout autour et au dedans ». Il ne nous dit pas qu'ils ont COMME des yeux tout autour. N'oublions pas que c'est la même personne qui fait les deux descriptions et dans le même livre.
Ici, s'il se contente de faire des comparaisons, c'est probablement parce qu'il parle d'autre chose, qui est moins évident qu'une simple description, sinon Jean aurait dit qu'elles ont un visage d'homme, des cheveux de femmes, des dents de lions et ainsi de suite.
Bien que cela paraisse évident, précisons qu'à priori, cela ne correspond à aucune espèce existante.
b.3) Les sauterelles et la fumée.
Le texte nous parle d'un nuage noir duquel sortiront les sauterelles. Pour le nuage, je continue de penser qu'il s'agira de la fumée d'un volcan. Pour les sauterelles par contre, elles ne sont pas directement liées au volcan.
Tout part des deux témoins, ils viennent, pendant ce même ange, de commencer ce que la Parole de Dieu appelle « les malheurs ». La réaction des hommes provoquera la catastrophe de la trompette. Quelle que soit la manière dont ils s'y prendront, cela aura un rapport avec l'étoile Absinthe de la troisième trompette. Ils décideront alors de faire croire que ce qui vient d'arriver est la suite des catastrophes provoquées par les deux témoins. C'est la même méthode que la première bête avait utilisée, d'abord détruire le christianisme, pour isoler les croyants, et ensuite seulement attaquer les croyants. Dans le cas présent, la bête décide de faire la guerre aux deux témoins, mais dans l'immédiat, elle n'est pas autorisée à toucher à leur vie parce que leur témoignage n'est pas accompli, un peu à la manière de Job. Dans un premier temps, Satan touche à ce que Job possède (Job 1.11 : « Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face »), mais les témoins ici ne possèdent qu'une chose, leur probité, alors c'est ce que Satan va essayer de toucher par le moyen qu'il maitrise le mieux, le mensonge. Par le mensonge, la bête va finir de retourner la terre entière contre eux. Si les sauterelles sortent de la fumée du puits, c'est uniquement pour montrer que ce qui provoque la fumée servira de prétexte pour l'envoi des sauterelles. Donc les hommes provoqueront ce qui causera la fumée, mais ceux qui en sont informés rejetteront la responsabilité sur les témoins.
Les sauterelles représentent simplement le déchaînement de la puissance de la bête qui, à l'instar de Jésus, utilise la parole de la deuxième bête (le faux-prophète) pour établir son royaume. Le chef des sauterelles est Abaddon, le roi de l'abîme, qui est la première bête, et également le premier cavalier.
🔘 Apocalypse 9.11 : « Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon ».
Ce qui justifie que ces sauterelles, qui sont sous ses ordres, ont l'apparence de chevaux qui partent au combat. Cela justifie également les couronnes, puisqu'Abaddon a reçu la victoire. Les queues représentent le mensonge. Selon Ésaïe, « le prophète qui enseigne le mensonge, c'est la queue » (Esaïe 9.15), donc des mensonges qui leur permettraient de se répandre et de faire du mal aux habitants de la terre, mais qui ne touchent ni la nature ni les enfants de Dieu, que le mensonge ne peut atteindre. L'apparence métallique se rapproche fortement de la description qui est faite des cavaliers lorsqu'ils entrent en action. Reste le visage comme celui d'un homme et les cheveux comme ceux d'une femme. La théorie du genre, totalement démoniaque, est une piste intéressante. D'autant que les lois du Naziréat stipulent clairement que l'homme ne doit pas se couper les cheveux, et Jean a vécu aux côtés de Jésus pendant trois ans. Il ne parle donc pas de cheveux longs, mais bien de cheveux de femme.
Ces sauterelles sortant de la fumée représentent dès lors le déchaînement des sbires (médias et autres moyens de communications) du dragon suite à l'intensification du ministère des témoins qui vient juste de devenir publique lors du quatrième ange.
b.4) L'impossibilité de mourir.
Une dernière explication concerne l'une des affirmations les plus étranges de la Parole de Dieu.
🔘 Apocalypse 9.4-6 : « Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux ».
J'ai toujours trouvé ce passage étrange. Je sais que Dieu fait des choses qui paraissent folles, mais quand elles ne sont pas cohérentes avec sa façon de faire et d'être, c'est généralement qu'on n'a pas compris ce qui se passe. Dans la Parole de Dieu, certaines choses sont imagées, d'autres ne le sont pas. Dieu étant Dieu, il est parfois un peu difficile de comprendre lesquelles sont de chaque type.
Dans le passage cité, les hommes désireront mourir et ne le pourront pas. Quand je ne comprends pas quelque chose dans la Parole, je considère que c'est simplement une vérité à laquelle je n'ai pas encore accès. C'était le cas ici. Je me disais simplement qu'effectivement les hommes ne pourront pas mourir, sans chercher à mettre de logique dedans. Finalement, j'ai reçu l'explication de cette étrangeté. Cela arrive en même temps que l'ange envoyé par Dieu marque le front des serviteurs de Dieu. En fait cela fait cas d'une période de 5 mois (qui peut être une image) pendant laquelle les hommes ne pourront plus se convertir. C'est de cela que Jésus nous parlait lorsque, s'adressant à ses disciples il disait : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés » (Marc 4.11-12). C'est un moment qui précède l'enlèvement des croyants, et Jésus, dans Marc, nous a clairement expliqué pourquoi il arrivera un moment où il ne sera plus possible de se convertir. Simplement parce qu'il est trop tard. Il doit bien y avoir un moment où tout se termine, et pour la conversion, c'est celui-là. Les évènements se feront de plus en plus clairs, tant et si bien que nombreux sont ceux qui finiront, forcés, par comprendre que Dieu est Dieu, mais Dieu se trouve par la foi, pas par la force. Ils voudront mourir à eux-mêmes, mais ils ne le pourront plus. J'expliquerai plus en détails ce qui concerne la fin de l'accès à la grâce après le point sur le cinquième ange. Rappelons que lorsqu'il nous est dit dans le livre du prophète Esaïe : « Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve » (Esaïe 55.6) cela signifie implicitement qu'il viendra un temps où il ne se trouvera plus.
c) L'ange qui moissonne.
Tout comme les trois premiers anges ne faisaient concrètement qu'une seule chose, répartie entre eux, les quatrième et cinquième anges font de même. Le quatrième a initié la dernière sélection avant la première moisson, mais il ne peut pas procéder à cette même moisson tant que les serviteurs de Dieu ne sont pas marqués. C'est pour cela qu'il reste dans l'attente.
Arrive l'ange 5 qui, à son tour, verse sa coupe et sonne de la trompette. Simultanément, il dit à l'ange 4 qu'il est temps de moissonner. L'ange 4 moissonne alors, ce qui correspond à l'enlèvement. La moisson de l'ivraie aura lieu à l'ange 7. Tout cela pour dire que la moisson de l'ange 4 se passe après que l'ange 5 ait fait ce qu'il avait à faire. Les hommes ont eu une dernière chance de se repentir et ne l'ont pas saisie.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 066 - La première moisson
a) La première moisson.
Toute la finalité des quatrième et cinquième anges a mené à ce moment qui est la première moisson, celle des enfants de Dieu. Le tri s'est terminé, et les enfants de Dieu ont reçu une marque sur le front. Cette fois-ci Jésus peut revenir chercher sa promise.
🔘 Apocalypse 14.15-16 : « Et un autre ange sortit du temple, criant d'une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Lance ta faucille, et moissonne ; car l'heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre. Et celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée ».
Lorsque le cinquième ange a terminé son œuvre, il dit au quatrième, qui était en attente, de procéder à la moisson. Il s'agit de la première moisson, elle ne concerne que les enfants de Dieu, le jugement commençant par sa maison (1 Pierre 4.17).
🔘 Matthieu 3.12 : « Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point ».
Les deux témoins quant à eux arrivent à la fin de leur témoignage, ils vont passer à la phase suivante de leur ministère.
b) Chronologie interne au 5° ange.
Plus on avance dans les sept anges de l'Apocalypse, plus il se passe de choses. Pour le cinquième ange, cela peut paraître confus, alors qu'en regardant les évènements sans leurs explications, mais uniquement dans leur chronologie, les choses deviennent bien plus claires. En voici une tentative :
Les deux témoins ont fini d'agir dans l'ombre et se sont fait connaître. Comme l'a annoncé l'aigle, on passe dans une nouvelle dimension dans la violence des jugements. Les témoins (dans la coupe), prononcent des jugements terribles, et extrêmement douloureux. Tout le monde sait d'où cela vient. La bête se voit obligée d'agir avec plus de force. Il est nécessaire de les faire taire, et de la même manière qu'elle a commencé par le christianisme, avant de s'en prendre aux croyants, elle va utiliser cette situation pour calomnier, et répandre toute sorte de mensonges à leur sujet. L'attaque est frontale. La bête fait la guerre aux témoins en attaquant en premier lieu la vérité afin d'effacer tout soutient qu'ils pourraient avoir, pour finalement s'en prendre directement à eux et les tuer.
Pendant cet ange, les quatre premiers anges sont stoppés et interdits d'agir tant que l'ange de Dieu n'a pas fini de marquer les serviteurs de Dieu de son sceau.
