- Temple de Dieu et arche de l'alliance -
Introduction (retour à l'INDEX)
On nous a tellement assené certaines notions qu'elles sont devenues des évidences qu'on n'éprouve jamais. Le fait que nous soyons le temple du saint esprit en est une. Dans son essence, cette affirmation ne repose que sur les textes attribués à Paul, et rien ne l'atteste dans la Parole de Dieu, bien au contraire. Malheureusement, comme souvent, les croyants prennent des notions introduites par Paul et détournent ensuite la Parole de Dieu pour tenter de les confirmer. Aussi triste que cela puisse paraître, ça signifie ni plus ni moins qu'ils choisissent de comprendre la Parole à la lumière de ce que dit ce personnage.
Ainsi, lorsque Paul leur dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? 20 Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:19-20), évidemment ils le prennent pour argent comptant, mais soudainement ils se mettent à comprendre le reste de la Parole de Dieu spécifiquement dans le but d'avaliser ce qu'ils ont lu chez Paul.
Des lors, le fait que le corps de Jésus soit le temple de Dieu devient une confirmation pour eux. Ils se réfugient dans le fait que le Saint-Esprit soit Dieu pour relier les deux affirmations et ils en finissent par se voiler la véritable compréhension de ce que nous transmettait Jean.
Alors qu'en est-il de ce que nous disait Jean ?
a) Le temple de son corps. (retour à l'INDEX)
🔘 Jean 2.19 : « Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. 20 Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! 21 Mais il parlait du temple de son corps. 22 C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite ».
Sans chercher à expliquer tout ce qui concerne ce passage, il faut bien réaliser de quoi Jésus parlait réellement.
Il nous est clairement dit que ses disciples vont comprendre de quoi il parlait à sa résurrection. Or cela ne parle pas de ce qu'ils auraient compris le fait que nous serions le temple du Saint Esprit parce qu'ils n'ont pas eu leur compréhension après avoir reçu le Saint Esprit, mais après que Jésus ait été resuscité, donc avant de recevoir eux-mêmes le Saint Esprit.
Ils ont donc bel et bien compris que le corps de Jésus était le temple de Dieu.
Cette compréhension est-elle cohérente avec le reste de la Parole ?
b) Le livre de l'Apocalypse. (retour à l'INDEX)
Cette affirmation prétendant que nous serions le temple du Saint Esprit n'est pas seulement absente de la Parole de Dieu, elle est contraire à ce qui nous y est dit. En l'occurrence dans le livre de l'Apocalypse, nous ne sommes pas un temple, nous sommes la nouvelle Jérusalem :
🔘 Apocalypse 21.9-10 : « Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau. 10 Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu ».
Et dans cette nouvelle Jérusalem que nous sommes, la suite du texte nous dit clairement qu'il n'y a pas de temple tel que nous l'entendons et ce, non pas parce que nous serions son temple, mais parce que Jésus l'est :
🔘 Apocalypse 21.22-23 : « Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l'agneau. 23 La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer ; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau ».
Ça confirme donc bien le verset de l'évangile selon Jean tout en infirmant que nous serions le temple du Saint-Esprit.
c) Le Saint Esprit. (retour à l'INDEX)
Le Saint-Esprit est de loin la personne de Dieu la moins comprise. D'autant que le peu qui parait l'avoir été est souvent erroné. Or, lorsque les fondations sont mauvaises, le bâtiment s'écroule rapidement.
On peut comprendre certaines choses le concernant qui sont vraies en dehors de nous, mais le véritable problème pour le connaître, c'est qu'il est le seul à pouvoir expliquer ce qui le concerne, et il ne le peut qu'après le baptême de l'esprit. Parce que comprendre le Saint-Esprit n'est pas inclus dans le message de la repentance, qui est le seul message autorisé pour les inconvertis.
c.1) La notion de baptême.
La notion de baptême est particulière, ne serait-ce que parce que c'est l'une des doctrines fondamentales. La tragédie est qu'aussi fondamentale qu'elle puisse être, elle est incomprise des masses. Il est majoritairement admis à tort qu'il y a deux baptêmes alors qu'il y en a trois, et lorsque la signification du mot en lui-même est connu, ce qui est déjà rare, alors elle est généralement totalement oubliée dès lors qu'on ressort de la notion de baptême d'eau.
Pourtant que la Parole de Dieu nous fasse mention de baptême d'eau, de baptême de l'esprit, ou de baptême de feu, elle utilise toujours le mot [baptizo] :
🔘 Matthieu 3.11 : « Moi, je vous baptise [baptizo] d'eau, pour vous amener à la repentance ; Mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera [baptizo] du Saint Esprit et de feu ».
Utilisant toujours le même mot, sa signification ne change pas. Or, il se trouve que [baptizo] signifie "immerger", donc les trois types de baptêmes nous parlent de trois immersions différentes, mais de trois immersions tout de même. Donc ça n'est pas le Saint Esprit qui vient en nous, mais nous qui nous immergeons en lui.
🔘 Actes 1.7-8 : « Il leur répondit : Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. 8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».
Pour comprendre ce qui se passe exactement il suffit de regarder le baptême d'eau qui en est une version charnelle et donc plus facile à appréhender. Il consiste en une immersion totale dans l'eau dont le baptisé ressort immédiatement. C'est le centre même de la différence avec le baptême du Saint-Esprit. De ce dernier on ne doit jamais quitter l'immersion. Or, que se passerait-il si nous ne ressortions pas de l'eau du baptême ? L'eau nous envahirait et nous nous noierions. Il se trouve que c'est exactement ce qui se passe avec le baptême de l'Esprit. Il vient sur nous et nous nous immergeons en lui. Ne ressortant pas, il prend toute la place et par extension nous finissons obligatoirement par l'avoir également en nous. Ça nous permet de comprendre que bien que nous ayons effectivement l'Esprit en nous, ça ne signifie pas que nous ne l'ayons qu'en nous, et de manière encore plus évidente, ça ne signifie en rien que nous devenions le temple de la seule personne de Dieu qui n'en a jamais eu.
La notion est expliquée dans l'évangile selon Jean en ces termes :
🔘 Jean 14.16-23 : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, 17 l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; Mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. 18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. 19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus ; Mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi. 20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous. 21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; Et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui. 22 Jude (louange), non pas l'Iscariot, lui dit : Seigneur, d'où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde ? 23 Jésus (l'Eternel sauve) lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera ; Nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui ».
Ce passage tourne autour de l'interconnexion de la personne de Dieu et de ses enfants (« ... vous êtes en moi, et que je suis en vous ... »). Il se trouve que le Saint-Esprit n'est autre que l'esprit de Jésus et il suit les mêmes principes, il est en nous, et nous sommes en lui. Notre corps ne peut pas être la frontière de sa présence, rappelons-nous qu'il est Dieu.
c.2) Concrètement.
Il y a des évidences, des choses que nous savons presque tous, mais au sujet desquelles nous ne réfléchissons malheureusement pas assez aux implications.
1️⃣ La pentecôte.
🔘 Actes 2.1-4 : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. 3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. 4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer ».
Ce passage parle bien de ce que les langues se sont posées sur eux, mais rien ne dit que ces langues soient le Saint-Esprit. Par contre ce qu'on nous dit c'est qu'un vent impétueux a rempli « toute la maison ». Or dans sa discussion avec Nicodème, Jésus utilisait bien cette image pour parle de l'Esprit. Donc au moment de la pentecôte les disciples étaient bien immergés dans le Saint-Esprit au moment où ils en ont été remplis.
2️⃣ Le baptême de Jésus.
Trois versions sont présentes dans l'évangile, et elles mettent toutes en avant la même chose.
🔘 Matthieu 3.16 : « Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui ».
🔘 Marc 1.9-11 : « En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. 10 Au moment où il sortait de l'eau, il vit les cieux s'ouvrir, et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. 11 Et une voix fit entendre des cieux ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis toute mon affection ».
🔘 Luc 3.21-22 : « Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit, 22 et le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis toute mon affection ».
L'Esprit est descendu sur lui, pas en lui.
Pourtant on résume souvent ce passage en disant que c'est le moment où Jésus est baptisé du Saint-Esprit. C'est évidemment effectivement le cas, mais il est très clairement fait mention de ce que l'Esprit est descendu SUR lui.
Le remplissage vient d'une immersion qui ne cesse pas. Un peu comme maintenir une bouteille vide et ouverte sous l'eau.
3️⃣ Les disciples de Jésus.
Lorsque Jésus va donner le Saint-Esprit à ses disciples, ce qui se passe dans la version de Jean de l'évangile, le texte nous dit bien qu'après « ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint Esprit » (Jean 20.22).
Une fois de plus, Jésus leur a soufflé dessus (« ... il souffla sur eux ... »)
d) Daniel. (retour à l'INDEX)
Parmi les textes les plus incompris se trouve sans nul doute ces deux versets du livre de Daniel :
🔘 Daniel 11.31-32 : « Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination du dévastateur. 32 Il séduira par des flatteries les traîtres de l'alliance. Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté ».
Ce passage est utilisé généralement pour 'prouver' que le temple de Salomon serait censé être rebattit. La présence d'un sacrifice et la mention d'un sanctuaire sont deux éléments qui poussent à la méprise. Dans la réalité cela parle du corps de Jésus. La première chose à comprendre c'est ce qu'est le sacrifice perpétuel et ensuite de relier cette compréhension à la fin du passage parlant de la fermeté de ceux qui connaissent leur Dieu.
Donc l'évidence partagée par tous est que cela parle d'un temps qui est celui de la fin. Prenant cela en compte, tous les sacrifices de la loi de Moïse ont cessé depuis la destruction du temple en l'an 70. Ce qui fait que même en prenant en compte l'éventualité que cela parle de ces sacrifices, cela empêcherait la perpétualité de l'un d'entre eux. En effet, même si le temple était reconstruit et que les sacrifices reprenaient, il n'y aurait pas perpétualité puisqu'ils auraient cessé pendant 2000 ans. Donc cela ne se rapporte pas à la pratique de la loi juive.
Il reste alors la foi en Jésus comme sacrifice perpétuel. De ce côté il y a également un problème, celui de pouvoir le faire cesser alors que cela ne dépende pas des hommes. Nos actions et nos décisions peuvent nous extraire de ses effets, mais pas le faire cesser. C'est là que la fin du passage a son importance.
🔘 Daniel 11.32 : « Il séduira par des flatteries les traîtres de l'alliance. Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté ».
Nous avons donc une partie de l'alliance qui agira avec fermeté spécifiquement parce qu'elle connait son Dieu. Ce que cela implique est triste. C'est ici l'affirmation qu'une partie du peuple ne connait pas son Dieu. Ça n'est pas une découverte, la Parole le révèle à différents endroits mais c'est toujours triste de constater le nombre de fois où la chose est dite et l'absence de réaction du peuple qui ne cherche pas plus à le connaître.
Ce que nous transmet donc Daniel c'est que quelqu'un ou quelques-uns feront quelque chose qui sera en rapport avec Jésus qui est le sacrifice perpétuel, et ce quelque chose qu'ils feront consiste à le faire cesser. Or nous savons qu'il est impossible aux hommes de le faire cesser. Le verset de Daniel est donc une image dont les contours changent en fonction de la position de l'observateur. Le sacrifice perpétuel va donc cesser alors qu'il ne le peut pas. Donc il va cesser, mais pas dans la réalité, uniquement dans les apparences. Or le sacrifice perpétuel, comme je le disais, n'est autre que Jésus. Pour mieux comprendre ce que je dis ici, il faut avoir la connaissance du point concernant l'identité de l'antéchrist dans l'enseignement sur la fin des temps (LIEN). Si on prend en compte ce que dit ce point, c'est-à-dire l'éventualité quasi certaine que l'antéchrist ait pour corps un clone de Jésus, ce qui colle avec l'intégralité des annonces qui sont faites concernant ce qu'en dit Daniel, alors le passage que je citais devient très clair.
L'explication de : « Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse, elles feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination du dévastateur. 32 Il séduira par des flatteries les traîtres de l'alliance. Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté » (Daniel 11.31-32), devient donc :
« elles profaneront le sanctuaire, la forteresse ».
Elles profanent le corps de Jésus, qui est le refuge et la forteresse (Psaumes 91.2) de ceux qui croient en lui.
« elles feront cesser le sacrifice perpétuel ».
On comprend alors plus facilement ce que signifie cette cessation. En redonnant vit à ce qui avait été le corps de Jésus elles tenteront d'abolir sa résurrection, étant toujours vivant physiquement cela annulerait, dans leur conception, la divinité de Jésus et leur donnerait un argument de poids face à tous ceux qui sont mal affermis.
« et dresseront l'abomination du dévastateur ».
Ayant redonné vie à son corps, ils pourront alors en changer les pensées, puisque les hommes peuvent agir sur la chair, mais pas sur l'âme, qui appartient à Dieu. Ça n'est que le corps de Jésus, donc le temple de Dieu selon ses Paroles, qui sera ramené à la vie. N'oublions pas que le livre de l'Apocalypse nous dit clairement que ce sont les hommes qui donnent une forme à l'image de la bête (« disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête » : Apocalypse 13.14). Donc ce sont les « ils » qui dresseront l'abomination du dévastateur.
« Il séduira par des flatteries les traîtres de l'alliance ».
Et là on passe du pluriel à « il » au singulier. Les hommes ont créé la forme de l'antéchrist, le clone de Jésus, la bête l'a animé, selon le texte du livre de l'apocalypse « il lui fut donné d'animer (donner le souffle à) l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât » (Apocalypse 13.15). C'est ce « il » qui vient d'être créé qui « séduira par des flatteries les traîtres de l'alliance ». Mieux comprendre les « traitres de l'alliance » passe par sa comparaison avec la suite de ce qui est dit, mais simplement comprendre le terme remet déjà la compréhension sur les bons rails. La traitrise dont il est question ici est exprimée par le mot [rasha] et pour le résumer le plus simplement possible, ce mot parle de culpabilité. Daniel nous parle donc des coupables de l'alliance, de ceux qui y désobéissent. Dans Daniel 9.15 le prophète utilise le même mot pour parler de l'iniquité de son peuple (Daniel 9.15 : « ... nous avons péché, nous avons commis l'iniquité [rasha] ».)
« Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté ».
Il y a donc une opposition entre les « traitres de l'alliance » et ceux qui connaitront leur Dieu. Les traitres sont donc les membres de l'alliance en question qui ne connaissent pas leur Dieu. Or Daniel parle de la fin des temps, donc de notre époque, pas de la sienne. Il ne place pas une séparation dans le monde, mais dans le peuple de Dieu. Il nous montre également que le but est de connaître Dieu puisque ceux qui désobéissent à l'alliance sont mis en opposition avec ceux qui connaissent leur Dieu.
Ceci étant dit, il clôture en nous parlant de ceux qui agiront avec fermeté qui sont ceux qui connaissent leur Dieu. Or la fermeté dont ils font preuve est donc relié avec ce qu'il vient de dire. Cette fermeté est possible uniquement parce qu'ils connaissent leur Dieu. Or ce dont il vient de nous parler, c'est de la formation de l'antéchrist et de son animation. Les croyants qui ne connaissent pas leur Dieu et qui vivent donc selon la chair, suivront un Jésus charnel qui sera l'antéchrist, alors que ceux qui connaissent leur Dieu ne se laisseront pas berner, parce qu'ils suivent un Jésus spirituel.
L'explication est un peu longue dans le contexte présent, mais elle établit une fois de plus que c'est bien de son propre corps et non du notre que la Parole parle en mentionnant le temple de son corps au sujet de Jésus. Ce qui enlève une fois de plus l'éventualité de voir une représentation du temple du Saint-Esprit.
e) L'arche de son alliance. (retour à l'INDEX)
Avec Dieu, chaque chose doit être à sa place. C'est vrai pour ceux qui le servent, mais également pour les doctrines diverses que nous sommes appelés à connaitre. La raison est double, que ce soit pour les doctrines ou les serviteurs. Ce qui n'est pas à sa place est toujours une pierre d'achoppement mais ne se limite pas à ça. C'est également quelque chose qui prend la place de quelqu'un ou de quelque chose d'autre qui aurait dû se trouver là.
Or, lorsque certains prétendent que nous serions le temple du Saint Esprit ils ne font pas que mettre en avant une fausse doctrine. Ils occupent un terrain qui appartient à une autre compréhension. Parce que si nous ne sommes pas le temple du Saint-Esprit, en réalité nous sommes l'arche de son alliance.
e.1) Aggée.
Bien qu'on pourrait penser que Dieu apparaissait dans son temple, ou son tabernacle, la réalité est différente. Penser cela serait faire un tragique raccourci. Dans la réalité, c'est sur l'arche, entre les deux chérubins qu'il apparaissait. C'est l'arche qui donnait sa valeur au tabernacle et non l'inverse. Le reste était une représentation du trajet à faire pour l'atteindre. Les fois où l'arche est absente, le tabernacle perd de son importance, si les sacrifices pouvaient encore se faire, c'étaient à l'extérieur qu'ils se faisaient, pas à l'intérieur. Si David a fait monter l'arche de l'alliance dans sa maison et ne s'est pas occupé du tabernacle, ça n'est pas pour rien.
C'est pour ça que lorsque Nebucadnetsar va détruire et la ville de Jérusalem et le temple, l'arche va disparaître et ne sera plus jamais retrouvée. L'Eternel faisait passer de force son peuple dans une nouvelle dimension de son alliance. Le dernier roi humain de Jérusalem terminait son règne, et son successeur devait être Jésus. La transition allait prendre 600 ans pour sa première venue et 2000 de plus pour la seconde.
C'est pour cela que lorsque le temple sera reconstruit sous Zorobabel, l'Eternel va parler à Aggée en ces termes :
🔘 Aggée 2.3 : « Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première ? Et comment la voyez-vous maintenant ? Telle qu'elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux ? 2.4 Maintenant fortifie-toi, Zorobabel ! Dit l'Éternel. Fortifie-toi, Josué, fils de Jotsadak, souverain sacrificateur ! Fortifie-toi, peuple entier du pays ! dit l'Éternel. Et travaillez ! Car je suis avec vous, dit l'Éternel des armées. 2.5 Je reste fidèle à l'alliance que j'ai faite avec vous quand vous sortîtes de l'Égypte, et mon esprit est au milieu de vous ; Ne craignez pas ! ».
C'est le passage où l'Eternel parle de la gloire à venir qui est plus grande que celle du temple de Salomon. Dans la partie que j'ai notée se trouve un élément intéressant. Dans le verset 5, il nous dit qu'il reste fidèle à son alliance et poursuit en précisant que son esprit est au milieu d'eux. Si ça ne fait pas trop tiquer de prime abord, il se trouve néanmoins que si c'est un lieu commun de nos jours, ça n'en était pas un à cette époque. Dans le désert les choses n'étaient pas réellement ainsi. C'est le tabernacle qui était au milieu du peuple, parce qu'il fallait une séparation entre l'Eternel et le peuple pour qu'il ne les consume pas. Même le souverain sacrificateur avait des clochettes aux bas de son vêtement pour qu'on l'entende tomber s'il était foudroyé dans le saint des saints. Le contact direct avec la présence de Dieu n'était pas possible. Pourtant ici il annonce être au milieu d'eux par son esprit et ce, parce qu'il respecte l'alliance faite avec eux quand ils sont sortis d'Egypte. Il ne parle donc pas de ce qu'il s'est passé avec le tabernacle, mais de ce qui s'est passé avant, de cette alliance dans laquelle Moïse est entré et qui lui permettait de ne pas être dépendant de la loi mais d'être totalement sous la grâce de la présence de Dieu.
Lorsque l'Eternel parle à Aggée, il remet simplement en avant ce qui avait été son intention première, vivre personnellement au milieu de son peuple. C'est pour cette raison que l'arche de l'alliance devait disparaitre.
Par contre, si elle devait disparaître, ce qu'elle représentait devait paraître. Cette chose avait déjà été annoncé à de nombreuses reprises, mais il manquait l'élément centrale pour le réaliser.
e.2) Le témoignage.
Ce terme est particulier. Il est beaucoup utilisé dans l'ancienne alliance. En outre, le fait que nous soyons désignés comme étant des témoins ajoute encore à la notion. Pourtant peu réalisent ce que cela désigne en premier lieu. On trouve cinq choses différentes qui sont associées à ce mot.
🔘 Exode 25.16 : « Tu mettras dans l'arche le témoignage, que je te donnerai ».
🔘 Exode 31.18 : « Lorsque l'Éternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu [elohim] ».
🔘 Exode 30.26 : « Tu en oindras la tente d'assignation et l'arche du témoignage ».
🔘 Nombres 1.53 : « Mais les Lévites camperont autour du tabernacle du témoignage, afin que ma colère n'éclate point sur l'assemblée des enfants d'Israël ; Et les Lévites auront la garde du tabernacle du témoignage ».
🔘 Nombres 18.2 : « Fais aussi approcher de toi tes frères, la tribu de Lévi, la tribu de ton père, afin qu'ils te soient attachés et qu'ils te servent, lorsque toi, et tes fils avec toi, vous serez devant la tente du témoignage ».
Donc le témoignage sans précision particulière, les tables, l'arche, le tabernacle et enfin la tente.
Dans la réalité, c'est cinq choses n'en désignent qu'une seule.
Dans certaines traductions, les tables de la loi sont simplement appelées le 'témoignage', et la traduction n'est pas mauvaise du tout. Ce terme désigne effectivement les deux tables de la loi. C'est de cette manière que l'Eternel les a nommées :
🔘 Exode 31.18 : « Lorsque l'Éternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu [elohim] ».
🔘 Exode 32.15 : « Moïse retourna et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans sa main ; Les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient écrites de l'un et de l'autre côté ».
Ça signifie que toutes les appellations qui sont faites désignent la même chose. Lorsque l'on parle de l'arche du témoignage, on parle en réalité de l'arche qui contient le témoignage. L'arche n'est qu'un coffre, et il devait y avoir de très nombreux coffres dans le camp. Ce coffre particulier était identifié par son contenu. C'est la même chose pour la tente ou le tabernacle (qui sont généralement le même mot).
Le témoignage, ce sont les tables de la loi.
e.3) Ecrite sur le coeur.
Ces tables étaient écrites sur de la pierre (Exode 31.18 : « ... il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre ... »), mais le but de Dieu a toujours été de les écrire en nous. L'ancienne alliance en fait cas tout du long
🔘 Deutéronome 11.18 : « Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux ».
🔘 Proverbes 7.1-3 : « Mon fils, retiens mes paroles, et garde avec toi mes préceptes. 2 Observe mes préceptes, et tu vivras ; Garde mes enseignements comme la prunelle de tes yeux. 3 Lie-les sur tes doigts, écris-les sur la table de ton coeur ».
🔘 Jérémie 31.33 : « Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu [elohim], et ils seront mon peuple ».
C'est cependant Jérémie qui fait le lien entre la pierre et la chair :
🔘 Ezéchiel 36.25-27 : « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26 Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair. 27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois ».
Le témoignage a donc toujours été destiné à être écrit dans nos cœurs, et la loi qui était écrite sur des tables de pierre résidait dans l'arche de l'alliance.
Nous ne sommes pas le temple de Dieu ou du Saint Esprit, nous sommes l'arche de son alliance, dans laquelle doit reposer le témoignage, la Parole de Dieu. Nous ne sommes pas une nouvelle version de l'arche de l'alliance pour pallier au manque de l'ancienne. Elle nous a toujours annoncé et la protection qui était sur elle ne faisait que nous montrer la protection qui est sur nous. Mais il ne faut pas oublier que ce qui définissait l'arche de l'alliance, donc le coffre, parmi tous les autres, c'était son contenu. De nos jours il en va de même, nous sommes l'arche de l'alliance de notre Dieu uniquement si nous contenons sa Parole, dans le cas contraire, nous ne sommes qu'un coffre vide.
f) Conclusion. (retour à l'INDEX)
Le but n'est pas de dire que le Saint-Esprit n'est pas en nous, la notion de baptême montre clairement que nous devons nous noyer en lui. Ça n'invalide pas la présence du Saint Esprit en nous, mais ça en enlève la limitation. Sa présence en nous découle de notre immersion. Qu'il soit en nous n'est que la conséquence de ce que nous soyons en lui. Avant que les 120 ne le reçoivent, il remplissait déjà la maison, donc ils ont été en lui avant qu'il ne soit en eux.
f.1) Nicodème.
Les choses vont même encore plus loin.
Etant en lui, nous sommes lui. C'est une évidence difficile à comprendre pour beaucoup de personnes parce qu'admettre simultanément deux choses qui paraissent contradictoires n'est pas toujours aisé. Lorsque Jésus parle avec Nicodème au sujet de la nouvelle naissance, il lui dit clairement que « ce qui est né de l'Esprit est Esprit ».
🔘 Jean 3.3-12 : « Jésus (l'Eternel sauve) lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. 4 Nicodème (victorieux du peuple) lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? 5 Jésus (l'Eternel sauve) répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. 7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. 9 Nicodème (victorieux du peuple) lui dit : Comment cela peut-il se faire ? 10 Jésus (l'Eternel sauve) lui répondit : Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses ! 11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage. 12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ? ».
La nouvelle naissance n'est pas qu'une image pour essayer de nous faire comprendre quelque chose, c'est également une réalité que les yeux de la chair essayent de nier autant qu'ils le peuvent. La nouvelle naissance fait de nous des Esprits, c'est la raison pour laquelle l'exemple qu'il donne à Nicodème concernant le vent, ne parle pas de savoir où va l'Esprit, mais de savoir où va l'homme qui est né de l'Esprit. C'est donc l'homme qui est comparé au vent, et non l'Esprit, alors que le vent est le symbole de l'Esprit (c'est le même mot : [pneuma]). On peut aisément rattacher ça à Jean 10 verset 35 : « elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée ».
L'Esprit nous sanctifie pour que nous puissions devenir l'arche de l'alliance. Dans la loi de Moïse, l'arche était faite de mains d'hommes, elle n'avait rien de saint jusqu'à ce que l'huile sacrée soit répandue sur elle, alors seulement elle pouvait transporter les tables de la loi.
Exode 30.22-28 : « L'Éternel parla à Moïse, et dit : 23 Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d'elle-même ; La moitié, soit deux cent cinquante sicles, de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de roseau aromatique, 24 cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d'huile d'olive. 25 Tu feras avec cela une huile pour l'onction sainte, composition de parfums selon l'art du parfumeur ; Ce sera l'huile pour l'onction sainte. 26 Tu en oindras la tente d'assignation et l'arche du témoignage, 27 la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l'autel des parfums, 28 l'autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base. 29 Tu sanctifieras ces choses, et elles seront très saintes, tout ce qui les touchera sera sanctifié ».
C'est une fois de plus une image de ce que nous sommes, nous sommes charnels de première naissance, et l'Esprit de Dieu, qui a toujours été représenté par l'huile, fait de nous des enfants de Dieu par la nouvelle naissance et donc nous rend saints, comme l'arche qui une heure plus tôt n'était qu'un coffre manipulable par tous, et qui soudainement, après son onction ne pouvait plus être touché sans faire face à de très lourdes conséquences. Cette sainteté acquise par l'Esprit qui est venu sur nous et qui nous a ensuite envahit (Jean 14.17 : « il demeure avec vous, et il sera en vous ») permet de créer un réceptacle adéquat à la Parole de Dieu qui ne peut être reçu que par révélation par ceux qui sont enfants de Dieu, donc ceux qui sont déjà entré dans la nouvelle alliance. Tout comme l'arche ne pouvait recevoir les tables qu'à la condition d'avoir été premièrement ointe.
f.2) Finalement.
Qu'une chose soit vraie n'autorise pas à broder autour pour faire joli. Que le Saint Esprit soit en nous ne fait pas de nous un temple, et le fameux « temple de son corps » est non seulement une annonce de ce que le livre de l'apocalypse nous met en lumière, c'est-à-dire que Jésus est le temple de la Jérusalem Céleste, et que nous sommes cette Jérusalem, mais il est également le chainon manquant pour comprendre les révélations de Daniel. Il n'est pas étonnant qu'un tel détournement ait eu lieu sur cette notion de temple lorsque l'on voit ce qu'elle porte.
Nous sommes ses témoins et nous avons en conséquence un témoignage, or ce témoignage que nous avons c'est sa Parole qu'il a mise en nous. C'est pour cela que nous ne sommes pas un temple, nous sommes dans le temple céleste qui se trouve être Jésus parce que nous sommes l'épouse, et cette dernière est en Jésus, comme Eve était en Adam et comme l'arche que nous sommes est dans le temple qu'est Jésus.
L'Esprit est Dieu, il est donc omniprésent mais ne fait pas de toute chose un temple.
D'autant que la nouvelle alliance n'est qu'une "spiritualisation" de l'ancienne, et l'Esprit de Dieu n'y a jamais eu de temple. Prétendre que nous serions son temple est clairement une nouvelle doctrine qui n'est en rien conforme avec ce que nous disent les textes et qui éloigne non seulement de la réalité de ce qui est écrit, mais également de la réalité de ce que nous sommes.
Il n'est pas étonnant que l'Eglise, qui fait tout pour être dieu à la place de Dieu puisse aussi facilement accepter d'être un temple lorsque la Parole nous dit que c'est Dieu qui l'est.