La fin des temps

007 - LES DEUX EGLISES.


1 - Ekklesia.

  • a) La traduction pertinente.
  • b) Le sens réel.

2 - suneklektos.

  • a) Le sens actuel.
  • b) Le sens figuratif.

3 - La jonction des deux termes.

4 - La séparation des deux termes.

  • a) Le bon grain et l'ivraie.
  • b) Ce qui ressort de cette parabole.

5 - Les 7 églises.

6 - L'enlèvement.



{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     1 - Ekklesia

La notion même d'Église est totalement incomprise, et aussi fou que cela puisse paraître, il se trouve que c'est justement ceux qui en font partie qui ne comprennent pas ce que c'est. La première chose qui peut nous le faire comprendre, c'est justement le mot 'église' en lui-même. Bien qu'il soit présent à différents endroits de la Parole de Dieu, il se trouve que ça n'est pas toujours le même mot qui est utilisé dans la langue originale.

C'est exactement la même situation que le verset parlant de Pierre et de la pierre sur laquelle Jésus bâtira son église. Deux mots, mais une seule traduction, et une erreur de compréhension qui s'en trouve accrue.

Dans le cas des mots traduits par « église », ils sont au nombre de deux et désignent deux choses différentes qui ont cependant un rapport entre elles.

Le premier des mots est celui de [Ekklesia], relativement connu et généralement tout autant traduit par « assemblée ». Ainsi, dans les deux versets suivant, c'est bien le mot [Ekklesia] qui est utilisé, mais deux traductions apparaissent :

🔘 Apocalypse 3.6 : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises ! ».

🔘 Hébreux 2.12 : « lorsqu'il dit: J'annoncerai ton nom à mes frères, je te célébrerai au milieu de l'assemblée ».

Pourtant, dans le verset suivant, où se trouve également le mot « église », il n'y a pas trace du mot [Ekklesia] :

🔘 1 Pierre 5.13 : « L'Église des élus [suneklektos] qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils ».

On pourrait penser que ce ne serait qu'une question de déclinaisons, mais il n'en est rien. Cela désigne bien deux choses différentes. 


a) La traduction pertinente.

On pourrait avoir tendance à voir deux choses différentes dans les termes « assemblée » et « église » et, y voir une différence est le signe que nous avons un problème de compréhension. Ce problème est justement la conséquence directe du mot « église ». Il nous fait croire que Jésus, disant qu'il bâtira son église (Matthieu 16.13-23), annonçait qu'il allait faire quelque chose de nouveau alors qu'il faisait exactement l'inverse.

Pendant toute la durée de sa présence charnelle sur terre, il n'a fait qu'accomplir la Parole et n'a jamais rien apporté de nouveau. C'est pour cela que Philippe partira des écrits d'Ésaïe pour expliquer le salut à l'Éthiopien. Or le mot « église » ne porte rien en lui-même, il n'a pas de signification propre et, malheureusement ne fait que désigner ce que l'on décide qu'il désigne, ouvrant la porte à tout un champ de mauvaises conceptions. A l'inverse, le mot « assemblée » porte une signification particulière, celui de « mettre ensemble », de « réunir », ce qui correspond exactement à ce dont Jésus nous parle.

Ainsi on pourrait même concevoir que la réelle définition de ce dont Jésus nous parle serait l'addition des deux sens, soit : le rassemblement de ceux qui sont appelés hors de. Pour autant, la cohérence aurait voulu l'emploi plus généralisé du mot « assemblée » pour la simple raison, comme je le disais, que Jésus n'a rien apporté de nouveau, il n'a fait qu'accomplir. Et même lorsqu'il parle d'un « commandement nouveau » dans l'évangile selon Jean, il ne parle que d'une nouvelle façon de comprendre ce qui a toujours été annoncé (Jean 13.34« Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres »).

Le mot « assemblée » renvoie à ce dont nous parle l'ancienne alliance :

🔘 Exode 16.10 : « Et tandis qu'Aaron parlait à toute l'assemblée des enfants d'Israël, ils se tournèrent du côté du désert, et voici, la gloire de l'Éternel parut dans la nuée ».

Le mot en Hébreux étant [Edah] et venant de [Ed], qui signifie 'témoins'. Or c'est exactement ce que chaque croyant est censé être, un témoin de ce que Jésus a fait. C'est pour cela que même lors de la nomination de Matthias, l'une des conditions pour la sélection du remplaçant de Judas était le témoignage de Jésus et spécifiquement de sa résurrection :

🔘 Actes 1.21-22 : « Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, 22 depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection ».

L'Éternel annonçait non pas qu'il voulait une demeure au milieu de son peuple, mais qu'il habiterait au milieu de son peuple, le reste est une question d'étape dans la révélation globale ; passant des tabernacles, au temple, et finalement à l'homme lui-même. Mais pour ce qui concerne la notion d'assemblée, celle dont nous parle Jésus n'est rien d'autre que celle dont nous faisait cas le livre de l'Exode (entre autres), elle désigne la même chose, c'est simplement notre compréhension de Dieu et du sens de ses déclarations qui évolue.

La traduction pertinente serait donc « assemblée », qui permettrait de faire plus facilement le rapprochement avec l'ancienne alliance, contrairement au terme « église » qui a tendance à créer une séparation et permet les détournements avec une impressionnante aisance. Dans tous les cas, l'important est de savoir de quoi on parle, et surtout, de quoi Dieu nous parle.

Revenons cependant au sens réel du mot « Ekklesia ».


b) Le sens réel.

Dans l'ensemble, ce mot est donc traduit par « église » et signifie « appelé hors de ». Malheureusement, cela ne suffit pas à le comprendre, parce que pour beaucoup cela inclut tous les « croyants ». Cependant, lorsqu'on le décompose, ce mot devient beaucoup plus précis. On obtient :

[ek] : hors de

[klesis] : appel

Mais sa compréhension, en se basant là-dessus n'est toujours pas suffisamment claire. Pour en parachever la compréhension, il faut regarder le mot [klesis] . Ce dernier est une déclinaison du mot [kaleo], et c'est ce mot, qui en est la racine, qui nous fait comprendre la véritable signification du mot [Ekklesia] traduit par « église ».

[kaleo] : appelé (nominativement)

L'église [Ekklesia] dont on nous parle est donc l'ensemble des personnes nominativement appelées.

C'est là qu'intervient alors l'autre terme traduit par « église ».


{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     2 - Suneklektos

a) Le sens actuel.

Ce terme, également traduit par église, n'est utilisé qu'une seule fois, même si son sens est utilisé à plusieurs reprises.

🔘 1 Pierre 5.13 : « L'Église des élus [suneklektos] qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils ».

Ce qui paraît de prime abord lorsqu'on lit ce verset, c'est que Pierre nous parlerait de l'église, en appuyant sur la dimension du salut par la précision « des élus ». Pourtant nous n'avons pas affaire à [Ekklesia]. Pierre ne parle pas de la même chose. L'expression « L'Église des élus » est la traduction d'un seul mot et désigne donc autre chose.

Le mot en question est composé de trois parties :

[sun] : avec

[ek] : hors de

[lego] : dire, affirmer

La traduction est donc correcte, même si elle est mal comprise. Ce mot parle de l'ensemble formé par ceux qui ont répondu à l'appel de Dieu. C'est pour cela que la traduction par « l'église des élues » est tout autant une bonne traduction, qu'une source d'incompréhension.


b) Le sens figuratif.

Une fois de plus, il y a un parallèle avec l'ancienne alliance, et il est étroitement lié avec ce que je disais concernant le mot [Ekklesia]. [Ekklesia] représentait le rassemblement du peuple ayant été appelé hors d'Égypte, donc les 12 tribus. [suneklektos], l'église des élues de l'épître de Pierre, représente la tribu de Levi. Dans l'ancienne alliance, la séparation entre les deux parties d'Israël était claire, dans la nouvelle elle est plus floue. Pourtant les choses étaient ouvertement annoncées. La tribu de Levi n'avait pas d'héritage sur cette terre, Dieu était son héritage, c'est très exactement le sens de l'appartenance à Jésus, dont Aaron, le souverain sacrificateur, était l'image. Quant à nous, étant devenu par notre entrée dans le royaume de Dieu, un sacerdoce royal*, nous sommes passés du peuple, donc des 11 tribus ayant un héritage sur terre, à la tribu ayant un héritage céleste. Nous sommes donc appelés à passer de [Ekklesia] à [suneklektos].

(*1 Pierre 2.9« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière »).

Cependant ça n'est pas une obligation, tout devant se faire par choix, et de nombreuses personnes faisant partie d'[Ekklesia] refusent de passer à [suneklektos].


{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     3 - La jonction des deux termes

Bien que ces deux termes désignent deux choses différentes, il se trouve qu'ils ont une évidente relation. Cette dernière réside simplement dans le fait que ce sont des étapes. Dans l'idéale, ils devraient désigner la même chose, tous ceux qui font partie de [Ekklesiadevraient à terme faire partie de [suneklektos]. Cependant, si ce serait une chose merveilleuse, ça n'est malheureusement pas le cas.

Le rapport est donc que le premier terme ([Ekklesia]) représente toutes les personnes qui ont été appelées, mais si ça les désigne toutes, cela ne les désigne qu'individuellement. Cette église est donc le groupe composé de ceux qui sont appelés à devenir le deuxième terme ([suneklektos]). D'où le rapport entre les deux termes.

[Ekklesia], c'est le début de la marche avec Jésus, quand [suneklektosest l'aboutissement de cette même marche. Dans le but de représenter cela de manière plus imagée, prenons en compte cette loi américaine de la plainte en justice groupée. Plusieurs personnes pouvant se réunir pour faire valoir un préjudice dont chacune aurait été la victime individuelle. Si l'on prend ce cas de figure, alors [Ekklesiareprésente le préjudice individuel, chacun le vivant à sa manière, indépendamment des autres. Dans ce cadre, parler d'[Ekklesia] reviendrait à parler de toutes les personnes ayant subit ce 'désagrément'. Maintenant, imaginons qu'un avocat propose de les représenter toutes et leur demande de joindre leurs plaintes à une plainte commune, nous aboutirions alors à l'équivalent de [suneklektos]. Dès lors certains feraient confiance à cet avocat et au lieu de plusieurs voix qui s'élèveraient en justice, il n'y en aurait plus qu'une, qui serait beaucoup plus audible que le brouhaha issu de la multitude des plaintes. Cependant, personne n'est obligé de faire confiance à cet avocat, et certains refuseraient de se joindre à la plainte commune, préférant leur identité individuelle à l'identité de groupe. Dès lors, tous restent [Ekklesia], mais certains seulement deviennent [suneklektos].

Pour l'église c'est exactement la même chose. [Ekklesia] c'est l'ensemble des personnes qui ont été appelées, mais cela ne parle pas réellement de salut, mais de l'appel au salut. [suneklektos] parle de son côté de ceux parmi [Ekklesiaqui sont devenus UN, comme Jésus nous appelle à le devenir.


{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     4 - La séparation des deux termes

Cette séparation est clairement mise en avant dans la nouvelle alliance, et plus spécifiquement dans les évangiles. Son occurrence la plus claire consiste en cette déclaration de Jésus dans l'évangile selon Matthieu :

🔘 Matthieu 22.14 : « Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus ».

Ce verset est la claire confirmation de ce que je disais. « appelés » est le mot [kletosqui donne [Ekklesia], alors que le mot « élus » est le mot [eklektos], qui renvoie à [suneklektos]. Ce verset de l'évangile selon Matthieu nous définit les deux formes de l'église, dont l'une participera à l'enlèvement des croyants et l'autre non.


a) Le bon grain et l'ivraie.

Rappelons la parabole du bon grain et de l'ivraie, qui justement parle exactement de la même chose.

🔘 Matthieu 13.24-30 : « Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ. 25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. 26 Lorsque l'herbe eut poussé et donné du fruit, l'ivraie parut aussi. 27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire : Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? 28 Il leur répondit : C'est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent : Veux-tu que nous allions l'arracher ? 29 Non, dit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. 30 Laissez croître ensemble l'un et l'autre jusqu'à la moisson, et, à l'époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d'abord l'ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier ».

Cette parabole a fréquemment été identifiée comme étant le fait que certains acceptent la Parole de Dieu et que d'autres la refusent. Tristement, cela a été interprété comme la séparation entre le monde et l'église, dans le sens large du terme. Le monde ayant été désigné comme l'ivraie, et l'église comme le bon grain. Cette explication peut satisfaire à la recherche d'autosatisfaction de certains qui sentent que quelque chose ne va pas dans leurs conceptions générales et qui ne veulent surtout pas qu'on la mette en avant. La réalité de cette parabole est toute autre. Commençons par souligner qu'elle s'adresse uniquement au royaume des cieux, donc à ce qu'on appelle communément l'église et qu'en aucun cas, elle ne parle des personnes vivant dans le monde.

Il faut évidemment commencer par prendre en compte l'explication que Jésus donne concernant les protagonistes :

🔘 Matthieu 13.37-37 : « Il répondit : Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme ; 38 le champ, c'est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du malin ; 39 l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable ; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges ».

Nous avons donc :

  • Le semeur : le Fils de l'homme.
  • Le champ : le monde.
  • Le blé : les fils du royaume.
  • L'ivraie : les fils du malin.

Le problème dans la compréhension commune, c'est l'oubli d'une précision dans la parabole. Oui, la parabole nous dit que la parole de Dieu a été semée dans le monde, ce qui inclut la terre entière, par contre, lorsque Jésus nous parle de satan semant de l'ivraie, il ne le fait pas dans le monde, mais dans l'église. Les termes exacts sont : « sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla ». Il est donc fait mention uniquement de l'église et non du monde, le monde ne servant qu'à poser le cadre global de l'amour de Dieu, de la même manière que ce qui nous est dit dans Jean 3.16 (« Car Dieu a tant aimé le monde … »).


b) Ce qui ressort de cette parabole.

Comprenant cela, nous cernons mieux ce dont nous parle la parabole du bon grain et de l'ivraie. Jésus y fait mention de ce que satan a semé parmi les enfants de Dieu et qu'il est reparti. Dès lors, c'est donc parmi ces mêmes enfants de Dieu que certains étaient des terrains fertiles et ont propagé des idées qui étaient contraires à la volonté de Dieu. L'église actuelle c'est l'addition du bon grain et de l'ivraie, et la séparation est en court. Ne pas le comprendre a des conséquences. Pas nécessairement celles qu'on imagine, mais il y en a. L'ivraie se croit dans son bon droit, mais est désobéissante et a pour horizon la géhenne. Cependant, elle montre du doigt tous ceux qui ne pensent pas comme elle alors qu'elle n'est que la conséquence de ce que satan a semé. Le bon grain a lui aussi des conséquences qui peuvent être perturbantes s'il ne comprend pas rapidement cette distinction et le sens de cette parabole. Le problème étant que peu d'assemblées identifient la différence réelle entre le bon grain et l'ivraie, parce que cela ferait un violent tri dans le nombre de « fidèles » et cela pousse des bons grains à penser pendant un temps que certains représentants de l'ivraie, parfois même en responsabilité dans les assemblées, sont des exemples à suivre. Ils passent alors du temps à se demander ce qui ne va pas avec eux-mêmes, au lieu de réaliser que ce qu'on leur a dit sur l'église était un mensonge.


{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     5 - Les 7 églises

Je ne vais pas les détailler ici, mais uniquement mettre en avant une évidence particulière. Nous avons une fois de plus exactement la même séparation qui se fait au sein de ce que nous appelons « église ». Nous voyons dans la lettre aux sept églises toujours le même schéma. Jésus s'adresse à toute l'église [Ekklesia], mais seulement une partie d'entre elle est vainqueur, tout le reste est condamné, mais est tout de même [Ekklesia]. Uniquement celui qui est vainqueur sera participant de l'enlèvement, tous les autres se contenteront des larmes et des regrets.

C'est pour cela qu'il y a 7 églises dans les deuxième et troisième chapitres du livre de l'apocalypse et qu'elles sont chacune représentées par un chandelier distinct des autres. Le chandelier d'or du tabernacle de Moïse avait 7 branches parce que chacune de ces branches ne représente pas une des églises du livre de l'apocalypse, mais les vainqueurs de chacune d'entre elles. C'est pour cela que les 7 récompenses s'achèvent dans la huitième qui se trouve à la fin du livre de l'Apocalypse :

🔘 Apocalypse 21.7 : « Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils ».

Lorsque l'on voit cette récompense, on réalise qu'aucune des récompenses des sept églises n'était de nous faire devenir des enfants de Dieu. Cette récompense spécifique est réservée à ceux qui auront remporté les 7 victoires.

On prend assez facilement pour acquis que nous soyons des enfants de Dieu, en limitant cela à ce que nous appelons la nouvelle naissance, mais nous ne cherchons pas à savoir ce qu'est cette nouvelle naissance. Or il va falloir réaliser que si cette nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu (ce qui est vrai) ET qu'être un enfant de Dieu c'est la conséquence de la victoire, alors il va falloir finir par admettre qu'être un enfant de Dieu implique la victoire non pas comme conséquence de la filiation, mais comme son origine. Ainsi, nous ne recevons pas la victoire parce que nous sommes enfants de Dieu, mais nous devenons enfants de Dieu parce que nous avons remporté la victoire.

Le problème étant que pour le comprendre il faut également comprendre la grâce, qui est tristement galvaudée de nos jours. Dans la réalité, c'est donc la victoire qui nous fait devenir enfant de Dieu, mais nous ne pouvons pas la remporter sans que Dieu en nous ne la remporte pour nous. Sachant que la présence du Saint-Esprit en nous fait justement de nous des enfants de Dieu. On pourrait croire que nous tournons en rond, mais il n'en est rien, nous entrons justement dans le sens fondamental de la grâce. Nous ne méritons pas le salut et nous ne méritons pas d'être enfants de Dieu, mais parce que nous avançons vers lui et que nous l'avons accepté, alors il nous donne la nouvelle naissance pour que nous soyons participants de son royaume tout en ayant encore les combats à mener, mais les ayant déjà vaincus à travers Jésus. Ainsi, celui qui appartient réellement à Dieu est déjà vainqueur et donc déjà participant de la huitième récompense qui se trouve dans le chapitre 21 du livre de l'apocalypse (« je serai son Dieu, et il sera mon fils ») bien qu'il ait encore les 7 victoires des 7 églises à remporter. Parce que tant qu'il restera en Jésus, les victoires seront obligatoirement siennes. La grâce de Dieu permet cela, elle nous octroie une filiation spirituelle et un privilège divin malgré la quantité de combats que nous avons encore à mener dans nos vies. Cette grâce est le don de Dieu pour celui qui avance vers lui afin qu'il puisse s'approcher, malgré son impureté, pendant sa sanctification, mais pas pour celui qui stagne et qui dès lors n'en a pas besoin.

Nous avons donc une fois de plus une distinction entre deux types de croyants dans l'église, ceux qui, comme les démons, croient et tremblent (Jacques 2.19 : « Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent »), et dont l'éternité se fera en leur compagnie, et ceux qui avancent vers Dieu, conscients de son amour et désireux de le connaître mieux.


{INDEX FIN DES TEMPS} {HAUT DE PAGE}     6 - L'enlèvement

On discute souvent de "quand" cela aura lieu, éventuellement de "si" ça aura lieu, mais une des choses qu'on met rarement en avant c'est "qui en fera partie". Vous l'aurez compris, il y aura bien un enlèvement des croyants, dans relativement peu de temps, mais les choses ne se passeront pas nécessairement comme certains l'imaginent.

La première erreur qui est faite sur ce sujet tient généralement, une fois de plus, à l'église. Cela en raison de l'incompréhension déjà mise en avant entre les deux types d'églises, [Ekklesia] et [suneklektos]. La particularité est que Jésus ne revient pas chercher l'église, c'est un tragique raccourci sur lequel on ne se penche pas parce que c'est rassurant de se sentir inclus dans ce qui va se passer.

On met souvent en avant différents points de l'enlèvement à venir, et le but n'est pas ici d'enseigner directement sur cette partie des évènements se plaçant dans un avenir proche. Ce qui est intéressant c'est de constater la facilité avec laquelle on a associé la notion d'enlèvement et la notion d'église. Unissant les deux pour en arriver avec une certaine précipitation à la notion d'enlèvement de l'église. Cependant, la réalité est que ça n'est pas l'église qui appelle Jésus de ses vœux, c'est l'épouse, c'est de cela dont nous parle le chapitre 22 du livre de l'Apocalypse :

🔘 Apocalypse 22.16-17 : « Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin. 17 Et l'Esprit et l'épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement ».

Lorsque vous parlez de l'enlèvement à l'église vous obtenez très fréquemment la même réponse : "Jésus ne revient pas encore parce que l'église n'est pas prête", cependant Jésus n'a jamais dit qu'il reviendrait quand l'église serait prête, il a dit à ses disciples de se préparer parce qu'il reviendra dès qu'il aura préparé une place. Rien dans la Parole ne dit qu'il vient pour l'église et ce passage nous dit clairement qu'un ange a été envoyé pour parler aux églises, au pluriel, et la conséquence n'est pas que l'église appelle de ses vœux le retour de Jésus, mais que l'épouse et l'Esprit, unies, le font. Jésus ne revient pas pour un pluriel, mais pour un singulier. Ceux qui feront un dans l'Esprit seront l'épouse, mais [Ekklesia] se contentera de se demander où sont passés les quelques membres de leurs rassemblements qui ont disparu, se rassurant en affirmant qu'ils ont dû abandonner le Seigneur.