Saul de Tarse - 2000 ans d'erreurs.
Introduction
1 - Préambule
a) Premier référent : la bible et la Parole de Dieu.
b) Deuxième référent : les 2 Paul.
2 - La légitimité de Paul
a) La légitimité de Paul.
b) Marc 13 - « je vous ai tout annoncé d'avance ».
Les contestations
3 - La notion de contexte.
4 - L'interdiction de retrancher
5 - Les choses difficiles à comprendre ...
Le livre des Actes
6 - Chronologie : Saul/Paul dans le livre des actes
1️⃣ Première partie : Actes 1.1 à Actes 11.18 - le vrai livre.
2️⃣ Deuxième partie : Actes 11.19 à Actes 13.9 - la transition.
3️⃣ Troisième partie : Actes 13.10 à Actes 28.31 - la prise de contrôle.
7 - Le sens des livres
a) Une suite logique.
b) les impossibilités.
c) L'ordre de ce qui est à venir.
8 - Les 3 conversions de Saul
a) 1️⃣ Actes 9.1-21 : la version originale.
- a.1) Ce que contient le texte.
- a.2) Le texte.
b) 2️⃣ Actes 22.1-16 : une réécriture.
- b.1) Ce que contient le texte.
- b.2) Le texte.
c) 3️⃣ Actes 26.12.20 : la version romancée.
- c.1) Ce que contient le texte.
- c.2) Le texte.
d) Les différences.
- d.1) La lumière.
- d.2) Tomber à terre.
- d.3) La voix.
- d.4) La discussion.
e) Conclusion.
9 - Agabus
10 - L'arrestation
a) Pharisien, fils de pharisien.
b) Le scandale.
c) Son arrestation.
11 - L'apostolat
a) Barnabas, Paul, Jude et Silas.
b) Celui qui envoie.
12 - Des problèmes en cascades
a) Les chrétiens.
b) La malédiction.
c) 40 ans de règne pour Saül.
d) La prise de pouvoir.
e) La circoncision.
f) La fatigue de Paul.
g) La justification des hommes.
h) Réduire Dieu à un autel païen.
i) Enseigné par une femme.
j) Les linges et les mouchoirs.
k) La loi de Moïse.
l) Une version du baptême particulière.
m) Malédiction.
n) Le rappel d'une faute.
o) Absence du libre-arbitre.
p) La prise de contrôle.
q) La fraction du pain.
Conclusion
13 - Une étrange constante dans les 13 épitres
a) Deux points particuliers.
b) L'étrange coïncidence en question.
c) 7 points particuliers supplémentaires.
- c.1) Idolâtrie, théraphim et statues.
- c.2) La notion de Salut par le baptême et par les œuvres.
- c.3) La notion de corédemption.
- c.4) Le célibat des serviteurs (entre autres).
- c.5) L'excommunication.
- c.6) La notion de mère des croyants.
- c.7) La notion de père spirituel.
d) La volonté première, une première conclusion.
14 - Les hypocrites et la fausse contradiction
a) Les hypocrites.
b) « vérités » en phase avec les écrits de Paul.
c) Conclusion.
1 - Préambule.
(VIDEO 001 : 1 - préambule à l'évangile de Paul, quand l'erreur devient la norme.
(VERSET : Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? : Luc 6.46).
Le trouble qui envahit bon nombre de croyants à la lecture des épîtres attribuées à Paul est plus que compréhensible. Rarement identifié clairement, et encore moins souvent mis en lumière, il perdure depuis fort longtemps et finit par être le compagnon de lecture de ceux qui le ressentent. Même lorsqu'on essaye de se convaincre que le problème vient de nous, la réalité revient rapidement nous faire face. Comment accepter que Paul nous dise que suite à sa résurrection, Jésus se serait montré aux 12, alors qu'ils ne sont plus que 11, Judas n'étant plus parmi eux et Matthias n'y étant pas encore ? Comment justifier que Paul puisse affirmer que certaines de ses affirmations ne sont pas de Dieu ? Comme accepter qu'il puisse affirmer que le sacrifice de Jésus était incomplet ?
Il est important de comprendre que le plus important n'est pas tant le sujet abordé, mais plutôt la vérité elle-même. Il peut paraître futile de s'arrêter sur le fait que Paul affirme que Jésus soit apparu aux 12. On pourrait se dire que cela ne change pas grand-chose et même que cela pourrait être une simple erreur de traduction. Pourtant, ce qu'il faut comprendre, et ce, concernant tous les points que je vais soulever, c'est que si un point particulier nous paraît futile, et donc sans conséquence, cela ne signifie pas qu'il le soit effectivement. La Parole de Dieu est inspirée par le Saint-Esprit et rien de ce qu'elle contient ne peut être faux. Si cela arrivait, alors le Saint-Esprit ne serait pas infaillible et Dieu cesserait d'exister. C'est pour cela qu'une erreur qui nous paraît banale concernant le nombre des disciples est en réalité un point particulièrement important, parce que la question que cela soulève réellement, est de savoir si le Saint-Esprit s'est trompé.
Après avoir vérifié des dizaines de traductions et après avoir vérifié dans le texte original, il y a bien précisé 12 disciples, et non pas 11. Donc soit le Saint-Esprit s'est trompé, soit le Saint-Esprit n'a pas parlé, et la présence du texte concerné dans la Parole de Dieu devient dès lors discutable.
Tous les sujets précités seront mis en avant dans cette étude, ainsi que près d'une centaine d'autres. Cependant, commençons par aplanir les choses afin de poser deux référents qui nous permettront de commencer avec une base commune.
a) Premier référent : la bible et la Parole de Dieu.
Il faut bien distinguer la différence entre ce que désigne l'appellation « Parole de Dieu » et l'appellation « Bible ». L'amalgame est très fréquent, pourtant il s'agit de deux choses qui n'ont pas du tout le même fondement, et les deux appellations, ne désignant pas la même chose, ne sont pas interchangeables.
La Parole de Dieu ce sont les textes inspirés par Dieu aux hommes, alors que la Bible c'est le rassemblement des textes choisis par les hommes comme étant inspirés par Dieu. C'est fondamentalement la même différence que celle existante entre la vérité perçue par les hommes et Jésus qui est la Vérité. Le filtre de la chair passe par là et perturbe le sens de ce que Dieu veut nous apporter. Cela instaure une différence entre ce que Dieu dit, et ce que nous comprenons. C'est un phénomène normal, et au cours de notre progression dans la foi, nous apprenons non pas à affiner ce que Dieu dit, mais notre compréhension de ce qu'il dit. Ce que Dieu dit ne changeant pas.
Pour mieux réaliser la différence entre la bible et la Parole de Dieu, il suffit de garder à l'esprit qu'il existe différentes versions de la bible, mais qu'il n'existe qu'une version de la Parole de Dieu. Les catholiques et les protestants utilisent des bibles ne contenant pas les mêmes textes. Cela permet de comprendre que la bible n'est pas quelque chose d'immuable, par contre, la Parole de Dieu l'est.
Le rajout de l'étape de la décision humaine insère une dimension qui permet l'erreur, volontaire ou non, et c'est cette erreur que je me propose de regarder de plus près.
b) Deuxième référent : les 2 Paul.
Je montrerai l'évidence de ce que la bible nous fait mention de deux Paul totalement différents. Le premier est celui qui est brièvement cité dans la deuxième épitre de Pierre. Le deuxième est celui des 13 épîtres qui lui ont été attribuées et de la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres. Ce que je dis n'est pas qu'il y aurait bien deux personnes, comme il y a plusieurs Jacques ou de très nombreux Simon, mais plutôt que celui qui nous est dépeint dans les 13 épîtres et dans le livre des Actes des Apôtres est un personnage fictif créé de toute pièce dans le but de perdre les croyants. Je montrerai que sa création est volontaire et donc le fruit d'un acte réfléchi et calculé, ayant pour but la destruction de la foi en Jésus.
Aussi, lorsque je parlerai de Paul il faudra toujours garder à l'esprit que ça ne parle pas de l'unique citation faite par Pierre concernant un personnage qui a probablement existé. Lorsque je parlerai de Paul cela désignera un personnage fictif inventé par un collège d'écrivains voulant la perte des croyants, et auquel ils ont donné le nom de Paul pour essayer de faire le lien avec un personnage qui, tout en se trouvant dans la Parole de Dieu, n'avait pas suffisamment d'importance pour qu'on remarque de prime abord la supercherie. Il eut été plus difficile d'inventer 13 épîtres de Pierre ou de Jean parce que leur présence était suffisante pour qu'on puisse facilement trouver à redire et détecter le procédé. En utilisant un personnage dont on connaissait l'existence mais au sujet duquel on ne savait pas grand-chose, tout devenait plus facile.
Pierre nous parle en bien d'un Paul qui ne peut en aucun cas être celui qui nous est dépeint dans le reste des textes faisant mention de lui. Cela sous-entendrait que les folies qui se trouvent dans les écrits concernés n'auraient aucunement gênés Pierre, ce qui ne se peut pas. Il est difficile d'imaginer que Pierre se satisfasse de textes affirmant que le sacrifice de Jésus serait incomplet (Colossiens 1.24 : Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église).
La première et relativement difficile tâche à faire en recevant la vérité qui se trouve dans cet enseignement, est de détacher celui qui s'appelle Saul, de Tarse, de celui dont il est prétendu qu'il serait Saul de Tarse ayant changé de nom. Ce changement n'est là que pour initier une image miroir de Simon devenant Pierre et justifier qu'il en serait la suite, tout en tentant de récupérer un personnage présent dans une occurrence dans la deuxième épitre de Pierre (3.15).
2 - La légitimité de Paul.
(VIDEO 002 : 2 - Je vous ai tout annoncé d'avance, le tombeau des annonces ultérieures.
(VERSET : Soyez sur vos gardes : Je vous ai tout annoncé d'avance : Marc 13.23).
a) La légitimité de Paul.
Il n'est pas question ici de remettre en cause l'existence d'un personnage nommé Paul, mais de remettre chaque chose à sa place, et à commencer par l'idolâtrie que lui voue l'église actuelle. En effet, pour beaucoup Paul est LE personnage parfait auquel il faut ressembler, et Jésus disparaît de plus en plus des prédications au profit de Paul. Cette tendance n'est cependant pas nouvelle, et on constatait déjà à l'aube de la chrétienté une tendance prononcée à élever Paul bien au-dessus de la place qui était la sienne dans l'église d'alors. Le premier recueil de textes néo-testamentaires fut fait par Marcion à la moitié du 2° siècle après Jésus-Christ et il ne contenait que des écrits de Paul et de Luc (supposé disciple de Paul et nécessaire pour permettre la transition du livre des Actes des Apôtres vers les 13 épîtres attribuées à Paul ). Lorsque des ajouts furent faits, plusieurs contestations apparurent, et des textes aussi profonds que l'épître aux Hébreux, l'épître de Jacques ou encore l'apocalypse selon Jean (entre autres) furent en sérieux ballottage avant d'être finalement acceptés. Aucun écrit de Paul ne sembla soulever de contestations durables à ce jour (depuis, plusieurs voix se sont levées pour en souligner les multiples incohérences). Cette absence de contestation à elle seule est déjà signe d'un problème majeur tant certaines erreurs sont incontestables même pour ses plus ardents défenseurs (1 Corinthiens 14).
Paul est devenu pour les Chrétiens actuels ce qu'était la loi orale pour les pharisiens. Dès qu'un problème survient, c'est dans les épîtres qui lui sont attribuées que l'on va chercher la solution, presque jamais dans les 4 versions de l'évangile. On ne cherche plus la volonté de Dieu, mais celle de Paul, prétextant que de toute manière, c'est forcément la même.
Alors concernant la légitimité d'un Paul dont ne connaissons presque rien , il va de soi qu'il avait choisi de servir Dieu, rien à redire de ce côté-là, mais il serait bon cependant de réaliser l'impossibilité que ce dernier soit le même que celui qui révèle sa désobéissance et ses fausses doctrines encore et encore dans les écrits relatant ses déplacements et ses enseignements. Je fais ici allusion entre autres au passage où il est précisé que les frères, poussés par l'Esprit, essayèrent de convaincre Paul de ne pas se rendre à Jérusalem, il décida cependant de n'en faire qu'à sa tête, aussi, le Seigneur lui envoya-t-il Agabus pour lui révéler la conséquence de sa désobéissance. La punition était simple, Dieu le prévenait qu'il serait mis dans les chaînes, ce qui arrivera effectivement.
Quoi qu'il en soit, il paraît évident que les écrits qui lui sont attribués ou qui parlent de lui comportent des points troublants qui montrent une opposition soit entre eux, soit avec la parole de Dieu.
Que les épîtres attribuées à Paul mettent en avant certaines choses très intéressantes ne fait aucun doute. N'oublions pas que le meilleur moyen de propager l'erreur c'est de la mélanger avec une petite dose de vérité. Par contre, ce qui est beaucoup plus douteux, c'est la place qui lui a été faite dans la Parole de Dieu.
Ce qui doit être remis en cause est la légitimité de la présence des textes qui lui sont consacrés ou attribuées dans la Parole de Dieu. En effet, ce n'est pas parce qu'une chose est vraie qu'elle doit être dans la parole de Dieu mais l'inverse : c'est parce qu'elle est dans la parole de Dieu qu'elle est vraie. Or, dans le cas des textes parlant de Paul (à l'exception du verset de Pierre), il apparaît évident qu'une certaine précipitation a été de mise il y a quelques centaines d'années et que l'écrémage se soit fait dans un tamis inadéquat.
Nous regarderons dans la suite de cet enseignement de nombreux exemples allant dans le sens de ce que j'avance, et je ne me baserai que sur la Parole seule, m'appuyant sur la quatrième règle de détermination de ce qu'est un apocryphe, qui est, la contradiction. Ainsi, il n'est pas question de rechercher dans quelques littératures que ce soit, un argument opposé à une affirmation faite dans les textes Pauliens. Le degré de vérité de la Parole de Dieu étant forcément supérieur à n'importe quel autre écrit, il n'est pas possible de se baser sur un autre écrit pour affirmer que tel ou tel passage de la Parole est faux. En se basant là-dessus, le seul texte pouvant nous aider dans la révélation de ce que j'ai à dire se trouve être la Parole elle-même. De la même manière, aucun texte extérieur ne pourra être accepté pour avaliser les folies qui se trouvent dans les écrits parlant de ce personnage plus que probablement fictif.
b) Marc 13 - « je vous ai tout annoncé d'avance ».
Je me suis toujours posé une question concernant un verset de Marc 13, celui où Jésus dit « je vous ai tout annoncé d'avance ». Cette question est simple. Quelles sont la validité et la légitimité d'une révélation postérieure à la vie de Jésus sur Terre ? En effet, s'il nous a tout annoncé d'avance, alors rien de neuf ne peut être donné. Bien sûr, lorsqu'il est écrit que l'Esprit nous conduira dans toute la vérité (Jean 16.13), il ne fait pas mention d'une nouvelle vérité, mais de la compréhension totale de la Parole de Dieu, ce qui est fondamentalement différent. Il en va de même avec la situation des disciples à qui Jésus avait clairement annoncé sa crucifixion mais qui ont dû attendre pour être conduit dans la vérité parce que le temps de la compréhension n'était pas encore arrivé.
Aussi, ce qui est dit après le temps de la présence du Seigneur Jésus sur terre ne peut qu'être une explication de ce qu'il avait annoncé et non pas un rajout sinon il serait menteur puisqu'il aurait affirmé faussement avoir tout annoncé d'avance.
C'est pour cela que les révélations transmises ultérieurement par des proches de Jésus ne peuvent être observées sous le même angle. Il peut s'agir de révélations faites par Jésus du temps de sa présence parmi nous. Toute nouveauté annoncée par des personnes ne l'ayant pas connu est donc suspecte de par le principe d'annonce préalable par Jésus faite du temps de sa présence physique.
D'un autre côté, cette affirmation de Marc 13 est également rassurante, parce qu'elle présuppose que, quoi qui est pu être dit après lui, nous devons forcément pouvoir en trouver la trace avant son séjour parmi nous, ou éventuellement pendant.
Je vais donc maintenant m'attacher à montrer les différents passages des textes concernés non pas qui prêtent à confusion, mais qui sont clairement des notions nouvelles et elles le sont généralement parce qu'en opposition directe avec d'autres notions de la Parole. Dans certains cas, Paul est en contradiction avec lui-même, et ce sera évidemment également le sujet des points qui suivront.
Rappelons avant d'aller plus loin que je m'évertuerai dans cet enseignement à montrer que les écrits attribués à Paul et détaillant ses pérégrinations n'ont pas leur place dans la Parole de Dieu.
La Parole de Dieu a pour valeurs l'universalité et l'intemporalité. Plus simplement, la Parole de Dieu se doit d'être vraie quels que soient les lieux et les époques. Jésus-Christ étant « le même hier, aujourd'hui, et éternellement » (Hébreux 13.8), et étant également la parole faite chair (Jean 1.1-4), il ne peut avoir inspiré un texte de la bible qui ne soit pas en accord avec les autres. Si un tel cas se présente, comme cela a eu lieu dans le passé avec la scission entre l'église catholique romaine et la naissance de l'église protestante à l'époque de Martin Luther, alors il convient de regarder les textes de près et de prendre une décision en se tenant éloigné de tout discours engagé et trop passionné afin de garder la tête froide et d'analyser avec calme ce qu'il convient de faire.
C'est ce que je ferai ici.
3 - La CONTESTATION de la notion de contexte.
(VIDEO 006 : La notion de contextes internes et externes (Evangile de Paul : LES CONTESTATIONS).
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
Le fameux argument du contexte. C'est une autre manière de dire « c'est vrai que ça paraît n'importe quoi, mais en se forçant on peut trouver une manière d'accommoder la sauce ». Jésus n'est pas venu sauver des érudits mais des perdus, ce peut être des érudits perdus, mais quoi qu'il en soit, ce doit être des perdus. Prétendre qu'il faille étudier des contextes historiques pour comprendre une affirmation de Paul c'est renier le fait que la Parole doit être universelle et intemporelle, c'est affirmer qu'une chose n'est soudainement plus vraie parce que le contexte n'existe plus. C'est également avaliser que l'histoire soit toujours vraie, alors qu'elle est écrite par les vainqueurs et qu'elle a tendance à changer en fonction des époques et des lieux. C'est aussi prétendre que le niveau de vérité des contextes qu'on nous présente a un degré supérieur à la Parole de Dieu, puisque ces contextes en viennent à sanctifier la Parole qui n'obtient plus sa sainteté de Dieu, mais de l'homme. Ce seraient dès lors des évènements humains non avérés qui serviraient à comprendre la Parole de Dieu. Or c'est le supérieur qui sanctifie l'inférieur (Matthieu 23.19 : Aveugles ! lequel est le plus grand, l'offrande, ou l'autel qui sanctifie l'offrande ?).
C'est pour cela qu'un contexte qui nous est précisé dans la Parole a de la valeur. Que ce soit l'affluence, le moment de la journée ou de la nuit, et ainsi de suite. Si Dieu a voulu que cela soit précisé, c'est que ça a de la valeur. S'il n'a pas voulu que ce soit précisé, c'est que ça n'en a pas.
En outre, prétendre qu'une érudition est nécessaire c'est oublier la place des simples d'esprit dans le royaume de Dieu. Bien sûr on peut se dire que si le royaume des cieux leur appartient c'est parce que Dieu a pitié de leur « handicap » et qu'il les sauve pour cela, mais ce n'est pas la réalité. En fait, si le royaume de Dieu leur appartient c'est uniquement parce qu'ils prennent les choses simplement sans essayer de les intellectualiser. Quand ils lisent que « la femme sera sauvée en devenant mère », ils ne cherchent pas une excuse pour justifier ce qu'ils viennent de lire, ils le croient. Si Jésus a dit que nous devions devenir comme des enfants, c'est pour cette même raison, pour croire avec simplicité et ne pas nous torturer l'esprit et l'emmener dans des conjectures aussi folles qu'hasardeuses pour tenter de justifier l'injustifiable.
Cet argument ne fait rien d'autre qu'ajouter une variable d'ajustement dans la vérité de la Parole de Dieu. Elle serait plus vraie dans certains cas, à certaines époques, pour certaines personnes. La Parole est la vérité ou elle ne l'est pas, elle ne peut en aucun cas l'être plus ou moins. En outre, pour ceux qui considèrent qu'il faut prendre en compte un pseudo-contexte extérieur à la Parole de Dieu, alors leur propre argument disqualifie toutes les épîtres, parce que chaque épître est une lettre qui avait un destinataire. L'argument du contexte extérieur valide donc le fait que l'épître aux Colossiens par exemple, s'adresse aux Colossiens. Personnellement je ne suis pas Colossiens, donc si je suis la logique du contexte, ce texte n'est pas pour moi ...
Mais bien entendu, je me doute bien que le seul contexte valable sera celui qui arrange le discours de ceux qui essayent de défendre l'indéfendable.
4 - La CONTESTATION de l'interdiction de retrancher.
(VIDEO 007 : l'interdiction de retrancher de la Parole (Evangile de Paul : LES CONTESTATIONS).
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
Cet enseignement a pour particularité de ne susciter que très rarement l'indifférence, ce qui en soi est une très bonne chose. Nous avons d'une part ceux qui l'acceptent et d'autre part ceux qui le réfutent. Parmi ces derniers, les réactions le concernant sont un peu toujours les mêmes.
Pour beaucoup, ce que je suis en train d'expliquer, bien que totalement fondé sur la Bible telle que nous la connaissons actuellement, est proche de l'abomination. Ils ne parviennent pas à trouver d'explications à de telles incohérences dans les textes de Paul et suivent aveuglément les doctrines contradictoires que l'on y trouve, préférant souvent éviter de réfléchir, de peur de réaliser que lesdites incohérences peuvent se révéler tragiques.
D'autres ont toujours su qu'il y avait un problème sans comprendre lequel, ils sentent que ce que vous avez dans les mains est vrai, mais n'ont pas le courage de faire le tri dans ce qu'on leur a enseigné depuis si longtemps ou encore de prendre une position contradictoire avec les prédications en place dans la quasi-totalité des assemblées. Il est vrai que la mainmise de certains « serviteurs » de Dieu sur les croyants tient plus du contrôle que du pastorat, et se positionner ailleurs que là où ces derniers vous autorisent à vous positionner représente souvent une tension que tous ne parviennent pas à supporter. Ils préfèrent donc passer outre et se concentrer sur autre chose. Comme au temps de Jésus, le sanhédrin moderne veille et se tient prêt à excommunier toute personne se prononçant pour Jésus.
Je ne parlerai bien entendu pas de tous ceux qui ne font qu'acte de présence le dimanche matin, ne lisant jamais leur bible et étant en conséquence incapable de remarquer une quelconque erreur. Notons cependant que ce sont souvent ces derniers qui se trouvent être les plus virulents dans la défense des écrits attribués à Paul ou parlant de lui.
Une dernière caste a une déconcertante facilité à incendier ce qui ne lui plaît pas, avec d'autant plus de force qu'elle se sent incapable de démontrer l'inverse de ce qui vient d'être dit. L'emploi ici du verbe « plaire » est volontaire, puisqu'il s'agissait de caractériser les personnes recherchant plus un moyen de contrôler que de faire grandir les croyants. Leurs arguments sont presque toujours du même ordre :
L'impossibilité que la Parole de Dieu ne subisse de coupes. Argument basé sur l'incompréhension de deux passages dont le premier nous dit qu'il « ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé » (Matthieu 5.18) et le deuxième que « Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre, et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre » (Apocalypse 22.18-19). Le premier de ces deux passages fait exclusivement cas de la loi qui se trouve représenter les livres de Moïse voir, par extension, l'ensemble de l'ancienne alliance. Le deuxième passage ne faisant cas, quant à lui, que du livre que l'apôtre Jean venait d'écrire, soit le livre de l'Apocalypse. En effet, les détracteurs semblent oublier que la Bible en tant que telle n'existait pas puisque la réunion des livres qui l'ont composée au travers du temps ne s'est faite qu'un bon siècle après que Jean ait achevé ses écrits sur l'île de Pathmos. Il ne pouvait donc en aucun cas faire mention d'un ouvrage n'existant pas et dont la fluctuation du contenu parcourt l'histoire. Pour ceux qui prétendraient qu'il annonçait la venue de la Bible telle que nous la connaissons actuellement encore, je leur rappelle que Jean parle « du livre de cette prophétie », en d'autres termes il connaissait le texte sujet de son avertissement et, comme je viens de le dire, la Bible n'existait pas à cette époque.
Par ailleurs, si les personnes utilisant cet argument étaient sincères, elles devraient également lire les apocryphes se trouvant dans la Bible des Catholiques puisque l'affirmation de Jean se trouvait déjà dans la Bible lorsque les protestants ont fait « sécessions ». Donc pour ceux qui veulent se réfugier derrière cet argument, je tiens en toute amitié à vous conseiller la version de la Bible appelée Tob, qui est en fait la Bible catholique et qui en conséquent contient les apocryphes.
Le deuxième argument utilisé est tiré du livre du prophète Daniel et du livre de l'Apocalypse, disant que certaines choses sont cryptées et que la compréhension en sera donnée plus tard. L'archange disant à Daniel de tenir « secrètes ces paroles », et de sceller « le livre jusqu'au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera » (Daniel 12.4), Jean quant à lui, dans l'apocalypse, entendit « du ciel une voix qui disait : Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas » (Apocalypse 10.4). Cependant, dans les deux cas, les paroles en question n'ont pas été écrites.
L'argument pourrait être intéressant, mais il ne s'agit pas dans cet enseignement de domaines d'incompréhensions, mais bel et bien de données parfaitement compréhensibles et en totales contradictions avec la Parole dans son ensemble voir entre elles-mêmes, ce qui rend caduc cet argument.
5 - La CONTESTATION des choses difficiles à comprendre ... .
(VIDEO 008 : les choses difficiles à comprendre (Evangile de Paul : LES CONTESTATIONS).
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
Dans les temps que nous traversons, qui, étant ceux du retour de Jésus, sont les plus sombres qu'il n'y ait jamais eu, la compréhension des écritures est particulièrement faible. On peut se rassurer en prétendant que nous n'avons plus accès à la Parole de Dieu de manière satisfaisante, mais la réalité est que nous avons les serviteurs que nous avons choisis d'avoir. La faiblesse est telle que "connaître" et "comprendre" ont fini par être amalgamés. Les croyants disent ne pas comprendre la Parole, mais la réalité est qu'ils ne la connaissent pas. L'Esprit de Dieu ne peut nous expliquer ce que nous ne connaissons pas. Nous devons nous nourrir de la Parole de Dieu, et laisser le Saint-Esprit nous la révéler. C'est de cela que nous parle le premier chapitre du livre de l'Apocalypse, qui met en avant la bénédiction qu'il y a à connaître la Parole et non à la comprendre (Apocalypse 1.3 : Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche).
Le schéma normal devrait donc être :
- Connaître la Parole de Dieu,
- Recevoir l'explication de l'Esprit,
- Appliquer la Parole de Dieu.
Malheureusement, l'église a remplacé le fait de connaître la Parole par une façade qui consiste à piocher quelques versets de-ci, de-là. Ensuite, elle a remplacé le fait de recevoir l'explication du Saint Esprit, par les émotions. Si elle ressent quelque chose, alors elle considère avoir compris. Peu importe que sa compréhension émotionnelle soit en désaccord avec le reste de la Parole. Finalement elle met en pratique non pas ce que dit la Parole, mais la perception que ses émotions lui ont donnée.
Alors que nous devrions ouvrir la Parole pour trouver la vérité, la lecture d'un grand nombre de personnes est rarement basée sur la volonté de s'approcher de la vérité, mais a généralement pour but d'avoir un argument pour démontrer ce qui était déjà une certitude avant d'ouvrir la Parole.
Pour en revenir à l'un des sujets fréquents de contestation concernant l'évidence de ce que les 13 épîtres attribuées à Paul ne sont pas de Dieu, remettons en avant un passage de la deuxième épître de Pierre, ce passage nous disant ce qui suit :
🔘 2 Pierre 3.15-16 : Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 16 C'est ce qu'il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine.
C'est là que la boucle est faite avec ce que je disais plus tôt. Le détournement d'un texte pour essayer de le faire correspondre à ce que les contestataires pensent de toute façon. Donc la recherche d'un verset qui serait leur allié, peu importe si cela met à mal la vérité et l'intégrité même de la Parole.
Je rappellerai donc que rien dans ces deux versets ne désigne la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres et les 13 épîtres attribuées à Paul, cela ne fait que désigner des écrits de Paul qui, à ce jour, sont inconnus. Ensuite, Pierre nous fait mention de ce qu'il y a, dans ces lettres inconnues de nos jours, une certaine complexité dans la forme que prennent les discours de l'homme. On peut donc assez logiquement comprendre pourquoi les textes dont nous parle Pierre ne sont pas connus, parce que la seule chose qui rende la Parole de Dieu complexe, comme nous le pointe du doigt l'écrivain de l'épitre aux hébreux, c'est le manque de connaissance préalable du peuple de Dieu. Un peuple qui en est encore au lait et est vent debout pour défendre des textes ouvertement erronés, voyant de la complexité partout, non pas parce qu'il y en aurait, mais parce que sa faiblesse dans la connaissance ne lui permet de toute manière pas de comprendre. Ce sont des élèves en maternel qui essaye de passer le baccalauréat et qui se plaignent de ne pas réussir leurs examens.
C'est donc au sujet de cette complexité que les contestations existent, mélangeant allègrement des erreurs simples et évidentes pour qui s'intéresse réellement à la Parole de Dieu, avec des supposées incompréhensions qui seraient dues à une complexité totalement absente des textes concernés.
Gênés aux entournures, ces personnes prétendent que lorsque les épîtres attribuées à Paul parlent de 12 disciples quand de toute manière il n'y en avait que 11 à cette époque, cela relève de la complexité de l'affirmation et non de l'erreur. Elles prétendent que lorsque ces mêmes épîtres affirment à de nombreuses reprises que les affirmations qui y sont faites ne sont pas de Dieu, ce serait en fait "compliqué à comprendre", et "signifierait" en réalité que c'est Dieu qui parle, tordant elles-mêmes dans le procédé, des paroles qu'elles prétendent venir de Dieu, et donc se condamnant. Elles prétendent que toutes les fois où la Parole est ouvertement contredite par ces épîtres, que ce soit la foi parfaite d'Abraham, le visage de Moïse, les veuves qui rompent leurs vœux en se remariant, et donc plus généralement la centaine de points que je vais soulever, ce serait en réalité un problème de compréhension.
Il y a une différence entre "se voiler la face" et "un texte compliqué". Le vrai problème tient plus à l'hypocrisie de certains qui peinent à justifier l'injustifiable et campent sur des positions intenables. Les erreurs sont tellement évidentes que ceux qui aiment la vérité les reconnaîtront.
Le livre des Actes : 6 - Chronologie de la présence de Saul/Paul dans le livre des actes
Avant d'entrer plus en détail dans les treize épitres attribuées à Paul, nous allons regarder leur porte d'entrée, les chapitres 11.19 à 28 du livre des actes.
Pour mieux cerner la chronologie de l'apparition du personnage on va faire un court présupposé qu'on cessera ensuite de faire. Celui qui consiste à croire que Saul de Tarse est bel et bien le même personnage que celui qui apparaît plus tard sous le nom de Paul de Tarse. Lorsque 'on fait ce faux présupposé, on obtient la chronologie suivante de son apparition dans le livre des Actes des Apôtres.
1️⃣ Première partie : Actes 1.1 à Actes 11.18 - le vrai livre.
Tout d'abord, le personnage apparait sous le nom de Saul alors qu'il persécute les croyants : (Actes 7.58 ; Actes 8.1 ; Actes 8.3 ; Actes 9.1), à cette époque, c'est Pierre qui est à la tête des croyants, placé là par Jésus.
Suite à cela, il sera présent dans le chapitre 9 lors de la narration de sa conversion (11 fois dans Actes 9.4-27).
En dehors de cela, il n'est pas présent dans la première partie des actes et n'apparait jamais sous le nom de Paul.
2️⃣ Deuxième partie : Actes 11.19 à Actes 13.9 - la transition.
Dans cette section, Pierre est encore un peu présent, mais va pour ainsi dire disparaître par la suite (il ne sera cité qu'une seule fois dans la troisième partie).
Saul va ressurgir comme un cheveu sur la soupe dans le verset 12.25, puis plus activement dès le début du treizième chapitre : (Actes 13.1 ; Actes 13.2 ; Actes 13.4 ; Actes 13.7) pour finalement apparaitre dans le verset 13.9 qui concrétise le basculement.
🔘 Actes 13.9 : Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint Esprit, fixa les regards sur lui, et dit ...
La transition que représente ce verset est à double niveau. Non seulement c'est la première fois que Saul est appelé Paul, ce qui est important, mais c'est également la première fois qu'il prend verbalement les rênes. Les mots qu'il va prononcer sont également problématiques, je reviendrais dessus dans le passage concerné.
On notera également que si le verset nous dit 'appelé aussi Paul', dans la réalité, il ne sera plus jamais appelé 'Saul' en dehors de citations ayant uniquement pour but de forcer la fusion entre Saul et le nouveau personnage appelé Paul.
3️⃣ Troisième partie : Actes 13.10 à Actes 28.31 - la prise de contrôle.
La troisième et dernière partie ne suit plus du tout les codes de la première. Pierre n'est plus cité qu'une seule fois (Actes 15.6) pour totalement disparaitre. De son coté, Saul disparait également. Il n'est plus cité que 5 fois et uniquement pour des redictes problématiques concernant sa conversion.
🔘 Actes 22.7 : Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
🔘 Actes 22.12 : Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, 22.13 et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai.
🔘 Actes 26.14 : Nous tombâmes tous par terre, et j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.
Par contre 'Paul' est cité 159 fois. De plus il devient soi-disant le 'chef de la secte des Nazaréens' (Actes 24.5). Propos tenus par Tertulle, l'orateur qui accompagne le souverain sacrificateur Ananias. Parmi les différentes choses que Tertulle va dire, il va de soi que celle-ci ne sera pas contredite par Paul. Le but réel de cette affirmation est de nous faire croire que Pierre est déchu de son poste et que désormais ce serait Paul qui le remplace. C'est à dire une personne qui ne peut pas être apôtre de Jésus puisque Paul ne répond à aucun des critères cités dans le début du livre des Actes. Il serait donc fait table rase des véritables apôtres de Jésus, que ce soit Jean, Jacques et les neuf autres pour que quelqu'un dont les écrits démontrent sans aucun doute possible la duplicité finisse par être le référent du corps qu'est l'église ...
Au travers de ces trois parties, on est passé de la vie de l'église sous l'autorité des apôtres à un récit particulièrement égocentré de la vie de Paul. N'oublions pas que les apôtres étaient clairement définis par des règles très strictes (*). Ces mêmes règles empêchaient Paul d'en faire partie (il n'a pas suivi le seigneur depuis le commencement). Il est donc d'autant plus amusant de constater que Paul se revendique 'apôtre' et donc rejette la détermination de ce que représente cette fonction, tout en l'invoquant contre Marc et en le rejetant parce qu'il ne l'a pas accompagné tout du long auparavant (**). Donc quand lui ne remplit pas les conditions nous devrions passer outre, mais lorsqu'il est confronté à quelqu'un qui ne remplit pas des conditions qu'il fixe arbitrairement, on ferait face à une impossibilité.
(*) Actes 1.21-22 : Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, 1.22 depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection.
(**) Actes 15.37-39 : Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ; 15.38 mais Paul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. 15.39 Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre.
Dans tous les cas, l'évidence est là. La présence de Paul dans les Actes est orchestrée. Elle ne suit aucun des codes de la Parole de Dieu, et pour en résumer la substance, celui qui l'a rédigé n'a pas même pris la peine de parler d'autre chose que de lui et de son périple touristique. Dieu devenant anecdotique. Si une certaine religion prétend que Paul est le successeur de Pierre, il ne faut pas y voir une soumission à des textes qui sembleraient le prétendre, mais plutôt l'inverse. Des faux textes ont été ajoutés pour changer le sens de la Parole de Dieu et la conformer à un mouvement que Dieu n'a pas initié.
Le livre des Actes : 7 - Le sens des livres
a) Une suite logique.
Les quatre versions de l'évangile nous racontent la même histoire, tout en nous la présentant sous différents angles. Le premier évangile, la version de Matthieu, est très ancré dans l'ancienne alliance, avec ses 41 versets qui en sont des citations, alors que le dernier, la version de Jean se détache des origines pour entrer plus frontalement dans la personne de Jésus. Il en garde le sens, mais se centre sur le Fils de Dieu. Chaque évangile à sa raison d'être et nous apporte des éléments de compréhension différents et complémentaires. Ils sont cependant tous les quatre l'histoire de la formation des disciples de Jésus et plus spécifiquement de Pierre.
C'est en cela que le livre des Actes en est la continuation parfaite. Après avoir expliqué la formation de l'église, au travers de la repentance, omniprésente, et du prix de nos péchés, le livre des Actes nous explique la mise en pratique et la vie de l'église une fois que le Saint-Esprit a pris la relève de Jésus. Il nous sert de transition entre le salut qui a été apporté aux juifs, et le salut qui se tourne vers le monde (Actes 10.11-16).
La véritable fin du livre des Actes des apôtres se situe donc au verset 11.18, qui clôture le but même de ce livre.
🔘 Actes 11.18 : Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie.
La suite est une transition maladroite visant à effacer Pierre pour le remplacer par un dénommé Paul qui est plus que probablement un personnage totalement fictif ne servant qu'à préparer le lecteur aux treize épitres qui lui seront attribués et qui suivent directement le livre des Actes des Apôtres dans les bibles traditionnelles.
Si ce même Pierre parle d'un Paul (*), c'est éventuellement de celui du début des Actes, qui n'a rien à se reprocher à partir de sa conversion. Cela, uniquement si le Saul du début du livre des Actes des Apôtres a bien changé de nom, parce qu'il ne faut pas oublier que ce "changement" est clairement présenté comme un simple surnom (Actes 13.9 : Alors Saul, appelé aussi Paul), pourtant il devient exclusif. Et il ne faut surtout pas y voir de parallèle avec Simon qui devient Pierre, parce que Jésus est clair sur le fait que son nom a changé. Pierre n'est pas un surnom, Paul est supposé en être un, mais étrangement, a son apparition, Saul disparaît. Enfin, gardons à l'esprit qu'il est parfaitement possible que le Paul dont nous parle Pierre dans sa deuxième épitre ne soit tout simplement pas connu, tout comme Théophile ne l'est pas, ainsi que tous les personnages n'apparaissant que très peu.
Celui qui apparaît à partir du verset 11.19 n'est clairement pas l'image de celui qui est présent avant, pour qui prête un minimum attention à ce qui est marqué. Les 13 épitres qui lui sont attribuées ainsi que la partie du livre des Actes des Apôtres allant du verset 11.19 à la fin sont un voile qui se jette sur ceux qui l'acceptent ; Une impressionnante compilation d'erreurs doctrinales pour celui qui recherche la vérité. Il est tout simplement impossible que Pierre puisse encenser une personne comme le Paul qui nous est dépeint dans ces textes, preuve supplémentaire s'il en est de la folie de ces textes et du gouffre dans lequel elles entraînent ceux qui s'y confient.
Ces textes n'ont rien de compliqués à comprendre, il se trouve tout bonnement que ce sont tour à tour des hérésies et des blasphèmes divers, et ceux qui s'y raccrochent se perdent, parce que le seul moyen pour qu'ils puissent être vrais est de réécrire le reste de la Parole de Dieu. Accepter les mensonges des écrits parlant de Paul, c'est rejeter la vérité qui se trouve en jésus. C'est la raison de la présence de ces textes, amoindrir la vérité, amoindrir la capacité du peuple de Dieu à comprendre et suivre son maître. Plus que jamais cette parole est la vérité : ses brebis reconnaissent sa voix (Jean 10.3-5**).
(*) 2 Pierre 3.15 : Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée.
(**) Jean 10.3-5 : Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. 4 Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles ; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. 5 Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
b) les impossibilités.
Pour ceux qui ont accepté les choses totalement folles que Paul dit dans les textes où il est présent, la réalité de sa personne est rendue floue, et l'évidence de l'incompatibilité avec la Parole de Dieu paraît être une hérésie. Pourtant les points sont tellement nombreux que la réalité devait forcément faire surface un jour ou l'autre. Les textes qui ont été ajoutés au livre des Actes des Apôtres ont un double rôle. Dans la véritable Parole de Dieu, après le verset 18 du chapitre 11 du livre des Actes des Apôtres, se trouve l'épître aux Hébreux. La transition de l'un à l'autre paraît naturelle.
Dans la logique des livres qui composent la Parole de Dieu, après l'histoire de la révélation de la grâce et la formation de Pierre et des autres apôtres que nous trouvons dans les 4 versions de l'évangile, nous entrons dans le livre des Actes, qui est l'histoire de la révélation de la transmission du message de la rédemption au monde à travers les personnes que Jésus a formé. On entre alors dans les différentes véritables épîtres, qui sont la vie de cette église que Jésus a appelé de ses vœux et vers quoi toute la première partie de la nouvelle alliance tend.
Finalement nous trouvons le livre de l'Apocalypse la conclusion de tout cela. La réunification de l'ancienne et de la nouvelle alliance dans l'éternité. La réunification avec celui qui a tout créé et tout permis.
La nouvelle alliance est un texte fort, une histoire continue qu'il n'était pas facile de briser pour y insérer une folie qui n'y avait pas sa place. Pourtant ceux-là même qui avaient déjà fait la même chose avec l'ancienne alliance et les apocryphes, ont réitéré. Amoindrir l'ancienne alliance n'avait de poids que si la nouvelle alliance l'était également. La perversion de l'ancienne alliance était le pare feu qui a poussé les croyants à se reposer sur leurs lauriers au lieu de réaliser que la supercherie était volontaire et existait en reflet dans la nouvelle alliance.
Il fallait donc procéder en deux phases pour essayer de pervertir la Parole de Dieu. Les textes devaient avoir 2 axes. Le problème de l'insertion des textes parlant de Paul était de taille. Le problème de ceux qui l'ont fait, était simple. Comment passer de la suite des quatre versions de l'évangile et du livre des Actes des Apôtres à cet ensemble aberrant des 13 épîtres attribuées à Paul. La cassure des premiers aux suivants est particulièrement dure, il fallait une transition qui permettait de donner un semblant de logique là où il n'y en avait aucune. Comment passer d'un texte essentiellement tourné vers Dieu et son action pour son peuple, au journal de voyage égocentré d'un 'moi je' en puissance ?
Cette transition, ce sont les chapitres ajoutés au livre des Actes des Apôtres. Soudainement, comme je l'ai déjà expliqué, on passe d'un texte centré sur la vie de l'église sous l'autorité des seuls véritables apôtres de Jésus possibles (les seuls qui correspondent aux règles de sélection cités dans Actes 1.21-22), à un texte centré sur un nouveau personnage dont on prétend qu'il serait Saul de Tarse et qui est appelé Paul. A partir de là, on glisse en très peu de temps dans un univers totalement différent dans lequel Dieu n'est plus le centre et les affirmations qui y sont faites lui font la guerre. Sans l'insertion de la deuxième partie des actes, on serait passé de Actes 11.18 : 'Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie' qui est la conclusion parfaite du livre des Actes, à une première folie consistant dans Romains 1.1-4 à affirmer que Jésus aurait été 'déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts', alors qu'il l'a clairement été à son baptême (Matthieu 3.17 : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection).
Ainsi la double utilité des ajouts fait dans le livre des Actes des Apôtres consiste à être d'une part une porte d'entrée pour les treize épitres qui vont suivre, modifiant progressivement le style pour faciliter l'acceptation de ces épitres. D'autre part, la présence dans le livre des Actes est une sécurité pour ceux qui ont volontairement ajouté ces textes. L'évidence de la folie des 13 épitres attribuées à Paul devait un jour ou l'autre être révélées. Les textes ajoutés dans le livre des Actes sont cependant tout aussi dangereux, parce qu'ils sont mensongers, mais les épîtres agissent comme un pare feu. Se focaliser sur les folies des 13 épitres en oubliant la fin du livre des Actes, c'est couper la partie pourrie d'une pomme tout en laissant le ver dans le fruit.
Il est important de rétablir la Parole de Dieu, afin d'avoir enfin une bible qui lui corresponde réellement.
c) L'ordre de ce qui est à venir.
On va donc dans un premier temps regarder ce qui concerne la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres avant d'entrer plus profondément dans le détail des treize épitres.
Le livre des Actes : 8 - Les 3 conversions de Saul
Parmi les problèmes nombreux qui se posent spécifiquement dans le livre des Actes tel que nous le connaissons, il s'en trouve un grand nombre qui sont limités à un passage particulier ou à un autre. Il y a cependant un problème de taille qui se répartit sur la longueur et qui est présent dans trois passages différents. Il s'agit bien évidemment de la conversion de Saul.
Les trois passages sont ceux de :
1️⃣ Actes 9.1-21
2️⃣ Actes 22.1-16
3️⃣ Actes 26.12.20
a) 1️⃣ Actes 9.1-21 : la version originale.
a.1) Ce que contient le texte.
- Une lumière venue du ciel autour de lui (9.3)
- Il tombe à terre (9.4)
- Il entend une voix (9.4)
- Ses accompagnateurs entendent la voix (9.7)
- Ses accompagnateurs ne voient personne (9.7)
- LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
- SAUL : Qui es-tu , Seigneur ? (9.5)
- LA VOIX DIT : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (9.5)
- SAUL : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? (9.6)
- LA VOIX DIT : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire (9.6)
- ANANIAS 9.17 : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit (9.17)
a.2) Le texte.
Actes 9.1-3 : Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur, 9.2 et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem. 9.3 Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.
Actes 9.4-5 : Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? 9.5 Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.
Actes 9.6-9 : Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire. 9.7 Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; Ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne. 9.8 Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; On le prit par la main, et on le conduisit à Damas. 9.9 Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but.
Actes 9.10-16 : Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur ! 9.11 Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. 9.12 Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d'Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. Ananias répondit : 9.13 Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ; 9.14 Et il a ici des pouvoirs (exousia - autorité), de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom. 9.15 Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël ; 9.16 et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom.
Actes 9.17 : Ananias sortit ; Et, lorsqu'il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit.
Actes 9.18-21 : Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé ; 9.19 Et, après qu'il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas. 9.20 Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. 9.21 Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?
b) 2️⃣ Actes 22.1-16 : une réécriture.
b.1) Ce que contient le texte.
- Vers midi, une grande lumière autour de lui (22.6)
- Il tombe à terre (22.7)
- Il entend une voix (22.7)
- Ses accompagnateurs voient la lumière (22.9)
- Ses accompagnateurs n'entendent pas la voix (22.9)
- LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? (22.7)
- PAUL :Qui es-tu, Seigneur ? (22.8)
- LA VOIX DIT :Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. (22.8)
- PAUL : Que ferai-je, Seigneur ? (22.9)
- LA VOIX DIT : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. (22.10)
- ANANIAS : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. 22.14 Il dit : Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche ; 22.15 Car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. 22.16 Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
b.2) Le texte.
Actes 22.1-5 : Hommes frères et pères, écoutez ce que j'ai maintenant à vous dire pour ma défense ! 22.2 Lorsqu'ils entendirent qu'il leur parlait en langue hébraïque, ils redoublèrent de silence. Et Paul dit : 22.3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; Mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. 22.4 J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. 22.5 Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir.
Actes 22.6-7 : Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. 22.7 Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?
Actes 22.8-11 : Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me dit : Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. 22.9 Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis : Que ferai-je, Seigneur ? 22.10 Et le Seigneur me dit : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. 22.11 Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas.
Actes 22.12-15 : Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, 22.13 et me dit : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. 22.14 Il dit : Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche ; 22.15 Car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues.
Actes 22.16 : Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
c) 3️⃣ Actes 26.12.20 : la version romancée.
c.1) Ce que contient le texte.
- Une lumière autour de lui ET de ses compagnons (26.13)
- Tout le monde tombe à terre (26.14)
- Apparemment il est le seul à entendre (26.14)
- LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (26.14).
- PAUL : Qui es-tu, Seigneur ?
- LA VOIX DIT : Je suis Jésus que tu persécutes.26.16Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; Car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. 26.17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, 26.18 afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance (exousia - autorité)de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés (26.16-18).
c.2) Le texte.
Actes 26.12-13 : C'est dans ce but que je me rendis à Damas, avec l'autorisation et la permission des principaux sacrificateurs. 26.13 Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin resplendir autour de moi et de mes compagnons une lumière venant du ciel, et dont l'éclat surpassait celui du soleil.
Actes 26.14-16 : Nous tombâmes tous par terre, et j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. 26.15 Je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. 26.16 Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; Car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai.
Actes 26.19-20 : En conséquence, roi Agrippa, je n'ai point résisté à la vision céleste : 26.20 à ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'oeuvres dignes de la repentance.
d) Les différences.
Là nous allons être très pragmatique, l'évidence étant suffisante pour remplacer de longs discours. Certains éléments ne sont présents qu'une seule fois, s'ils ne contredisent aucun autre, ils peuvent parfaitement être vrais, quelle que soit la version de laquelle ils sont tirés.
d.1) La lumière.
- 1️⃣ - Une lumière venue du ciel autour de lui (9.3) ✔️
2️⃣ - vers midi, une grande lumière autour de lui (22.6) ✔️
3️⃣ - une lumière autour de lui ET de ses compagnons (26.13) ✔️
Si on regarde ce point indépendamment du reste, il n'y a pas de problème majeur. Une différence n'est pas un problème lorsqu'elle n'entre pas en contradiction. Ca peut simplement être une manière différente de dire la même chose. De la même manière que la scène du possédé de Gadara inclut 2 personnes dans l'évangile selon Matthieu (Matthieu 8.28 : Lorsqu'il fut à l'autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n'osait passer par là), alors qu'elle ne parle que d'un dans l'évangile selon Marc (Marc 5.2 : Aussitôt que Jésus fut hors de la barque, il vint au-devant de lui un homme, sortant des sépulcres, et possédé d'un esprit impur). Ca n'est pas une contradiction, mais deux angles de vue. Dans le premier Matthieu décrit la scène dans son ensemble, et dans le deuxième, Marc décrit ce qu'il considère être la partie importante de l'interaction. Ca ne nie pas la présence du deuxième homme, mais considère simplement que sa part dans ce qui se déroule est trop négligeable pour le citer. C'est un peu ce qui se passe lorsque Jésus est bousculé par la foule et qu'il demande qui l'a touché. Les disciples voient la foule et parle d'elle, alors que dans la même scène, Jésus parle d'une femme seule, dissimulée par la foule.
Dans le cas présent, que la lumière soit sur lui ne signifie pas obligatoirement qu'elle ne soit pas sur les autres également. Donc chaque version peut exister en même temps que les autres.
d.2) Tomber à terre.
- 1️⃣ - il tombe à terre (9.4) ✔️
- 2️⃣ - il tombe à terre (22.7) ✔️
- 3️⃣ - tout le monde tombe à terre (26.14) ✔️
Comme dans le point précédent, aucune affirmation n'en invalide une autre. De la même manière que dans l'exemple que je citais auparavant concernant la scène se déroulant à Gadara, une version peut être centrée sur Saul, et l'autre sur le groupe.
d.3) La voix.
Pour ce qui est d'entendre et de voir, il va falloir séparer Saul et les personnes qui l'accompagnent.
Saul :
- 1️⃣ - il entend une voix (9.4) ✔️
- 2️⃣ - il entend une voix (22.7) ✔️
- 3️⃣ - apparemment il est le seul à entendre (26.14) ✔️
Dans ces trois versions, Saul entend une voix. La différence éventuelle se situe dans la troisième version, mais dans l'immédiat elle ne contredit pas les deux première et donc sur ce point encore, on peut considérer qu'il n'y a pas réellement de différence. La particularité de la version trois et qu'il affirme ce qui suit : Nous tombâmes tous par terre, et j'entendis une voix (Actes 26.14). La juxtaposition de 'nous tombâmes' et 'j'entendis' semble dire qu'il est le seul à entendre. On pourrait cependant légitimement entendre que ça n'est pas le cas et que tous l'ont entendu, mais que la voix s'adressant spécifiquement à lui, il soit passé du 'nous' au 'je'. Dans tous les cas, si on peut encore trouver un moyen de justifier, cela fait tout de même la troisième fois en trois sujets ...
Ses compagnons :
- 1️⃣ - ses accompagnateurs entendent la voix (9.7) ❌
- 1️⃣ - ses accompagnateurs ne voient personne (9.7)
- 2️⃣ - ses accompagnateurs voient la lumière (22.9)
- 2️⃣ - ses accompagnateurs n'entendent pas la voix (22.9) ❌
- 3️⃣ - apparemment il est le seul à entendre (26.14)
Là, les choses commencent à devenir problématiques
Pour ce qui est de la voix, l'évidence est là. Dans 1️⃣ ses compagnons entendent la voix, alors que dans 2️⃣ ça n'est pas le cas. Les affirmations sont claires et les textes se contredisent donc.
Pour ce qui est de voir, on se retrouve un peu dans l'obligation d'imaginer. La précision de ce qu'ils ne voient personne dans le 1️⃣ semble affirmer qu'il y avait quelqu'un à voir, ce qui n'est dit nul part. On imagine donc que Saul est tombé à terre, baigné dans une lumière qui vient du ciel, et qu'il n'ose pas lever la tête, tout en parlant à ce qu'il appelle 'la voix', attestation de ce qu'il ne regarde pas mais évalue la scène en fonction de ce qu'il entend. Ca explique que dans le même temps il soit fait mention de ce que les accompagnateurs ne voient personne. Ca peut même être raccord avec 2️⃣ dans laquelle ses compagnons ne voient que la lumière, tout comme Saul, qui, à terre, n'a pas de réel aperçu de ce qui se passe au-dessus de lui. Cependant, rendre les discours compatibles est difficile et rend obligatoire d'ajouter des données pour que cela le soit. Au stade où nous en sommes, il faut bien se rappeler que dans 3️⃣ tout le monde est à terre, donc personne n'est censé voir quoi que ce soit.
Le fait de voir et ce qui est vu commence à poser problèmes. Si en tirant encore et encore sur la corde on pouvait tout 'justifier' jusque-là, à partir de cet instant, il y a au minimum une erreur indépassable. Pourtant les problèmes les plus lourds ne font qu'arriver alors que la discussion entre la 'voix' et Saul démarre.
d.4) La discussion.
1ère partie : la rencontre.
- 1️⃣ LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ✔️
- 1️⃣ SAUL : Qui es-tu , Seigneur ? (9.5) ✔️
- 1️⃣ LA VOIX DIT : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (9.5) ✔️
- 2️⃣ LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? (22.7) ✔️
- 2️⃣ PAUL :Qui es-tu, Seigneur ? (22.8) ✔️
- 2️⃣ LA VOIX DIT : Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. (22.8) ✔️
- 3️⃣ LA VOIX DIT : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons (26.14). ✔️
- 3️⃣ PAUL : Qui es-tu, Seigneur ? (26.15) ✔️
- 3️⃣ LA VOIX DIT : Je suis Jésus que tu persécutes.26.16Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; Car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. 26.17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, 26.18 afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance (exousia - autorité) de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés (26.16-18). ❌
Dans l'ensemble, nous avons presque un copier/coller. Malheureusement le 'presque' fait toute la différence. Les variations mineures du commencement de la conversation n'ont pas beaucoup d'importance. S'il n'est pas fait mention de 'regimber ...' dans 2️⃣ ça peut simplement être une omission volontaire issue par exemple d'une volonté de raccourcir le descriptif.
Le vrai problème vient de ce que dit la voix dans 3️⃣, et pour le comprendre il faut regarder la suite.
2° partie : La suite de la discussion.
- 1️⃣ SAUL : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? (9.6) ✔️
- 1️⃣ LA VOIX DIT : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire (9.6) ✔️
- 1️⃣ ANANIAS : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit (9.17) ❌
- 2️⃣ PAUL : Que ferai-je, Seigneur ? (22.9) ✔️
- 2️⃣ LA VOIX DIT : Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. (22.10) ✔️
- 2️⃣ ANANIAS : Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. 22.14 Il dit : Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche ; 22.15 Car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. 22.16 Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur (22.13-16) ❌
- 3️⃣ LA VOIX DIT : Je suis Jésus que tu persécutes.26.16Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; Car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. 26.17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, 26.18 afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance (exousia - autorité) de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés (26.16-18). ❌
Là, les erreurs sont tellement grossières qu'elles deviennent impossibles à justifier.
Dans la version 1️⃣ Jésus lui dit d'aller à Damas (la ville), et là on lui dira ce qu'il doit faire. C'est une fois qu'il s'y trouve qu'Ananias se rend là où il réside afin de lui rendre la vue et de le baptiser du Saint-Esprit. La discussion entre la voix et Saul est donc très courte et ne contient presque rien d'autre que la directive de se rendre à Damas. C'est dans cette ville qu'Ananias prend Saul en main, conformément à ce que la voix avait dit.
Dans la version 2️⃣ le début est identique, par contre la suite est très largement étoffée pour ce qui tient des propos d'Ananias. On pourrait jusque-là considérer que la première version est incomplète et que celle-ci agit en complément. Mais la troisième version arrive et chamboule cette possibilité.
Dans la version 3️⃣ Jésus a interpellé Saul, qui est tombé à terre, mais il n'y a aucune mention de cécité, aucune mention de guérison de cette même cécité. Il manque toute la partie concernant Damas et Ananias. La totalité de la scène se situe sur la route, ce qui en soit est déjà une importante incohérence. On note que Jésus lui dit dans ce passage de se relever et de témoigner de ce qu'il a vue, alors que dans les autres passages il était aveugle. Jésus précise bien qu'il lui est 'apparu', ce qui contredit une fois de plus les deux autres versions dans lesquelles il est aveugle.
Ca n'est cependant pas le plus étrange, dans la version 2️⃣ Ananias annonce à Saul qu'il sera le témoin au milieu des païens, mais c'est paraphraser ce qui est dit dans la version 3️⃣ qui elle, est dite par la voix. C'est donc dit par Ananias à Damas dans la version 2️⃣, mais par Dieu sur la route dans la version 3️⃣, et accessoirement par personne dans la version 1️⃣.
Cette version 3️⃣ est également celle qu'il donne à Agrippa dans un discours qui contient de nombreux problèmes qui seront discutés plus tard.
e) Conclusion.
Si les trois versions de la conversion de Saul contiennent des points communs, elles contiennent malheureusement des incohérences qui ne sont pas issues de problèmes de compréhension. L'incohérence au niveau de la voix qu'entendent ou n'entendent pas ses compagnons est déjà indiscutable, mais entrer dans la conversation qui s'en est suivie ajoute à l'impossibilité de la véracité de ces trois versions simultanément. Dans ces passages, le Saul dont on nous parle en arrive à ne plus se souvenir du moment où il a rencontré Dieu, il ne sait plus tout à fait qui lui a dit ce qu'il a entendu, Dieu ou Ananias. Il change sa version au grès des rencontres durant lesquelles il la partage.
Le livre des Actes : 9 - Agabus
(VIDEO 003 : Agabus recentre le débat (Evangile de Paul : LE VRAI PAUL).
(VERSET : Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité ... : 1 Pierre 1.22).
Parfois les choses sont devant notre nez et nous les cherchons partout. Le passage concernant Agabus fait partie de ce type de cas. Il est la conclusion de trois passages consécutifs qui révèlent la désobéissance du Paul qui nous y est présenté.
Le premier de ces passages se situe au chapitre 20, quand les deux suivants sont dans le chapitre 21.
🔘 Actes 20.22-23 : Et maintenant voici, lié par l'Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m'y arrivera ; 23 Seulement, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que des liens et des tribulations m'attendent. 20.24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.
Si on dépasse l'apparente sainteté de la deuxième partie de ce verset, on réalise que c'est un vibrant appelle à la désobéissance, alors que l'obéissance, je le rappelle, vaut mieux que les sacrifices. La réalité est que ce qui nous est présenté c'est un Paul résilient, prêt à tout endurer à l'image de Jésus dont il essaye d'être une copie charnelle. Ce qu'il ne se rend pas compte ici c'est que ce passage dépend en réalité une situation inverse de celle qui est usuellement mise en avant. Dans ce texte, le Saint-Esprit n'est pas en train de le prévenir pour qu'il se prépare, mais il lui dit qu'il refuse qu'il y aille et l'avertit de la conséquence s'il le fait.
Evidemment, il ne va en faire qu'à sa tête, alors lorsque Paul décide de tout de même aller à Jérusalem, le Saint-Esprit parle aux disciples et les prévient que le voyage de Paul n'est pas de sa volonté. Bien qu'on entende souvent l'inverse, il n'en reste pas moins que le texte nous dit clairement :
🔘 Actes 21.4 : Nous trouvâmes les disciples, et nous restâmes là sept jours. Les disciples, poussés par l'Esprit, disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem.
C'est donc bien Dieu, puisque je rappelle que l'Esprit en question est le Saint-Esprit, et donc qu'il est Dieu, qui a dit aux disciples que Paul ne devait pas monter à Jérusalem et c'est bien Paul qui n'en a rien à faire.
Nous sommes les gardiens de nos frères, et si l'un d'entre eux n'écoute pas le Saint-Esprit nous devons l'en informer. Ce qui est intéressant, c'est que Paul n'écoutera pas, il avait déjà pris sa décision et s'il n'était déjà pas prêt à écouter Dieu, il n'allait pas plus être prêt à écouter les frères. Il s'ensuivra que Dieu va envoyer un prophète, et cette fois-ci, on note bien que le prophète en question, qui se trouve être Agabus, ne dit pas à Paul ce qu'il doit faire, parce que ça n'est pas la fonction des prophètes, ils doivent uniquement annoncer ce qui sera :
🔘 Actes 21.10-11 : Comme nous étions là depuis plusieurs jours, un prophète, nommé Agabus, descendit de Judée, 11 et vint nous trouver. Il prit la ceinture de Paul, se lia les pieds et les mains, et dit: Voici ce que déclare le Saint Esprit: L'homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le lieront de la même manière à Jérusalem, et le livreront entre les mains des païens.
La conséquence était simple, Dieu le prévenait du prix de sa désobéissance. Et non seulement il n'en a que faire, mais il se permet en plus de tenter de faire peser le poids de sa désobéissance sur les épaules des disciples et d'Agabus qui ont entendu le Saint Esprit et agit en conséquence (Actes 21.13 : Alors il répondit : Que faites-vous, en pleurant et en me brisant le coeur ? Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus). Il est donc prêt à être lié pour le nom de celui à qui il est en train de désobéir. Finalement, le côté spirituel de son attitude laisse à désirer.
Ces textes mettent en avant le rejet répété de l'obéissance, drapé dans un semblant de droiture qui nous ferait penser que c'est une attitude qui aurait l'aval de Dieu. C'est une invitation à peine déguisée à se baser sur nos propres sentiments plutôt que sur la Parole de Dieu. Tous les éléments pour connaître la volonté de Dieu étaient là, Paul nous montre qu'on peut tous les négliger, tout en rejetant le blâme sur ceux qui, eux, écoutent.
Le livre des Actes : 10 - L'arrestation
(VIDEO 004 : pharisianisme, scandale volontaire et mensonge (Evangile de Paul : LE VRAI PAUL).
(VERSET : Celui qui dit la vérité proclame la justice, et le faux témoin la tromperie : Proverbes 12.17).
Trois problèmes se trouvent dans le même passage. Le texte concerné est le suivant :
🔘 Actes 23.6-8 : Paul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens, s'écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisien ; c'est à cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. 7 Quand il eut dit cela, il s'éleva une discussion entre les pharisiens et les sadducéens, et l'assemblée se divisa. 8 Car les sadducéens disent qu'il n'y a point de résurrection, et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses.
Les trois problèmes tiennent dans l'affirmation de son pharisianisme, dans la création volontaire d'un scandale et dans l'affirmation des raisons ayant menées à son arrestation.
a) Pharisien, fils de pharisien.
La particularité de ce point tient donc dans le fait qu'il met pas en avant quelque chose qu'il est important de prendre en compte au sujet de Paul. L'information importante tient dans le verset 6 : ... je suis pharisien, fils de pharisien. Bien sûr certains argueront de ce que Paul voulait dire qu'il avait été pharisien, mais ces derniers tordraient les écritures. Paul dit bien qu'il en est un, au présent, et cela pose évidemment problème.
Jésus nous disait dans l'évangile selon Jean, en parlant de la loi : 'Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie' (Jean 10.35), ce qui évidemment signifiait qu'elle ne peut pas l'être. Donc ce que Paul a dit dans le livre des Actes a obligatoirement une portée qu'on ne peut pas négliger de par le fait que ce soit supposé être la retranscription de ses propos. En conséquence, il y a un choix cornélien que nous sommes tous appelés à faire. Etant donné qu'il a 'prononcé' ces paroles, alors :
1️⃣ soit Paul a menti en disant qu'il était pharisien.
2️⃣ soit il a dit la vérité.
Et nous devons également garder à l'esprit ce que Jésus disait sur les pharisiens, dont Paul dit faire partie, soit :
➡️ Ils ont une Justice insuffisante pour être sauvé (Matthieu 5.20)
➡️ Ce sont des aveugles qui vont dans la fosse (Matthieu 15.12-14)
➡️ Ils prodiguent un enseignement dangereux (Matthieu 16.12)
➡️ (Matthieu 23.3-4) : Ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
➡️ Et finalement, ce sont des hypocrites, iniques, insensés, aveugles, ils sont pleins de rapine et d'intempérance, ce sont des serpents et des races de vipère (Matthieu 23.13-36)
Nous avons donc là l'image d'un Paul qui fait une affirmation sur sa personne qui semble le condamner. N'oublions pas qu'il est en pleine désobéissance à l'instant où il l'a faite puisque cette arrestation fait suite aux avertissements d'Agabus concernant sa désobéissance et expliqués dans le point précédent. Il annonce de sa propre bouche ne pas encore avoir renoncé entièrement à ce qu'il était et considère toujours l'être. Le problème se situe donc essentiellement dans la compréhension que nous avons de sa personne. Sa faute ici est évidente.
La réalité est que ces mots sont probablement une confession. Ceux qui acceptent Paul malgré elle ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas. C'est écrit et ils chercheront encore et encore des manières de faire en sorte que cela puisse être possible, alors même que Jésus a déjà tranché.
b) Le scandale.
Les deuxième et troisième problèmes dans le même passage tiennent justement dans la fin de ce même verset où il affirme être un pharisien. Regardons d'abord le deuxième.
🔘 Actes 23.6-8 : Paul, sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens, s'écria dans le sanhédrin : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisien; c'est à cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement. 7 Quand il eut dit cela, il s'éleva une discussion entre les pharisiens et les sadducéens, et l'assemblée se divisa. 8 Car les sadducéens disent qu'il n'y a point de résurrection, et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses.
Le texte nous dit clairement que la raison de l'affirmation de Paul tient à ce qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens et il n'est même pas nécessaire de bien connaître ces deux sectes pour comprendre ce que cela veut dire. Ca nous est précisé dans le verset 8 : 'Car les sadducéens disent qu'il n'y a point de résurrection, et qu'il n'existe ni ange ni esprit, tandis que les pharisiens affirment les deux choses'. Ces deux sectes avaient de vifs désaccords concernant les sujets que Paul met volontairement en avant. La réalité de ce qui se passe est simplement que Paul crée volontairement un scandale pour se sortir d'une situation fâcheuse.
La virulence de sa réaction a pour origine ce qu'il vient juste de faire et qui introduit l'entretien qu'il a avec son auditoire. Répondant au souverain sacrificateur, dont il ignorait l'identité, il lui dira : 'Dieu te frappera, muraille blanchie ! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu'on me frappe !' (Actes 23.3). Cependant, qu'il en ignorait l'identité ou non, il se trouve qu'il vient bien de maudire le souverain sacrificateur. Alors même que Dieu s'était retiré de Saül, David trembla d'avoir simplement découpé une pièce de son manteau. Paul a conscience qu'il vient de faire quelque chose de grave qui risque d'avoir des conséquences très directes s'il ne détourne pas l'attention.
Il a maudit le descendant d'Aaron, en poste à la tête du temple. C'est immédiatement après avoir appris ce qu'il venait de faire qu'il prend la décision de créer un scandale afin d'opposer les deux parties en présence et donc afin de les diviser. Pourtant le Paul des épîtres affirmera à plusieurs reprises qu'il ne faut pas le faire, comme par exemple dans la première épître aux Corinthiens, dans les deux versets suivants :
🔘 1 Corinthiens 10.32-33 : Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.
On notera que si le Paul des épitres dit qu'il ne faut pas créer de scandale, précisant qu'il ne le fait pas, il ajoute également qu'il ne cherche pas son avantage. Pourtant c'est très exactement ce qui s'est passé dans le passage des Actes. Il a volontairement créé un scandale dans le but de créer une division et d'en tirer un avantage.
c) Son arrestation.
Ce troisième problème est donc à nouveau dans le verset 6. Il nous y donne la raison de son arrestation. Ses termes sont très exactement : 'c'est à cause de l'espérance et de la résurrection des morts que je suis mis en jugement'. On a déjà vu qu'il disait cette phrase spécifiquement pour créer un scandale, mais regardons maintenant si en soi elle est vraie. D'autant que nous savons pourquoi il a été arrêté, le texte du livre des Actes des Apôtres nous le faisant remonter.
Or nous trouvons les détails de son arrestation dans le chapitre 21. Tout d'abord le texte nous dit :
🔘 Actes 21.27-30 : Sur la fin des sept jours, les Juifs d'Asie, ayant vu Paul dans le temple, soulevèrent toute la foule, et mirent la main sur lui, 28 en criant : Hommes Israélites, au secours ! Voici l'homme qui prêche partout et à tout le monde contre le peuple, contre la loi et contre ce lieu; il a même introduit des Grecs dans le temple, et a profané ce saint lieu. 29 Car ils avaient vu auparavant Trophime d'Éphèse avec lui dans la ville, et ils croyaient que Paul l'avait fait entrer dans le temple. 30 Toute la ville fut émue, et le peuple accourut de toutes parts. Ils se saisirent de Paul, et le traînèrent hors du temple, dont les portes furent aussitôt fermées.
Donc les choses sont claires, selon ce texte, bien qu'il se trompe, le peuple est de bonne foi. Ce que le peuple croit est basé sur le fait qu'ils pensaient que Paul avait fait entrer Trophime d'Ephèse dans le temple (verset 29). C'est la raison pour laquelle : 'ils le traînèrent hors du temple'. Ensuite, le tumulte attire la cohorte Romaine qui, ne parvenant pas à comprendre ce qui se passe en raison du brouhaha, met Paul aux arrêts.
🔘 Actes 21.31-33 : Comme ils cherchaient à le tuer, le bruit vint au tribun de la cohorte que tout Jérusalem était en confusion. 32 A l'instant il prit des soldats et des centeniers, et courut à eux. Voyant le tribun et les soldats, ils cessèrent de frapper Paul. 33 Alors le tribun s'approcha, se saisit de lui, et le fit lier de deux chaînes. Puis il demanda qui il était, et ce qu'il avait fait.
Là, je viens de montrer la raison de son arrestation, pourtant il affirme dans sa volonté de créer un scandale, qu'il est mis en jugement : 'à cause de l'espérance et de la résurrection des morts'. La raison invoquée n'est pas en accord avec la réalité exprimée dans ce même livre des Actes des Apôtres.
Ce court passage contient donc bel et bien trois points précis démontrant que le Paul dont on nous parle ne se comportait en rien en accord avec les préceptes mis en avant par Jésus. Il est évident que Paul a usé de légèreté dans ses propos, et aucun n'est justifiable. Il convient de les regarder en ne se voilant pas la face. Il est amusant de constater l'idolâtrie que vouent bon nombre de croyants, qui choisissent de comprendre ce passage d'une manière qui fasse plus honneur à la personne de Paul qu'à la vérité alors que dans l'intervalle ils ne font pas de même en ce qui concerne le roi David, dont tout le monde admet les fautes.
Nier les fautes du Paul qui nous est présenté dans le livre des Actes des Apôtres, c'est refuser de commencer à ouvrir les yeux, et si nous ne les ouvrons pas devant de telles évidences, c'en sera d'autant plus difficile lorsqu'il va falloir regarder les treize épitres lui ayant été attribuées.
Le livre des Actes : 11 - L'apostolat
(VIDEO 005 : la vérité sur l'apostolat de Paul (Evangile de Paul : LE VRAI PAUL).
(VERSET : La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l'agneau : Apocalypse 21.14).
L'essentiel de ce qui est dit ici est issu de l'enseignement sur la notion d'apôtre, qui peut être trouvé dans son intégralité dans le lien suivant (lien).
a) Barnabas, Paul, Jude et Silas.
Le livre des Actes des Apôtres présente plusieurs particularités au regard de la notion même d'apôtre. La plus évidente est que Judas devait avoir un remplaçant, et donc qu'il ne pouvait y avoir que 12 apôtres du Seigneur, pas un de plus. Cette précision d'apôtre du Seigneur, ou de Jésus-Christ n'est jamais présente dans le livre des actes, pourtant, elle sera permanente ensuite. Je reviendrai là-dessus sous peu. La condition pour faire partie des 12 était stricte :
🔘 Actes 1.21-22 : Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, 22 depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection.
Cela fait que ce livre, c'est l'histoire des 12 apôtres.
La présence du verset 14 du chapitre 14 est donc une particularité :
🔘 Actes 14.14 : Les apôtres (apostolos) Barnabas et Paul, ayant appris cela, déchirèrent leurs vêtements, et se précipitèrent au milieu de la foule,
C'est la seule fois où Barnabas et Paul seront appelés apôtres. C'est étrange, non pas qu'ils ne le soient qu'une seule fois, mais qu'ils le soient tout court. Justement pour la raison que j'ai citée par avant, il ne pouvait y en avoir que 12, et si on ne connaît pas Barnabas, on sait au moins que Paul ne correspond en rien au passage de Actes 1.21-22 cité avant. Par ailleurs, Barnabas et Paul font tous les deux parties de l'église d'Antioche dont on nous dit précisément qu'elle contenait des prophètes et des docteurs, pas des Apôtres (Actes 13.1 : 'Il y avait dans l'Église d'Antioche des prophètes et des docteurs: Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul'). La première chose à comprendre est que cette appellation spécifique les concernant est faite lorsqu'ils sont à Lystre (Actes 14.8), donc envoyés par l'église d'Antioche. Cette étrangeté se comprend mieux lorsqu'on regarde la suite de plus près et spécifiquement le chapitre 15.
Gardons à l'esprit, pour comprendre le chapitre 15 du livre des Actes des Apôtres, que Barnabas et Paul ne seront plus appelés apôtres dans tout le livre des Actes.
La situation se trouve être qu'une contestation survient au sujet de la circoncision entre Barnabas, Paul, et les frères d'Antioche. Ne trouvant pas d'entente, les frères décident d'aller demander leur avis à ceux qui sont dépositaires de l'autorité de Jésus, les Apôtres. Ce qui induit que Barnabas et Paul ne sont pas considérés comme en faisant partie (Actes 15.2 : 'Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et une vive discussion; et les frères décidèrent que Paul et Barnabas, et quelques-uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les apôtres (apostolos) et les anciens, pour traiter cette question'). Une troupe se constitue et tout ce beau monde monte à Jérusalem et raconte aux Apôtres ce qui les concerne (Actes 15.4 : 'Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'Eglise, les apôtres (apostolos) et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux'). Après avoir exposé ce qui concerne leur différent, les apôtres et les anciens se réunissent pour en discuter, ce qui signifie une fois de plus que Barnabas et Paul n'en font pas partie (Actes 15.6 : 'Les apôtres (apostolos) et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire'). Finalement, une décision est prise et les Apôtres et les anciens décident d'adjoindre à Barnabas et Paul, Jude et Silas (qui sont prophètes) en les renvoyant à Antioche (Actes 15.22-23 : 'Alors il parut bon aux apôtres (apostolos) et aux anciens, et à toute l'Eglise, de choisir parmi eux et d'envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabas, Jude appelé Barsabas et Silas, hommes considérés entre les frères. 23 Ils les chargèrent d'une lettre ainsi conçue : Les apôtres (apostolos), les anciens, et les frères, aux frères d'entre les païens, qui sont à Antioche, en Syrie, et en Cilicie, salut !'). Ces deux seront la voix des Apôtres. La troupe se rend donc à Antioche, et Jude et Silas sont la voix des Apôtres. C'est là que survient un verset qui permet la compréhension du détournement qui place Barnabas et Paul en tant qu'apôtres. Le verset en question est le suivant :
🔘 Actes 15.33 : Au bout de quelque temps, les frères les laissèrent en paix retourner vers ceux qui les avaient envoyés (apostolos).
C'est le seul verset de tout le nouveau testament où le mot 'apostolos' n'est pas traduit par 'Apôtre'. C'est bien dommage parce que cela aurait attiré l'attention sur la véritable signification du terme apôtre. Ce que nous dit ce verset, c'est que les frères les laissèrent en paix retourner vers ceux qui les avaient faits apôtres. Cela peut paraître étrange, mais c'est exactement le sens de ce verset. Jude et Silas sont les personnes concernées par ce verset, même si Silas décidera de ne pas rentrer à Jérusalem. Ce qui fait qu'en nous basant sur ce chapitre, il y a 16 apôtres dans le livre des Actes des Apôtres, les 11 originaux, Matthias en remplacement de Judas et enfin Barnabas, Paul, Jude et Silas. La différence se trouvant dans celui qui envoie.
b) Celui qui envoie.
Jésus est l'apôtre de Dieu (Hébreux 3.1-2), les 12 disciples de Jésus sont les apôtres de Jésus, les quatre autres sont supposés être les apôtres des 12 premiers. Une fois de plus, ce qui rend cette phrase étrange, c'est justement le fait que la signification du mot apôtre n'est pas encore suffisamment ancrée en nous. Peu importe ce que ces 4 sont où ne sont pas dans l'immédiat, ce sont les 12 qui les ont envoyés, ils en sont donc les ambassadeurs. En arrivant à Antioche, ils ne parlent pas pour Dieu, mais pour les apôtres de Jésus. C'est pour cela que lorsqu'un différend apparaît, les frères d'Antioche se tournent vers ceux qui ont envoyé Barnabas et Paul, ils ne se tournent pas vers Dieu pour avoir la réponse. Ils ont un problème avec la prédication de ceux qui ont été envoyés, donc ils se tournent vers ceux qui les ont envoyés.
On comprend plus facilement cela avec le texte de la mise à part :
🔘 Actes 13.2-4a : Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Saint Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés. 3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir. 4 Barnabas et Saul, envoyés par le Saint Esprit, ...
Cette scène se passe à Antioche, le Saint-Esprit ne parle pas à Barnabas et Saul, mais de toute évidence, de par la forme de la phrase, à des personnes en charge de cette église, lesquelles n'étant pas précisées. Tout ce qu'on peut déduire avec certitude, c'est que le Saint Esprit ne s'est pas adressé à eux, il l'a fait à d'autres en leur disant de les mettre à part. Ils vont le faire et les envoyer, selon la volonté du Saint-Esprit, pas de Jésus. Cela ne signifie pas que Jésus ne soit pas d'accord, mais seulement que ce n'est pas Jésus qui les envoie. Seuls les 12 premiers et Matthias ont été envoyés par Jésus. Donc, bien que ce soit le Saint Esprit qui en donne la direction, c'est l'église qui les met à part, et finalement, c'est lors de cet envoi qu'ils seront appelés 'apôtres' (Actes 14.14 : Les apôtres Barnabas et Paul ...). Ils terminent ensuite leur périple dans ce même chapitre et retournent à Antioche, donc à leur point de départ, ce qui met fin à leur envoi.
🔘 Actes 14.26 : De là ils s'embarquèrent pour Antioche, d'où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l'œuvre qu'ils venaient d'accomplir.
C'est au début du chapitre suivant que survient le trouble qui va justifier d'aller vers les apôtres, à ce moment, Barnabas et Paul ne sont plus apôtres (envoyés). Ils l'ont été le temps de leur œuvre, mais elle s'est terminée. C'est une des différences avec l'apostolat des 12 premiers et de Matthias, leur service en tant qu'ambassadeurs (qui signifie apôtre) est permanent, parce que ce que Jésus (qui est celui qui les a envoyés) leur a dit de faire est permanent.
Le seul qui appelle Paul : "apôtre de Jésus-Christ", n'est que le Paul présenté dans les épîtres qui lui sont attribuées. Le livre des Actes des Apôtres invalide la possibilité que qui que ce soi soit apôtre de Jésus-Christ s'il n'a pas été avec Jésus depuis le commencement. C'est donc un procédé purement réfléchi qui essaye de placer une chose possible, c'est-à-dire le fait que des personnes soient envoyées, et la transforme en une chose impossible, c'est à dire que des apôtres de Jésus-Christ puissent être nommés tout en ne répondant pas aux règles clairement annoncées plus tôt dans le livre des Actes des Apôtres.
On voit une fois de plus la montée graduelle du mensonge. Le livre des Actes des Apôtres commence avec les véritables apôtres de Jésus et la citation des règles fondamentales qui les définissent, puis soudainement, alors que la transition entre Saul et Paul vient d'être faite au chapitre 13, le nouveau venu Paul est 'nommé' apôtre au chapitre 14, pas de Jésus Christ, évidemment, mais c'est une première étape vers l'acceptation. Finalement, alors que les épitres commencent, la transition est devenue facile entre 'simplement apôtre', et 'apôtre de Jésus Christ', voir même 'apôtre de Dieu', ce que techniquement est Jésus (Hébreux 3.1). Si l'on prend les quatre premières épitres, nous avons les introductions suivantes :
1️⃣ Tout d'abord Paul n'est pas encore apôtre mais serviteur, il aurait été mis à part : (🔘 Romains 1.1 : Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu).
2️⃣ Ensuite le côté serviteur est effacé et il est 'appelé à être apôtre', mais spécifiquement de Jésus Christ, et selon la volonté de Dieu : (🔘 1 Corinthiens 1.1 : Paul, appelé à être apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu ...).
3️⃣ La troisième étape est qu'il est désormais apôtre de Jésus Christ, et ce par la volonté de Dieu, le même Dieu qui a dit que c'était impossible dans le début du livre des Actes des Apôtres : (🔘 2 Corinthiens 1.1 : Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu ...).
4️⃣ Et finalement, plus de contestation possible, il est apôtre sans l'intermédiaire d'aucun homme, nommé directement par le Père et le Fils : (🔘 Galates 1.1 : Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l'a ressuscité des morts).
Avec ce dernier verset il se distance des autres apôtres et devient une version supérieure, plus spirituelle. Il avait fait plus ou moins la même chose en se séparant de Barnabas. Seul maitre de son destin. Les idolâtres y verront évidemment la progression d'un personnage hors du commun, une force inarrêtable, mais la Parole de Dieu dit simplement que ça n'est pas possible.
🔘 Actes 1.21-22 : Il faut donc que, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, 22 depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection.
Le livre des Actes : 12 - Des problèmes en cascades
Il y a encore de nombreux problèmes qui demandent moins d'explications, parmi ces derniers se trouvent les suivants.
a) Les chrétiens.
Les problèmes commencent de suite.
🔘 Actes 11.26 : ... Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.
⛔ Ce que signifie ce passage c'est que le terme 'chrétien' est une insulte, ou, au mieux, une moquerie. 'furent appelés' signifie que ce ne sont pas les disciples qui se sont appelés de la sorte. Ce sont donc les personnes auxquelles l'évangile a été annoncé et qui l'ont rejeté qui ont décidé d'appeler les porteurs d'un message qu'ils ont méprisés du sobriquet de 'chrétien'
b) La malédiction.
🔘 Actes 13.10-11 : Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? 11 Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l'obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider.
⛔ Paul parle ici à un païen qui se comporte comme un païen. Ca n'a rien à voir avec ce qui se passe dans l'histoire d'Ananias et Saphira. Rappelons-nous les disciples de Jésus qui voulaient faire tomber du feu du ciel et que le Seigneur a retenu, ils ne les ont pas maudits. La première fois que Paul parle et il est de suite en désaccord avec lui-même puisqu'il affirme dans Romains 12.14 : 'Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas'. Lorsqu'on ajoute que les paroles de Jésus concernant ce genre de cas est : 'Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent' (Matthieu 5.44-45), les propos de Paul sont étranges.
c) 40 ans de règne pour Saül.
🔘 Actes 13.21 : Ils demandèrent alors un roi. Et Dieu leur donna, pendant quarante ans, Saul, fils de Kis, de la tribu de Benjamin.
⛔ Information intéressante, la durée du règne de Saul n'est donnée nulle part ailleurs. En outre, il n'y a aucun moyen pour que Saül ait régné aussi longtemps. Le premier livre de Samuel nous parle d'un évènement qui se déroule 2 ans après le commencement du règne de Saul. Il s'agit de la prise d'un poste des Philistins par son fils Jonathan. Cette prise provoque le rassemblement des Philistins pour mener des représailles. Devant l'inquiétude de Saül, un sacrifice est organisé sept jours après et, dans l'attente de Samuel, le roi va présenter lui-même le sacrifice (1 Samuel 13.1-10). Samuel va alors présenter la conséquence de son comportement qui se trouve justement le fait qu'il soit rejeté par l'Eternel qui 's'est choisi un homme selon son coeur', et qui 'l'a destiné à être le chef de son peuple' (1 Samuel 13.13-14). Le chef qu'il s'est choisi n'est autre que David, qui est déjà en âge de gérer un troupeau. Il a une quinzaine d'années et va devenir roi à 30. Soit environ 15 années plus tard. Si on ajoute les deux années de règne de Saul qui ont précédées cet évènement, cela nous fait un règne d'environ 17 ans. On est loin des 40 ans mis en avant par Paul. Cette affirmation entre ouvertement en contradiction avec l'ancienne alliance, et avec l'affirmation de Jésus faite dans l'évangile selon Marc, alors qu'il affirmait tout nous avoir annoncé d'avance.
d) La prise de pouvoir.
🔘 Actes 15.37-39 : Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ; 38 mais Paul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui ne les avait point accompagnés dans leur œuvre. 39 Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre.
⛔ Etrange comportement. Paul est braqué contre Marc à tel point qu'il se sépare de Barnabas, sans qui il ne serait rien. Soulignons également que Barnabas est celui qui a été envoyé chercher Saul à Tarse, et que pendant toute la partie de transition, il est fait mention de 'Barnabas et Saul' et non de 'Saul et Barnabas'. C'est à la fin de cette partie de transition non seulement que Saul est supposé devenir Paul, mais également que Barnabas devient second. Dans ce paragraphe de Actes 15.36-39, Paul finit par se débarrasser de celui qui était supposé avoir autorité sur lui, et il le fait parce qu'il refuse de plier à sa volonté.
e) La circoncision.
🔘 Actes 16.3 : Paul voulut l'emmener avec lui ; Et, l'ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là.
⛔ Il s'agit du même Paul qui condamne ceux qui font ce qu'il vient très précisément de faire.
f) La fatigue de Paul.
🔘 Actes 16.16-18 : Comme nous allions au lieu de prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, 17 et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très Haut, et ils vous annoncent la voie du salut. 18 Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul fatigué se retourna, et dit à l'esprit : Je t'ordonne, au nom de Jésus Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même.
⛔ Paul n'est pas ému d'une quelconque compassion. Il délivre une femme qui n'a rien demandé uniquement parce qu'il est 'fatigué'. Faisant totalement fi de ce que disait Jésus sur le démon qui revient ensuite avec 'sept autres esprits plus méchants que lui', et méprisant le fait que 'la dernière condition de' cette femme sera 'pire que la première' (Matthieu 12.45). Jésus délivrait sur requête, Paul parce qu'il en a marre de les entendre.
g) La justification des hommes.
🔘 Actes 16.35-37 : Quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs pour dire au geôlier : Relâche ces hommes. 36 Et le geôlier annonça la chose à Paul : Les préteurs ont envoyé dire qu'on vous relâchât ; Maintenant donc sortez, et allez en paix. 37 Mais Paul dit aux licteurs : Après nous avoir battus de verges publiquement et sans jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont jetés en prison, et maintenant ils nous font sortir secrètement ! Il n'en sera pas ainsi. Qu'ils viennent eux-mêmes nous mettre en liberté.
⛔ En d'autres termes, il demande à être justifié devant les hommes de par son statut de Romains.
h) Réduire Dieu à un autel païen.
🔘 Actes 17.22-25 : Paul, debout au milieu de l'Aréopage, dit : Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. 23 Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription : A un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce. 24 Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme ; 25 Il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses.
⛔ Voulant un marchepied rhétorique pour introduire son discours, Paul prend un autel de pierre avec une inscription gravée dessus et prétend que cet autel parle de Dieu. Si on peut comprendre le point de vue rhétorique, il est difficile d'imaginer que le Saint-Esprit voyant un autel dédié à un faux dieu fasse le lien avec le seul vrai Dieu. Quant au fait que cet autel soit dédié 'à un dieu inconnu', il se trouve que ça ne peut pas être celui de la Parole de Dieu. Ca n'a pas plus de sens que de prétendre que les autels de Baal dédiés à la moisson étaient en réalité voués au Dieu de la Bible parce que c'est lui qui permet les moissons, mais c'est simplement que les adorateurs ne le comprenaient pas... Ici, que les adorateurs vénèrent un dieu qu'ils ne connaissent pas n'en fait pas le Dieu de la Parole de Dieu.
i) Enseigné par une femme.
🔘 Actes 18.26 : Il se mit à parler librement dans la synagogue. Aquilas et Priscille, l'ayant entendu, le prirent avec eux, et lui exposèrent plus exactement la voie de Dieu.
⛔ Ce qui signifie que Priscille a enseigné Apollos, alors que Paul interdit clairement à la femme de le faire (1 Timothée 2.11-12 : Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. 12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence).
j) Les linges et les mouchoirs.
🔘 Actes 19.11-12 : Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, 12 au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient.
⛔ On prête à l'ombre de Pierre des vertus guérissantes, bien que rien ne dise que qui que ce soit ait guérit de cette manière (Actes 5.15) c'est cependant envisageable parce que les démons fonctionnent à la vue, mais une fois de plus, la Parole de Dieu ne le dit pas. Par contre qu'un objet porte la puissance de Dieu est pour le moins étrange. Ca légitime les téraphim et tous les artefacts de certaines religions.
k) La loi de Moïse.
🔘 Actes 21.23-25 : C'est pourquoi fais ce que nous allons te dire. Il y a parmi nous quatre hommes qui ont fait un voeu ; 24 Prends-les avec toi, purifie-toi avec eux, et pourvois à leur dépense, afin qu'ils se rasent la tête. Et ainsi tous sauront que ce qu'ils ont entendu dire sur ton compte est faux, mais que toi aussi tu te conduis en observateur de la loi. 25 A l'égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu'ils eussent à s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité (porneia).
⛔ Donc les apôtres de Jésus (les vrais) auraient d'un commun accord conseillé de donner des gages qu'ils suivent la loi de Moïse, alors qu'ils ne la suivent pas ... Tout simplement impossible.
l) Une version du baptême particulière.
🔘 Actes 22.16 : Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur.
⛔ Ces directives sont étranges, la demande de baptême doit venir de soi, pas des autres ! En outre, étant donné que c'est le baptême de l'Esprit qui fait de nous des enfants de Dieu, c'est donc étrange qu'Ananias l'appelle 'frère' avant de le baptiser du Saint-Esprit. Dans la version du chapitre 9 il lui impose les mains avant de l'appeler frère, ce qui est conforme.
m) Malédiction.
🔘 Actes 23.2-5 : Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche. 3 Alors Paul lui dit : Dieu te frappera, muraille blanchie ! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu'on me frappe ! 4 Ceux qui étaient près de lui dirent : Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu ! 5 Et Paul dit : Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur ; Car il est écrit : Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.
⛔ Donc il admet avoir dit du mal de cette personne et considère que ce serait légitime de le faire envers quelqu'un qui n'est pas 'chef de ton peuple'. Rappelons une fois de plus les paroles de Jésus : 'Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent' (Matthieu 5.44), où celles de Jude : 'Or, l'archange Michel, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime !' (Jude 1.9), voir même les supposées siennes dans Romains 12.14 : 'Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas'.
n) Le rappel d'une faute.
🔘 Actes 27.21 : On n'avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul (petit), se tenant au milieu d'eux, leur dit : O hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crète(charnu), afin d'éviter ce péril et ce dommage.
⛔ Si tant est qu'ils aient commis une faute, Paul la leur rappelle. Rien que d'un point de vue humain c'est un bon départ pour se faire détester. Spirituellement le livre des Proverbes nous le dit assez clairement : 'Celui qui couvre une faute cherche l'amour, et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis' (Proverbes 17.9).
o) Absence du libre-arbitre.
🔘 Actes 27.23-24 : Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit, 24 et m'a dit : Paul, ne crains point ; Il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi.
⛔ Dieu lui a donné des païens ??? Pure négation du libre-arbitre. Ce serait également problématique si c'étaient des croyants.
p) La prise de contrôle.
🔘 Actes 27.31-32 : Paul dit au centenier et aux soldats : Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. 32 Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe, et la laissèrent tomber.
⛔ Donc Paul impose à des soldats païens de mettre un joug sur d'autres païens en les séquestrant ? Les menaçant de mort s'ils ne se soumettent pas à ses paroles. Les marins, qui connaissent la mer, pensent qu'il faut partir, mais Paul, un prisonnier, faiseur de tentes de son état (Actes 18.3), provoque une prise de contrôle du navire par des soldats et donc la séquestration des marins.
q) La fraction du pain.
🔘 Actes 27.35 : Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger.
⛔ Cela fait deux semaines que 'tout le monde' fait la grève de la faim, mais il y a encore du pain, préparé apparemment pour un prisonnier. De son côté, la fraction du pain n'est en rien supposé être faite au début d'un repas, et certainement pas en compagnie de païens. Ca fait très spirituel, mais ça ne l'est pas.
Tous ces problèmes se trouvent dans la partie ajoutée dans le livre des Actes des Apôtres, et ils concernent un homme qui n'en était même pas un. Une fois que vous avez accepté de croire dans ce que les textes ajoutés disent, vous êtes prêt à accepter les 13 épitres attribuées à Paul. Parce que c'est de cela qu'il s'agit, préparer l'esprit du lecteur à ce qui va suivre. Tous ces textes ne sont pas issus d'une erreur de sélection, mais d'une volonté délibérée de vous guider dans l'erreur, de diluer la vérité de la Parole de Dieu dans une série de mensonges. Ils sont construits à dessein afin de vous mettre dans de bonnes dispositions. Quand vous acceptez ce qui y est dit, vous avez déjà commencé à rejeter les enseignements de Jésus, parce qu'ils ne peuvent pas être vrais simultanément à ce qui est dit dans la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres.
Regardons maintenant les textes vers lesquelles celui que nous venons de regarder mènent.
13 - Une ligne directrice aux erreurs, une volonté consciente.
(Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs : Apocalypse 2.2).
a) Deux points particuliers.
Ce point est la mise en avant d'une étrange coïncidence éclairée par de nombreux autres faisant partie de la grosse centaine que j'ai traitée et que je détaillerais dans la deuxième partie de cet enseignement.
Les sujets sur lesquels les épîtres attribuées à Paul se démarquent du véritable message de la Parole de Dieu sont très nombreux, ils sont également particulièrement variés. Certains passages sont tellement erronés que sur deux ou trois versets, on pourrait écrire des pages. Pourtant dans tout cet ensemble de faux enseignements, il y en a deux en particulier qui ressortent très nettement.
Evidemment, le premier concerne les viandes sacrifiées aux idoles. De nos jours on appelle cela un 'cheval de bataille'. Il remet constamment ce sujet en avant, s'en sert même d'exemple lorsqu'il parlait d'autre chose. Le cœur qu'il met à essayer de convaincre qu'il est permis d'en manger est impressionnant, alors que le livre des actes et le livre de l'apocalypse sont clairs sur l'interdit qui a été posé dessus.
Le deuxième point peut paraître moins évident, pourtant il est également omniprésent, et il s'agit de l'impudicité. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'essaye pas d'en éloigner le peuple, mais plutôt essaye-t-il de l'y plonger. Presque tout dans ce qu'il dit dans le rapport entre l'homme et la femme est mensonger. Il autorise l'union avec les inconvertis quand la lumière n'a pas de part avec les ténèbres ; conseille de ne pas se marier et conseille à ceux qui l'ont fait de faire comme s'ils ne l'étaient pas ; affirme que le mariage éloigne de Dieu ; affirme qu'il est meilleur d'être seul ; accable les veuves plus qu'elles ne le sont déjà, mais n'a jamais un mot concernant les veufs ; impose un remariage aux jeunes veuves ; conseille à ceux qui convoitent une femme de s'en trouver vite une pour ne pas pêcher, mais n'adresse pas leur problème de convoitise ; et ainsi de suite. Si l'on suit ses directives entre l'homme et la femme, le gouffre est l'étape suivante.
b) L'étrange coïncidence en question.
Une partie de cette étrange coïncidence dont je parlais se trouve être représentée par un verset du livre de l'apocalypse :
🔘 Apocalypse 2.20 : Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles.
Le but de la femme Jézabel dans ce verset est clair. N'oublions pas que ce sont les mots de Jésus glorifié. Il affirme que les intentions de ce type de femmes sont de pousser les serviteurs de Dieu à faire deux choses :
1️⃣ qu'ils se livrent à l'impudicité.
2️⃣ qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles.
Si l'on se plonge dans le livre des Actes des Apôtres, on trouve également plusieurs affirmations allant dans ce sens. La première ne cite pas ouvertement les viandes, mais les deux suivantes clarifient la chose :
🔘 Actes 15.19-20 : C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, 20 mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.
🔘 Actes 15.28-29 : Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire, 29 savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu.
🔘 Actes 21.25 : A l'égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu'ils eussent à s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité.
Donc de base, il est évident que les nombreuses fois durant lesquelles Paul encourage à manger de tout 'sans motifs de conscience' sont en contradiction avec ces trois passages qui eux-mêmes ne sont pas de Dieu. Alors pourquoi se contredire de manière aussi évidente ? La chose est simple. Elle est un peu équivalente à se taper fort sur le pied gauche pour oublier qu'on a mal au pied droit. C'est un leurre qui dissimule un autre problème très intéressant et qui est également non seulement un détournement de ce qui est réellement dit, mais surtout une modification qui fait glisser une vérité lentement dans le mensonge. Comme le grenouille qui ne réalise pas la hausse de température progressive et finit par mourir sans voir venir sa fin. Une vérité à volontairement été légèrement modifiée, et en ne gardant pas à l'esprit le passage qui a initié cette affirmation, on perd de vue l'origine de la révélation que cette affirmation trahit.
Aussi, la réalité concernant les viandes sacrifiées aux idoles dont on nous parle dans le livre de l'Apocalypse est spirituelle. Elles représentent Baal, lorsque l'impudicité représente Astarté. Or Baal est l'image d'Achab lorsque Astarté est l'image de Jézabel, qui est justement le sujet de l'affirmation du livre de l'Apocalypse et qui sont la version masculine et féminine du péché de la chair. C'est par cela qu'on peut comprendre l'ajout du sang et des animaux étouffés, qui représenteraient alors la négation du sacrifice de Jésus. Cependant cela fait partie des textes ajoutés et n'a donc pas d'importance.
Au-delà de l'affirmation en elle-même se trouve l'origine sur laquelle elle se base. Or, s'il est un passage du livre des Actes des Apôtres qui est connu, c'est probablement celui qui initie l'affirmation sur les viandes. Il s'agit évidemment de la révélation de la nappe contenant tous les animaux de la terre. Le texte se présente sous cette forme :
🔘 Actes 10.11-16 : Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre, 12 et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. 13 Et une voix lui dit : Lève-toi, Pierre, tue et mange. 14 Mais Pierre dit : Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. 15 Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé. 16 Cela arriva jusqu'à trois fois ; et aussitôt après, l'objet fut retiré dans le ciel.
Ce texte modifie les principes alimentaires et provoque donc l'affirmation sur les viandes sacrifiées aux idoles. C'est là que deux problèmes de tailles apparaissent.
Le premier tient aux destinataires de cette révélation. Elle n'est pas destinée aux nouveaux convertis, mais à tous les convertis, qu'ils soient d'origine juive ou non. Dieu ne faisant, selon l'affirmation de Pierre 'acception de personnes' (Actes 10.34). Donc si Dieu a ouvertement et clairement annoncé qu'il n'y avait plus d'animaux impurs, et s'il ne fait pas de différence entre les hommes, alors il est étrange que soudainement il serait justement fait une différence entre les enfants de Dieu. Certains devant encore se soumettre aux règles de la loi Mosaïque, mais pas les autres. Parce que le texte de Actes 15 nous dit bien : 'C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu'. C'est factuellement l'instauration d'une différence entre les croyants en fonction de leurs origines.
Le deuxième problème est plus subtil. La même partie de verset que je viens d'utiliser le contient. Lorsqu'il est dit 'C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu', le mot qui est problématique c'est le mot 'avis'. Donc techniquement, c'est un verset sans importance parce que ça n'est qu'un avis. Mais si on va plus loin et qu'on regarde l'ensemble des textes, on réalise une chose étrange. Dans les véritables textes inspirés nous avons l'avis de Pilate (Actes 3.13) et celui de Gamaliel (Actes 5.40) et c'est tout. Les enfants de Dieu ne sont pas censés donner leur avis, mais transmettre la Parole de Dieu, c'est pour cela qu'aucun serviteur de Dieu dans la Parole de Dieu ne donne son avis. Il n'a aucune valeur, c'est uniquement l'avis de Dieu qui compte. Pourtant, toujours en allant plus loin, dans les textes ajoutés nous avons une profusion d'avis qui tendraient presque à faire croire qu'ils auraient une quelconque importance. Cela commence par Jacques qui partage un avis personnel sur les viandes sacrifiées (Actes 15.19), ensuite nous avons trois notifications sans importances parce qu'elles concernent des incroyants (Actes 27.12) (Actes 27.42) (Actes 28.6). Leur manque d'importance n'enlève cependant en rien le fait qu'elles augmentent le nombre d'avis qui sont donnés est inspire une fausse confiance dans ce genre de procédé. On constate par ailleurs que c'est une maladie de notre temps, lorsque vous partagez la Parole de Dieu, les contestations sont quasi intégralement des avis des uns et des autres. Suite à ces trois nous entrons dans les épîtres attribuées à Paul et là, comme on pouvait s'en douter, c'est une impressionnante salve d'avis de Paul qui font surfaces : tout le monde doit avoir le même avis (1 Corinthiens 1.10), ensuite il affirme ne pas parler de la part de Dieu et donne son avis (1 Corinthiens 7.12), puis un avis sur les vierges (1 Corinthiens 7.25), un avis sur les veuves qui feraient mieux de rester célibataires (1 Corinthiens 7.40), un avis sur le fait de donner son argent aux serviteurs !!! (2 Corinthiens 8.10), et finalement une demande à Philémon pour avoir son avis (Philémon 1.14). Le schéma est donc simple, en dehors des textes ajoutés, aucun serviteur ne partage son avis, ils partagent la volonté de Dieu. Il y a bien une unité dans la Parole de Dieu, mais il y en a également une dans les textes qui n'en sont pas, preuve de leur construction réfléchie.
C'est pour ça que si effectivement les viandes sacrifiées aux idoles sont un véritable problème que le livre de l'Apocalypse met clairement en avant, la version qui nous est présentée dans la partie ajoutée du livre des Actes n'est pas cohérente. Elle essaye de se donner une légitimité en prenant un peu ici, un peu là dans le seul but de faire accepter des choses qui ne doivent pas l'être. Dieu ne fait pas de différence entre ses enfants, et notre avis n'a pas de valeur. La notion des viandes sacrifiées est tellement polémique que ces deux problèmes passent sous le radar alors qu'ils établissent la fausseté du passage. On notera également qu'on fait moins cas de l'impudicité, qui pourtant est toujours citée avec, simplement parce que le croyant définit généralement l'impudicité comme étant la pratique des autres, jamais la sienne, alors il détourne le regard et se rassure en prétendant l'avoir comprise et se concentre sur les viandes sacrifiées aux idoles.
Or les viandes sacrifiées aux idoles dont nous parle le livre de l'Apocalypse sont bel et bien une image, l'image des pratiques déviantes ayant Baal pour origine. Alors on pourrait penser que cela ne place pas d'interdit à proprement parler sur les viandes elles-mêmes, mais uniquement sur ce qu'elles représentent. Pourtant il est écrit qu'on ne doit pas se faire de représentation de Dieu, on sait ce que cela représente, pourtant on n'est tout de même pas autorisé à avoir des représentations de Dieu sur ou chez nous malgré le fait que cela représente quelque chose. Les viandes sacrifiées aux idoles sont du même type, oui elles sont une représentation, mais ça ne les rend pas acceptables pour autant. Dieu ne les a pas prises en image de ce qu'elles représentent sans qu'elles ne portent en elles ce qu'elles représentent. Ca n'est simplement pas la viande qui est problématique, mais ce qu'elle représente la rend impur. Aussi, aucun aliment n'est impur en soi, et les viandes sacrifiées aux idoles portent une impureté qui est au-delà de celle de la chair.
Chacun est libre de contester, mais l'évidence est là. Vous pouvez ne pas accepter cet enseignement expliquant dans le détail le fait que les épîtres attribuées à Paul ne sont pas de Dieu, mais bon courage pour expliquer que Paul fasse encore et encore l'affirmation que nous pouvons manger des viandes sacrifiées aux idoles, lorsque le Saint-Esprit et Jésus, nous disent très exactement l'inverse. Bien sûr, si on prend en compte que Paul considère que le sacrifice de Jésus est incomplet*, il considère peut-être que sa vérité l'est également et il se propose, peut-être de bonne foi, de la compléter.
J'opte pour une autre solution que j'ai déjà clairement exprimée.
(* Colossiens 1.24 : Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église).
Les versets sur le fait de donner un avis :
1️⃣ Dans les vrais textes (aucun serviteur impliqué).
- (Pilate) - Actes 3.13 : Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d'avis qu'on le relâchât.
- (Gamaliel) - Actes 5.40 : Ils se rangèrent à son avis. Et ayant appelé les apôtres, ils les firent battre de verges, ils leur défendirent de parler au nom de Jésus, et ils les relâchèrent.
2️⃣ Dans les faux textes.
- (Jacques) - Actes 15.19 : C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
- 'Equipage) - Actes 27.12 : Et comme le port n'était pas bon pour hiverner, la plupart furent d'avis de le quitter pour tâcher d'atteindre Phénix, port de Crète qui regarde le sud-ouest et le nord-ouest, afin d'y passer l'hiver.
- (Soldats) - Actes 27.42 : Les soldats furent d'avis de tuer les prisonniers, de peur que quelqu'un d'eux ne s'échappât à la nage.
- (Témoins de la scène) - Actes 28.6 : Ces gens s'attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement ; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu'il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d'avis et dirent que c'était un dieu.
- 1 Corinthiens 1.10 : Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même avis.
- 1 Corinthiens 7.12 : Aux autres, ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis : Si un frère a une femme non-croyante, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie point ;
- 1 Corinthiens 7.25 : Pour ce qui est des vierges, je n'ai point d'ordre du Seigneur; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle.
- 1 Corinthiens 7.40 : Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu.
- 2 Corinthiens 8.10 : C'est un avis que je donne là-dessus, car cela vous convient, à vous qui non seulement avez commencé à agir, mais qui en avez eu la volonté dès l'année dernière.
- Philémon 1.14 : Toutefois, je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu'il soit volontaire.
c) 7 points particuliers supplémentaires.
En plus de la prépondérance du thème des viandes sacrifiées aux idoles et de l'impudicité, qui pour sa part est dissimulée dans des règles sur l'union entre l'homme et la femme qui sont en opposition avec la Parole de Dieu, on trouve d'autres notions qui semblent avoir un rapport entre elles. Les notions en question sont partie intégrante des points traités individuellement, je ne ferai donc ici qu'en nommer certaines afin de faire ressortir un fil conducteur.
c.1) Idolâtrie, théraphim et statues.
La croix est devenue un objet d'idolâtrie, et elle remplace dans les discours et donc dans les pensées, celui qui y a été cloué, et qui en est redescendu. Elle est devenue un objet d'adoration et l'image parfaite des théraphim de l'ancienne alliance. Qu'elle soit représentée avec ou sans Jésus dessus.
(007) 🔷 La mort de la croix.
(094) 🔷 L'idolâtrie de la croix.
c.2) La notion de Salut par le baptême et par les œuvres.
Parmi les différentes affirmations de Paul sur le salut, bien que toutes soient aberrantes, deux sont à mettre en avant dans le point commun existant entre sept des types de ses erreurs doctrinales.
(015) 🔷 PAUL, le salut par le baptême.
(017) 🔷 PAUL, le salut par les œuvres.
c.3) La notion de corédemption.
Point où Paul complète le sacrifice imparfait de Jésus et devient de facto notre corédempteur.
(020) 🔷 PAUL, le salut de Jésus est incomplet.
c.4) Le célibat des serviteurs (entre autres).
Difficile de ne pas réaliser le problème que représente la position de Paul dans le rapport entre l'homme et la femme. Plus spécifiquement pour ce qui concerne la conjonction des 7 notions citées ici, c'est dans la présentation du célibat que réside le problème.
(056) 🔷 Abstinence.
(061) 🔷 Le mariage, un facteur d'éloignement.
(062) 🔷 Il n'est pas bon que l'homme soit seul.
(064) 🔷 Le mariage rend le service impossible.
c.5) L'excommunication.
(070) 🔷 Livrés à Satan.
c.6) La notion de mère des croyants.
Cette notion n'existe pas dans la Parole de Dieu, mais les croyants sont enfants de Dieu, la mère des croyants est donc une notion qui pointe également vers quelque chose de bien précis que tout le monde à en tête.
(096) 🔷 La mère des croyants.
c.7) La notion de père spirituel.
Finalement la notion de pères spirituels. Le blasphème dans toute sa splendeur. Devenu l'identifiant des serviteurs de Dieu, alors que ce même Dieu nous prévenait à travers Jésus de ne le réserver qu'à lui seul.
(085) 🔷 Maîtres, pères et directeurs.
Chacun se fera son idée sur la direction dans laquelle pointent ces sept notions que je viens de citer, et qui toutes sont en désaccord avec la Parole de Dieu
d) La volonté première, une première conclusion.
On peut également ajouter à tout ce que je viens de dire dans ce point la particularité du message de l'adoption*, qui en plus d'être en opposition totale avec le message de la nouvelle naissance, se trouve également être une notion particulièrement importante dans la Rome du début du premier millénaire. Intéressant de constater qu'une notion absente de la Parole de Dieu mais prépondérante dans la Rome des premiers siècles après Jésus, se retrouve soudainement autant mise en avant dans les 13 épîtres attribuées à Paul. Comme si ceux qui les avaient écrits étaient plus emprunts de la culture romaine que de la Parole de Dieu.
Soyons réalistes, le Paul que Pierre appelle "bien-aimé frère" dans sa deuxième épître, n'est pas le même que celui de la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres et des 13 épîtres qui lui sont attribuées. Aucun des 12 apôtres n'aurait reconnu et avalisé un homme ayant des enseignements qui portaient autant la marque de la flétrissure et de l'abomination.
Lorsque l'on regarde en profondeur les 13 épîtres concernées, on réalise qu'il ne s'agit pas de lettres qui auraient été maladroitement placées dans la Parole de Dieu. Les thèmes contradictoires sont récurrents, que ce soit au sein même de ces treize épîtres ou avec la Parole de Dieu. Les notions nouvelles et souvent blasphématoires sont légion, et le terme est choisi volontairement.
Je comprends que la plupart des croyants ont besoin qu'on les éclaire sur les textes et ne parviennent pas à réaliser d'eux-mêmes ce que je viens de détailler. Cela demande une révélation préalable et des heures de travail que tout le monde n'a pas. Cependant, il faut prendre en compte que les personnes qui ont placé ces 13 épîtres dans la Parole de Dieu n'étaient pas de ce type de croyants. C'étaient supposément des érudits remplis de l'Esprit, qui après de longues et fastidieuses recherches et vérifications en ont conclu que les disciples étaient 12 lorsque le Seigneur s'est présenté à eux. Aucun de ces érudits remplis de l'Esprit, n'a réalisé qu'ils étaient 11 en tout et 10 lorsque le Seigneur s'est présenté à eux. Aucun de ces érudits remplis de l'Esprit ne s'est dit que le sacrifice de Jésus étant complet, Paul n'avait pas à le compléter. Aucun de ces érudits remplis de l'Esprit n'a trouvé étrange que la femme soit traitée comme un sous-être humain destiné à éloigner l'homme de sa relation avec Dieu. Aucun de ces érudits remplis de l'Esprit n'a trouvé choquant les divergences ouvertes avec la brillance du visage de Moïse ou la foi parfaite d'Abraham.
Comment se peut-il que tous ces érudits remplis de l'Esprit, supposément sincères, aient pu ne pas voir toutes les aberrations qui se trouvent dans ces écrits. Aucun n'a été gêné de voir que des passages sont ouvertement et spécifiquement cités comme n'étant pas de Dieu dans un texte que Dieu est supposé avec inspiré ? L'intégralité de ces érudits remplis de l'Esprit ont lu : ce n'est pas Dieu qui dit, et se sont dit "quelle magnifique révélation de Dieu".
L'évidence est là, ces textes sont une erreur, mais cela va beaucoup plus loin. Ce que cette évidence montre également, c'est qu'elle est structurée. L'exemple des viandes sacrifiées aux idoles est parlant. Ces treize épîtres ne sont pas une erreur de sélection de personnes sincères, mais le fruit d'une volonté ouverte d'amoindrir l'église de Dieu, de la rendre aussi faible que les faux enseignements qu'elles contiennent le pourront. La même Rome pervertie, qui avait ajouté des écrits dans l'ancienne alliance afin de soumettre les juifs en affaiblissant les textes dont ils avaient la garde, a réitéré dans la nouvelle, usant de la même méthode perverse qui consiste à diluer le message de Dieu afin de le rendre stérile, et d'ajouter des règles pour forcer l'obéissance des croyants**. Conscients de leur incapacité à le détruire, ils ont voulu en modifier la compréhension en y ajoutant ce qui pour toute personne sincère, n'est qu'hérésie.
Ca fait 2000 ans que le peuple de Dieu reste aveugle à l'évidence, et affirme dans le même temps ne pas comprendre que les juifs n'aient pas reconnu leur messie lors de sa première venue. Une histoire de paille et de poutre.
Mais voici que les temps de la fin arrivent, Dieu fait le tri, dans son peuple, en en sortant ceux qui n'y ont pas leur place, mais également dans sa Parole, en en sortant les textes qui y ont sciemment été placés pour la pervertir. Certains s'y opposent, de peur de perdre le royaume qu'ils se sont construits, d'autre l'acceptent afin d'entrer dans une plus grande révélation de qui est réellement Dieu. Ce qui est certain c'est que les temps sont courts et que cette fois-ci, la vérité sera connue.
* (028) 🔷 L'adoption.
** (028) 🔷 La soumission aux autorités.
14 - Les hypocrites et la fausse contradiction.
(Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-même par de faux raisonnements : Jacques 1.22)
La chose la plus folle dans ce que j'avance ne concerne même pas réellement ce que je dis. En réalité, elle concerne le comportement de ceux qui décident de rester attachés (voir liés) aux apocryphes de Paul. Pour l'immense majorité, il se trouve qu'ils vont défendre becs et ongles ces écrits, mais qu'il relève de l'évidence, qu'ils ne s'y soumettent pas.
Le comportement d'une personne sincère serait assez logiquement de réaliser qu'elle n'est pas en droit de défendre un texte dont elle prétend qu'il viendrait de Dieu alors que dans le même temps elle y désobéit ouvertement. En agissant de la sorte, elle se condamne. Si on se réfère aux paroles de Jésus, ce type de personne sont très simplement des hypocrites.
a) Les hypocrites.
Paul dit ouvertement ne pas parler de la part de Dieu, mais ça n'empêche pas ceux qui croient en lui d'enseigner ce qu'il dit. Ils peuvent se cacher autant qu'ils le veulent derrière une forteresse de mensonge, mais la réalité est qu'ils enseignent "des préceptes qui sont des commandements d'hommes". Leur Paul témoigne contre eux en affirmant que ce qu'il dit vient de lui et non de Dieu.
🔘 Matthieu 15.7-9 : Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : 8 Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi. 9 C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.
Et que dire des déclarations de Jésus dans le chapitre 23 de la version de l'évangile selon Matthieu !
La réalité du comportement de tous ceux qui défendent ces écrits correspond très précisément à ce que Jésus nous y dit. Ils savent que bien des choses sont totalement indéfendables mais tentent de garder bonne figure à l'extérieur, pendant que l'intérieur se vautre dans le compromis pour essayer de faire taire leur conscience.
🔘 Matthieu 23.27-28 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés. 28 Vous de même, au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité.
Alors devient nécessaire pour eux de faire taire ce qui les laisse sans arguments. Si le message ne peut être combattu, alors ils s'en prennent au messager. Rapporté à ce qui se passait à l'époque de Martin Luther, les choses ne sont pas bien différentes. Ceux-là même qui défendent les apocryphes de Paul, bien qu'ils le fassent pour se protéger d'une réalité qui les effraye, le font en ciblant le messager plus que le message, parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent rien faire contre le message.
🔘 Matthieu 23.29-30 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes, 30 et que vous dites : Si nous avions vécu du temps de nos pères, nous ne nous serions pas joints à eux pour répandre le sang des prophètes.
Leur urgence étant de faire que le peuple n'entende pas une telle chose, parce qu'ils savent que le peuple va comprendre la vérité, et ce, simplement parce que leurs regards ne sont pas pervertis par l'appât du gain et la gloire d'une position obtenue au forceps.
🔘 Actes 4.17-20 : Mais, afin que la chose ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces de parler désormais à qui que ce soit en ce nom-là. 18 Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. 19 Pierre et Jean leur répondirent : Jugez s'il est juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu'à Dieu ; 20 car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.
Les apocryphes de Paul sont en ouvertes contradictions avec l'ensemble de la Parole de Dieu. Il n'y a aucun moyen de les accepter sans la rejeter, que ce soit partiellement ou totalement. Aussi, ils multiplient les campagnes d'évangélisation, faisant fi de ce que Jésus nous en dit, et continuent de développer leur mimétisme avec le chapitre 23 de la version de Matthieu de l'évangile. Reproduisant ce qu'ils sont tout en sachant pertinemment que leur message souffre d'une écharde de taille. Ils se condamnent et entraînent derrière eux un parterre de nouveaux convertis qui boivent leurs abominations sans en réaliser le piège.
🔘 Matthieu 23.15 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.
Et la conséquence en est que des personnes persuadées d'être sauvées ne le sont pas.
🔘 Matthieu 23.13 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer.
Aussi, les choses sont relativement simples. Celui qui prétend que les apocryphes de Paul sont inspirés de Dieu se doit de les mettre en pratique, sinon il se condamne, malheureusement, s'il les met en pratique, il se condamne également, parce qu'ils sont, comme je le montre dans cet enseignement, totalement contraire à ce que la Parole de Dieu nous montre.
b) « Vérités » en phase avec les écrits de Paul.
La liste des affirmations qui suivent fera évidemment tiquer. Pourtant ce sont des points en lesquels tous les défenseurs des épîtres attribuées à Paul croient. Résumés succinctement, il apparaîtra évident à tous qu'ils ne peuvent être de Dieu et s'il est plus facile de le prétendre lorsqu'on ne les a pas sous les yeux, rassemblés de la sorte, cela fait grincer des dents.
Cependant, si vous vous conformez à ce que dit Paul et donc si vous êtes sincères avec vous-même, vous devrez considérer que ces choses sont vraies, parce qu'aussi folles que soient ces affirmations, elles sont toutes en accord avec ses écrits.
Si vous êtes convertis, vous pouvez rechercher un/une conjoint(e) parmi les païens, il est même bon que vous vous marriez avec un païen, cela sauvera son âme (point 068 : Une compilation d'hérésies sur le mariage en un paragraphe).
L'obéissance suffit au salut, elle remplace sans problème la foi (point 017 : PAUL, le salut par les œuvres).
L'antéchrist étant une autorité, il va falloir s'y soumettre (point 028 : La soumission aux autorités, une fin programmée).
- Si vous avez une fille, il est de loin meilleur de ne pas la marier ; quoi qu'il en soit, vous auriez mieux fait de rester célibataire, il est en effet bien meilleur que l'homme soit seul, ce qui toutefois va vite devenir handicapant pour la femme qui veut être sauvée puisqu'elle va avoir de plus en plus de mal à trouver quelqu'un pour lui faire un enfant (...).
- Si vous êtes mariés, faites comme si vous ne l'étiez pas (point 060 : Une diatribe sur le mariage pleine de folies).
- Si vous n'êtes pas mariés ne cherchez surtout pas à l'être, sinon vous allez souffrir et vous ne chercherez plus à faire plaisir à Dieu (point 061 : Le mariage, un facteur d'éloignement).
- Si une femme n'est pas d'accord avec tout cela, qu'elle attende d'être à la maison pour interroger son mari, si elle n'en a pas, tant pis (1 Corinthiens 14.34).
Si une femme a un enfant elle n'a pas besoin de croire en Dieu pour être sauvée (point 016 : PAUL, des conditions de salut variables de l'homme à la femme).
Si une femme n'est pas d'accord avec ce que révèle cet enseignement, elle ne peut en aucun cas établir son point, ce serait enseigner et elle n'a pas le droit de le faire (1 Timothée 2.12).
Si vous connaissez des veuves, même très jeunes, expliquez-leur qu'elles ne doivent pas se marier, si possible, faites le autour d'un bon repas de viandes sacrifiées aux idoles après leur avoir toutefois expliqué que ça n'est pas grave (...).
Étudier Paul est d'autant plus important qu'il se présente comme le modèle que nous devons imiter, au détriment de Jésus (point 085 : Maîtres, pères et directeurs, le triple reniement de Paul).
N'oubliez pas de prier Paul de temps en temps, après tout, c'est en partie ses souffrances qui nous ont sauvés, bénissez-le d'avoir complété le sacrifice imparfait de Jésus (point 020 : Paul complète le sacrifice "imparfait" de Jésus).
Jésus ne s'est pas sacrifié pour nous, il a été tué (point 051 : Le meurtre de Jésus).
Et surtout, quel que soit votre péché, ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas lié, c'est juste une écharde, et elle vient de Dieu (une de plus pour certains) (point 044 : L'écharde dans la chair, l'excuse du péché).
Il est évident que les quelques lignes ci-dessus sont purement aberrantes, c'est même le sujet de la révélation que vous parcourez, parce qu'aussi folles qu'elles soient, elles sont en accord avec les épîtres attribuées à Paul.
Aussi avez-vous deux solutions :
1 - Tout d'abord, si vous pensez que la place des écrits attribués à Paul est dans la Parole de Dieu, alors ces affirmations font partie de vos croyances. Mettez-les en application parce que si vous pensez qu'elles sont la vérité et que vous ne les appliquez pas, vous portez votre propre condamnation. Rappelez-vous ce que nous disait Jacques : "Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-même par de faux raisonnements" (Jacques 1.22).
2 - L'autre solution est d'être en accord avec vous-même, si vous pensez que ce que dit Paul est contredit par le reste de la Parole, faites ce qu'il convient.
c) Conclusion.
Il est évident que la deuxième partie du livre des Actes des Apôtres et les épîtres attribuées à Paul posent problèmes. Bien sûr, nombreux sont ceux qui prétendent qu'il ne s'agit en réalité que d'erreurs de traduction, mais le problème reste intact. Toutefois, si ce sont des erreurs de traduction, il est étrange qu'en 2 000 ans et des centaines de traductions et de traducteurs, les mêmes erreurs apparaissent invariablement. N'oublions pas que les traductions se font toujours à partir de l'œuvre originale.
Aussi, que ce soient d'impossibles erreurs de traduction ou plus directement des erreurs, il apparaît clairement que ce sont des textes qui n'ont rien à faire dans la Parole de Dieu, rien de faux n'y ayant sa place.
Le Paul des 13 épîtres qui lui sont attribuées est le légaliste du nouveau testament. Il est celui qui dicte loi sur loi, qui essaye de mettre un ordre séculier et presque pharisaïque dans l'église de Christ. Paul était un personnage dont nous ne connaissons pas réellement l'importance, à l'image de Théophile. Dans la Parole de Dieu, il est secondaire, voire moins. Il est devenu incontournable par la volonté de ceux qui ont ajouté un personnage fictif au travers de ces textes dont j'ai parlé et qui lui ont été attribuées pour essayer de leur donner de la légitimité en le reliant avec celui dont parlait Pierre. Pourtant, il est évident que celui qui se rend conforme à ce que ces treize écrits comportent, doit obligatoirement devenir désobéissant envers Dieu, parce que les deux ne sont pas compatible.
On constate par ailleurs, que si le Paul des 13 épîtres parle souvent de l'amour, il semble le vivre très peu, rabaissant la femme à un rang difficilement enviable, rappelant les fautes d'autrui à la multitude, « livrant » des personnes à Satan... Or, sans amour, il est impossible de trouver Dieu comme nous le dit si bien l'apôtre Jean (1 Jean 4.8). En accroissant leur proximité avec les épîtres attribuées à Paul, beaucoup se sont tout simplement éloignés du message premier de Jésus, ce qui représente une étrange causalité. Presque toutes les assemblées qui se basent sur les épîtres attribuées à Paul deviennent très vite de type pharisaïque et diminuent drastiquement la présence de Jésus dans leurs prédications.
Ce point est par ailleurs très important dans la compréhension de pourquoi ces textes sont dangereux pour les croyants. Pendant longtemps nous avons cru que dans les temps de la fin, Dieu donnerait quelque chose en plus pour comprendre les livres scellés et bien que nous ayons vécu la reforme initiée par les thèses de Martin Luther, qui en soit, apportait une meilleure compréhension non pas en ajoutant, mais en enlevant presque 1/4 de ce qui était alors l'ancienne alliance, nous avons continué de croire pendant 500 ans qu'il en serait autrement pour la suite des choses. De manière cocasse, les écrits parlant de Paul représentent 1/4 de la nouvelle alliance, comme si Jésus avait voulu nous faire un clin d'œil.
Marcion, vers l'an 150 de notre ère, avait envisagé un nouveau testament ne contenant que les épîtres attribuées à Paul et les livres de Luc (accepté uniquement parce qu'il était le compagnon/traducteur/scribe de Paul). L'idolâtrie provoquée par les épîtres attribuées à Paul parait évidente et s'est malheureusement transmise à travers les siècles. Il est évident qu'ils voulaient exclurent tous les autres textes, justement parce qu'ils craignaient les contradictions, parfaitement conscient qu'ils l'étaient que les épîtres attribuées à Paul n'avaient pour but que la destruction de la chrétienté, et non son édification.
Bien sûr, je suis conscient que cela peut en choquer certain, aussi pensez à une chose qui relève de l'évidence et que je vous disais en introduction de cette révélation. Jésus disait dans Marc 13, « je vous ai tout annoncé d'avance », par conséquent, tout ce que dit Paul doit pouvoir se trouver ailleurs dans la Parole, et si cela ne s'y trouve pas, c'est que cela n'y avait pas sa place, et de fils en aiguille, on en déduit que ce n'était pas inspiré.
Bien entendu, de nombreuses choses sont très intéressantes dans ses écrits, d'autres résument certains points assez bien et permettent de ne pas faire de longues recherches dans la Parole de Dieu. Cependant, si une épître est inspirée, alors elle ne peut l'être un verset sur deux, et lorsque nous nous trouvons en face d'une lettre où Paul avoue lui-même écrire sans inspiration divine, alors la lettre dans son ensemble ne peut être acceptée, quand bien même elle contiendrait des points intéressants. De nombreux écrits recèlent d'intéressantes remarques, ils n'en sont pas pour autant la Parole de Dieu. Une horloge cassée indique l'heure exacte deux fois par jour.
Si un passage est clairement faux, comment accepter l'épître qui le contient ?
Il appartient à chacun d'entre nous de décider s'il veut suivre les affirmations de Jésus lorsqu'il nous disait que « celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais » (Jean 14.12) ou celles de Paul lorsqu'il nous enjoignait à le considérer comme l'exemple à suivre.
Les informations nécessaires à cette prise de décision personnelle étant données, le moment est venu de nous quitter.
J'avais bien pensé terminer en citant Paul dans son épître aux Philippiens « Nous tous donc qui sommes des hommes faits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus », mais pensant que beaucoup n'y auraient pas vu le simple clin d'œil amical, la petite pique humoristique que cela aurait été, j'ai finalement opté pour un simple, mais sincère : Dieu vous bénisse.