- Ceux qui n'ont pas vu la lumière -

a) La prophétie.

b) Tu ne livreras aucun de tes enfants ...

c) Volontaire et involontaire.

d) Conclusion.

Le but ici n'est pas de dire ce que les païens doivent faire, ils ont choisi leur royaume, ils suivent les lois de leur roi. Le vrai problème concerne les croyants, donc supposément ceux qui ont choisi l'autre royaume et qui sont donc sous les lois de Dieu.


a) La prophétie.

Pourtant cela ne change pas le problème en lui-même, et la question reste la même. C'est la question de la valeur de la vie et de son commencement.

C'est là que les choses changent. Peu importe la réponse "adéquate" pour les païens, la réalité est que la valeur de la vie n'est pas la même pour eux et pour nous. Et lorsque je dis que sa valeur n'est pas la même, je ne prétends pas que l'un y attache plus d'importance que l'autre, la réalité est simplement que si les termes de la question sont les mêmes, la définition des mots qu'elle contient est différente. La notion de vie pour les enfants de Dieu n'est pas la même que celle des païens. Dans la pensée de Dieu, la vie c'est l'esprit et c'est l'Esprit qui vivifie. Les païens sont attachés à la vie du corps, alors que les croyants le sont à la vie de l'esprit. Ce ne sont pas que des façons de parler mais des réalités du monde spirituel.

Si cela définit la mort selon les termes même de Jésus qui justement est la vie, il se trouve que cela définit donc logiquement également la naissance.

Mais les choses vont encore au-delà.

La Parole de Dieu a été découpée par les hommes d'une manière étrange, séparant les livres en livres prophétiques, historiques et autres. Pourtant toute la Parole de Dieu est une Parole prophétique, ce qui signifie qu'elle annonce des choses avant qu'elles n'arrivent. Ca ne signifie pas que Dieu fera en sorte que les choses écrites arrivent, ça signifie que les choses qui sont notre future sont déjà arrivées. Si Dieu dit qu'une chose arrivera dans six mois, il n'utilise pas un futur pour parler de lui, mais pour parler de nous, parce que lui existe hors du temps, et ce qui est notre future est son perpétuel présent.

Une chose annoncée ne devient pas vraie le jour où nous la constatons, elle est déjà actée depuis toujours, ça n'est que nous qui devons encore faire le trajet qui nous mènera à elle. Lorsque l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux, Dieu connaissait déjà chacun de nos jours, non pas hypothétiquement, mais parce qu'il s'y trouvait déjà, tout comme il se trouve déjà à chacun de ceux qui sont à venir.

Aussi, lorsque l'Eternel annonce à Abraham qu'il aura un fils (Genèse 18.10-14*), il connaît déjà chacun des jours qui sera le sien alors qu'il ne se trouve pas encore dans le ventre de sa mère. Il en va de même pour la naissance de Salomon dont l'Eternel connaît déjà le nom (1 Chroniques 22.8-9*), ainsi que pour le fils de Zacharie par qui viendra la révélation du baptême (Luc 1.13*) et évidemment de celle de Jésus annoncée par Esaïe (7.14*). La réalité est que chacun des personnages de la Parole de Dieu était connu de lui bien avant sa naissance, et il en va de même pour nous.

Mais les choses vont encore plus loin. Dans le sein de sa mère, Jean a tressailli d'allégresse, signe évident de son existence même sur le plan de la compréhension humaine.

🔘 Luc 1.41-44 : Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit. 42 Elle s'écria d'une voix forte : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. 43 Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ? 44 Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein.

Et si Dieu connaît chacun de nous depuis toujours et pour toujours, il faut également réaliser qu'aucun de nous n'est le fruit du hasard, Dieu a un projet pour chaque enfant. Ca ne signifie pas que nous accepterons, mais que dans sa grâce, il a prévu quelque chose pour chacun.

Et même ses serviteurs ne le sont que parce qu'il les a mis sur terre pour l'être.

🔘 Jérémie 1.5 : Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations.

Celui qui enlève un enfant de l'existence s'oppose ouvertement au plan de Dieu dans sa vie. Il essaye d'empêcher quelque chose qui le dérange, de la même manière qu'Hérode a tenté d'éliminer tous les enfants de la région de Bethléem, ou Pharaon a essayé d'exterminer tous les enfants mâles des Hébreux. Aucun massacre d'enfants ne peut être innocent, et l'avortement ne fait pas exception.

Ca n'est cependant pas une nouvelle façon de faire, qui "remplacerait" les pratiques anciennes qui consistaient à trancher dans le vif. Dans la réalité, un passage de l'ancienne alliance nous montre que la pratique de l'avortement était déjà courante dès que le peuple s'éloignait de Dieu.


b) Tu ne livreras aucun de tes enfants ...

Bien sûr beaucoup penseront que les sacrifices d'enfants de l'ancienne alliance n'ont rien à voir avec l'avortement, pourtant c'est bien le cas. Par ailleurs, il existe au moins deux études récentes, une aux USA et une en EUROPE, qui préconisent l'avortement postnatal. Ces pratiques reviennent à la lumière, et bien qu'on puisse penser qu'une telle chose n'arrivera pas, il y a simplement 50 ans personne n'imaginait que nous aurions 73 millions d'avortements en 2025, soit 62% de plus que l'année précédente.

Le passage dont je faisais mention se trouve dans le livre du lévitique. Sa première compréhension, qui est limpide, voile le fait qu'une deuxième bien plus profonde s'y trouve. Nous trouvons donc cette affirmation dans le livre du Lévitique, dans un passage relativement long mais qu'il ne sera pas nécessaire d'étudier en détail :

🔘 Lévitique 18.1-26 : L'Éternel parla à Moïse, et dit : 2 Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : Je suis l'Éternel, votre Dieu. 3 Vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays d'Égypte où vous avez habité, et vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous mène: vous ne suivrez point leurs usages. 4 Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois: vous les suivrez. Je suis l'Éternel, votre Dieu. 5 Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Éternel. 6 Nul de vous ne s'approchera de sa parente, pour découvrir sa nudité. Je suis l'Éternel. 7 Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C'est ta mère: tu ne découvriras point sa nudité. 8 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton père. C'est la nudité de ton père. 9 Tu ne découvriras point la nudité de ta soeur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née hors de la maison. 10 Tu ne découvriras point la nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille. Car c'est ta nudité. 11 Tu ne découvriras point la nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père. C'est ta soeur. 12 Tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ton père. C'est la proche parente de ton père. 13 Tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ta mère. Car c'est la proche parente de ta mère. 14 Tu ne découvriras point la nudité du frère de ton père. Tu ne t'approcheras point de sa femme. C'est ta tante. 15 Tu ne découvriras point la nudité de ta belle-fille. C'est la femme de ton fils: tu ne découvriras point sa nudité. 16 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton frère. C'est la nudité de ton frère. 17 Tu ne découvriras point la nudité d'une femme et de sa fille. Tu ne prendras point la fille de son fils, ni la fille de sa fille, pour découvrir leur nudité. Ce sont tes proches parentes : c'est un crime. 18 Tu ne prendras point la soeur de ta femme, pour exciter une rivalité, en découvrant sa nudité à côté de ta femme pendant sa vie. 19 Tu ne t'approcheras point d'une femme pendant son impureté menstruelle, pour découvrir sa nudité. 20 Tu n'auras point commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle. 21 Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer à Moloc, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. 22 Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. 23 Tu ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle. La femme ne s'approchera point d'une bête, pour se prostituer à elle. C'est une confusion. 24 Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c'est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous. 25 Le pays en a été souillé; je punirai son iniquité, et le pays vomira ses habitants. 26 Vous observerez donc mes lois et mes ordonnances, et vous ne commettrez aucune de ces abominations, ni l'indigène, ni l'étranger qui séjourne au milieu de vous.

Le verset qui nous intéresse c'est évidemment le verset 21 : Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer à Moloc, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. La particularité étant que si on le prend indépendamment il semble ne faire que parler des sacrifices d'enfants. Pourtant si on le regarde dans le contexte où il est placé, on réalise son sens réel.

Dans un premier temps, une longue liste présente différents types de relations sexuelles qui sont interdites, puis le sujet semble changer pour directement passer à des sacrifices d'enfants et s'éloigner toujours plus en parlant d'homosexualité et de zoophilie. Dans la réalité, le texte est structuré de manière très réfléchie. La séparation se fait de la sorte :

  1. 15 versets condamnant chacun un type de relation sexuelle homme/femme.
  2. 1 verset condamnant le sacrifice d'enfant qui pourrait en résulter.
  3. 2 versets condamnant des relations ne se faisant pas entre homme/femme (homosexuelles + zoophiles).

C'est en regardant le texte dans son ensemble qu'on perçoit alors la réalité de ce que dit le verset 21. On pourrait penser que 17 versets parlent de la même chose, donc de relations illicites, et qu'un verset s'est perdu entre ces deux pôles. La réalité est qu'il ne pouvait pas se trouver ailleurs, parce qu'il parle exactement du même sujet. Il ne pouvait pas non plus se trouver à la suite des deux derniers versets parce qu'il est la conséquence des 15 premiers.

C'est un peu le même principe que dans le livre de l'Apocalypse alors que les trois premières coupes sont listées l'une après l'autre, sans pause entre elles (Apocalypse 16.2-4), et que soudainement une prévision est faite sur la raison (Apocalypse 16.5) juste avant de reprendre le déroulé des coupes. Le sujet reste le même, celui des coupes, mais la précision d'apocalypse 16.5 devait se trouver là parce qu'elle parle des 3 versets qui le précèdent, mais pas de celui qui le suit.

Ici, dans le livre du Lévitique, nous avons exactement le même principe. Le passage en entier parle de pratiques sexuelles interdites. Le verset sur le sacrifice d'enfants se trouve entre ses deux parties parce qu'il ne concerne que la première et certainement pas la deuxième. Les 15 premiers versets incluent uniquement des relations illicites qui peuvent avoir des naissances pour conséquence. Les deux derniers versets parlent de relations sexuelles illicites ne le pouvant pas. Le verset 21, qui nous parle de sacrifier des enfants, parle donc de sacrifier ceux qui sont nés de la pratique des 15 qui le précèdent.

C'était donc le moyen qu'ils avaient à l'époque pour se débarrasser des enfants gênants. De nos jours la science nous permet de les éliminer plus rapidement, tout en nous épargnant des hurlements qui pourraient avoir le manque de délicatesse de s'en prendre à nos consciences en voie d'endormissement. Sur la pancarte qui définit la conscience de notre époque est probablement écrit : "silence, anesthésie en court".

Ne nous leurrons pas, la barbarie nécessaire pour mettre à mort des enfants n'a pas disparue. Ce qui nous est décrit dans l'ancienne alliance n'est pas le témoignage de pratiques révolues, mais de pratiques tout courts. Un jour où l'autre on autorisera à nouveau l'avortement postnatal et les sacrifices se feront à nouveau en plein jour, à la vue et au su de tous. Et ce jour-là, il y aura toujours des "croyants" pour affirmer que "ça n'est pas la même chose".


c) Volontaire et involontaire.

J'aurai pu commencer ce court enseignement en citant le livre de l'Exode qui nous dit : Il n'y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours (Exode 23.26), mais ça aurait été détourner la Parole de Dieu. Il y a une différence entre cette affirmation et ce que je montrais à travers le livre du Lévitique chapitre 18.

La différence se trouve dans l'intention.

L'affirmation du livre de l'Exode n'est pas un ordre. Ca n'est pas l'Eternel qui interdit l'avortement. C'est en réalité l'Eternel qui affirme que si le pays se tient droit devant lui, alors il n'y aura pas de 'femme qui avorte' ou de 'femme stérile'. Devant l'importance de la descendance, Sara était prête à une folie en offrant sa servante. Le simple fait de ne pas pouvoir avoir d'enfants faisait porter une culpabilité terrible. Avorter était vu comme un jugement et prononcé comme une malédiction* alors que de nos jours, comme je le soulignais plus tôt, 73 millions d'avortements ont été vu comme une bénédiction, et parmi ces personnes, probablement certaines qui se revendiquent de Dieu.

(* 🔘 Osée 9.14 : Donne-leur, ô Éternel !... Que leur donneras-tu ?... Donne-leur un sein qui avorte et des mamelles desséchées !).

La perte naturelle d'un enfant durant la grossesse est vue dans la Parole de Dieu comme un signe de l'éloignement du peuple de Dieu. C'est la conséquence naturelle pour s'être éloigné de Dieu. Alors que dans le Lévitique, l'avortement est une faute supplémentaire et volontaire issue d'un choix de pratiques réprouvées.


d) Conclusion.

Peut-on réellement parler de conclusion ? L'évidence est telle que la nier parle assez clairement du rejet de Dieu de ce qui le légitime. De tout temps le massacre des enfants a été le credo de ceux qui rejettent Dieu. Si les formes peuvent varier, le principe reste toujours le même. Nous pouvons au moins nous consoler en comprenant que ces pratiques ont toujours été le signe d'un profond rejet de Dieu, et elles sont si marquées dans l'époque que nous vivons que cela ne fait que confirmer le retour prochain du fils de Dieu qu'ils avaient évidemment également tenté de tuer à sa naissance.

Dans l'intervalle, n'en doutons pas, le massacre continuera, et le nombre d'enfants qui n'ont pas vu la lumière (Job 3.16*) continuera de croître.

(* 🔘 Job 3.16 : Ou je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière).

* Les versets

🔘 Genèse 18.10-14 : L'un d'entre eux dit: Je reviendrai vers toi à cette même époque ; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l'entrée de la tente, qui était derrière lui. 11 Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge : et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. 12 Elle rit en elle-même, en disant : Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux. 13 L'Éternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant : Est-ce que vraiment j'aurais un enfant, moi qui suis vieille ? 14 Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l'Éternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque ; et Sara aura un fils.

🔘 1 Chroniques 22.8-9 : Mais la parole de l'Éternel m'a été ainsi adressée : Tu as versé beaucoup de sang, et tu as fait de grandes guerres ; tu ne bâtiras pas une maison à mon nom, car tu as versé devant moi beaucoup de sang sur la terre. 9 Voici, il te naîtra un fils, qui sera un homme de repos, et à qui je donnerai du repos en le délivrant de tous ses ennemis d'alentour ; car Salomon sera son nom, et je ferai venir sur Israël la paix et la tranquillité pendant sa vie.

🔘 Luc 1.13 : Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.

🔘 Esaïe 7.14 : C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.