Saul de Tarse, 2000 ans d'erreurs - Les 101 points mis en vidéo.
(051) 🔷 Le meurtre de Jésus
LIVRE INCRIMINE : (1 Thessaloniciens)
(VERSET : Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis : Jean 10.11)
🔘 1 Thessaloniciens 2.15 : Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes,
Comme ça c'est dit. Jésus ne s'est pas sacrifié de sa propre volonté, il a été assassiné.
On notera également la précisions de : qui nous ont persécutés, venant de celui qui poursuivait les croyants pour les lapider. Le bourreau se fait passer pour une victime.
(052) 🔷 Une complète méconnaissance du sacrifice de Jésus
LIVRE INCRIMINE : (1 Thessaloniciens)
(VERSET : Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis : Jean 10.11)
Il existe un point qui a été à l'origine de nombreuses controverses et malheureusement de bien des massacres dans l'histoire de l'humanité. Ce point de la Parole de Dieu aurait pu passer presque inaperçu s'il n'avait pas été aussi dramatiquement détourné.
Savoir qui a tué Jésus est un problème que les historiens peuvent se poser, par contre, que des croyants se disputent à ce sujet est pour le moins étrange, d'autant que la Parole de Dieu n'en fait pas un mystère. Il est probable que les Catholiques Romains du 11° et 12° siècles aient choisi de punir les juifs par volonté de se disculper de toute éventuelle culpabilité (*), après tout, aucun disciple n'est resté aux côtés de Jésus dans cette épreuve, un sentiment de culpabilité est donc compréhensible, même s'il n'est pas justifié. Comme dans beaucoup de cas, le meilleur moyen de se protéger d'une quelconque responsabilité dans un évènement est d'en accuser quelqu'un d'autre. Si en plus on peut détourner un texte religieux pour se donner une justification, alors tant mieux, on parviendra réellement à se donner une bonne conscience. En réalité, on parvient surtout à se déconnecter de sa conscience, mais le résultat est le même, on cesse de s'accuser.
((*) Le but n'étant pas de disserter sur les croisades, je ne m'étalerai pas sur les autres raisons de ces dernières. Notons cependant que dans de très nombreux mouvements religieux, les juifs restent « ceux qui ont tué le Christ ».)
Quoi qu'il en soit, d'où peut venir cette idée qui placerait les juifs comme coupable de cet acte ?
En fait, un seul passage nous montre une telle chose, et c'est Paul qui nous le donne dans son épître aux Thessaloniciens lorsqu'il nous affirme que « Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes » (1 Thessaloniciens 2.15). Ensuite, il n'est plus difficile, en se basant sur une telle affirmation de détourner d'autres passages pour en arriver à une telle croyance. Ainsi, un passage du type « Mais ils (les juifs) insistèrent à grands cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris l'emportèrent » (Luc 23.23), paraît devenir clair et conforter cette tragique affirmation de culpabilité.
Si j'affirme que ceci n'est qu'un détournement de la réalité, c'est, comme pour tous les points soulevés dans cet ouvrage, en me basant sur d'autres textes de la Parole. Je disais que la responsabilité de la mort de Jésus n'est pas un mystère dans la Parole de Dieu. Voyons ce qu'il en est.
La première annonce de cet évènement se fait dans le livre des nombres. Le peuple d'Israël vient de pécher et Moïse cherche la volonté de Dieu concernant le salut pour eux. Dieu lui dit alors « Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie » (Nombres 21.8).
C'est un passage très intéressant parce qu'à cette époque, le salut se faisait uniquement par des sacrifices d'animaux qui servaient à expier les fautes, pourtant, Dieu change exceptionnellement de méthode en demandant que soit érigée cette perche avec un serpent. Ce n'était qu'une annonce de ce qu'il en coûterait pour laver l'humanité de ses péchés quelques millénaires plus tard. Ce sacrifice était déjà prévu par Dieu qui connaît toute chose.
Le serpent représente le péché, et si dans l'ancienne alliance c'est Moïse qui l'a mis sur la perche afin que quiconque le regarde puisse revenir de ses péchés et être sauvé, dans la nouvelle alliance, c'est Jésus qui s'en chargera, ainsi, quiconque regarde vers Jésus sera lavé de ses péchés et « conservera la vie ».
Or, du temps terrestre de Jésus, on trouve cette déclaration qui montre clairement que Jésus était au courant de la tâche qui était la sienne : « Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d'arriver » (Luc 22.37). Sachant que la crucifixion était alors la méthode romaine pour exécuter les condamnés pauvres, cela ajoute au poids de l'annonce qui est faite dans le livre des Nombres.
a) Les juifs voulaient mais ne pouvaient pas.
Si nous voulons regarder humainement la crucifixion, alors nous devons prendre en compte non seulement que les juifs voulaient le faire mourir (« Ils crièrent de nouveau : Crucifie-le ! » : (Marc 15.13) + (Luc 23.21) « Selon notre loi, il doit mourir » : (Jean 19.7)...) mais également qu'ils ne le pouvaient pas (« Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort » : Jean 18.31), parce que la loi romaine interdisait aux juifs de prendre ce genre de décision, seuls les Romains ayant alors droit de vie et de mort.
b) Les Romains pouvaient, mais ne voulaient pas.
Du côté des Romains, les choses sont inversées, ils ne voulaient pas faire mourir Jésus (« Je (Ponce Pilate) ne trouve rien de coupable en cet homme » : Luc 23.4). « Pilate leur parla de nouveau, dans l'intention de relâcher Jésus » : Luc 23.20), mais ils ont pris la décision de le faire (« Pilate prononça que ce qu'ils demandaient serait fait » : Luc 23.24). Par ailleurs, c'est aussi Pilate qui fera l'inscription qui figurera sur la croix, les juifs n'étant pas autorisés à se mêler de cela (« Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix » : Jean 19.19).
c) Personne ne force Jésus.
Aussi, chacun a ses raisons d'accuser l'autre et de rejeter la faute, mais il y a une façon de voir les choses que je n'ai pas encore développée, et c'est celle de Jésus. Nous savons qu'il était au courant de ce qui allait lui arriver, c'était même la raison de sa venue sous forme charnelle. Sachant cela, il dira à ses disciples « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). Cette notion de « don » sera répétée aux versets 15 et 17 du même chapitre et complétée au verset 18 lorsqu'il affirmera « personne ne me l'ôte, mais je la donne moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père » (Jean 10.18). Sa vie lui appartenait et personne ne pouvait la lui prendre, il fallait qu'il accepte de la donner pour que le sacrifice ait une valeur, sinon, il ne se serait pas offert en sacrifice mais aurait été assassiné puisque Pilate reconnaît lui-même n'avoir trouvé « aucun crime en lui » (Jean 18.38). Pour appuyer cette « volonté » qu'avait Jésus d'accomplir la Parole de Dieu et donc son sacrifice, il faut également considérer sa déclaration au serviteur qui voulut se battre pour le protéger, « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges ? Comment donc s'accompliraient les Écritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi ? » (Matthieu 26.53-54).
En ne prenant plus simplement en compte la vision des Romains et des Juifs mais en regardant également celle du principal intéressé, on constate une troisième voie qui elle, n'est pas charnelle mais spirituelle. Elle ne consiste pas à accuser l'autre ou à se flageller, mais à comprendre que la mort de Jésus était une condition éminemment nécessaire à sa résurrection. Aussi, sachant cela, nous pouvons donc regarder les versets que je citais au commencement de cette explication avec un nouvel éclaircissement.
Parce qu'à la vérité, ce n'est pas la volonté des Romains qui s'est faite, ni celle des Juifs, mais celle de Dieu. Quant à la culpabilité, il ne faut donc plus la chercher parmi ceux qui ont demandé sa mort de leur bouche, mais parmi ceux qui l'ont rendu indispensable par leur comportement et la tragédie n'est pas qu'il ait été crucifié, mais qu'il ait dû l'être.
Pour revenir à ce qui concerne cet ouvrage, je me dois de constater que l'affirmation de Paul va directement à l'inverse de ce que je viens de montrer puisqu'il affirme sans détour « Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus » (1 Thessaloniciens 2.15) quand la réalité montre que ce sont nos péchés qui l'ont fait. Qu'un croyant lambda fasse la confusion est compréhensible, mais quand on parle d'un texte que certains considèrent « inspiré », les choses deviennent bien plus douteuses.
Pour Paul ce sont les Juifs les fautifs, mais Jésus affirme que personne ne la lui a ôtée et qu'il l'a donné lui-même.
Choisissez votre camp.
(053) 🔷 Une affirmation de Paul anéantie par Paul lui-même
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin : Matthieu 5.37)
Par défaut d'attention, nous anticipons la compréhension d'un texte et parvenons à nous faire croire que certaines choses sont vraies alors qu'elles n'ont aucun moyen de l'être. En fait, alors que nous lisons, nous analysons par avance le but final du texte que nous avons sous les yeux et nous diminuons notre attention parce que nous sommes certain de savoir ce que l'auteur voulait dire. Nous entrons alors dans une sorte de mode que l'on pourrait appeler le mode « confiance aveugle » et nous lisons quelque chose de totalement erroné avec le sourire et la certitude que rien ne cloche.
Plusieurs non-sens peuvent être trouvés, plus ou moins facilement. La vraie difficulté relevant surtout des longues vérifications que cela peut supposer. Or, il va de soi que nous ne pouvons pas forcément consacrer beaucoup de temps à ce genre de vérifications puisqu'elles demandent un temps que nous n'avons pas tous. J'en citerai donc un particulier et le détaillerai un peu. Vous comprendrez rapidement pourquoi je vous disais qu'on passe souvent la vérification de ce qu'on lit, parce que cela peut prendre du temps.
Paul voulant trouver la formule juste pour exprimer la grandeur de son attachement envers les siens, nous confiera ceci : « Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont les Israélites, à qui appartiennent l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! » (Romains 9.3-5).
Voila une fois de plus un passage qui contient plusieurs problèmes et qu'on ne relève jamais faute de faire réellement attention à ce qu'on lit.
Paul fait ici une distinction entre d'une part « l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, et les patriarches » et d'autre part « le Christ ». La distinction se trouve exprimée dans la différenciation appartiennent / issu de.
« Appartiennent » signifie que la chose citée est la propriété unique des Israélites. Cela peut sembler peu clair, mais deux faits sont à souligner. Tout d'abord Paul nous précise bien qu'il parle de ses parents selon la chair et donc bel et bien des juifs de naissance et non pas les croyants, ensuite il est éclairci par « et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses ».
La distinction est donc entre « l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, et les patriarches » qui appartiennent aux Israélites de naissance et « le Christ » qui, lui, appartient à tous.
Cette distinction peut tout d'abord paraître correcte, mais en lisant avec un peu plus d'attention le reste de la parole et principalement les autres livres attribués à Paul, nous trouvons des propos contradictoires qui enlèvent toute logique possible à ce qu'il vient de dire. Observons-les méthodiquement.
a) L'adoption.
🔘 Galates 4.4-5 : Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions l'adoption.
Il ne peut pas parler en tant qu'israélite puisque dans le passage, sujet de ce point, Paul dit que l'adoption leur appartenait déjà. S'il dit que par Jésus nous avons reçu l'adoption, il ne peut que parler des nouveaux croyants. Ce qui montre que dans son affirmation de Romains 9.3 il se trompait concernant l'adoption puisqu'elle n'appartient pas uniquement aux Juifs. Une erreur devrait suffire à montrer que le passage n'a pas à figurer dans la Parole, continuons cependant avec les autres affirmations.
b) La gloire.
Plusieurs affirmations nous montrent l'erreur de Paul, d'une part il nous annonce bien « Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec ! » (Romains 2.10). Bien qu'il nomme le Juif « premièrement », « le Grec » n'est pas exclu, alors que dans le passage de Romains 9, il nous dit bien que cela n'appartient qu'au Juif. Ici il nous annonce que cela appartient aux deux.
Plus loin il continuera en parlant aux saints de Colosse (les croyants de l'église de Colosse) et pour les définir, dira d'eux que « Dieu a voulu (leur) faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l'espérance de la gloire » (Colossiens 1.27).
Il s'adresse ici à des non juifs, leur parlant de l'espoir de la gloire, or, si cette gloire n'appartenait qu'aux Juifs selon la chair, elle ne pourrait en rien représenter un espoir pour eux.
c) Les alliances.
C'est aux croyants d'Éphèse que Paul donnera une indication contraire concernant les alliances. « C'est pourquoi » leur dira-t-il « vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ » (Éphésiens 2.11-13).
Il s'adresse ici à des non Juifs puisqu'il les appelle « païens dans la chair » et précise qu'ils étaient appelés incirconcis par les circoncis. Paul leur annonce qu'ils étaient « étrangers aux alliances » mais qu'ils y ont accédé en Jésus-Christ. S'ils y ont accédé, alors les alliances n'appartiennent pas qu'aux Juifs selon la chair.
d) La loi.
🔘 Romains 13.8-10 : Ne devez rien à personne si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Si Paul affirme que la loi se résume dans cette parole « tu aimeras ton prochain comme toi-même », il cite en fait Jésus et dit donc que ceux qui sont en Jésus ont accompli la loi. On pourrait donc fort logiquement ajouter à ce passage la déclaration de Jésus concernant l'accomplissement de la loi et non son abolition (Matthieu 5.17), déclaration qui montre clairement que nous sommes héritiers de la loi.
Quoi qu'il en soit, Paul s'adresse ici à l'église de Rome, et non pas à ses frères selon la chair. Or, si ces derniers peuvent, en s'aimant les uns les autres, accomplir la loi, cela prouve qu'ils en sont les héritiers sinon ils n'accompliraient rien.
e) Le culte.
🔘 Philippiens 3.3 : Car les circoncis c'est nous qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair.
L'affirmation impossible à ne pas comprendre, « c'est nous qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu » montre sans l'ombre d'un doute que les chrétiens ont également reçu ce domaine particulier en partage.
f) Les promesses.
🔘 2 Timothée 1.1 : Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ.
Pour pleinement comprendre ce passage, il faut savoir que Paul écrit à son ami Timothée, qui se trouvant ne pas être Juif n'aurait pas grand intérêt dans cette annonce s'il n'était pas concerné. De plus Paul, fervent croyant en Jésus-Christ, nous apprend ici que le rôle qui lui a été confié et d'annoncer cette promesse. Ce rôle lui ayant été confié par Jésus pour les païens, il semble bien que ces derniers en sont les héritiers.
C'est à l'église d'Éphèse que Paul va résumer ce principe, appuyant par là-même son auto contradiction. « Ce mystère, c'est que les païens sont cohéritiers, forment un même corps et participent à la même promesse » (Éphésiens 3.6). Que dire, si ce n'est cette répétitive évidence que dans son affirmation de Romains 9.3 Paul se trompait à de nombreuses reprises.
g) Les patriarches.
🔘 Galates 3.29 : Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Bingo, nous les avons tous. Dans ce passage, il achève son auto-contradiction en affirmant qu'en étant devenus héritiers des promesses par Christ, nous le sommes par voie de conséquence des patriarches.
Par conséquent, on constate que ce que Paul annonce lui-même dans Romains 9.3-5 comme appartenant aux Israélites selon la chair, appartient en fait également aux chrétiens, et le plus étrange c'est que dans l'intégralité des cas c'est ce même Paul qui nous le dit. Le plus fou étant qu'il ne se contredit pas seulement sur un des sujets, mais sur l'intégralité.
(054) 🔷 A nouveau son incompréhension sur le jugement
LIVRE INCRIMINE : (2 Timothée)
(VERSET : Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu : Jean 3.18)
🔘 2 Timothée 4.1 : Je t'en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume,
Je passerai sur l'absence de signification contenue dans le fait de conjurer quelqu'un au nom de l'apparition de Jésus et au nom de son royaume. Le côté ronflant de cette phrase n'a d'égale que son erreur doctrinale. Selon Paul, Jésus doit juger, ce qui signifie non seulement que ça n'est pas encore fait, ce qui est faut, mais également que ça n'est pas la Parole de Dieu qui nous juge, mais Jésus, alors que selon Jésus, il se trouve justement que c'est sa Parole qui est notre juge comme ça nous est dit dans Jean 12.48 : Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour. Jésus, de son côté, n'étant pas venu pour juger mais pour sauver, ce qui cette fois ci nous est dit par Jésus dans Jean 3.17 : Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Finalement, dans le verset de Jean suivant directement celui que je viens de mettre en avant, il nous est également dit que le jugement n'est pas devant mais derrière :Jean 3.18 : Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Le problème de compréhension des croyants vient de ce que le terme "Jugement" désigne deux choses. Cela peut désigner la condamnation, ou l'application de la sentence. Ainsi la condamnation est exprimé dans Jean 3.18, alors que l'application de la sentence est exprimée dans Jean 12.48.
Que les croyants puissent ne pas comprendre la différence se comprend, encore faut-il qu'ils puissent l'avoir entendu. Par contre, qu'une telle méprise soit faite venant supposément du Saint-Esprit qui aurait inspiré à Paul une doctrine contraire à celle de Jésus ne se peut pas, ce qui rend impossible le fait que cette affirmation soit de l'Esprit de Dieu.
(055) 🔷 Tout est permis ???
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance : Esaïe 61.1)
🔘 1 Corinthiens 6.12 : Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile ; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.
J'ai déjà parlé de l'écharde dans la chair de Paul, mais un court retour sur la notion est intéressant dans le cadre de ce verset.
🔘 2 Corinthiens 12.7 : Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir.
Paul nous dit donc qu'il ne se laisse asservir par rien et qu'il est lié à Satan, et ce par Dieu. Ce même Dieu dont Paul prétend ce qui suit :
🔘 2 Thessaloniciens 3.3 : Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin.
De toute évidence, il raconte n'importe quoi. Il n'a donc aucun interdit, il y a simplement certaines choses qui ne sont pas utiles, mais pas interdites pour autant. Il prétend qu'il peut faire ce qu'il veut mais qu'il doit simplement faire attention à ne pas se laisser asservir, donc devenir dépendant (et ce, tout en admettant être lié à Satan mais en prétextant que ça n'est pas de sa faute, c'est celle de Dieu).
Il faut donc en conclure que le Saint-Esprit et l'ensemble des apôtres ont dû se rétracter, parce qu'ils déclaraient supposément ce qui suit :
🔘 Actes 15.28-29 : Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire, 29 savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu.
Ils nous déclaraient bien qu'il était nécessaire de s'abstenir de ces 4 choses. Paul s'oppose donc à cette affirmation prétendant qu'en réalité il suffit simplement de ne pas devenir dépendant et que si l'on respecte ce point, alors on peut s'en donner à cœur joie, et ce pour les quatre choses mises en avant par le Saint Esprit et le collège des apôtres. Et après c'est la faute de Dieu s'il a une "écharde" dans la chair.
(056) 🔷 L'origine du célibat vient de Paul
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair : Genèse 2.24)
🔘 1 Corinthiens 7.1-4 : Pour ce qui concerne les choses dont vous m'avez écrit, je pense qu'il est bon pour l'homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme.
Ce simple passage aurait pu justifier un point complet. Je ne rappellerai cependant que Genèse 2.24 : C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. En outre, Paul, bien qu'affirmant que chaque genre ne doit pas toucher l'autre, affirme également dans 1 Corinthiens 11.11 : Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Ils sont donc unis dans le Seigneur, mais ne doivent surtout pas se toucher !!!
(057) 🔷 La circoncision, une plaisanterie façon Paul
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : Vous avez introduit dans mon sanctuaire des étrangers incirconcis de coeur et incirconcis de chair : Ezéchiel 44.7)
🔘 1 Corinthiens 7.18-19 : Quelqu'un a-t-il été appelé étant circoncis, qu'il demeure circoncis ; quelqu'un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu'il ne se fasse pas circoncire. La circoncision n'est rien, et l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu est tout.
Résumons son propos. Si vous avec trouvé Dieu en étant déjà circoncis, vous pouvez rester circoncis.
Sérieux, donc ne pas se faire recoudre !!!
Je sais que, formulé de la sorte, ça peut faire bizarre, pourtant c'est bien ce qu'il vient de dire. La seule autre manière de comprendre ce verset est de dire que le terme « circoncis » est utilisé pour signifier la judaïté, mais dans ce cas-là nous sortirions de la boulette due à l'inattention pour entrer dans une réelle gravité doctrinale. Cela signifierait dans ce cas que celui qui a été appelé en étant juif (de religion) devrait rester juif (de religion). Or le judaïsme ne reconnaissant pas Jésus comme Fils de Dieu est une religion antéchrist. Il ne peut donc pas parler spirituellement. Et s'il parle charnellement, alors en effet, il conseille de ne pas se faire recoudre.
(058) 🔷 Rester esclave, un appel à ne surtout pas changer
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme : 3 Jean 1.2)
🔘 1 Corinthiens 7.20-24 : Que chacun demeure dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t'en inquiète pas ; mais si tu peux devenir libre, profites-en plutôt. Car l'esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l'homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l'état où il était lorsqu'il a été appelé.
En regardant de plus près ce passage, on peut comprendre de quoi il parle, mais une fois de plus, Paul s'exprime tellement mal que tout est source de confusion. Ce qu'il essaye maladroitement de dire ici et que nous ne devons pas rechercher les gratifications humaines parce qu'au regard de Dieu nous sommes tous pareil, et ce, que nous soyons libres ou esclaves aux yeux des hommes. Dans le principe je suis d'accord avec lui, il nous parle dans le fond, de ce que Jésus disait en nous prévenant de chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice et que toutes ces choses nous seront données par-dessus. Cependant, dans la forme, Paul est trompeur. Les versets 20 et 24 ne disent pas la même chose que ce qui permet de déduire ce qu'ils sont censés dire. Il aurait suffi de dire que nous ne devions pas chercher à nous élever humainement, mais comme à son habitude, Paul apporte la confusion.
On notera tout de même l'opposition avec ce que dit Jean dans sa troisième épître :
🔘 3 Jean 1.2 : Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme.
La prospérité dont parle Jean est bien une prospérité matérielle, puisqu'il souhaite qu'elle soit équivalente à la progression de l'âme de son interlocuteur. Jean ne disant pas que nous devons rechercher cette élévation, mais la souhaitant à Gaïus.
(059) 🔷 Les vierges, quand Paul parle pour ne rien dire ...
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : Que n'avez-vous gardé le silence ? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse : Job 13.5)
Le verset où Paul se tire une balle dans le pied.
🔘 1 Corinthiens 7.25 : Pour ce qui est des vierges, je n'ai point d'ordre du Seigneur ; mais je donne un avis, comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle.
Donc Paul nous annonce qu'il va faire une déclaration concernant les vierges. On est évidemment tout ouïe, et là vient une première clarification.
je n'ai point d'ordre du Seigneur. Il prévient donc qu'il va faire une déclaration, mais qu'elle ne vient pas de Dieu. En effet, c'est une précision importante, et c'est tout à fait louable qu'il la fasse. Cela pose cependant une sérieuse question concernant son inspiration par le Saint-Esprit. Mais revenons-en au texte. Il nous annonce donc qu'il va faire une déclaration qui ne vient pas de Dieu et ajoute une nouvelle précision. Il nous affirme donc qu'il ne fait que donner un avis sur les vierges.
Ce qui est pratique avec ce verset est qu'il n'est pas de Dieu, selon les dires de Paul lui-même, et qu'en plus, il ne représente qu'un avis. La réalité est que même pour quelqu'un qui pense que les écrits attribués à Paul ont leur place dans la Parole de Dieu, ce verset ne sert à rien. Ca n'est qu'un avis qui vient d'un homme affirmant que Dieu ne lui a pas parlé sur ce sujet.
À se demander ce qu'il fait dans la Parole de Dieu.
(060) 🔷 Une diatribe sur le mariage pleine de folies
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères : Hébreux 13.4)
🔘 1 Corinthiens 7.28-29 : Si tu t'es marié, tu n'as point péché ; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché ; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner. Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court ; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas,
Ces deux versets sont, ni plus ni moins, qu'une abomination. Presque chaque partie est une grave erreur doctrinale, une ouverte opposition à la volonté de Dieu. Dieu a, de sa propre volonté, fait que l'homme et la femme deviennent une seule chair. Paul enseigne ici qu'ils ne devraient pas s'unir, que s'ils l'ont fait, ils vont souffrir, et qu'ils doivent faire comme s'ils ne s'étaient pas unis devant Dieu.
La quantité de points contraire à la volonté de Dieu est hallucinante. Ca ne pourrait même pas représenter le brouillon d'un enseignement et on voudrait nous faire croire que c'est une parole inspirée de Dieu. Si tu t'es marié, tu n'as point péché, superbe affirmation d'une "évidence". Je pourrais rappeler des dizaines de versets parlant de la volonté de Dieu concernant l'homme et la femme, et principalement le fait qu'ils soient créés pour n'être qu'un. Qui ce genre d'affirmation peut apaiser ? D'autant que, comme je le dis souvent, Paul généralise et en profite pour dire n'importe quoi. Parce qu'il y a bien des cas où se marier est un péché. Jésus nous disant dans Matthieu 19.9 : Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. Donc l'affirmation de Paul est fausse dans sa généralisation. Il poursuit par : si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché, et le cas est évidemment le même que précédemment, elle peut parfaitement avoir péché en le faisant. Et pourquoi réduit-il l'homme à sa condition masculine, sans parler de virginité, mais par contre réduit-il la femme non pas à sa féminité, mais à sa virginité. Je rappelle que la veuve peut également se marier, mais qu'elle n'est plus vierge. Il en va de même de la femme qui a subit l'adultère de son mari. Elle est libérée de son serment et peut se remarier. La question est donc légitime. Pourquoi Paul réduit la femme à sa virginité mais considère l'homme en dehors de cette notion alors qu'il parle pour l'un et pour l'autre d'exactement la même chose ?
Et après avoir fait cette étrange distinction, il enchaîne sur le fait qu'il vaut mieux ne pas se marier et que si d'aventure vous aviez fait cette folie, vous devriez faire comme si vous ne l'aviez pas faite. Pourtant, est-ce que ça n'est pas ce même Paul qui affirme dans la première lettre à Timothée les propos qui suivent :
🔘 1 Timothée 4.1-3 : Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, 4.2 par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, 4.3 prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité.
Il parle de personnes, qu'il appelle : faux docteurs, et qui se caractérisent par le fait qu'ils prescrivent de ne pas se marier. Il appelle cela 'une doctrine de démon', et c'est exactement ce qu'il vient de faire. Donc selon les propres paroles de Paul, ses affirmations de 1 Corinthiens 7.28-29 sont issues d'esprits séducteurs, sont des doctrines de démons et font de lui un faux-docteurs hypocrite qui porte la marque de la flétrissure dans sa conscience. Les propos sont durs, mais ce ne sont pas les miens, ce sont les siens.
On notera, pour finir sur ce point, qu'il en profite une énième fois pour revenir sur le sujet de la consommation des viandes. En gardant à l'esprit le passage du livre des actes que je citais dans une autre vidéo* Il considère donc que l'ensemble des apôtres ainsi que le Saint-Esprit sont :
de faux docteurs
des esprits séducteurs
qu'ils ont abandonné la foi
qu'ils professent des doctrines de démons
qu'ils ont la marque de la flétrissure dans leur conscience
(*Actes 15.28-29 : Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire, 29 savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu).
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(061) 🔷 Le mariage, un facteur d'éloignement. xxx
(061) 🔷 Le mariage, un facteur d'éloignement.
(VERSET : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères : Hébreux 13.4).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
- 🔘 1 Corinthiens 7.32-34 : Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur ; et celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. Il y a de même une différence entre la femme et la vierge : celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit ; et celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari.
On peut aisément additionner ce point au précédent. La vision de Paul sur le mariage est une catastrophe !!! Donc selon Paul celui qui est marié s'inquiète du monde et celui qui ne l'est pas s'inquiète de Dieu.
Rappelons que Esaïe avait une femme, elle-même prophétesse. Le couple ne s'intéressant pas à Dieu selon Paul. Ce qui est, de facto, également le cas de Joseph et Marie, qui se désintéressaient tellement de Dieu qu'ils en ont élevé le Fils. Rappelons enfin les propos de Paul qu'il tiendra deux chapitres plus tard : N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ? (1 Corinthiens 9.5). Ce qui implique qu'il affirmerait qu'aucun des apôtres ne s'inquiétait du Seigneur mais plutôt qu'ils s'inquiétaient tous des choses du monde.
Heureusement que Paul est là pour corriger les erreurs de Dieu. Quand on pense que Dieu a crée la femme pour être une aide à l'homme alors qu'en réalité il ne faisait que lui créer une distraction qui allait l'éloigner de Dieu ! Merci Paul pour le correctif !!! Croire en ce genre d'affirmation montre le peu d'attention que les croyants portent à ce qu'ils lisent.
Il serait bon que Paul regarde un peu les choses spirituellement au lieu de les regarder charnellement.
(062) 🔷 Il n'est pas bon que l'homme soit seul.
(062) 🔷 Le souhait de Paul que tous soient célibataires.
(VERSET : L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui : Genèse 2.18).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
Paul est connu pour sa misogynie, une remarque à ce sujet provoque généralement un sourire, un regard fuyant et, rapidement, un changement de sujet. Il est en effet de coutume de contourner ce point étrange de ses écrits tant il paraît évident à tous qu'un problème s'y trouve. Pour mieux comprendre les choses, il convient de commencer par ce qui semble être le socle de l'erreur « Paulienne ». Retournons donc au commencement de toutes choses nous concernant.
Dieu créa, dans l'ordre, la nature, les animaux, puis l'Homme. Il prend ensuite ce dernier est le place dans un jardin afin que tout soit en harmonie.
Pour ce qui est du détail du troisième, il fit d'abord l'homme, ensuite la femme. Loin de tout humour déplacé sur les raisons de l'ordre suivi par Dieu dans la création de l'être humain, il faut cependant noter qu'une raison est invoquée. Ce n'est pas le fruit du hasard, un oubli, ou le délire d'un esprit créateur en perpétuel mouvement. Non, il s'agit de quelque chose de bien plus simple.
Pour détailler à peine plus, il nous est dit que « L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant porte le nom que lui donnerait l'homme. Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux animaux des champs ; mais pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui » (Genèse 2.19-20). Devant cette évidente incompatibilité, Dieu va endormir l'homme, lui prendre une côte et en former un être qui cette fois-ci ne sera pas fait à la ressemblance de Dieu, mais de l'homme. « Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme » (Genèse 2.21-23).
Ce qui ressort de l'histoire de la création c'est que la femme a été créée afin d'être une aide pour l'homme. Ce qui signifie non seulement qu'elle n'est pas faite pour être indépendante, mais aussi que l'homme a besoin d'être aidé pour accomplir la tâche que Dieu lui a confiée. L'homme est fait pour servir Dieu, la femme pour servir l'homme. Ce sont les fonctions primaires de ces deux genres.
C'est l'une des évidences biblique les plus faciles à détourner, et également l'une de celles que les « croyants » ont le plus envie d'ignorer parce qu'elle les empêche bien souvent d'accomplir leurs propres ambitions.
Quoi qu'il en soit, dans ce processus de création, Dieu place une évidence qui va directement à l'opposée de la pensée de Paul, et c'est cette différence qui va gérer bon nombre des erreurs doctrinales qu'il fera. « L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui » (Genèse 2.18). C'est effectivement à ce moment-là que les choses se corsent. La remarque de Dieu n'est pas très ardue à comprendre pourtant, on trouve une affirmation de son opposé tout aussi simple dans la première épître aux Corinthiens. Paul nous affirme sans douter un instant « Je voudrais que tous les hommes soient comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre. À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu'il leur est bon de rester comme moi. Mais s'ils manquent de maîtrise d'eux-mêmes, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler » (1 Corinthiens 7.7-9).
Nous sommes donc en face de deux affirmations diamétralement opposées. D'un côté nous avons Dieu qui affirme que l'homme ne peut fonctionner seul, qu'il a besoin d'une aide, et que la femme a été créée dans ce but précis, et de l'autre nous avons Paul qui affirme qu'il est mieux que l'homme soit seul.
L'un des deux se trompe.
Gageons que ce n'est pas Dieu.
Quoi qu'il en soit, les jalons sont posés, et l'origine des erreurs doctrinales de Paul concernant la femme est mise en avant. N'ayant pas même compris l'importance du lien qui uni les deux genres de la race humaine il ne pouvait que très difficilement appréhender ce qui les concernait.
(063) 🔷 Les veuves.
(063) 🔷 Une totale contradiction Paulienne sur le veuvage.
(VERSET : Élisée pria, et dit: Éternel, ouvre ses yeux, pour qu'il voit : 2 Rois 6.17).
LIVRES INCRIMINES : (1 Timothée) (1 Timothée) (1 Timothée).
Plusieurs points sont donc à relever, parmi ces derniers, se trouve une contradiction avec la loi mosaïque qu'en tant que pharisien, Paul connaissait par cœur. S'adressant à son ami Timothée, il conseillera de refuser « les jeunes veuves ; car lorsque la volupté les détache de Christ, elles veulent se marier, et se rendent coupables en ce qu'elles violent leur premier engagement » (1 Timothée 5.11-12). Or dans la loi de Moïse, il est dit que l'engagement d'une femme est rompu à la mort de son mari, d'où une parfaite contradiction qui se révèle être à plusieurs niveaux. Tout d'abord le désaccord avec l'ancienne alliance puisqu'elles ne violent en rien leur premier engagement, mais par-dessus cela, celui avec lui-même puisqu'il déclarera également sa volonté dans le verset suivant que « les jeunes (veuves) se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison » (1 Timothée 5.14). Étrange auto contradiction. D'autant plus étrange que dans l'épître aux Romains il nous montre clairement sa connaissance de cette même loi Mosaïque dont il nous résume le cas d'une veuve voulant se remarier dans les termes suivants : « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre » (Romains 7.2-3).
Difficile de faire le tri dans sa pensée tant la confusion semble y régner. Surtout si l'on rajoute une autre de ses affirmations concernant l'inscription sur le rôle (liste des veuves dont l'assemblée prendra soin). Il nous affirme en effet « Qu'une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n'ait pas moins de soixante ans, qu'elle ait été femme d'un seul mari » (1 Timothée 5.9). Or, pourquoi une veuve qui l'aurait été deux fois, et on imagine sans difficulté la tristesse d'avoir perdu deux maris, serait-elle exclue du rôle alors qu'il ressort de la loi Mosaïque et de certaines affirmations de Paul lui-même, qu'elle n'a rien fait de mal en se remariant, aurait-elle fait quelque chose de mal en devenant veuve ? Si son deuxième mariage est en règle avec Dieu, rien ne justifie qu'elle soit subitement exclue du rôle parce qu'elle aurait 55 ans lors de son deuxième veuvage.
On pourrait essayer de supposer que Paul considère que sa famille devrait s'occuper d'elle, mais il n'en fait pas mention, il n'y a donc rien qui puisse justifier une telle distinction.
(064) 🔷 Le mariage rend le service impossible.
(064) 🔷 Le mariage rend le service impossible selon Paul.
(VERSET : L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui : Genèse 2.18).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
Bien avant la tragédie d'un éventuel veuvage, il y a le mariage. Là aussi certaines choses sont troublantes. S'il ressort du récit de la création que l'homme et la femme sont complémentaires et donc fait pour s'unir, Paul ajoute quelques « évidences » qui n'ont de caractère incontournable que dans sa pensée. Ainsi nous explique-t-il « sa » base concernant le mariage dans les termes suivant : « Or, je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur ; et celui qui est marié s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. Il y a de même une différence entre la femme et la vierge : celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit ; et celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari. Je dis cela dans votre intérêt ; ce n'est pas pour vous prendre au piège, c'est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction » (1 Corinthiens 7.32-35).
Ce qui ressort du passage cité est fort intéressant, non seulement parce que nous voyons que Paul considère l'union maritale comme un facteur inévitable d'éloignement de Dieu mais également parce qu'il nous affirme clairement que c'est dans le célibat que l'on peut le trouver (Dieu, pas Paul). Affirmation qui fait très certainement le régal de l'Église catholique romaine, mais qui est en désaccord total avec la Parole de Dieu.
Paul expliquera plus tard à Timothée que quelqu'un qui désire servir Dieu doit avoir fait la preuve de sa droiture dans sa relation de couple et de part l'éducation qu'il aura donnée à ses enfants (1 Timothée 3 ainsi que l'épître à Tite), ce qui semble bizarrement le disqualifier de cette soi-disant proximité avec Dieu qui ne se trouverait que dans le célibat. La conclusion de ce passage nous donne la raison de son laïus sur le sujet et nous apprend que ses directives sont uniquement là pour nous « porter à ce qui est bienséant et propre à (nous) attacher au Seigneur sans distraction » (1 Corinthiens 7.35). Or dans l'explication qui précède il nous montre sans détour que la « distraction » dont il fait cas est le mariage. En d'autres termes, il écrit cela pour déconseiller à ses lecteurs de se marier ce qui de facto les empêchera d'être serviteur.
(065) 🔷 Ne pas marier ses filles.
(065) 🔷 Ne pas marier ses filles.
(VERSET : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères : Hébreux 13.4).
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (1 Timothée).
Malgré le nombre d'aberrations déjà mises en avant en ce qui concerne le mariage, en voici une de plus. Non seulement il conseille de ne pas se marier, mais il étend son discours sur nos enfants en affirmant que « Si quelqu'un regarde comme déshonorant pour sa fille de dépasser l'âge nubile, et comme nécessaire de la marier, qu'il fasse ce qu'il veut, il ne pêche point ; qu'on se marie. Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l'exercice de sa propre volonté, et qui a décidé en son cœur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux » (1 Corinthiens 7.36-38). Non seulement il ne cible sa directive que sur les filles, n'expliquant pas comment les garçons feront pour trouver une femme si tout le monde se plie à sa volonté, mais on peut dire qu'il condamne la fille puisqu'il affirmera lui-même une des choses les plus folles de ses écrits en déclarant qu' « elle (la femme) sera néanmoins sauvée en devenant mère » (1 Timothée 2.15). Avoir un enfant en restant vierge n'étant pas commun, cela limite les candidates.
On notera également le verset 38 du passage cité où il place une distinction entre la vierge et la fille non mariée nous disant que celui qui a « décidé de garder sa fille vierge, celui-là fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux » (1 Corinthiens 7.38). Les deux choix proposés n'ont pas l'air bien différents, aussi, en placer un au-dessus de l'autre est étrange. Essayons cependant de comprendre son affirmation :
« Vierge c'est bien, célibataire c'est mieux » (je paraphrase).
Schématisé de la sorte, réalisez-vous mieux ce qu'il vient de dire ? Il dit que célibataire et vierge c'est mieux que simplement vierge. Cela sous-entend que ce serait mieux que vierge et pas célibataire, donc mariée. Cependant, si la femme s'est mariée, le père n'a plus rien à dire, c'est le mari le chef du foyer. Ses propos sont généralement particulièrement confus, ici, c'est à un niveau remarquable.
(066) 🔷 La raison de se marier.
(066) 🔷 Le mariage, à peine mieux que la géhenne.
(VERSET : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères : Hébreux 13.4).
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (1 Corinthiens).
Le dernier point que je soulèverai concernant le mariage se rapporte à une raison de se marier considérée comme « bonne » par Paul. Après nous avoir de plusieurs manières expliqué qu'il était de loin meilleur de ne pas se marier allant jusqu'à dire que cela éloignait de Dieu, il met cependant en avant une raison qui le justifierait.
On pourrait penser qu'il va nous exposer un sentiment noble, une éventuelle façon de transcender l'existence, ou quelque chose de la sorte, mais il n'en est malheureusement rien. L'unique raison qu'il nous donne de le faire et celle de ne pas brûler. C'est un moyen d'éviter le péché de la chair alors que tout montre le contraire. « Je pense qu'il est bon pour l'homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari » (1 Corinthiens 7.1-2). Étrange façon de voir les choses où le seul moyen d'éviter d'être esclave de pulsions sexuelles et de se marier, en d'autres termes de prendre une femme pour assouvir ses besoins physiques. Cela peut sembler cru, mais il s'agit bien là de ce dont il nous fait cas. Il enfoncera le clou quelques versets plus tard en précisant « A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves... qu'il leur est bon de rester comme (lui). Mais s'ils manquent de continence, qu'ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler » (1 Corinthiens 7.8-9).
Il place le mariage juste au-dessus de l'enfer, ce qui en dit long sur ce qu'il en pense.
Pour résumer ce point, nous pouvons dire que la réponse de Paul à la convoitise de la chair est le mariage. Or, la Parole nous monte que ce n'est pas en obtenant ce que l'on a convoité que notre convoitise cessera. L'exemple d'Amnon et de Tamar étant plutôt parlant sur ce sujet (2 Samuel 13). La convoitise en elle-même étant un péché, ce n'est pas en empruntant quelques détours qu'on l'effacera, au contraire, elle restera présente, et celui qui a convoité une femme ne cessera pas d'en convoiter d'autres une fois qu'il aura obtenu celle qu'il voulait. Si ce qui est mal vient du cœur, alors la convoitise vient du cœur et le mariage ne purifie en rien le cœur de l'homme. Dans le cas présent, il était impur dans le célibat, et il le sera également dans le mariage.
(067) 🔷 La culpabilité du mariage.
(067) 🔷 La culpabilité du mariage.
(VERSET : Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères : Hébreux 13.4).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
-> La culpabilité du mariage.
Il enfonce le clou en affirmant que « Pour ce qui est des vierges, je n'ai point d'ordre du Seigneur ; mais je donne un avis comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle. Voici donc ce que j'estime bon, à cause des temps difficiles qui s'approchent : il est bon à un homme d'être ainsi. Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien ; n'es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas une femme. Si tu t'es marié, tu n'as point péché ; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché ; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner » (1 Corinthiens 7.25-28).
Il est en effet troublant de lire « Si tu t'es marié, tu n'as point péché ; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché ». Encore heureux, je vous renvoie à ce que je disais auparavant sur la création du monde et plus spécifiquement de l'homme et de la femme, sur le fait que l'un ne va pas sans l'autre. Dieu a dit « il n'est pas bon que l'homme soit seul » (Genèse 2.18). On peut se demander en quoi Paul honore le mariage dans les 4 versets cités. Au contraire, il en dresse un portrait négatif.
Ensuite, la conjonction de coordination « mais » a une signification particulière. Par exemple, si vous dîtes « oui, mais », cela signifie en réalité « non ».
Voyons ceci plus en détail :
Si je vous dis quelque chose et que je termine en vous demandant si vous êtes d'accord, un « oui » ou un « non » ne prête pas à confusion. Par contre, un « non mais » signifiera que dans l'ensemble vous n'êtes pas d'accord mais que cependant, il existe certaines évidences avec lesquelles vous êtes en accord (ou au moins sur lesquelles vous n'avez pas d'objections). De même, un « oui, mais » signifiera que vous êtes d'accord jusqu'à un certain point mais que vous n'êtes pas en accord sur une partie de ce que je vous aurais dit. Par conséquent, à la question « êtes-vous d'accord », un « oui, mais » signifiera en réalité « non ». Vous pourriez être d'accord à 90 % ; vous n'êtes toutefois pas d'accord avec la chose dite.
Nous sommes dans le cas présent en face du même type d'exemple. Paul dit « Si tu t'es marié, tu n'as point péché ; et si la vierge s'est mariée, elle n'a point péché », effectivement, on ne peut qu'être d'accord, par contre, il fait suivre son affirmation (dont il affirme qu'elle n'est pas de Dieu), de cette fameuse conjonction de coordination. En d'autres termes, il dit « tu n'as pas péché en te mariant, mais tu ferais mieux de ne pas le faire ». Le texte exact dit « mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner ».
Paul estime donc que bien que Dieu ait affirmé dans la genèse qu'il n'était pas bon que l'homme soit seul et bien qu'il ait créé la femme dans le but d'être une aide pour l'homme, il est bon d'enseigner de rester seul.
Paul nous met en garde contre ce qui se passera dans les derniers temps. Laissons-le conclure lui-même ce point sur le mariage puisque dans le cas présent ses propres mots prononcés par moi seraient très mal pris.
« Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité » (1 Timothée 4.1-3).
(068) 🔷 Mention spéciale.
(068) 🔷 Une compilation d'hérésies sur le mariage en un paragraphe.
(VERSET : ... Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers : 1 Samuel 15.22).
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (1 Corinthiens) (1 Corinthiens).
Un passage de l'épître aux Corinthiens méritant une attention toute spéciale, j'ai décidé de le traiter en une fois plutôt que d'en faire un point par erreur. Je vais en traiter trois points distincts.
🔘 « À ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. Aux autres, ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis : Si un frère a une femme non-croyante, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non croyant, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne répudie point son mari. Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. Si le non-croyant se sépare, qu'il se sépare, le frère ou la sœur ne sont pas liés dans ces cas-là. Dieu nous a appelés à vivre en paix. Car sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Où sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ? » (1 Corinthiens 7.10-16).
📌 Premier point : « À CEUX QUI SONT MARIES » suivi de « AUX AUTRES ».
Là nous sommes en face de ce qu'il convient de qualifier de « boulette ». Elle est d'ailleurs plutôt intéressante et prouve à quel point on a tendance à lire la Parole sans vraiment faire attention, plus par automatisme que par volonté d'en découvrir la profondeur.
Paul commence par s'adresser « à ceux qui sont mariés », leur donnant des ordres « venant de Dieu ». Une fois cette partie terminée, il poursuit son idée en s'adressant « aux autres » or, qui peuvent bien être ces fameux « autres » à qui il s'adresse, si ce n'est à ceux qui ne sont pas mariés ? Et que leur dit-il ?
🔘 « Si un frère a une femme non-croyante, et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie point ; et si une femme a un mari non croyant, et qu'il consente à habiter avec elle, qu'elle ne répudie point son mari »
Bien que Paul utilise le terme « femme », il semble en regardant ce texte de plus près qu'il parle en réalité de personnes ayant une relation (pas forcément sexuelle mais au moins affective) ayant pour probable finalité le mariage. Lorsqu'il dit « qu'elle consente à habiter avec lui », il dit également que ce n'est pas encore le cas.
La « boulette » dont je vous parlais est donc là. Paul parle à des célibataires (« aux autres ») fiancés (ou non) avec des païens, et il conseille de poursuivre la relation jusqu'à habiter ensemble et se marier lorsque Dieu nous dit que les ténèbres n'ont aucune part avec la lumière. Les exemples Bibliques de séparation entre croyants et incroyants sont plutôt clairs. N'oublions pas que dans l'ancienne alliance (qui je le rappelle n'a pas été abolie), il était interdit de s'unir avec des non juifs. Dans la nouvelle alliance, l'église devenant héritière des promesses, devient également héritière des avertissements et des commandements.
Il est dont interdit de s'unir avec les ténèbres, c'est-à-dire avec des païens ce qui est clairement en opposition avec ce que nous dit Paul. Pourtant il était lui-même d'un autre avis dans l'épître aux Corinthiens :
🔘 2 Corinthiens 6.14-15 : Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ?
Comme d'habitude, Paul prêche le chaud et le froid.
📌 Deuxième point : LA SANCTIFICATION PAR LE MARIAGE.
Il y a quelque chose de troublant. Paul nous dit que celui des deux membres d'un couple qui n'appartient pas à Dieu est Saint de par le fait qu'il est uni à un enfant de Dieu et tout ça pour que leurs enfants soient saints.
🔘 « Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints »
C'est oublier deux choses primordiales, premièrement Jésus nous dit que les ténèbres n'ont rien de commun avec la lumière, ce qui est contradictoire avec la pensée de Paul, et deuxièmement la Parole nous dit que les enfants ne seront pas jugés pour les crimes de leurs parents et inversement. Ce qui signifie qu'un enfant n'est pas saint parce que ses parents le sont, et qu'il n'est pas non plus impur parce que ses parents le sont.
En outre, si le païen est sanctifié, il est sauvé, ce qui pose la possibilité de salut en dehors de Jésus-Christ.
📌 Troisième point : « SAIS-TU, SI TU SAUVERAS ».
La dernière chose, toujours sur ce même passage de 1 Corinthiens 7.10-16, concerne le dernier verset. Paul nous dit que nous ne savons pas si nous ne sauverons pas nos conjoints païens en restant avec eux. Mais il semblerait que ce qui sauve, c'est de faire la volonté de Dieu, en conséquence, vivre avec les ténèbres étant contraire à la volonté de Dieu, je ne vois pas comment Paul peut dire que notre désobéissance peut amener les païens à la repentance, cela ne peut pas apporter de bénédiction. Il en est de même avec l'exemple des pécheurs qui doivent être renvoyés des assemblées. Si l'on suit la logique de Paul, il faudrait non pas les renvoyer mais les garder en espérant que notre comportement les amènera à changer de positionnement vis-à-vis de Dieu. Or les renvoyer physiquement c'est justement un moyen de leur faire réaliser leur éloignement spirituel, leur différence d'avec les véritables enfants de lumières que nous sommes censés être.
Quoi qu'il en soit, il est toujours possible que quelques erreurs de traductions se soient glissées dans les épîtres attribuées à Paul, mais la profusion de divergences et de contradictions sur la relation entre les deux genres de la race humaine montre, en contradiction avec lui-même et avec le reste de la Parole (parfois avec les deux), que ses écrits ne peuvent pas être inspirés par Dieu.
(069) 🔷 La circoncision/plaire à son prochain.
(069) 🔷 Déclaration hypocrite de Paul sur la circoncision.
(VERSET : il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec : Actes 16.3).
LIVRE INCRIMINE : (Galates).
La circoncision est un signe de l'alliance entre l'homme et Dieu. Elle date d'Abraham qui en a reçu la règle de Dieu lui-même. Comme dans beaucoup de domaine, la nouvelle alliance est la transposition dans le monde spirituel de règles qui existaient déjà dans le monde charnel (dans le monde physique).
Si dans ses grandes lignes la loi de Moïse limitait l'obéissance à une conformité dans les actes, son accomplissement dans la nouvelle alliance étend l'obéissance au niveau des pensées. Un exemple simple de cela peut se trouver dans l'exemple de l'adultère. Si l'on regarde le commandement de l'ancienne alliance « Tu ne commettras point d'adultère » (Exode 20.14), on constate qu'il s'agit, comme le verbe « commettre » l'indique, de ne pas faire, donc de ne pas passer à l'acte, alors que si l'on regarde l'accomplissement de ce commandement dans la nouvelle alliance, Jésus nous dit que « quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5.28). La loi est passée de physique à spirituelle. Certains diront alors que la loi charnelle est toujours valable parce que l'acte est toujours répréhensible. En fait, les choses ne se regardent plus sous cet angle. L'acte était dans l'ancienne alliance la frontière du péché, alors que maintenant c'est la pensée. L'acceptation de l'adultère précède l'adultère et constitue déjà le péché. Aussi, l'acte n'est plus en jugement parce que le jugement est rendu dès lors que la pensée a accepté l'adultère.
Pourquoi cette digression sur le sujet de l'adultère alors que je me proposais de parler de la circoncision ? Tout simplement parce qu'il en va de même avec la circoncision qui n'est plus un commandement charnel et donc symbolisé par une meurtrissure de la chair, mais par un acte spirituel qui devient une meurtrissure de l'âme. La circoncision devient spirituelle parce que l'alliance l'est devenue. Une alliance charnelle ne pouvait avoir comme image qu'un acte charnel, ainsi l'accomplissement de la loi charnelle en loi spirituelle ne pouvait avoir comme signe qu'un accomplissement de ce signe d'un état vers l'autre.
La première circoncision, celle du corps était limitée parce que l'alliance qui en découlait était aussi limitée. Étant passée sous la loi de l'esprit (appelée également « grâce »), la frontière de cette symbolique a aussi été repoussée pour englober plus de choses. Une plus grande responsabilité mais aussi une plus grande récompense.
Paul a l'air d'être d'accord avec cela, puisqu'il affirme qu'« en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l'incirconcision n'a de valeur » (Galates 5.6). Il parle là de circoncision de la chair, et affirme que cela ne sert à rien par rapport à Dieu. Je ne parlerai pas des éventuels bienfaits sanitaires. Faisant suite à cette déclaration, Paul prend à partie certaines personnes qui « voulant se rendre agréable selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ » (Galates 6.12). Cela peut sembler un bon point de vue, et en fait, il est plus que probable que c'en soit un, mais on trouve surtout une différence entre son discours et ses actes.
Dans le livre des Actes des Apôtres on trouve mention d'un événement d'autant plus particulier qu'il est exactement la mise en application par Paul de ce que lui-même condamne. Paul ayant rencontré un frère dont tout le monde rendait un bon témoignage, décide de l'emmener avec lui, mais avant de le faire, « il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec » (Actes 16.3). Aussi, si l'on ne peut qu'être d'accord avec ce que dit Paul concernant la circoncision, et on trouve à ce sujet-là un verset très clair dans l'épître aux Colossiens, verset dans lequel il nous dit « c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ » (Colossiens 2.11), on peut cependant plus difficilement comprendre cette dualité entre le discours et l'acte qui le pousse d'un côté à dire des choses et d'un autre à faire l'inverse.
Dans le cas présent, on trouve dans le verset qui nous révèle cette contradiction, un élément très intéressant sur la raison pour laquelle il a fait cela. Il nous est dit « il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là » (Actes 16.3). Son problème est donc très clairement qu'il essaye d'éviter des persécutions par des compromis avec ses croyances.
Mais cette façon de voir n'est pas l'apanage unique de ce verset puisqu'on constate à de nombreuses reprises la position de Paul concernant l'importance de plaire aux hommes. Ainsi il nous affirme « Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés » (1 Corinthiens 10.32-33). Or, que signifie concrètement « ne soyez en scandale ni... » lorsqu'il affirme que « la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent » (1 Corinthiens 1.18). Comment, lorsque l'on avance que prêcher l'évangile est une folie pour le perdu, peut-on parallèlement prétendre que nous ne devons pas être en scandale puisque le simple fait de prêcher crée des scandales. Cela tendrait à dire qu'il faut éviter de prêcher.
Lorsque Jésus disait « Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu'il arrive des scandales ; mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive ! » (Matthieu 18.7) il nous disait en fait non pas de tout faire pour éviter que des scandales naissent, mais de ne pas faire en sorte de dire des choses dans le but de créer des scandales, ce qui n'est pas du tout identique. Par exemple, une chose dite peut très bien causer un scandale sans que celui qui l'a dite soit celui par qui le scandale arrive. Plus concrètement un enseignement sur l'homosexualité créera des scandales mais faut-il pour autant éviter de prêcher sur ce sujet alors que la Parole de Dieu le soulève. La réalité est qu'il ne faut pas prêcher sur un sujet dans le but de créer un scandale. Ce même ouvrage que vous lisez en ce moment peut créer des scandales, mais ce n'est pas son but. La position de Paul serait de ne pas le publier et de ne pas prêcher dessus uniquement pour éviter l'éventuelle naissance d'un scandale. Paul qualifiera cela en ces termes : « je m'efforce en toutes choses de complaire à tous » (1 Corinthiens 10.33), or « plaire aux hommes » est opposé à « plaire à Dieu » puisque la chair est opposée à l'esprit et la volonté de Dieu est plus souvent de mettre l'homme en face de ses responsabilités que de le lancer dans une course de qui plaira le plus à l'autre.
Par ailleurs, en poursuivant le verset de l'épître aux Romains, on trouve quelque chose de particulier, Paul nous disait « Que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification. Car Christ n'a pas cherché ce qui lui plaisait, mais, selon qu'il est écrit : les outrages de ceux qui t'insultent sont tombés sur moi » (Romains 15.2.3) ce qui signifie très simplement, et la justification est amusante, que nous devons plaire aux hommes parce que Jésus a plu à Dieu. Or si Jésus a été un exemple, ce qu'aucun disciple de Jésus ne peut nier, c'est cet exemple que nous devons suivre, et si nous devons devenir comme Jésus, cela signifie entre autres que nous devons nous aussi tout faire pour plaire à Dieu le Père et non pas nous évertuer à plaire aux hommes. Il est donc parfaitement étrange de voir Paul expliquer que nous devons plaire aux hommes parce que Jésus a plu au Père.
Pour finir je rappellerais deux choses,
Premièrement, du temps du ministère terrestre de Jésus, ses frères ne croyaient pas en lui et se moquaient ouvertement de lui, il était en scandale auprès d'eux parce qu'étant l'aîné, il est parti de la maison au lieu de prendre la suite de Joseph, leur père.
Deuxièmement, rappelons Jean 6 où Jésus explique qu'il est le pain de vie, son discours sera si choquant que la plupart de ses disciples s'en iront loin de lui. En expliquant que son sang était un breuvage, il a scandalisé tous ses auditeurs, alors bien entendu, c'était une image, et il aurait donc fort logiquement pu en chercher une autre pour expliquer ce dont il parlait à ce moment-là. Mais son choix a été arrêté et il a utilisé cette image plutôt qu'une autre.
Dans ces deux cas, et il y en a de nombreux autres, plaire à Dieu a été la seule chose importante et à chaque fois il a fallu déplaire à l'homme. Il est donc d'autant plus étonnant que Paul cherche constamment à plaire aux hommes alors que son seul but devrait être de plaire à Dieu. « S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » disait Jésus dans Jean 15.20, j'en conclus donc logiquement que plaire à Dieu provoque le déplaisir des hommes et que cette volonté de ne pas attirer la réprobation des hommes a conduit Paul dans la désobéissance concernant la circoncision de Timothée.
(070) 🔷 Livrés à Satan.
(070) 🔷 Paul livre des personnes à Satan ... ???
(VERSET : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné : Matthieu 12.31).
LIVRES INCRIMINES : (1 Timothée) (1 Corinthiens).
Bien que le jugement n'appartienne qu'à Dieu seul, Paul se permet de livrer lui-même des personnes à Satan et encourage d'autres à faire de même. Il dit d'une part « De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Timothée 1.20). Pourtant, dans l'évangile de Matthieu, Jésus nous dit que « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera point pardonné » (Matthieu 12.31). En conséquence, soit Hyménée et Alexandre ont blasphémé contre le Saint-Esprit et dans ce cas, Paul n'a pas à prononcer quelque sentence que ce soit, puisque Dieu l'a déjà fait, soit ils l'ont fait contre Jésus ou contre le Père et dans ce cas, Paul n'a pas à livrer qui que ce soit à satan. Une pareille affirmation sera faite aux Corinthiens qui, vivant une grave impudicité vont s'attirer les foudres de Paul. « Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus » (1 Corinthiens 5.3-5). Comment faire pour justifier une déclaration où Paul annonce livrer un pécheur à satan afin que son esprit soit sauvé ?
(071) 🔷 Jésus le juste juge.
(071) 🔷 Amalgame entre la justice et le jugement.
(VERSET : La justice et l'équité sont la base de ton trône. La bonté et la fidélité sont devant ta face : Psaumes 89.15).
LIVRE INCRIMINE : (2 Timothée).
Paul fait une petite erreur concernant le jugement. Erreur qui ne pourrait être si le passage était inspiré. Il nous dit que « Désormais la couronne de justice m'est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement » (2 Timothée 4.8). La méprise de Paul vient de ce qu'il ne connaissait alors que l'ancienne alliance dans laquelle il est dit que « Le roi assis sur le trône de la justice Dissipe tout mal par son regard » (Proverbes 20.8). La cohérence s'arrête là, parce que la chronologie totale de la transmission de la capacité de jugement est la suivante.
Tout d'abord, il va de soi, le jugement appartenait à Dieu dans le ciel, mais les choses ont changé. La première étape se trouve dans l'évangile de Jean où il nous est dit que « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils » (Jean 5.22). La justice est donc restée au ciel, avec le Père, mais le jugement a été donné au Fils qui est sur terre. Ensuite, ce même jugement que le Fils a reçu, ne reste pas dans les mains du Fils, il va à son tour le transmettre, et c'est dans ce même évangile que nous l'apprenons. « Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour » (Jean 12.47-48).
La justice et le jugement ne sont pas la même chose. La justice est au ciel et n'a aucun rapport avec la distinction entre le bien et le mal. La Justice c'est la volonté de Dieu. Le jugement de son côté est sur la terre et c'est le fait de trancher entre le bien et le mal. D'où la déclaration de Jésus concernant ce que le Saint-Esprit peut révéler aux païens, la justice, soit Dieu le Père, le jugement, soit Jésus en tant que Parole de Dieu, et finalement le péché, qui est la séparation entre les deux (Jean 16.8).
D'où l'erreur de Paul, il connaissait parfaitement l'ancienne alliance mais n'avait pas de texte de référence en ce qui concerne la nouvelle. La faute devenait donc presque inévitable sans inspiration divine et c'est effectivement ce qui s'est passé.
(072) 🔷 Monter / Descendre.
(072) 🔷 Un raccourci dénué de sens.
(VERSET : Je ferai de la droiture une règle, Et de la justice un niveau : Esaïe 28.17).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 4.9 : Or, que signifie : Il est monté, sinon qu'il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ?
Bien entendu, il n'est pas question de remettre en cause que le Seigneur Jésus soit descendu dans les régions inférieures de la terre, mais ce que nous pouvons dire c'est que le fait qu'il soit monté au ciel n'est en aucun cas la preuve qu'il soit descendu sous terre. Avoir triomphé de la mort peut en être un signe puisqu'il a bien fallu la rencontrer pour l'affronter. Mais monter au grenier ne signifie pas en soi que l'on soit allé à la cave. Même en prenant ce verset en dehors du contexte spirituel qu'il est censé représenter, personne ne peut y voir de logique. Parce que c'est bien cela que Paul essaye de mettre en avant. Une supposée logique implacable qui, par le fait que Jésus soit monté au ciel, attesterait qu'il est également allé dans le royaume des morts. Mais sa logique est un échec total.
Paul relie deux faits, qui sont tous les deux vrais, c'est-à-dire le fait que Jésus soit monté au ciel et qu'il soit descendu dans le royaume des morts afin d'y terrasser la mort et de s'emparer des clés du royaume des morts, qui désormais sont en sa possession. Malheureusement, il essaye de placer une causalité qui ne peut pas être et en profite, par la même, pour dire quelque chose de faux. L'un n'est pas la preuve de l'autre.
(073) 🔷 Flatterie.
(073) 🔷 Une flatterie inassumée.
(VERSET : Je n'aurai point égard à l'apparence, Et je ne flatterai personne ; 22 Car je ne sais pas flatter: Mon créateur m'enlèverait bien vite : Job 32.21-22).
LIVRES INCRIMINES : (1 Thessaloniciens) (1 Thessaloniciens) (1 Thessaloniciens).
Paul écrivant à l'église de Thessalonique, leur assurera ne jamais avoir « usé de paroles flatteuses » envers eux (1 Thessaloniciens 2.5). C'est un fait louable s'il est vrai, par contre dans le cas contraire disons que c'est une affirmation bien légère. Sans chercher bien loin, nous trouvons dans la même épître la démonstration de l'inverse de son affirmation :
- 🔘 1 Thessaloniciens 1.6-10 : Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l'Achaïe. Non seulement, en effet, la parole du Seigneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et dans l'Achaïe, mais votre foi en Dieu s'est fait connaître en tout lieu, de telle manière que nous n'avons pas besoin d'en parler. Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir.
Ce premier passage est déjà parcouru de paroles que nous pouvons à minima considérer comme particulièrement douces, et qui ne font rien d'autres que brosser dans le sens du poil. Il ne s'arrête pas là, considérant ne pas avoir complimenter suffisamment ceux dont il cherche l'approbation. Il poursuivra donc dans le chapitre suivant dans ces termes :
- 🔘 1 Thessaloniciens 2.13-14 : C'est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu'en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu'elle l'est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez. Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée, parce que vous aussi, vous avez souffert de la part de vos propres compatriotes les mêmes maux qu'elles ont soufferts de la part des Juifs.
Ces deux passages sont tout de même bien remplis de paroles que je qualifierai au minimum de « douces » et ils ont la particularité d'encadrer directement celui dans lequel Paul affirme ne jamais faire une telle chose. Il affirme donc une chose que ses propres écrits infirment.
(074) 🔷 Rappeler une faute.
(074) 🔷 Le rappel d'une faute supposée de Céphas.
(VERSET : Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis : Proverbes 17.9).
LIVRE INCRIMINE : (Galates).
La parole de Dieu nous dit que « Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis » (Proverbes 17.9). Pourquoi dans ce cas-là, Paul se permet-il, parlant aux Galates, de rappeler une faute passée de l'apôtre Pierre : « Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?» (Galates 2.14). À quoi peut servir cette déclaration de Paul ?
Dans le cas présent, il ne fait que parler mal au sujet d'un problème qui, soit est résolu, soit ne regarde tout simplement pas les Galates. Dans les deux cas il donne aux Galates une impression très négative sur Pierre et influe directement sur ce qu'ils penseront de lui le jour où ils le verront alors que le problème est probablement déjà réglé. Il contrevient donc directement à un proverbe, la question étant de savoir si c'est le Saint-Esprit qui lui a soufflé de rappeler une supposée faute d'un frère et d'aller jusqu'à s'en servir comme argument pour montrer sa propre droiture. En se comportant de la sorte, il montre non seulement son irrespect envers Pierre, mais également envers la Parole de Dieu qu'en tant que Pharisien (puisqu'il se plaît à rappeler qu'il l'est) il connaît.
Si l'on s'en réfère à la Parole de Dieu, alors nous devons nous rendre à l'évidence, il cherche à créer une division. C'est tout du moins ce que nous dit le livre des Proverbes.
(075) 🔷 Juger les anges.
(075) 🔷 Le jugement ne nous appartient pas.
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
- 🔘 1 Corinthiens 6.3 : Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Et nous ne jugerions pas, à plus forte raison, les choses de cette vie ?.
Faisons simple et court, le jugement ne nous appartient pas. Cette doctrine du jugement des anges par les croyants vient d'apocryphes, elle n'est pas présente dans la Parole de Dieu. J'ai déjà détaillé ce sujet dans un point précédent.
(076) 🔷 Jésus déclaré Fils de Dieu.
(076) 🔷 Paul ne sait pas quand Jésus a été déclaré Fils de Dieu.
(VERSET : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : Matthieu 3.17).
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
Toute erreur est un fait particulier, mais certaines paraissent encore plus incompréhensibles que d'autres. Celle qui est le sujet de ce point est de ce type.
- 🔘 Romains 1.3-4 : et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair, et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sainteté, par sa résurrection d'entre les morts), Jésus-Christ notre Seigneur,
Paul nous affirme donc que Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection. Pourtant, la filiation divine de Jésus était claire depuis le début. Non seulement avec les annonces faites séparément à Joseph et Marie, mais, plus clairement encore lors de deux moments particuliers. Le premier des deux étant plus marquant parce qu'il a eut lieu de manière publique. Dans l'évangile selon Matthieu, évangile que Paul ne connaissait pas, il est écrit, alors qu'on nous décrit le baptême de Jésus :
- 🔘 Matthieu 3.16-17 : Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.
La voix de Dieu le Père ne se fera entendre que trois fois dans les évangiles, et deux d'entre elles consistent en l'affirmation de sa paternité et donc de la filiation divine de Jésus. La deuxième fois sera lors de la transfiguration.
Pourtant Paul considère que la filiation divine de Jésus n'a été prononcée/attestée qu'à partir de sa résurrection. Il a de toute évidence oublié ces deux moments particuliers où la voix de Dieu le Père a retenti dans le ciel pour établir cette vérité. Cependant, la question se pose : est-ce que le Saint-Esprit a également oublié ? Parce qu'il était présent, il est descendu sur Jésus sous la forme d'une colombe, pourtant il semble ne pas s'en souvenir lorsqu'il inspire Paul d'écrire ces deux versets de l'épître aux Romains.
L'autre solution est que le Saint Esprit étant Dieu, il ne peut avoir fait cette omission, pourtant elle est présente dans l'épître attribuée à Paul, ce qui attire une et une seule conclusion possible. Le Saint-Esprit n'a pas participé à la rédaction de cet écrit.
(077) 🔷 La preuve de la nature.
(077) 🔷 La nature prouverait que Jésus est Dieu ???
(VERSET : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : Matthieu 3.17).
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
- 🔘 Romains 1.20-22 : En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous ;
Dans les grandes lignes, Paul dit que les païens sont coupables parce que la nature est la preuve que Dieu existe et donc ils le connaissent et n'ont pas voulu de lui. Le raisonnement est simplement hallucinant.
On peut concevoir que la nature soit une preuve de l'existence de Dieu pour celui qui croit déjà en lui. Par contre, pour celui qui ne connaît pas Dieu, ça ne pourrait au maximum qu'être la preuve de l'existence d'un dieu, pas du Dieu unique qui est révélé à travers son Fils Jésus, par l'action du Saint-Esprit. Prétendre que les païens ont la preuve de l'existence de Dieu parce que les arbres sont jolis c'est non seulement le niveau zéro de l'infantilisation, mais c'est également nier que seul le Saint-Esprit peut révéler Jésus à un incroyant. Chose que le Saint-Esprit sait parfaitement, il est donc impossible qu'il ait révélé quelque chose de contraire à qui que ce soit.
En outre, Dieu ne se démontre pas, il se rencontre.
Pourtant selon Paul, ceux qui ne le réalisent pas en s'appuyant sur ce qu'ils voient, sont inexcusables ... alors que lui ne s'est pas converti comme cela et devrait donc également, selon ses propres paroles, être inexcusable.
(078) 🔷 Le vin.
(078) 🔷 Boire ou ne pas boire, là semble être la question.
(VERSET : Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous : Matthieu 26.27).
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (1 Timothée).
Voici une contradiction que l'on peut qualifier de « simple », dans le sens où elle ne nécessitera pas vraiment d'explication, mais plutôt une simple mise en lumière en rapprochant deux affirmations contraires de Paul.
Paul nous donne quelques conseils alimentaires, qui, s'ils peuvent être à la mode actuellement dans certains milieux, n'en restent pas moins hors de propos et surtout, parce que le problème est là, en opposition avec une déclaration qu'il fera à son ami Timothée. Il nous est tout d'abord affirmé dans l'épître aux Romains qu'« Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute » (Romains 14.21). Je ne m'occuperai pas de son affirmation concernant la viande, quoi que je pourrais nous y attarder, mais plutôt de son affirmation concernant le vin. En effet, il dira plus tard à Timothée « Ne continue pas à ne boire que de l'eau ; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » (1 Timothée 5.23).
Quelle que soit sa justification, dans le cas présent de « fréquentes indispositions », il n'en reste pas moins que nous voyons une opposition entre un Paul qui clame haut et fort qu'il est bien de ne pas boire de vin lorsqu'il parle à toute une assemblée, mais qui change son discours dès lors qu'il parle à une personne en particulier. Nous pourrions essayer de justifier cela en disant qu'il voulait éviter des excès à l'église de Rome, mais alors pourquoi être si catégorique et ne pas simplement préciser qu'il est bon de ne pas faire d'excès de vin (ou d'excès en tout genre) ce qui aurait été en accord avec sa déclaration à Timothée. Force est de constater qu'il a tenu un double langage, probablement involontaire, il va de soi, mais un double langage ne peut pas être présent si les textes sont inspirés.
Que l'on puisse y voir une maladresse de langage n'allège pas le problème parce que cela supposerait que cette maladresse est celle du Saint-Esprit.
(079) 🔷 Accomplie, pas abolie.
(079) 🔷 La supposée abolition de la loi.
(VERSET : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir : Matthieu 5.17).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 2.14-15 : Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,
Une fois de plus, la loi n'a pas été abolie. Cette fois-ci il utilise le verbe anéantir, mais ça n'y change rien. Non, la loi n'a pas été anéantie. C'est l'un des points récurrents des écrits attribués à Paul. Il n'est pas d'accord sur l'accomplissement de la loi et revient souvent à la charge au sujet de son supposé anéantissement.
(080) 🔷 L'orgueil.
(080) 🔷 L'évidence de l'orgueil.
(VERSET : Mieux vaut être humble avec les humbles Que de partager le butin avec les orgueilleux : Proverbes 16.19).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 3.4 : En les lisant, vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai du mystère de Christ.
Lol, quand on est obligé de le dire ...
Si qui que ce soit faisait cette déclaration de nos jours, tout le monde y verrait de l'orgueil, même les défenseurs de Paul. Pourtant on voudrait nous faire croire que Dieu, qui valorise toujours l'humilité, aurait inspiré par son Esprit de tels propos à Paul.
(081) 🔷 La révélation de Jésus.
(081) 🔷 La révélation de Jésus.
(VERSET : Des laboureurs ont labouré mon dos, Ils y ont tracé de longs sillons : Psaumes 129.3).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 3.5 : Il n'a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été révélé maintenant par l'Esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ.
On pourrait passer du temps à démontrer les nombreuses révélations qui ont été faites dans les autres générations, mais je ne citerais que deux évidences. La première se trouve dans la première épître de Pierre et elle nous annonce que : Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations, voulant sonder l'époque et les circonstances marquées par l'Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies (1 Pierre 1.10-11). Cela signifie que tous les prophètes, quelle que soit leur époque, avaient le Saint-Esprit en eux et avaient reçu la révélation des souffrances de Jésus.
La deuxième évidence consiste simplement dans le texte d'Ésaïe 53 que je vous laisse relire.
(082) 🔷 Un seul baptême.
(082) 🔷 Paul ne reconnait qu'un seul baptême.
(VERSET : Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli ! : Luc 12.50).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 4.5 : il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
Nouvelle affirmation totalement fausse ! Il n'y a pas qu'un seul baptême, même Jésus, bien que baptisé d'eau et d'Esprit dans le Jourdain, annonce la veille de sa crucifixion qu'il doit encore être baptisé d'un autre baptême. Ce qui, contrairement à ce qui est professé par les croyants, fait 3 baptêmes et non pas 1 comme l'affirme Paul. Ce troisième baptême dont personne ne parle jamais nous est cité dans deux passages, le premier se trouvant dans l'évangile selon Marc et le deuxième dans l'évangile selon Luc :
- 🔘 Marc 10.38-39 : Jésus leur répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? Nous le pouvons, dirent-ils. 39 Et Jésus leur répondit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé;
- 🔘 Luc 12.50 : Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli!
Dans ces passages, Jésus parle bien d'un baptême qui est encore à venir, et ce, une journée avant son sacrifice. Ce qui pose bien trois baptêmes et non un seul, comme le prétend Paul.
(083) 🔷 La loi.
(083) 🔷 La loi existe par intermittence.
(VERSET : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir : Matthieu 5.17).
LIVRE INCRIMINE : (Ephésiens).
- 🔘 Éphésiens 6.1-3 : Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c'est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre.
C'est le même Paul qui disait un tout petit peu plus tôt que nous ne sommes plus sous la loi, et qui tout d'un coup se justifie par elle. Une sorte de self service de la foi. Si vous ne voulez pas de la loi, référez vous à ce verset : car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient (Romains 10.4). Par contre si vous en avez besoin, reprenez celui d'Ephésiens.
(084) 🔷 L'accusation.
(084) 🔷 L'accusateur des frères en action.
(VERSET : ... car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit : Apocalypse 12.10).
LIVRE INCRIMINE : (Philippiens).
- 🔘 Philippiens 2.20-21 : Car je n'ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation ; tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ.
Comme à son habitude, il accuse gratuitement. Il me semble que l'accusateur des frères a un nom.
(085) 🔷 Maîtres, pères et directeurs.
(085) 🔷 Le triple reniement de Paul.
(VERSET : 8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. 9 Et n'appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. 10 Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ : Matthieu 23.8-10).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
C'est étonnant de constater que le fait d'appeler père un peu tout le monde est typiquement une pratique catholique romaine. Entre leur pape qui se fait appeler le saint-père, titre qu'il usurpe à Dieu, et leurs curés et autres qui se font appeler père à tout va, ce titre n'a presque plus de signification. C'est également amusant de remarquer que ce sont ces mêmes catholiques romains qui ont choisi les textes de la nouvelle alliance. Et dans la première épîtres aux Corinthiens, on trouve cette affirmation :
- 🔘 1 Corinthiens 4.15-16 : Car, quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, vous n'avez cependant pas plusieurs pères, puisque c'est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l'Évangile. Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs.
Elle est beaucoup plus problématique qu'on ne l'imagine.
La notion de père spirituel est particulière, mais simple à résumer, Dieu est notre seul Père, et personne d'autre ne peut être appelé de la sorte. Ca peut en ennuyer certains, mais la chose est facile à comprendre :
- 🔘 Matthieu 23.9 : Et n'appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux.
Pourtant les deux versets de la première épître aux Corinthiens sont bien plus lourds de sens que cela. Paul commence par l'affirmation : quand vous auriez dix mille maîtres en Christ, ce qui fait le lien avec Matthieu 23.8 : Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères, et il termine son affirmation en disant : soyez mes imitateurs. Or, cette affirmation fait le lien avec la suite du passage de l'évangile selon Matthieu qui nous disait : Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ (Matthieu 23.10). Le directeur, c'est celui qui donne la direction, donc celui qu'on imite.
La signification de ces deux versets de Paul est particulièrement troublante. L'évangile selon Matthieu a été écrit aux alentours de l'an 80 alors que l'épître aux Corinthiens date de 55. Ca signifie que Paul a, dans l'ordre, conseillé une désobéissance flagrante à trois directions claires de Jésus qui bien qu'ayant été dites environ 25 ans plus tôt, ne seront mises à l'écrit que 25 ans plus tard. Comment a-t-il fait pour mettre d'affilée et dans l'ordre les trois sujets qui se trouveront dans un évangile qui n'est pas encore écrit et qui relatera des propos qui ont été tenus alors qu'il n'était pas présent. L'ordre suivit par Jésus fait sens lorsque l'on comprend que ces trois versets de l'évangile selon Matthieu sont une prophétie détaillant trois évènements successifs dont le dernier n'arrivera que plusieurs siècles plus tard. Mais sans la compréhension de cette prophétie, il n'y a pas de raison de citer ces trois choses (maître, père, directeur) dans cet ordre.
Evidemment, dans tous les cas, nous devons garder à l'esprit que Jésus nous enjoint expressément à ne pas nous faire appeler maître, père et directeur, et que Paul annonce aux Corinthiens qu'ils ont plein de maîtres, qu'il est leur père et leur directeur. Déjà simplement avec ça, la folie de ce passage de l'épître aux Corinthiens est établie. Mais il est impossible de s'arrêter là et il est nécessaire de poser la question de : comment est-ce possible ? Si c'est une révélation de l'esprit, alors on peut se demander duquel. Il est évident que le Saint-Esprit n'a pas pu inspirer un passage qui est tellement en opposition avec ce que Jésus dit. N'oublions pas que l'Esprit prend de ce qui est à Jésus pour nous le donner, et là, ce que Paul est censé avoir reçu est contre l'enseignement de Jésus. Donc ça n'est pas l'Esprit de Dieu qui a inspiré ces deux versets, et donc la lettre dans son ensemble. Mais alors, sachant qu'une telle coïncidence n'est pas possible, se tromper trois fois de suite, dans l'ordre, sur trois sujets qui n'ont par ailleurs aucune raison d'être mis côte à côte ne peut signifier qu'une seule chose. La personne qui a réellement écrit cette épître connaissait l'évangile selon Matthieu et a voulu créer du trouble. Et là, on ne peut que montrer du doigt ceux-là même qui ont mis ces épîtres dans le canon biblique et qui par ailleurs, sont les mêmes qui avaient déjà mis les apocryphes dans le canon juif. La "sainte église' catholique romaine.
Ca nous montre encore plus à quel point nous devons nous méfier des épîtres qui ont été attribuées à Paul.
(086) 🔷 Justification.
(086) 🔷 Une justification poussive.
(VERSET : Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin : Matthieu 5.37).
LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens).
- 🔘 2 Corinthiens 1.15 à 2.1 : il se justifie alors qu'il faudrait juste demander pardon.
Dans ce passage, Paul passe verset sur verset à expliquer pourquoi il n'a pas pu venir, alors que ça n'a aucun intérêt, il suffisait de dire qu'il pensait venir mais qu'il en a été empêché et de demander pardon pour avoir dit qu'il ferait une chose qu'il n'a pas pu tenir. Apparemment, il a un problème avec le fait de le demander. D'autant qu'il va passer presque 20 versets à se justifier pour finir par dire : Or, je prends Dieu à témoin sur mon âme, que c'est pour vous épargner que je ne suis plus allé à Corinthe (2 Corinthiens 1.23). Il faut donc comprendre qu'il a dit qu'il viendrait, qu'il ne l'a pas fait, mais que c'est leur faute. Ce qu'il confirme en appuyant que c'est vraiment contre sa propre volonté, qu'il s'est fait violence en ne venant pas. Ses termes parlent mieux que je ne le ferais : Je résolus donc en moi-même de ne pas retourner chez vous dans la tristesse (2 Corinthiens 2.1).
Tout cela sans parler du fait qu'il va exposer pendant tout le passage, les raisons qui ne sont pas celles pour laquelle il n'est pas venu.
(087) 🔷 Mise à l'épreuve.
(087) 🔷 Dieu ne tente personne, Paul s'en charge.
(VERSET : Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne : Jacques 1.13).
LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens).
- 🔘 2 Corinthiens 2.8-9 : Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui ; car je vous ai écrit aussi dans le but de connaître, en vous mettant à l'épreuve, si vous êtes obéissants en toutes choses.
Jacques nous transmettait une directive plutôt claire : Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. 14 Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise (Jacques 1.13-14). Il convient donc de se méfier, Dieu ne tente pas, mais Paul si !
Cela établit également que les épreuves volontairement initiées par Paul n'étaient pas de Dieu.
Quant au fait que ces épreuves, qui ne viennent pas de Dieu puisque Dieu ne tente personne, sont censées démontrer une obéissance, comment pourrait-elle démontrer une obéissance envers le Dieu qui ne les valide pas ? On peut donc légitimement se demander envers qui va l'obéissance dont il parle.
(088) 🔷 Tous pareil.
(088) 🔷 Une égalité à géométrie variable.
(VERSET : Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes : Actes 10.34).
LIVRE INCRIMINE : (Galates).
- 🔘 Galates 3.28 : Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.
Merveilleuse leçon d'unité.
Pourtant il ne faut pas oublier que cette merveilleuse unité qui fait de chacun l'égal de l'autre, qui efface les différences sous l'unique bannière de Christ n'autorise pas pour autant la femme à parler dans les assemblées selon le même supposé rédacteur de ces épîtres.
Donc tous pareils, mais pas tant que ça.
(089) 🔷 La circoncision.
(089) 🔷 Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
(VERSET : Paul voulut l'emmener avec lui; et, l'ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec : Actes 16.3).
LIVRES INCRIMINES : (Galates) (1 Thessaloniciens).
On va rapidement voir deux exemples où Paul pointe une faute du doigt chez les autres, quand ses propres affirmations ne font que le désigner lui-même. Alors que lui était comme ce qu'il décrit et qu'il a bénéficié de la grâce de Dieu, il se contente avec lourdeur de conspuer ceux dont il était, et de pousser à la vindicte, au lieu de simplement les appeler à la conversion. Si vous aviez fait parti d'un groupe quelconque qui était ennemi de Dieu et que vous ayez fini par vous convertir, ne souhaiteriez vous pas que vos anciens amis le fassent également ? Pas Paul. Il affirme dans un premier temps aux croyants de l'église de Galates :
- 🔘 Galates 6.12-13 : Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ. Car les circoncis eux-mêmes n'observent point la loi; mais ils veulent que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair.
Mais il ne s'arrête pas là dans la condamnation, puisque sa condamnation ne se limite pas a être celle de comportements divers, mais englobe également directement les personnes qui les pratiquent, oubliant qu'il en a été. Rappelons-nous qu'il disait : ce sont ces juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, (1 Thessaloniciens 2.15), en oubliant qu'il faisait partie de ces juifs en question et qu'il est une des dernières personnes qu'Etienne a vues avant d'être lapidé alors qu'il se contentait de donner son approbation à son meurtre (Actes 8.1 : Saul avait approuvé le meurtre d'Étienne).
Il récidive ici en pointant du doigt ceux qui forcent les croyants à se faire circoncire pour éviter d'être persécutés alors que c'est très exactement ce qu'il a fait à Timothée : Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d'une femme juive fidèle et d'un père grec. Les frères de Lystre et d'Icone rendaient de lui un bon témoignage. Paul voulut l'emmener avec lui; et, l'ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec (Actes 16.1-3).
Donc il ressort du comportement de Paul qu'il se condamne lui-même dans les passages de Galates 6.12-13 et de 1 Thessaloniciens 2.15, puisqu'accusant les autres, il fait cas de son propre comportement.
(090) 🔷 La nourriture.
(090) 🔷 Paul annonce sa propre condamnation.
(VERSET : Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis : Proverbes 17.9).
LIVRE INCRIMINE : (Galates).
- 🔘 Galates 5.19-21 : Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu.
Basiquement, bien que ça ne soit pas un résumé, on peut en conclure que si on mange de trop on est condamné !!!
Mais on peut également se demander si par Jalousie on ne peut pas voir la réaction de Paul affirmant qu'il n'a été en rien inférieur aux apôtres, si par querelles, disputes et divisions on ne peut pas voir ses affirmations sur la supposée faute de Pierre qu'il se propose de répandre auprès de tous, cherchant donc à créer de la division selon le livre des Proverbes*. Division dont il dit lui même qu'elle ferme la porte des cieux. Mais on peut également se demander comment il peut considérer l'impudicité comme mauvaise alors qu'elle faisait partie de la même phrase dans laquelle Pierre annonçait les 4 interdits et qui contenait également les viandes sacrifiées aux idoles (viandes sacrifiées aux idoles, sang, animaux étouffés et impudicité). Il décide donc qu'une partie de l'affirmation du Saint-Esprit et des apôtres est valable, mais pas l'autre, enjoignant à manger de toutes les viandes.
Il n'y a aucune cohérence dans ces affirmations. Si ça n'est le fait qu'il se condamne tout seul, étant établi qu'il a bien rappelé une faute et donc créé une division.
(* Proverbes 17.9 : Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis).
(091) 🔷 La divine volonté selon Paul.
(091) 🔷 Satan décide pour Paul.
(VERSET : Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous : Jacques 4.7).
LIVRE INCRIMINE : (1 Thessaloniciens).
- 🔘 1 Thessaloniciens 2.18 : Aussi voulions-nous aller vers vous, du moins moi Paul, une et même deux fois ; mais Satan nous en a empêchés.
Donc Satan décide pour Paul, ça n'est pas Dieu. Il avait déjà admis être lié par Satan, il récidive en précisant que c'est lui qui prend les décisions le concernant.
Par ailleurs, c'est Dieu qui décide. Le psaume 115 nous dit au verset 3 : Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu'il veut. On peut donc en déduire que de toute manière, ça n'était pas la volonté de Dieu qu'il y aille, sinon personne n'aurait pu l'empêcher.
Personne, si ça n'est Paul lui-même, n'aurait pu l'empêcher de faire la volonté de Dieu. Et ça n'est pas une façon de l'accabler, c'est simplement une vérité qui concerne absolument tous les croyants. Si Dieu veut que nous fassions quelque chose, ça n'est pas satan qui décidera si ça va arriver ou non. La volonté de Dieu est souveraine. Malheureusement, nous confondons souvent la volonté de Dieu avec la notre, et ensuite nous prétendons que satan nous empêche d'accomplir la volonté de Dieu au lieu de nous remettre en question.
Le problème dans ce passage n'est pas que Paul affirme qu'il voulait aller vers les Thessaloniciens, nous comprenons simplement que c'était sa volonté et non celle de Dieu, sinon cela se serait fait. Et une fois de plus, ça n'est pas un problème que ça ait été sa volonté. Le problème est qu'il impute à satan la responsabilité de l'échec d'une décision qu'il a prise et avec laquelle Dieu n'était de toute évidence pas d'accord.
(092) 🔷 La valeur aléatoire de la loi.
(092) 🔷 La valeur aléatoire de la loi.
(VERSET : Hommes frères, je suis pharisien, fils de pharisiens : Actes 23.6).
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée).
- 🔘 1 Timothée 1.8-9 : Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers,
On pourrait argumenter sur le début de son affirmation, qui, comme souvent est une lapalissade. Il dit que la loi est bonne si on l'utilise pour le bien. On pourrait dès lors ajouter qu'elle est mauvaise si on l'utilise pour le mal ? Exemple parfait de ce que signifie 'parler pour ne rien dire'. D'autant que si on y réfléchit plus avant, il soutient dans ces propos que la valeur de la loi dépend de ce que l'on en fait, et non de la raison divine de son existence. En d'autres termes, en précisant 'pourvu que', il dit que la loi que Dieu a donné à Moïse n'est bonne que si on l'utilise correctement. Ce qui induit que si on s'en sert mal, alors Dieu nous a donné une mauvaise loi. Et ça n'est pas une manière de détourner ce qui est dit. Il affirme clairement que la loi que Dieu a donné n'est bonne que sous condition, la condition étant de l'utiliser correctement.
Pourtant le vrai problème de ce passage se situe juste après cette "impressionnante" révélation que la loi de Dieu n'est bonne que si on l'utilise correctement. Il ajoute, en signe supplémentaire qu'il n'a rien compris à la loi de Dieu, que la loi n'est pas : pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers. Et rappelons qu'il se présente comme : pharisien, fils de pharisiens (Actes 23.6), mais que de toute évidence, il ne comprend pas la base de la base concernant la loi que Dieu a donnée à Moïse :
La loi donne les sanctions si on pêche, elle est donc pour les justes afin de leur éviter de devenir injuste. Ce sont les sanctions de la loi qui sont pour les méchants. Les bénédictions font partie de la loi.
(093) 🔷 Le jugement.
(093) 🔷 Une lourde erreur doctrinale sur Jésus.
(VERSET : Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin : Matthieu 5.37).
LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens).
Tout le passage à suivre est intéressant. Il le précède en considérant sa venue éventuelle comme une grâce, ce qui rejoint les nombreux point prouvant son orgueil (2 Corinthiens 1.15 : je voulais aller d'abord vers vous, afin que vous eussiez une double grâce). Ensuite il présente deux éventualités pouvant expliquer qu'il ne soit pas venu, en les balayant évidemment. Dans ce cas pourquoi en parler ? Ca n'a aucun intérêt. Un peu comme si, alors que Jésus allait nettoyer les pieds de ses disciples, les rédacteurs des différentes versions de l'évangile de Jésus-Christ avaient passé trois chapitres à nous faire la liste de ce que Jésus n'a pas nettoyé ce jour là, ou la liste de toutes les personnes qui n'étaient pas présentes pendant le repas.
Ici Paul nous fait la liste des raisons qui ne sont pas celles qui l'ont poussées à ne pas venir alors qu'il voulait le faire. Cocasse. Mais le plus impressionnant reste qu'en essayant de se justifier sur une de ces raisons qui ne le concernent apparemment pas, il fait une énorme erreur doctrinale. Plus précisément, sur la deuxième.
La première était la légèreté, dont il sous-entend que ça n'est pas pour ça qu'il n'a pas fait ce qu'il voulait faire. La deuxième concerne des résolutions charnelles qu'il n'a évidemment pas prise, une fois de plus, selon ses dires (2 Corinthiens 1.17 : ... Ou bien, mes résolutions sont-elles des résolutions selon la chair, de sorte qu'il y ait en moi le oui et le non ? ). Tout ce qui suit va consister à nous démontrer que ce ne sont pas des résolutions charnelles.
C'est là qu'il va faire son erreur. Le texte nous dit ceci :
- 🔘 2 Corinthiens 1.18-20 : Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n'a pas été oui et non. 19 Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n'a pas été oui et non, mais c'est oui qui a été en lui ; 20 car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui ; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.
Le début de son affirmation sur Jésus est correct lorsqu'il dit qu'il n'a pas été oui et non. Malheureusement, bien que cela ne soit pas très compliqué, il n'a pas l'air de comprendre ce que cela signifie. Matthieu nous parle de cela en nous retranscrivant les paroles de Jésus en ces termes : Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu'on y ajoute vient du malin (Matthieu 5.37). Ce que cela signifie, c'est que autant le oui que le non peuvent être légitime, par contre, ils ne peuvent coexister, sinon, c'est un ajout qui vient du malin.
Ce qu'il n'y a pas en Dieu, c'est le oui et le non, mais il peut y avoir l'un ou l'autre. Paul ajoute qu'en Dieu il n'y a que le oui, c'est faux il y a aussi le non. Tous les interdits le prouvent.
(094) 🔷 L'idolâtrie de la croix.
(094) 🔷 L'arme qui a tué Jésus.
(VERSET : Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom : Jean 15.21).
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (Galates) (Galates) (Galates) (Ephésiens) (Philippiens) (Colossiens) (Colossiens).
Un tout petit peu plus volumineux, et oh combien choquant.
Les croyants ont admis une idée de ce qui s'est passé sur la croix qui est uniquement et exclusivement basée sur les déclarations de Paul. Lorsque l'on regarde tous les autres textes, on constate que le discours n'est pas du tout le même. Que ce soit dans les quatre versions de l'évangile de Jésus (Matthieu, Marc, Luc, Jean), dans le livre des actes, dans tous les véritables épîtres inspirées de Dieu (Hébreux, Jacques, Pierre 1 et 2, Jean 1 à 3 et Jude), ou finalement le livre de l'Apocalypse, la croix est quasiment toujours absente.
Si l'on excepte évidemment la description des évènements qui entourent le sacrifice de Jésus, la notion de croix n'est utilisée que dans deux cas. Le principal est celui qui consiste à devoir porter la nôtre (Matthieu 10.38 ; 16.24) (Marc 8.34) (Luc 9.23 ; 14.27). Et, de manière secondaire, la croix est utilisée deux fois pour rappeler comment Jésus a été mis à mort (Actes 2.23) (Hébreux 12.2), sans porter la moindre once de spiritualité mais uniquement pour rappeler la cruauté charnelle du sacrifice. En dehors de ces passages, personne ne parle jamais de la croix, ça n'est que l'arme qui a servi à mettre Jésus à mort, et si elle a une importance, ça n'est que de part l'accomplissement des multiples prophéties qui la pointaient dans leurs formulations. Ce qui est important, ça n'est pas la croix, mais Jésus. Aucun des disciples de Jésus qui ont assisté à cet instant final de la vie terrestre de Jésus ne parlera jamais de la croix. Ils étaient là lorsqu'il a été arrêté ; pour beaucoup, ils ont assisté à des distances variables, à la crucifixion ; et Jésus les a visités après sa résurrection. Pourtant, chacun d'entre eux mettra toujours l'emphase sur Jésus, et ne parlera jamais de la croix.
Les détournements que les croyants ont acceptés sans se poser de questions viennent tous de l'idolâtrie de Paul. Tous les versets des épîtres attribuées à Paul parlant de la croix suivent, et ils portent un sens que la Parole de Dieu ne met jamais en avant :
- 🔘 1 Corinthiens 1.17-18 : Ce n'est pas pour baptiser que Christ m'a envoyé, c'est pour annoncer l'Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. 18 Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu.
- 🔘 Galates 5.11 : Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !
- 🔘 Galates 6.12 : Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n'être pas persécutés pour la croix de Christ.
- 🔘 Galates 6.14 : Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde !
- 🔘 Ephésiens 2.16 : et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié.
- 🔘 Philippiens 3.18 : Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant.
- 🔘 Colossiens 1.20 : il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
- 🔘 Colossiens 2.14-15 : il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix ; 15 Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix.
Dans ces passages, les gens ne sont pas des ennemis de Jésus, mais de la croix ; les croyants ne sont pas persécutés parce qu'ils appartiennent à Jésus, ils sont persécutés à cause de la croix ; ça n'est pas Jésus qui nous sauve, mais la croix ; le scandale vient de la croix ; Paul se glorifie de la croix ; ça n'est pas le sang de Jésus qui a de la valeur, mais le sang de la croix.
L'erreur de chacun de ces passages pourrait aisément être détaillée, mais je me contenterai de citer une seule évidence. Les religieux de l'époque de Jésus voulaient mettre Lazare à mort parce que son existence était la preuve de ce que Jésus faisait. Ca n'est donc pas en raison de la croix parce que le sacrifice n'avait pas encore eu lieu. Jésus nous disait que s'ils l'ont persécuté ils nous persécuteront, que s'ils l'ont haï, ils nous haïront (Jean 15.18-20). Ce que le monde nous fait il le fait à cause du nom de Jésus, pas à cause de la croix (Jean 15.21 : Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom). Le monde ne haït pas la croix, c'est l'arme qu'il a choisie pour mettre Jésus à mort, ce qu'il hait c'est Jésus. Ils l'ont haï avant, pendant et après sa mise à mort que représente la croix.
On peut essayer de se mentir et prétendre que c'est juste une façon imagée de dire la même chose, mais la réalité est que cela a fait naître une idolâtrie sans précédent. La croix est partout, dans toutes les "églises", autour du cou d'une importante partie des croyants, voir même tatouée sur le corps de bien des personnes. Les textes attribués à Paul détournent la réalité pour la focaliser sur l'arme qui a servi à mettre Jésus à mort plutôt que sur Jésus lui-même. Si Jésus avait été pendu, ils se baladeraient avec une corde autour du cou.
Les épîtres attribuées à Paul apportent une fois de plus une compréhension complètement différente de ce que la Parole de Dieu nous dit. Elles sont une source d'égarement et d'idolâtrie.
(095) 🔷 La destruction de la loi.
(095) 🔷 Paul pense que la loi a été détruite.
(VERSET : je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir : Matthieu 5.17).
LIVRE INCRIMINE : (Colossiens).
Il y a plusieurs passages où Paul révèle son désaccord avec l'accomplissement de la loi annoncé par Jésus. Celui-ci en est un énième. Dans l'épître aux Colossiens il précise son propos de manière assez claire.
- 🔘 Colossiens 2.14 : il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix;
Alors évidemment, il essaye une fois de plus de parler de manière imagée. Cependant, la chose est claire. 'L'acte dont les ordonnances nous condamnaient' représente la loi, parce qu'avant la révélation généralisée de la grâce, tous étaient sous la loi et les ordonnances. Il affirme donc que Jésus aurait détruit la loi en la clouant à la croix. Je laisse à chacun le soin soit de se triturer l'esprit pour essayer de justifier cette affirmation, soit de se ranger du côté de Jésus qui affirme avoir accompli la loi.
La multiplication des cas de ce type atteste de ce qu'il s'agit bien d'une profonde incompréhension de Paul sur le sujet.
(096) 🔷 La mère des croyants.
(096) 🔷 Après la paternité spirituelle voici la maternité architecturale.
(VERSET : Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux : Apocalypse 21.2).
LIVRE INCRIMINE : (Galates).
Après s'être auto-proclamé père de bien du monde, voici que Paul désigne la mère spirituelle des croyants. On est tout de même assez loin de l'esprit de la Parole de Dieu. Sa déclaration se trouve dans l'épître aux Galates :
- 🔘 Galates 4.26 : Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère;
La 'révélation' est posée. Il parle bien de la Jérusalem d'en haut, donc de la Jérusalem céleste, dont Jean nous donnera suffisamment de détails pour comprendre qu'elle n'est pas notre mère. La précision la plus marquante concernant ce point précis étant celle-ci :
- 🔘 Apocalypse 21.2 : Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux.
La description des portes, des fondations et de la muraille confirment que c'est bien l'épouse, et non 'notre mère'. Par ailleurs le sujet de qui est 'notre mère' spirituelle n'existe pas dans la Parole de Dieu. Par contre, la maternité divine est une fois de plus une préoccupation d'une religion en particulier.
(097) 🔷 La perte des croyants.
(097) 🔷 La perte du croyant pour une raison hallucinante.
(VERSET : Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles : Apocalypse 2.20).
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
J'ai déjà parlé du début de ce passage, le premier verset étant composé de deux parties dont chacune est déjà une aberration. Ces deux parties revenant ni plus ni moins qu'à la négation de la purification, puisque plus rien n'est impur. La deuxième partie de ce verset affirmant que l'impureté est une vue de l'esprit et non une réalité. Ce que je vais relever cette fois-ci c'est une affirmation du verset 15 :
- 🔘 Romains 14.14-15 : Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure. 15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
Ce qu'il affirme donc c'est que si on mange quelque chose et que notre frère spirituel en ressent de la tristesse, alors on ne marche pas dans l'amour. Donc si ce qu'on fait attriste un frère, on est condamnable. Parce que ça va provoquer sa perte. Cela signifie donc que moi qui crois en la Parole de Dieu et qui reconnais donc l'affirmation du Saint Esprit et de l'ensemble des apôtres faite dans le livre des actes, confirmée par le livre de l'Apocalypse, qu'il est interdit de manger des viandes sacrifiées aux idoles, si jamais je voyais un frère manger des viandes sacrifiées aux idoles, cela provoquerait ma perte et sa condamnation pour m'avoir attristé. Ce qui implique que mon salut dépend de l'action d'un autre, alors que chacun est responsable pour soi et pas pour les autres.
Et qu'en est-il si chacun est attristé par la nourriture de l'autre ? On en profite pour jeûner ?
Ca, c'est le niveau constant des épîtres attribuées à Paul, il est certain que l'esprit qui les a inspirés n'est pas de Dieu et n'est pas Dieu, ce passage en étant une énième preuve. Il faut également prendre en compte, parce que je ne ferai pas encore un point sur ce même passage, que ce qui nous y est dit c'est que si je fais quelque chose de juste devant Dieu mais que quelqu'un ne comprend pas que c'est juste, je dois me retenir de le faire pour ne pas attrister celui qui ne comprend pas la justice de Dieu.
Cocasse.
(098) 🔷 Le jugement de la conscience.
(098) 🔷 Nous serions limités par la conscience des autres.
(VERSET : Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles : Apocalypse 2.20).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
Commençons par citer le passage, et regardons le de plus près ensuite :
- 🔘 1 Corinthiens 10.27-29 : Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. 28 Mais si quelqu'un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice! n'en mangez pas, à cause de celui qui a donné l'avertissement, et à cause de la conscience. 29 Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l'autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
Il dit donc que si des inconvertis nous invitent à manger avec eux, nous devons faire taire notre conscience. C'est exactement le sens du verset 27. On doit prendre de tout, et si notre conscience nous alerte, alors son conseil est de ne pas l'écouter, et après il se plaint d'une 'écharde dans la chair'. Mais ce qui suit est encore plus fou. Il poursuit donc en disant que si jamais quelqu'un nous avertit qu'une viande a été sacrifiée à une idole, alors il ne faut pas en manger. Amusante remarque, pourquoi ne faudrait-il pas en manger ? Il répète en long et en large que ça n'est pas grave, que le fait qu'une viande ait été sacrifiée à des idoles ne change rien et que cela ne la rend pas impure. Pourtant, lorsque des inconvertis l'invitent à manger, si on lui dit que la viande est de ce type, il ne conseille pas de dire que ça n'est pas grave parce que ça n'aurait prétendument pas de valeur, mais il conseille de s'en abstenir. La raison ? La conscience de l'autre. Evidemment qu'il ne peut pas parler de la nôtre, puisque dans le verset 27 il est clair sur le fait qu'il ne faille pas l'écouter.
Il conseille donc de ne pas écouter notre propre conscience, mais par contre de prendre en considération celle des autres. Bien sûr, il fallait bien qu'il explique encore plus profondément son affirmation dans la fin du verset 29. S'il faut s'abstenir en raison de la conscience de l'autre, il affirme que cela a une raison amusante : Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ? Donc une fois de plus, il donne un exemple qui s'avère être un contre-exemple. Il parlait spécifiquement de limiter sa liberté de manger des viandes sacrifiées aux idoles en raison de la conscience d'autrui pour en conclure qu'il ne voit pas pourquoi sa liberté serait jugée par une conscience étrangère. Dans son esprit, cela signifie que pour éviter que sa liberté ne soit jugée, il n'en use pas. Mais à partir du moment où il n'en use pas pour éviter un jugement extérieur, il se trouve que cela cesse d'être une liberté et ça devient une contrainte.
(099) 🔷 La prédestination.
(099) 🔷 La prédestination anéantit le libre-arbitre.
(VERSET : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle : Jean 3.16).
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Romains) (Ephésiens) (Ephésiens).
La notion de prédestination a toujours posée problème, parce qu'elle s'oppose effectivement au libre-arbitre. Ce que tout ceux qui le soulèvent ne réalisent pas, c'est que Paul est le seul à la mettre en avant dans le sens d'un salut qui était décidé à l'avance par Dieu. Il prône ce principe dans 4 versets différents, un cinquième utilisant la prédestination dans un autre sens s'en rapprochant.
Les quatre versets problématiques sont les suivants :
- 🔘 Romains 8.29 : Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils soit le premier-né de plusieurs frères.
- 🔘 Romains 8.30 : Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
- 🔘 Ephésiens 1.5 : nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
- 🔘 Ephésiens 1.11 : En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté,
Le cinquième verset pose un autre problème, je le cite donc pour que tous les versets sur la prédestination soient présents :
- 🔘 1 Corinthiens 2.7 : nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire,
Pourtant, l'Eternel avait été clair par la bouche de son prophète Ezéchiel :
- 🔘 Ezéchiel 18.20-24 : L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l'iniquité de son père, et le père ne portera pas l'iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. 21 Si le méchant revient de tous les péchés qu'il a commis, s'il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. 22 Toutes les transgressions qu'il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu'il a pratiquée. 23 Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l'Éternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive? 24 Si le juste se détourne de sa justice et commet l'iniquité, s'il imite toutes les abominations du méchant, vivra-t-il ? Toute sa justice sera oubliée, parce qu'il s'est livré à l'iniquité et au péché; à cause de cela, il mourra.
Le verset 23 nous dit clairement que la volonté de Dieu est que le méchant change de conduite et qu'il vive. C'est ce que Dieu veut. Ca n'est pas souvent ce qui arrive. Chacun décide pour lui-même. Le juste peut s'éloigner, et le méchant revenir, et ça n'est pas la conséquence de la décision de Dieu, mais de celle de l'homme. Lorsque Ananias vient vers Paul dans le livre des Actes, et qu'il lui dit : Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche (Actes 22.14), cela ne signifie pas que Paul n'a pas le choix, il peut refuser. Il n'est que destiné à connaître sa volonté, pas à l'accepter, cela relève de sa décision personnelle.
Il en va de même pour chacun d'entres nous, nous pouvons accepter et nous pouvons refuser. Dieu connaît toute chose, parce que le temps n'existe pas pour lui et il se trouve simultanément au commencement et à la fin de toutes choses. Enfin, pour finir, le meilleur argument contre la prédestination n'est autre que ce verset particulièrement connu de l'évangile de Jean :
- 🔘 Jean 3.16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Tout le monde a la possibilité d'obtenir la vie éternelle, il lui suffit de faire l'œuvre de Dieu, qui est de croire en celui qu'il a envoyé. Prétendre qu'il existerait une caste de personnes prédestinées parce que Dieu l'a décidé est une négation de Dieu, parce que cela anéantit la justice sans laquelle le trône de Dieu s'effondre.
(100) 🔷 Le jugement.
(100) 🔷 Encore une erreur sur le jugement.
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
Paul fait une affirmation étrange concernant le jugement, il nous annonce que : L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne (1 Corinthiens 2.15). Pourtant il est écrit dans l'évangile selon Matthieu : Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez (Matthieu 7.1-2). Ce verset ne dit pas que nous ne devons pas juger, puisqu'au contraire nous devons le faire selon la justice et non selon les apparences (Jean 7.24 : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice), il nous dit par contre, que nous devons faire attention à la manière dont nous le faisons, justement parce que nous serons jugés de la même manière.
Dans ce verset de l'épître aux Corinthiens, l'erreur de Paul est même à deux niveaux. Parce que si l'homme spirituel juge de tout, alors il juge également ses frères et sœurs et donc il est jugé par eux. On pourrait arguer qu'il ne parle que de juger des choses spirituelles en se basant sur le verset précédent : Mais l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge, cependant il passe de "juger spirituellement les choses de l'Esprit de Dieu" à "juger de tout" et entre dans l'erreur.
(101) 🔷 L'adoption.
(101) 🔷 L'adoption contredit la nouvelle naissance.
(VERSET : Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu : Jean 1.12-13).
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Romains) (Romains) (Galates) (Ephésiens).
Encore une notion qui est acceptée par tout le monde et qui pourtant est contraire au message de Jésus. Elle n'est évidemment présente que dans les épîtres attribuées à Paul, et jamais ailleurs. Elle semble tellement évidente pour tous que personne n'y réfléchit réellement. Paul la met en avant à cinq reprises.
- 🔘 Romains 8.15 : Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père !
- 🔘 Romains 8.23 : Et ce n'est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.
- 🔘 Romains 9.3-4 : Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, 4 qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte,
- 🔘 Galates 4.5 : afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l'adoption.
- 🔘 Ephésiens 1.5 : nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
Selon ses affirmations, nous sommes enfants de Dieu par adoption. Et je ne détaillerais même pas le fait que Romains 8.23 nous dise que nous n'avons pas encore cette adoption quand Romains 8.15 dit que nous l'avons.
Pourtant, selon la Parole de Dieu, nous sommes devenus enfant de Dieu par la nouvelle naissance et non par une quelconque adoption. L'évangile de Jean nous en fait un résumé particulièrement clair : Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu (Jean 1.12-13). Celui qui est adopté est fils, mais cela ne signifie pas qu'il soit différent de ce qu'il était avant de l'être. C'est pourquoi Dieu n'a jamais désiré nous adopter, mais faire de nous ses enfants de naissance en nous faisant naître à nouveau, dans l'esprit.
- 🔘 Jean 3.5-8 : Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. 7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau. 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.
Entre celui que nous étions dans la chair et celui que nous sommes dans l'esprit il n'y a pas de pont que l'adoption pourrait combler. Il n'est pas possible de passer du premier au second sans la mort du premier.
- 🔘 1 Jean 4.7-8 : Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l'amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. 8 Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
NOTA : Cette mentalité de l'adoption est typiquement romaine, particularité que l'on retrouve souvent dans les épîtres de Paul. Pour aider à comprendre :
L'empereur Nerva transmettra le trône à son fils adoptif Trajan,
L'empereur Trajan transmettra le trône à son fils adoptif Hadrien,
L'empereur Hadrien transmettra le trône à son fils adoptif Antonin,
L'empereur Antonin divisera le règne. 1 Part pour son fils adoptif Lucius Aurelius Verus,
L'empereur Antonin divisera le règne. 1 Part pour son fils adoptif Marc Aurèle.
Mais avant cette impressionnante suite d'adoption, Tibère, Caligula et Néron étaient eux également adoptés.