Saul de Tarse, 2000 ans d'erreurs - Les 101 points mis en vidéo.
(001) 🔷 12 disciples / Une étrange erreur de nombre
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint : Jean 20.24).
🔘 1 Corinthiens 15.3-5 : Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze.
C'est le sujet que je mettais en avant en introduction de cet enseignement. Aussi simple qu'il puisse sembler être, la réalité est que cela aide surtout à cerner sa gravité. Ici, personne ne peut nier l'erreur. Certains essayent de la justifier, d'autres de la minimiser, mais elle n'en reste pas moins évidente. Comme je le disais, toutes les traductions mettent en avant ce chiffre de 12, et le texte original en fait bien mention.
Non seulement Jésus n'est pas apparu d'abord à Pierre (Céphas), puisque l'évangile de Jean fait la liste d'au moins trois premières apparitions aux disciples, mais en plus ils n'étaient de toute manière plus que 11, et pas 12, puisque Juda s'est pendu et qu'il n'était pas encore remplacé. Et même, lors de la première apparition de Jésus à ses disciples, ils n'étaient que 10, Thomas étant absent.
L'incompréhension des rédacteurs des textes parlant de Paul vient de ce qu'ils n'ont pas compris le verset de l'évangile selon Luc nous disant : 'Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon' (Luc 24.34). Les rédacteurs n'ayant pas l'Esprit de Dieu en eux, ont simplement confondu le Simon dont il est fait mention dans ce verset avec Pierre (et donc Céphas). Il se trouve que Pierre a vu le Seigneur en même temps que 9 autres disciples alors qu'ils étaient à table (Jean 20.19-24). Ce que les rédacteurs des textes parlant de Paul disent est donc obligatoirement faux. La personne dont ils parlent est selon toute vraisemblance la deuxième des deux qui sont en train de parler et dont la première s'appelle Cléopas (Luc 24.13-35).
🔘 Luc 24.33-35 : Se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés et disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu au moment où il rompit le pain.
Non seulement eux sont au clair sur le nombre de disciples (*), mais il est peu probable qu'ils parlaient en même temps. On comprend donc que c'est Cléopas qui parle et qu'il explique ce que Simon a vu, comme attestation de ce qu'il a lui-même vu afin qu'il y ait deux témoins.
Alors peut-être que c'est bien le Saint-Esprit qui a parlé à Paul et que ce dernier a mal entendu... Mais dans ce cas il n'en reste pas moins que ça ne peut pas être ce que le Saint-Esprit a dit et cela remet en question la probité de toute la lettre. Qu'on soit de ceux qui justifient, de ceux qui minimisent, ou de ceux qui admettent simplement que cette mention des douze disciples est une erreur, il n'est pas possible de nier l'évidence autrement qu'en se faisant menteur. Pour ce qui est des suites à donner à ce genre d'évidence, elles regardent chacun, mais l'avantage est que tous peuvent sans effort réaliser que cette affirmation est fausse.
(* Le terme '11' ne désigne pas une quantité mais une qualité. Cela parle de trouver les disciples, qui dans leur ensemble sont 11, même si seuls 10 parmi eux sont présents. C'est le même principe que Jean 21.1 ou Jésus se montre aux disciples, ce qui sous-entend 'tous', pourtant ils ne sont pas tous présents).
(002) 🔷 C'est moi qui dis / Paul annonce ne pas parler de la part de Dieu
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (1 Corinthiens) (1 Corinthiens)
(VERSET : ... il est impossible que Dieu mente ... : Hébreux 6.18).
Lorsqu'il a fallu choisir quels seraient les premiers points que je traiterai, il est apparu clairement que l'un d'entre eux devait traiter du point le plus évidemment contestable des écrits de Paul. Un point qu'aucune justification ne peut rendre acceptable.
Comment en effet expliquer que Paul puisse de lui-même et à plusieurs reprises affirmer qu'il nous transmet non pas les directives de Dieu, mais sa propre opinion.
On retrouve par deux fois dans sa première épître au Corinthiens une affirmation allant dans ce sens. En premier lieu il clamera « ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dis » (1 Corinthiens 7.12), puis il appuiera sa position en précisant « je n'ai point d'ordre du Seigneur; mais je donne un avis comme ayant reçu du Seigneur miséricorde pour être fidèle. Voici donc ce que j'estime bon » (1 Corinthiens 7.25-26).
Nous voici effectivement en présence d'un problème que beaucoup ont relevé mais que presque tout le monde se contente d'oublier aussitôt, tant la logique qui en découle est imparable et dérangeante. Dans ces deux passages, Paul nous dit clairement qu'il énonce des dogmes qui ne sont pas de Dieu mais de lui. Dès lors, ce qu'il affirme peut parfaitement être vrai (ce n'est pas le cas ici, nous le verrons plus tard), mais sa place n'est pourtant plus dans la Parole de Dieu. Parce que la méthode de sélection d'un texte est de savoir s'il est inspiré par Dieu et non pas de savoir s'il est vrai. Bien des écrits sont vrais sans qu'ils aient pour autant leur place dans la Parole de Dieu.
Or si Dieu vient de dire à Paul d'affirmer que ce qu'il vient de lui inspirer n'était pas de Lui, alors Dieu serait un menteur, cela ne se pouvant pas, ce n'est pas Dieu qui a voulu que cette déclaration soit faite, et par voie de conséquence, ce texte ne peut pas être inspiré par Lui.
Notons également que Paul termine ses affirmations des versets 25 et 26, où il précisait qu'il n'avait reçu aucune directive de Dieu, en affirmant qu'il s'agissait de son avis, précisant qu'il pensait également avoir l'Esprit de Dieu. Ses propos exacts, pour bien cerner sa pensée sont : Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu (1 Corinthiens 7.40). Si l'on prête attention à la fin de ce verset, sa précision de "moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu" est particulièrement troublante. Nous sommes en présence d'une réponse qu'il formule par écrit à des croyants de l'église de Corinthe, et la forme que prend cette réponse tient dans une dérangeante suite d'affirmations. Il commence par dire que Dieu ne lui a pas donné de directives sur ce sujet, ne pouvant donner l'avis de Dieu, il décide de donner le sien à la place, et termine en disant que lui aussi a l'Esprit de Dieu. Cela suppose, Dieu ne lui ayant pas donné de directives, que ses propres avis ont une valeur divine. Etrange positionnement lorsque l'on prend en compte un passage d'Esaïe qu'en tant que pharisien autoproclamé (Actes 23.6 : je suis pharisien, fils de pharisien), il devait connaître. Ce passage étant simplement celui d'Esaïe 55.8 : Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Éternel. Il est difficile d'imaginer, avec une telle déclaration de l'Eternel, que Paul puisse concevoir que ses pensées soient justement équivalentes à celles de Dieu.
Il est par ailleurs intéressant de constater qu'aucun moyen ne permet d'accepter ces affirmations. Si comme moi vous comprenez que cela ne peut pas être de Dieu, alors le problème ne se pose pas pour vous. Par contre, il est difficile de comprendre comment il serait possible de concilier le fait de croire que les épîtres attribuées à Paul sont de Dieu et le fait que son rédacteur affirme ouvertement que ça n'est pas le cas. En affirmant l'origine divine de ces textes, ils doivent se conformer à ce qu'ils disent et par voie de conséquence, ils désobéissent à ces mêmes textes qui disent ouvertement qu'ils ne sont pas de Dieu. Le paradoxe est complet.
Quoi qu'il en soit, Paul affirme donc à plusieurs reprises ne pas parler de la part de Dieu, et appuie cette affirmation en précisant qu'il parle selon son propre fond. Selon les aveux de Paul lui-même, la place de ce texte n'est donc pas dans la Parole de Dieu. Nous ne pouvons qu'être en accord avec lui sur ce point-là.
NOTA : certains croyants voient dans ces affirmations de Paul un signe d'humilité. Dans la réalité, c'est un signe d'orgueil. L'humilité aurait été de simplement dire que Dieu ne lui a pas donné de directives concernant ce sujet. En ajoutant son avis personnel en lieu et place de celui de Dieu, qui est l'avis que les Corinthiens attendaient, il se positionne comme l'égale de Dieu. Personne de censé n'accepterait de nos jours qu'un pasteur, à qui il demanderait ce que Dieu dit sur un sujet donné, lui réponde : "aucune idée de ce que Dieu dit sur ce sujet, mais moi je dis que tu dois faire ça". La pensée de celui qui aurait apporté la question serait simplement : "Non merci", et il aurait parfaitement raison.
+2 Corinthiens 8.10 : C'est un avis que je donne là-dessus,
(003) 🔷 L'évangile de Paul / l'évangile de Jésus devient celui de Paul.
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Romains) (2 Corinthiens) (1 Thessaloniciens) (2 Thessaloniciens) (2 Timothée)
(VERSET : ... Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu : Marc 1.14).
🔘 Romains 2.16 : C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes.
Evangile signifie bonne nouvelle. C'est l'un de ces nombreux mots qui ont été ajoutés et qui ont pour but de nous empêcher de comprendre la profondeur du message de Jésus. Ainsi, lorsque Marc nous dit : ... Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu (Marc 1.14), il nous dit en réalité que Jésus prêchait la bonne nouvelle de Dieu. Bien sûr, les croyants argueront de ce qu'ils connaissent la différence, pourtant on parle bien "des" évangiles, au pluriel, alors qu'il n'y en a qu'un, qui est décliné 4 fois, mais ça n'en fait pas plusieurs évangiles. Cela paraît anodin, mais ça met en lumière le fait qu'on ne s'approprie pas complètement la signification de ce terme. Certains parlant même de la bonne nouvelle de l'évangile, attestant en le faisant de la confusion que l'ajout de mots pour désigner des choses qui étaient parfaitement claires auparavant n'est jamais une bonne idée.
Voici les passages de la nouvelle alliance, qui citent le terme évangile, et dont la signification de « bonne nouvelle » est toujours utilisée pour désigner Dieu, directement ou non :
bonne nouvelle / évangile :
1️⃣ du royaume (Matthieu 4.23 ; 9.35 ; 24.14) (Luc 4.43 ; 8.1) (Actes 8.12)
2️⃣ de Dieu (Marc 1.14) (1 Pierre 4.17)
3️⃣ de Jésus Christ (Marc 1.1) (Actes 5.42 ; 8.12 ; 8.35 ; 11.20)
4️⃣ de la parole (Actes 8.4 ; 15.35)
5️⃣ de la grâce de Dieu (Actes 20.24)
On note une graduation intéressante. Les premières citations sont toutes conformes sans aucune restriction. Puis on entre dans le livre des Actes des Apôtres où les choses continuent de la sorte. Mais on observe quelque chose d'étrange lorsqu'on prête attention aux textes ajoutés dans le livre des Actes. La progression est celle-ci : 11.20 évangile de Jésus-Christ (correct) ; 15.35 évangile de la Parole (correct) ; 20.24 évangile de la grâce de Dieu (discutable mais long à expliquer. De 1️⃣ à 4️⃣ on parle de personnes, 5️⃣ parle d'une action et met en avant une bonne nouvelle non pas de Dieu, mais de ce qu'il peut fournir. C'est l'origine de la perversion de la notion de grâce). Plus on avance dans le livre des Actes au-delà de 11.18, plus les erreurs deviennent grossières. Comme si chaque mensonge accepté en permettait un suivant plus énorme pour celui qui n'a pas accepté le premier.
Quoi qu'il en soi, dans les cas où aucune de ces précisions n'est faite, alors les textes se contentent de parler de la bonne nouvelle, sans jamais se l'approprier. Même lorsque Jésus en parle, il ne parle pas de sa bonne nouvelle, mais uniquement de la bonne nouvelle, voir celle du royaume ou encore de Dieu.
Paul met sa pierre à l'édifice en ajoutant une variation à cette notion d'évangile. Il est, une fois de plus, le seul à le faire. Si tous les écrivains parlent de quelque chose dont ils ne sont que les porteurs, nous trouvons plusieurs mentions étranges qui marquent le passage de l'évangile de Dieu vers l'évangile de Paul :
6️⃣ de Paul (Romains 2.16 ; 16.25) (2 Corinthiens 4.3) (1 Thessaloniciens 1.5) (2 Thessaloniciens 2.14) (2 Timothée 2.8).
➡️ Romains 2.16 : C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus Christ les actions secrètes des hommes.
➡️ Romains 16.25 : A celui qui peut vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles,
➡️ 2 Corinthiens 4.3 : Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent;
➡️ 1 Thessaloniciens 1.5 : notre Évangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l'Esprit Saint, et avec une pleine persuasion; car vous n'ignorez pas que nous nous sommes montrés ainsi parmi vous, à cause de vous.
➡️ 2 Thessaloniciens 2.14 : C'est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
➡️ 2 Timothée 2.8 : Souviens-toi de Jésus Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile,
Paul s'approprie quelque chose que même Jésus ne s'appropriait pas. Je le rappelle et je termine là-dessus, dans toute la Parole, la bonne nouvelle est celle du royaume, de Dieu, de Jésus-Christ et de la parole. Le seul qui considère que c'est la sienne, c'est Paul, dont on connaît le problème d'orgueil monumental qu'il confesse lui-même et dont je reparlerai.
(004) 🔷 Signes pour les uns et pas pour les autres.
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin : Matthieu 5.37).
Par défaut d'attention, nous anticipons la compréhension d'un texte et parvenons à nous faire croire que certaines choses sont vraies alors qu'elles n'ont aucun moyen de l'être. En fait, alors que nous lisons, nous analysons par avance le but final du texte que nous avons sous les yeux et nous diminuons notre attention parce que nous sommes certain de savoir ce que l'auteur voulait dire. Nous entrons alors dans une sorte de mode que l'on pourrait appeler le mode « confiance aveugle » et nous lisons quelque chose de totalement erroné avec le sourire et la certitude que rien ne cloche.
Plus concrètement, Paul, voulant clarifier la fonction des langues et de la prophétie à l'église de Corinthe affirmera que « les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants » (1 Corinthiens 14.22).
Pour plus de clarté, je vais simplement noter les différents points que nous relève Paul, soit :
les langues sont un signe pour les non-croyants.
la prophétie est un signe pour les croyants.
Jusque-là les choses semblent simples. C'est alors qu'il donne un exemple pour mieux s'expliquer, et c'est justement à ce moment-là que notre attention à tendance à diminuer. La logique étant qu'ayant compris ce qu'il vient de dire, nous ne voyons généralement pas de raisons de nous attarder sur un exemple, préférant nous réserver l'étude d'exemples pour des sujets plus ardus à comprendre. Pourtant, dans le cas présent, il y a quelque chose d'important à relever dans ce qui suit.
Paul poursuit donc en justifiant ce qu'il vient de dire en précisant que « Si donc, dans une assemblée de l'église entière, tous parlent en langues, et qu'il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? Mais si tous prophétisent, et qu'il entre un non-croyant ou un simple auditeur, il est convaincu par tous, il est jugé par tous, les secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est réellement au milieu de vous » (1 Corinthiens 14.23-25).
Faisons comme auparavant et notons les points dont l'exemple de Paul fait cas. Soit :
les langues ne sont pas un signe pour les non-croyants.
la prophétie est un signe pour les non-croyants.
Nul besoin d'une étude approfondie pour réaliser que, voulant démontrer la justesse de ses propos, Paul nous gratifie d'un exemple exactement opposé à ce qu'il venait de nous dire. Que devons-nous comprendre, que la prophétie est un signe pour tout le monde ? Que les langues sont occasionnellement un signe pour les non-croyants ?
Bien sûr, ça peut arriver à tout le monde sur terre de se tromper. On peut même parler ici d'une légère maladresse, voir d'un lapsus, mais uniquement dans le cadre d'une parole non inspirée, parce que si cette parole est inspirée, alors il n'est plus question d'évaluer la gravité d'une erreur. Toute erreur deviendrait tragique puisqu'elle dirait que Dieu, ayant inspiré une chose inexacte, n'est pas parfait.
Nous sommes donc bel et bien en présence d'un magnifique non-sens ne pouvant en aucun cas provenir de Dieu mais ayant l'homme pour origine.
(005) 🔷 Le visage de Moïse / La contradiction de Paul
LIVRES INCRIMINES : (2 Corinthiens) (2 Corinthiens)
(VERSET : Les enfants d'Israël regardaient le visage de Moïse, et voyaient que la peau de son visage rayonnait : Exode 34.35).
🔘 2 Corinthiens 3.7 : Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d'Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,
Encore un exemple flagrant des multiples mensonges que contiennent les épîtres attribuées à Paul.
Dans ce verset, il dit clairement que les fils d'Israël, donc les Hébreux, ne pouvaient pas fixer les regards sur le visage de Moïse en nous expliquant la raison de cette impossibilité, qui se trouve être, selon lui, la gloire de son visage. Cependant, il se trouve qu'ils le pouvaient, c'est Moïse qui cachait son visage. Bizarrement, Paul est au courant : 2 Corinthiens 3.13 : et nous ne faisons pas comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage, pour que les fils d'Israël ne fixassent pas les regards sur la fin de ce qui était passager. Alors pourquoi dire qu'ils ne pouvaient pas ? Il le sait, mais dit l'inverse.
La réalité biblique est la suivante :
🔘 Exode 34.29-35 : Moïse descendit de la montagne de Sinaï, ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu'il avait parlé avec l'Éternel. 30 Aaron et tous les enfants d'Israël regardèrent Moïse, et voici la peau de son visage rayonnait; et ils craignaient de s'approcher de lui. 31 Moïse les appela; Aaron et tous les principaux de l'assemblée vinrent auprès de lui, et il leur parla. 32 Après cela, tous les enfants d'Israël s'approchèrent, et il leur donna tous les ordres qu'il avait reçus de l'Éternel, sur la montagne de Sinaï. 33 Lorsque Moïse eut achevé de leur parler, il mit un voile sur son visage. 34 Quand Moïse entrait devant l'Éternel, pour lui parler, il ôtait le voile, jusqu'à ce qu'il sortît; et quand il sortait, il disait aux enfants d'Israël ce qui lui avait été ordonné.35 Les enfants d'Israël regardaient le visage de Moïse, et voyait que la peau de son visage rayonnait; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât, pour parler avec l'Éternel.
Ce passage nous montre clairement que le peuple pouvait fixer les regards sur le visage rayonnant de Moïse. Ils l'ont tous regardé et ça n'est qu'ensuite qu'il a mis un voile sur son visage. Et après cette première fois, lorsqu'il descendait de la montagne, le peuple continuait de voir son visage. Ce que nous décrivent les versets 34 et 35, c'est que Moïse sortait de la tente avec le visage qui rayonnait, que les enfants d'Israël regardaient le visage et alors seulement Moïse le couvrait jusqu'à ce qu'il retourne dans la présence de Dieu dans la tente. Ce qui signifie que la brillance de son visage était la preuve qu'il avait été dans la présence de Dieu, mais que le peuple n'avait pas le droit de la voir s'estomper.
On est loin de l'affirmation de Paul nous disant que les enfants d'Israël ne pouvaient pas voir le visage de Moïse à cause de la gloire qui était dessus.
(006) 🔷 Insensé / Le mot de trop !
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens)
(VERSET : ... celui qui lui dira : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne : Matthieu 5.22).
Un mot de Paul passe toujours inaperçu parce que l'on a rarement une vue d'ensemble de la Parole de Dieu. Le mot insensé est un mot très fort. Il est totalement dénaturé de nos jours, c'est pourquoi on ne tique pas plus que cela en le lisant. Pourtant dans le cas présent il revêt une certaine importance. Paul s'en sert pour qualifier des frères pour le moins perdus en ce qui concerne la compréhension de la résurrection. « Mais quelqu'un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s'il ne meurt » (1 Corinthiens 15.35-36).
En quoi ce mot revêt-il une telle importance devez-vous vous demander, et bien tout simplement en raison de l'affirmation de Jésus qui se trouve dans l'évangile de Matthieu : « Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d'être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne » (Matthieu 5.22).
Jésus utilisera ce terme, mais jamais pour qualifier un frère, toujours pour désigner quelqu'un qui avait rejeté Dieu. C'est même une aide précieuse pour comprendre la parabole des 10 vierges, 'folles' étant une autre traduction du même mot que Jésus emploie dans le passage de Matthieu et qui est traduit par 'insensé'. Mais pour ce qui est de Paul, la question se pose : De et à qui parle-t-il ? Des incroyants, qui de part leur état ne peuvent de toute manière pas comprendre la résurrection ? Ou tout simplement aux Corinthiens à qui il écrit ? D'autant qu'il est sage de poser une question lorsqu'on n'en connaît pas la réponse, et les personnes dont ils parlent n'ont rien fait de mal, elles n'ont pas fait d'affirmations nécessitant une réprobation, elles ont simplement posé des questions révélant leur incompréhension.
Ecrivant à l'église de Corinthe, il parle aux frères de cette église, ce qui pose un énorme problème concernant le vocabulaire qu'il emploie.
Une fois de plus, il est évident que les 4 versions de l'évangile de Jésus ont été écrites après les épîtres attribuées à Paul. Paul ne pouvait donc pas les connaître en rédigeant ces supposées lettres. Cependant, c'est le Saint-Esprit qui est censé lui avoir inspiré ces propos, qui pourtant le condamnent... Difficile d'admettre que le Saint-Esprit ait pu inspirer une telle chose.
(007) 🔷 La mort de la croix / Paul ne comprend pas le sacrifice de Jésus.
LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens)
(VERSET : celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie : Jean 5.24).
🔘 2 Corinthiens 5.14 : Car l'amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ;
Très poétique, mais complètement faux, Jésus a porté la sanction de nos fautes pour que nous n'ayons pas à le faire, il est mort pour que nous n'ayons pas à recevoir la sanction de nos fautes. Esaïe nous le présentera dans les termes suivants : Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Esaïe 53.5). Paul le confirme plus tard, dans 2 Corinthiens 5.19 : Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Donc une fois de plus, il prêche le chaud et le froid. Cela prouve qu'il le sait, alors pourquoi cette affirmation de 2 Corinthiens 5.14 ?
Nous ne sommes pas morts parce que Jésus est mort, au contraire. La sanction qui aurait dû être notre mort a été retirée, et nous sommes passés de la mort de l'âme, qui était déjà un fait, à la vie de l'Esprit parce que Jésus est premièrement mort. Ca n'est donc pas parce que Jésus est mort que nous sommes également morts, nous l'étions déjà, mais par son sacrifice nous avons eu la possibilité de revenir à la vie. C'est pour cela que Jésus nous prévient que : comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut (Jean 5.21), et qu'il poursuit en précisant que : celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5.24). Sa déclaration du verset 24 est claire. Celui qui accepte Jésus échappe au châtiment que représente la croix.
(008) 🔷 Les idoles / Une existence des idoles à géométrie variable.
LIVRES INCRIMINES : (2 Corinthiens) (1 Corinthiens)
(VERSET : Revenez, et détournez-vous de vos idoles, détournez les regards de toutes vos abominations ! : Ezéchiel 14.6).
🔘 2 Corinthiens 6.16 : Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ?
Il faudrait savoir, tantôt il n'y a pas d'idoles, tantôt il y en a comme l'atteste sa première lettre à ces mêmes Corinthiens.
🔘 1 Corinthiens 8.4 : ... nous savons qu'il n'y a point d'idole dans le monde ...
La réalité étant évidemment qu'il y en a, et il n'est pas nécessaire de chercher des exemples dans le monde, il suffit d'ouvrir la Parole de Dieu, qui est la seule à être éprouvée, et de regarder ce qu'elle nous dit. Or nous trouvons dans le livre du prophète Ezéchiel une direction que l'Eternel donne à son peuple dans les termes assez clairs de : C'est pourquoi dis à la maison d'Israël: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Revenez, et détournez-vous de vos idoles, détournez les regards de toutes vos abominations ! (Ezéchiel 14.6). Apparemment Paul ne savait pas qu'il y avait des idoles dans le monde, pourtant rien que dans le livre d'Ezéchiel, il y est fait mention environ une quarantaine de fois.
Par contre la question se pose. On comprend que Paul n'était pas au courant de l'existence des idoles, ça peut arriver, mais comment se fait-il que l'esprit qui a inspiré ce texte de 1 Corinthiens ne le savait pas non plus ?
(009) 🔷 La justification / C'est celui qui dit qui est ... .
LIVRES INCRIMINES : (2 Corinthiens) (1 Corinthiens)
(VERSET : Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? : Luc 10.29).
🔘 2 Corinthiens 10.10-11 : Car, dit-on, ses lettres sont sévères et fortes ; mais, présent en personne, il est faible, et sa parole est méprisable. Que celui qui parle de la sorte considère que tels nous sommes en paroles dans nos lettres, étant absents, tels aussi nous sommes dans nos actes, étant présents.
En d'autres termes il vient de dire : c'est même pas vrai ; on n'est pas loin du : c'est celui qui dit qui est ! Nous sommes en présence d'une dispute de cours d'école. Un enfant vient de dire d'un autre qu'il est méchant et celui qui est montré du doigt se défend en répondant que le premier n'a ni le droit de dire ça, ni même le droit de le penser.
D'autant que les épîtres de Paul, comme je suis en train de le montrer, mettent en avant le chaud et le froid. Sur les quelques points traités, il nous a déjà démontré qu'il était capable de dire une chose et son contraire, que ce soit sur le visage de Moïse, sur sa merveilleuse explication du signe que représentent la prophétie et les langues, sur l'existence à géométrie variable des idoles et même sur la valeur du sacrifice de Jésus. Dans la suite, je montrerai encore des dizaines de fois où ses propos sont de ce type. Aussi, si un jour vous dites A et le lendemain vous dites B, il ne faut pas s'étonner si cela crée des problèmes et dans celui qui est soulevé dans ce passage, on aurait plutôt tendance, si l'on prend en compte le manque de sérieux manifeste des épîtres attribuées à Paul, de croire ses détracteurs.
Sans compter que nous passons de reproches qui lui sont fait à lui personnellement, auxquels il répond par un pluriel. Pourquoi s'inclure dans un pluriel. Soit il parle de lui au pluriel, soit il essaye de s'inclure dans un groupe pour essayer de s'attacher la légitimité d'autres personnes, qui pourtant ne sont pas ciblées par les critiques dont il parle.
A moins, évidemment, que les rédacteurs des textes parlant de Paul ne se soient trahis en parlant d'eux au pluriel.
(010) 🔷 L'anathème / La demande de Paul à être considéré anathème.
LIVRE INCRIMINE : (Galates)
(VERSET : ... tu l'auras en horreur, tu l'auras en abomination, car c'est une chose dévouée par interdit : Deutéronome 7.26).
Comment se tirer une balle dans le pied, ou marquer un but contre son camp.
Pour essayer d'établir sa droiture, et le divin alignement entre ses propos et la pensée de Dieu, il va aller jusqu'à affirmer que toute personne qui dirait quoi que ce soit de différent de ce qu'il dit doit être considérée comme anathème. Je reviendrai sur la signification d'anathème juste après avoir cité le passage de l'épître aux Galates concerné :
🔘 Galates 1.8-9 : Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure : si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème !
Pour ce qui est de la signification du terme anathème, on le lit sans trop faire attention en se disant que ça ne doit pas être quelque chose de très positif. On trouve sa signification dans l'ancienne alliance dans un verset très parlant du livre du Deutéronome. Si on ne fait pas forcément le lien, c'est une fois de plus une question de traduction. La version la plus répandue n'utilisant pas le mot anathème, beaucoup ne font pas le lien. Ainsi, dans la version Segond, on lit : Tu n'introduiras point une chose abominable dans ta maison, afin que tu ne sois pas, comme cette chose, dévoué par interdit; tu l'auras en horreur, tu l'auras en abomination, car c'est une chose dévouée par interdit (Deutéronome 7.26). La majorité des bibles traduisent cependant 'anathème' au lieu de 'dévouée par interdit', parce que cela a le même sens.
Paul signifie donc que toute personne (incluant les êtres spirituels) doit être rejetée de l'assemblée des frères, pour ne pas dire plus, si elle venait à annoncer quelque chose de différent de lui. Donc si ce que les apôtres disent est différent de ce que lui dit, alors ils doivent être anathèmes. Si on se réfère au simple exemple des animaux sacrifiés aux idoles, on arrive à un drôle de constat qui nous dit que soit Paul, soit les apôtres et le Saint-Esprit doivent être anathèmes. Et que conclure de ce qu'il affirme qu'il est mieux de ne pas avoir de femme parce qu'elles nous éloignent de Dieu, de ce même Dieu qui nous dit qu'il n'est pas bon que l'homme soit seul ? La logique de Paul est que Dieu doit également être dévoué par interdit puisqu'il annonce des choses contraires à ce que Paul annonce.
Et que dire du fait que Paul n'a de cesse de prêcher un évangile différent du sien, l'extraordinaire nombre de ses contradictions le faisant en permanence prêcher contre lui-même. Comme je l'ai montré dans un point précédent, nous avons un passage qui affirme selon les dires de Paul, qu'il serait anathème :
🔘 1 Corinthiens 14.22 : les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants.
🔘 1 Corinthiens 14.23 : Si donc, dans une assemblée de l'église entière, tous parlent en langues, et qu'il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
Justifier ses affirmations n'est pas difficile, c'est impossible.
Comprendre ce qu'il dit n'est pas difficile, ce qui l'est c'est de justifier tout ce qui est aussi ouvertement faux. Dans tous les cas, si vous croyez en ce qui est écrit dans les épitres de Paul, alors vous devez considérer que Dieu a voué Paul par interdit. Vous ne pouvez donc plus lire ses écrits sans désobéir à Dieu, et rappelez vous ce qui est arrivé à Acan qui avait pris de ce qui était dévoué par interdit (Josué 7.24-25 : Josué et tout Israël avec lui prirent Acan, fils de Zérach, l'argent, le manteau, le lingot d'or, les fils et les filles d'Acan, ses bœufs, ses ânes, ses brebis, sa tente, et tout ce qui lui appartenait ; et ils les firent monter dans la vallée d'Acor. 25 Josué dit : Pourquoi nous as-tu troublés ? L'Éternel te troublera aujourd'hui. Et tout Israël le lapida. On les brûla au feu, on les lapida)
(011) 🔷 La délation / Paul, l'accusateur des frères.
LIVRE INCRIMINE : (Galates)
(VERSET : Celui qui couvre une faute cherche l'amour, et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis : Proverbes 17.9).
🔘 Galates 2.11-12 : Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.
Bravo, Paul se présente comme l'exemple même du type d'être humain que personne ne veut dans son assemblée. Si ce qu'il dit est vrai, et qu'il a redressé le 'tort' de Pierre, alors pourquoi aller baver partout et l'écrire à tous ?
Comme Dieu ne se rappelle pas de nos fautes, Paul est là pour les lui rappeler ? Le paparazzi de l'église des actes.
Étrangement, ce comportement semble ne pas faire échos à ce qu'il va dire plus tard dans la même lettre :
🔘 Galates 6.1 : Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
S'il avait voulu être en accord avec lui-même, il aurait plutôt dû dire « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, résistez lui en face et allez le raconter à tout le monde dans vos lettres, mais comme vous êtes spirituels, faite le avec un esprit de douceur ».
Le livre des proverbes nous donne des indications claires sur ce que Paul est en train de faire :
- 🔘 Proverbes 16.28 : L'homme pervers excite des querelles, Et le rapporteur divise les amis.
- 🔘 Proverbes 17.9 : Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis.
- 🔘 Proverbes 26.20 : Faute de bois, le feu s'éteint; Et quand il n'y a point de rapporteur, la querelle s'apaise.
Mais peut-être qu'il considère également que Salomon doit être anathème ...
Ceci étant dit, Dieu n'est pas censé se rappeler de nos fautes, pourtant le Saint-Esprit se serait rappelé de celle supposée de Pierre et aurait inspiré à Paul de la répandre auprès des Galates ...
(012) 🔷 La négation de ses propres fautes, lui le meurtrier des frères.
LIVRE INCRIMINE : (Galates)
(VERSET : Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous : 1 Jean 1.8).
🔘 Galates 2.15 : Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens.
Superbe mentalité, on dirait une propagande nationaliste. On notera qu'il oppose 'juifs de naissance' à 'pécheurs d'entre les païens', ce qui tend à instaurer des castes là où nous sommes tous censés être égaux devant Dieu. En outre, la loi n'ayant rien amené à la perfection*, les juifs de naissance sont tout autant pécheurs que les païens. Si le but avait été d'instaurer une différence géographique, un simple : 'et non Grec' aurait suffi, mais il préfère opposer la judaïté d'un côté aux "pécheurs d'entre les païens". On notera que Paul est Romain quand ça l'arrange, et Juif dans les autres moments.
Cette opposition est d'autant plus étrange qu'il nous dit pourtant que : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3.23), ce qui, pour le coup, est conforme à la première épître de Jean : Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous (1 Jean 1.8).
(* Hébreux 7.18-19 : Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, 19 - car la loi n'a rien amené à la perfection, -et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu).
(013) 🔷 Le péché vient tanôt de l'homme tantôt de la femme.
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (1 Timothée)
(VERSET : Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : Jean 8.44).
L'aberration de la notion de péché originel a pour origine un verset particulier tiré des épîtres attribuées à Paul. Dans l'épître aux Romains il est dit : C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché ... (Romains 5.12). Les hommes ont utilisé cette affirmation pour définir que le péché passe par l'homme et pas par la femme. Ce qui, comme je le disais, est une pure aberration. Le plus amusant dans cette histoire, c'est que Paul lui-même avance un argument qui le met sérieusement à mal. Dans la première épître à Timothée, il dit : ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère » (1 Timothée 2.14-15).
Dans Romains il nous dit que c'est l'homme, dans 1 Timothée il nous dit que c'est la femme ...
Donc finalement, c'est par l'homme ou par la femme ?
(014) 🔷 Adam n'aurait pas été séduit, mais c'est la raison de sa sanction.
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée)
(VERSET : Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui : Jean 8.44).
Le verset que j'utilisais dans le point précédent porte une deuxième erreur. Le verset était le suivant : ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère » (1 Timothée 2.14-15).
Cette fois-ci, le problème vient de l'innocence présumée d'Adam. Ce verset ne nous parle pas de primauté dans le péché, mais de culpabilité de la femme. Pourtant, dans le livre de la Genèse, lorsque l'Eternel-Dieu parle à Adam, il lui parle bien de ce qu'il a été séduit par la femme. Pour information, ou rappel, "séduire" signifie "attirer vers soi". C'est donc bien de ça dont l'Eternel-Dieu parle à Adam :
🔘 Genèse 3.17 : Il dit à l'homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
Adam avait la directive de l'Eternel-Dieu de ne pas manger de cet arbre, et Eve l'a convaincu de le faire. Elle ne l'a pas trompé en lui présentant un fruit dont il ignorait la provenance. Le reproche de l'Eternel-Dieu concerne bien le fait d'avoir : écouté la voix de sa femme. En outre, s'il avait ignoré la provenance du fruit en le mangeant, il n'aurait été coupable de rien. Ce que cela établit, c'est qu'Adam a bien été séduit, pas par le serpent, mais par la femme.
Il est évident qu'un troisième problème existe dans ce verset, qui concerne le salut. J'en reparlerai dans une prochaine vidéo.
(015) 🔷 PAUL, le salut par le baptême d'eau, une nouveauté hérétique.
LIVRE INCRIMINE : (Tite)
(VERSET : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis : Luc 23.43).
a) La notion de salut.
La notion de Salut est fondamentale dans la parole de Dieu. Il est devenu possible grâce au sacrifice de Jésus-Christ qui, ayant été net de tout péché, a accepté de porter les nôtres sur la croix afin d'en payer le prix, nous donnant ainsi accès au Père Céleste dont nous avions été séparés en raison de ces mêmes péchés.
Le sacrifice en question est parfait, ce qui signifie en réalité qu'il est complet, qu'il englobe toutes les fautes que nous avions commises, et qu'aucune de nos « zones d'ombre » n'a été oubliée. Si le sacrifice en question n'avait pas été parfait, alors toutes les promesses Bibliques seraient vaines, nous n'aurions plus d'espérance, il ne servirait plus à rien de suivre le chemin que nous montre la Parole puisque nous n'aurions pas été réconciliés avec le Père Céleste.
Pour en arriver à ce sacrifice, Jésus a été obéissant en toute chose et a tout souffert. C'est alors qu'il a déclaré « tout est accompli » (Jean 19.30). L'accomplissement, c'est justement le fait qu'il soit arrivé au bout de ses souffrances sur la croix et qu'il n'a pas renoncé, nous montrant la voie « royale », c'est le fait qu'il n'ait rien omis, qu'il ait amené à la perfection son ministère pour l'homme.
Ce n'est là qu'un rapide résumé de ce qu'est le salut et on pourrait facilement s'étaler sur le sujet pendant de nombreuses pages encore, cependant ce n'est pas exactement le but et je me contenterai donc de faire quelques éclaircissements au gré des besoins.
b) Paul, le salut par le baptême d'eau.
Il convient maintenant de voir ce que Paul nous dit concernant la notion de Salut, parce que plusieurs points sont assez troublants. Par exemple, cette affirmation : « il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit » (Tite 3.5), or le baptême n'a aucune vertu salvatrice comme le prouve la déclaration de Jésus-Christ dans l'évangile selon Luc où, s'adressant au condamné qui vient de reconnaître sa seigneurie, il affirme « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23.43). Le condamné n'a pas eu le temps de se faire baptiser, mais le salut lui est accordé. Preuve est faite, par Jésus lui-même, que le baptême d'eau ne sauve pas, c'est Jésus qui le fait. Si cela nous semble évident, alors il faut également admettre que Paul apporte un argument qui est contraire à ce que Jésus nous montre.
L'argument selon lequel Paul parlerait ici de baptême de l'esprit est un argument fallacieux, et il est même amusant. Parce que ceux qui le mettent en avant admettent implicitement qu'il ne serait pas possible que Paul parle d'eau parce que ce serait en désaccord avec la Parole de Dieu. Pourtant, Paul parle bien du baptême d'eau. Le mot qu'il emploie ici est le mot 'loutron' qui n'est utilisé que 2 fois par Paul. L'autre fois étant dans Ephésiens 5.26 : après l'avoir purifiée par le baptême d'eau. Ce mot n'est jamais utilisé pour parler du Saint-Esprit. Par ailleurs, toutes les traductions que j'ai vérifiées l'ont bien compris puisqu'elles parlent du rapport à l'eau.
➡️ Ostervald : par le bain de la régénération, et le renouvellement du Saint-Esprit (+ versions Grande Bible de Tours + Lausanne + Glaire et Vigouroux + Fillion + Auguste Crampon + Pirot-Clamer + Amiot & Tamisier)
➡️ De Sacy : par l'eau de la renaissance, et par le renouvellement du Saint-Esprit.
➡️ Oltramare : par une ablution de nouvelle naissance et de renouvellement opéré par l'Esprit-Saint (+ version Perret-Gentil et Rilliet).
➡️ Darby : par le lavage de la régénération, et le renouvellement de l'Esprit Saint (+ version Vulgate + King James)
Paul met en avant la suite baptême d'eau + baptême du Saint-Esprit comme moyen de salut, ce qui est donc une erreur, le baptême d'eau ne sauvant pas.
(016) 🔷 PAUL, des conditions de salut variables de l'homme à la femme.
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée)
(VERSET : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle : Jean 3.16).
La troisième erreur d'un verset dont j'ai déjà montré les deux premières.
Un autre point, ô combien choquant, pose une distinction dans les conditions du salut concernant l'homme et la femme. Jésus-Christ ne fait pas de distinction de sexe en ce qui concerne le salut, on peut même dire que le message de la Parole est assez simple, en fait s'il devient trop compliqué, on peut se demander s'il est de Dieu. Parmi la parfaite simplicité du message de Dieu, se trouve le fait que les bases ne souffrent pas d'exception. Pour refaire un gros résumé, le sacrifice de Jésus nous donne accès au père afin de pouvoir régler notre vie, et c'est donc en acceptant Jésus qu'on peut aller au père. Mais Paul ne paraît pas se satisfaire de cela et ajoute une règle plutôt étrange puisqu'elle place une distinction entre l'homme et la femme.
Pour l'homme pas de cas particulier, la règle que je vous ai donnée reste la bonne, mais il n'en va pas de même pour la femme. En effet, il affirme que « ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère » (1 Timothée 2.14-15). Étrange affirmation qui prononce une condamnation sur toute femme n'ayant pas d'enfants instaurant par la même une classification des possibilités de Salut là où Dieu met tout le monde sur un pied d'égalité. Bien qu'il existe des manières de partiellement justifier ce passage, en se basant sur le jardin d'Éden, il n'y a pas moyen de le faire concernant la différence de traitement entre l'homme et la femme.
À vous de voir si vous pensez que la femme sera sauvée en enfantant ou en faisant la paix avec Dieu par Jésus-Christ.
(017) 🔷 PAUL, le salut par les œuvres.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle : Jean 3.16).
L'erreur de Paul ne s'arrête pas là, puisqu'il affirme également que le salut est obtenu par les œuvres alors que la Parole de Dieu nous le présente comme une grâce. Si les œuvres offrent le salut, alors cela devient une question de mérite, ce qui est en opposition avec le sacrifice de substitution où aucune différence n'est faite envers les hommes afin qu'ils soient tous sur un pied d'égalité devant Dieu quand ils auront à être jugés, non selon les œuvres, mais selon la foi. Il paraît évident par ailleurs que l'on peut empêcher les hommes de faire une action, mais pas de croire, ce qui montre qu'il serait injuste de les juger sur les actions.
Quoi qu'il en soit, regardons l'affirmation de Paul que nous trouvons dans l'épître aux Romains : « Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leur cœur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes » (Romains 2.13-16).
Paul nous dit ni plus ni moins que le salut peut être trouvé sans Jésus-Christ. En effet, il affirme, comme je viens de le retranscrire au verset 13 « ce sont ceux qui la (la loi) mettent en pratique qui seront justifiés ». Il ne fait pas ici mention d'une quelconque obligation de croire mais sous-entend qu'une obéissance aveugle suffit pour le salut. D'aucun affirmerait alors que le reste des écrits de Paul précise le passage cité en expliquant l'importance de croire en Jésus-Christ, cependant nous trouvons dans les versets 14 et 15, un complément qui balaye cet argument. Il y est fait cas d'un exemple où les « païens » peuvent, en faisant « naturellement ce que prescrit la loi», c'est-à-dire en n'ayant pas accepté Jésus-Christ puisqu'il les appelle « païens » et sans avoir connaissance de ses commandements, obtenir le salut de part le simple fait qu'ils conforment leur vie à des préceptes qui sont par le plus pur des hasards en accord avec la pensée de Jésus. Or, ce même Jésus a déclaré « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6), infirmant directement les affirmations de Paul en se plaçant comme intermédiaire (ou étape) incontournable.
Bien sûr, on pourrait également dire qu'en d'autres endroits Paul fait preuve de clairvoyance et se conforme parfaitement au message de la Parole de Dieu, il nous affirme bien que « personne ne sera justifié ... par les œuvres de la loi » (Romains 3.20) ou un peu plus loin que «sans la loi est manifestée la justice de Dieu ... par la foi en Jésus-Christ » (Romains 3.21-22), et ce, même si dans le verset présent il oppose la loi et la grâce, posant le deuxième comme la fin du premier, ce qui est également une erreur. Il reprendra d'ailleurs cette idée de fin de la loi (de Moïse) prononcée par l'arrivée de la grâce (par Jésus-Christ) un peu plus loin dans la même épître en disant que «Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient » (Romains 10.4) ce qui tendrait à faire croire que la foi balaye la loi alors que Jésus a dit « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5.17). Jésus est venu pour abolir le péché en accomplissant la loi, en d'autres termes, il est venu mettre fin au péché (abolir) en menant la loi à la perfection (accomplir).
(018) 🔷 Le salut par la loi, une preuve ultérieure.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle : Jean 3.16).
🔘 Romains 2.13-16 : Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. C'est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.
Je sais qu'il est souvent plus confortable de passer sur certains passages. Dès lors qu'ils disent quelque chose qui paraît anormal comparativement à ce que l'on sait être la vérité de Dieu, on préfère ne pas s'arrêter pour le relire, en se disant qu'on a dû mal lire et qu'on fera plus attention la prochaine fois. Seulement voilà, lorsque l'on voit la demande de croyants pour trouver des méthodes de lecture promettant de nous faire lire la Parole de Dieu en 2 ans, la fameuse prochaine fois se trouve si loin qu'on ne se rappellera de cette anormalité qu'après avoir relu le passage. Et la plupart, si ça n'est la quasi-intégralité des croyants qui feront l'effort de relire la Parole une deuxième fois dans leur vie, se redira la même chose que la fois précédente. Lorsque l'on ajoute à cela le fait qu'une très importante partie de ceux qui peuplent les assemblées ne lira jamais la Parole de Dieu en entier dans leur vie ou la liront une fois pour le challenge, on en arrive assez rapidement à l'évidence que l'anormalité croisée, par exemple dans ce passage, ne sera jamais le centre des discussions autour de la table le dimanche midi.
Pourtant cela vaut le détour.
Paul commence par dire à l'église de Rome que se borner à écouter la loi sans la mettre en pratique est une mauvaise chose. En soi, c'est vrai. Par contre, la suite est une catastrophe. En substance, il ajoute que l'observation de la loi par le plus pur des hasards permet d'être juste devant Dieu. C'est une négation du salut par Jésus-Christ. Ce qui sauve, c'est Jésus, et personne d'autre. Ca n'est pas l'hasardeuse mise en pratique d'une loi quelle qu'elle soit, quand bien même ce serait prétendument la loi de Dieu. D'autant que la loi de Dieu, c'est sa Parole, qui nous dit qu'il n'y a de salut qu'en Jésus, alors que Paul affirme que les païens (puisque c'est bien le terme qu'il utilise) seront justifiés, donc rendu juste par Dieu puisqu'aucun homme ne peut se justifier devant Dieu. Son affirmation est tellement en opposition avec absolument tout ce que la Parole de Dieu dit sur le sujet du salut, que Paul se sent obligé, pour attester de ce qui est clairement une hérésie, d'affirmer qu'on en aura la preuve au jugement dernier. C'est là le deuxième problème de ce passage.
Le proverbe 30.5 nous dit que : Toute parole de Dieu est éprouvée, ce qui signifie que, venant du Saint-Esprit, elle est certaine et s'inscrit dans sa Parole écrite comme une base certaine qui ne peut dès lors plus contredire le reste de ce que le Saint-Esprit a apporté, quelle que soit l'époque. Paul devrait donc savoir que la Parole de Dieu doit attester de ce qu'il vient de dire, mais conscient que ça n'est pas le cas, il affirme qu'on verra plus tard que c'est lui qui avait raison, et non la Parole de Dieu. Pourtant, Jean nous transmettait la Parole de Jésus suivante :
🔘 Jean 3.18 : Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Jean nous dit donc que soit nous ne serons pas jugés, soit nous le sommes déjà, en fonction de notre appartenance ou de notre rejet de Jésus. Paul nous présente un salut des païens dont nous aurons la preuve à la fin des temps. Le passage de Paul et celui de Jean sont en opposition directe, ils ne peuvent pas être tous les deux vrais.
En allant à peine plus loin, ce que cela indique également c'est que la personne qui a écrit l'épître attribué à Paul aux Romains, considère que la Parole de Dieu n'est pas éprouvée, sinon il ne parlerait pas d'une preuve qui ne serait donnée qu'à la fin, donc en dehors de la Parole, et, surtout, trop tard. C'est donc l'aveu d'une notion non biblique, sinon il l'établirait sur la vérité immuable de la Parole et non sur une révélation qui arrivera plus tard et donc qui serait amplement ultérieur au passage dont je parlais dans la deuxième vidéo de cette chaine : Je vous ai tout annoncé d'avance (Marc 13.23). Le problème est que faire une telle affirmation démontre qu'il était conscient de la folie qu'il venait d'écire ...
(019) 🔷 PAUL, le salut des païens.
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée)
(VERSET : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle : Jean 3.16).
Sa conception du Salut paraît branlante dès lors que l'on a fait attention aux quelques points que je viens de soulever dans les points précédents. Pourtant il ne s'arrête pas là, bien au contraire. Il affirme également à son ami Timothée, dans l'une des deux lettres lui étant adressées se trouvant dans la bible, que les non-croyants sont également sauvés, et cette fois-ci, il ne prend aucun détour affirmant mettre son « espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants » (1 Timothée 4.10). L'une des excuses données à ce passage est que Paul fait cas du fait que Jésus est venu sauver tous les perdus et pas seulement certains qui répondraient à tel ou tel critère. Mais cet argument ne tient pas pour une raison simple.
Soit ce passage fait mention de la possibilité universelle de salut et donc il ne devrait pas être fait mention du « principalement des croyants » qui devient dès lors totalement hors de propos, devenant même dans ce cas une contre-vérité.
Soit il est fait mention de ce que Jésus sauve les croyants et les incroyants ce qui anéantit le reste de la Parole et anéantit l'importance de la foi.
(020) 🔷 Paul complète le sacrifice "imparfait" de Jésus.
LIVRE INCRIMINE : (Colossiens)
(VERSET : ... tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice : Hébreux 9.23).
Pour finir sur ce sujet du salut, il existe un autre passage encore bien plus troublant. Je disais que le sacrifice de Jésus-Christ était complet et que c'était justement cette perfection qui le rendait si particulier, ouvrant le passage vers le Père Céleste. Mais force est de constater que Paul n'est pas de cet avis, nous affirmant ce qui suit : « je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'église » (Colossiens 1.24), il se pose comme complément de l'imperfection du salut que Christ a apporté par ses souffrances.
Il semble oublier, comme je le partageais quelques lignes auparavant, que tout a été accompli.
Pour conclure ce point, nous nous devons d'admettre qu'il est possible de réunir suffisamment de passages des différentes épîtres attribués à Paul pour donner un enseignement conforme avec la Parole de Dieu sur le Salut, mais cela ne représente en rien une justification pour les aberrations que je viens de porter à votre attention. Le problème de ces épîtres n'étant pas ce qui s'y trouve de bien, mais toutes les choses qui ne devraient pas y être. En effet, si ces épîtres sont inspirées par Dieu, elles ne peuvent contenir de telles contrevérités.
(021) 🔷 tous égaux ... mais certains plus que d'autres.
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Romains).
(VERSET : Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils : Apocalypse 21.7).
Dans un premier passage, Paul affirme que l'avantage des juifs est grand :
🔘 Romains 3.1-2 : Quel est donc l'avantage des Juifs, ou quelle est l'utilité de la circoncision ? Il est grand de toute manière, et tout d'abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés.
Pourtant, il vient juste de dire ce qui suit dans le chapitre précédent :
🔘 Romains 2.10-11 : Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec ! Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personnes.
Il faut donc en conclure que Dieu ne fait pas de différence entre les hommes, mais les juifs ont un grand avantage. Totale contradiction. On notera également que le passage de Romains 2.10-11 nous dit que la gloire, l'honneur et la paix sont d'abord pour le Juif, ensuite pour le Grec, et l'explication est que Dieu ne fait pas de différence ! Seulement si c'est d'abord pour l'un et ensuite pour l'autre, alors c'est factuellement une différence.
(022) 🔷 La circoncision / les apparences de l'observation de la loi suffisent.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice : Jean 7.24).
🔘 Romains 2.26 : Si donc l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision ?
Bien sûr, Paul sous-entend que la réponse à cette question est que l'incirconcis sera considéré comme circoncis. Ne lui en déplaise, la vraie réponse est non. Si l'incirconcis observe les ordonnances de la loi, il doit se circoncire, sinon il ne les observe pas. Ça paraît purement logique. La loi lui dit de se faire circoncire, donc s'il ne l'est pas, c'est qu'il n'observe pas la loi.
Il enchaînera en expliquant que la vraie circoncision est celle du cœur, et c'est tout à fait vrai, mais son explication n'est pas que bancale, elle est complètement fausse.
(023) 🔷 La foi parfaite d'Abraham annoncée par Paul est contraire à la genèse.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Abraham tomba sur sa face ; il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? : Genèse 17.17) .
Evidemment, il est bien vu d'encenser Abraham. Reconnaitre la grandeur d'un homme sert souvent à lui en dérober une partie. Par contre, en exagérer les traits est problématique. On peut comprendre que Paul veuille faire passer un message, mais comment peut-on accepter l'idée qu'un mensonge pourrait être utile à cela. N'oublions pas ce qui est toujours le propos principal que je développe, même lorsque je ne le rappelle pas ; Si les épîtres attribuées à Paul sont de Dieu, alors le Saint-Esprit en est l'auteur. Voyons donc précisément ce que certains considèrent comme inspiré par le Saint-Esprit. Ce sont donc les paroles de Paul au sujet d'Abraham :
🔘 Romains 4.19-22 : Et, sans faiblir dans la foi, il ne considéra point que son corps était déjà usé, puisqu'il avait près de cent ans, et que Sara n'était plus en état d'avoir des enfants. Il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir. C'est pourquoi cela lui fut imputé à justice.
Et maintenant, regardons ce que le livre de la Genèse nous dit exactement :
🔘 Genèse 17.17-18 : Abraham tomba sur sa face ; il rit, et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? Et Abraham dit à Dieu : Oh ! qu'Ismaël vive devant ta face !
Personne ne peut nier la différence. Paul dit : il ne considéra point que son corps était déjà usé, alors que la pensée d'Abraham en réponse à Dieu est : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans. Cela montre qu'il a très précisément considéré que son corps était trop usé, et pareillement concernant celui de Sara. Le niveau de son incrédulité sera telle qu'il va aller jusqu'à rire de ce que Dieu vient de lui annoncer (il rit) et lui proposera une alternative : qu'Ismaël vive devant ta face.
La différence entre la réalité et le discours de Paul est telle qu'il donne l'impression de parler de quelqu'un d'autre. Et on voudrait nous faire croire que le Saint-Esprit, qui est Dieu et qui, ce faisant, ne change pas, aurait oublié comment se sont passées les évènements en question et en aurait inspiré une version hollywoodienne à Paul.
(024) 🔷 Les différentes sources de l'espérance.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : ... nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée : Hébreux 6.18).
Le monde dans lequel nous vivons est dénué d'espoir, ce qui a de tragiques conséquences pour nombre de personnes. Heureusement, Paul nous donne la méthode pour trouver l'espoir. Elle consiste en beaucoup de souffrances, ces souffrances produisant la persévérance. Une fois que l'on souffre bien et que l'on persévère dans nos souffrances, alors nous obtenons la victoire. Finalement alors que nous avons enfin cette victoire, nous recevons l'espérance. Il nous dit cela dans le passage suivant :
🔘 Romains 5.3-4 : Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance.
En d'autres termes, selon Paul, vous n'aurez aucun espoir tant que vous n'aurez pas la victoire. Donc vous aurez des épreuves et aucun espoir, vous devrez souffrir et persévérer, mais sans espoir, et ce pour obtenir la victoire du désespéré. Enfin, en prix de votre victoire, vous recevrez l'espoir, qui ne sert plus à rien parce que vous avez déjà vaincu. Au contraire, c'est l'espoir de la victoire qui vous poussera à persévérer, et la victoire sera la concrétisation de vos espoirs.
On notera également que l'affliction ne produit pas la persévérance. Sinon dans l'épreuve, personne n'abandonnerait la foi. Au contraire donc, la persévérance est mise à l'épreuve par les afflictions. C'est parce que vous persévérez que vous avez des afflictions. Vous persévérez MALGRE les afflictions. Dès l'instant où vous donnez votre vie à Jésus, vous entrez dans la persévérance, c'est instantanée. Les afflictions viennent pour essayer de vous faire cesser d'être ce que vous êtes déjà, persévérants.
Comme à son habitude, il se contredit plusieurs fois :
🔘 Romains 15.4 : Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance.
🔘 1 Corinthiens 13.13 : Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l'espérance, la charité ; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité.
Paul est le spécialiste des phrases qui doivent impérativement être prises de manière isolée. Parce qu'une grande partie de ce qu'il dit ne supporte même pas la confrontation avec ses propres déclarations.
(025) 🔷 Selon Paul, la loi est l'origine du péché ???
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : ... Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge : Jean 8.44).
🔘 Romains 7.7-8 : Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n'ai connu le péché que par la loi. Car je n'aurais pas connu la convoitise, si la loi n'eût dit : Tu ne convoiteras point. Et le péché, saisissant l'occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.
Ce qu'il dit ici est que si la loi ne lui avait pas dit qu'une chose est mauvaise, il ne l'aurait pas compris de lui-même. Selon son exemple, il dit qu'il avait des comportements et que la loi est venue lui dire que ce sont des convoitises et qu'il ne faut pas en avoir. Dès lors il s'est rendu compte qu'il avait des convoitises. Je comprends le principe, il est faux, mais je le comprends. Dès lors il s'est mis à convoiter à tout-va. Sa conclusion étant que sans loi, il n'y a plus de péché.
Ce qui est en totale opposition avec ce qu'il disait dans Romains 2.13-16, ou il affirmait que ceux qui n'ont pas la loi sont justifiés s'ils l'appliquent sans le savoir (voir (017) 🔷 PAUL, le salut par les œuvres).
Les termes de son affirmation sont intéressants. Il commence par poser une question hallucinante : La loi est-elle péché ? Question qu'il pose comme si cela avait pu traverser l'esprit de qui que ce soit d'autre que lui. Bien sur il répond à sa propre question par la négative, nous permettant d'éviter de croire que cela pourrait être le cas. Et j'espère que vous noterez le sarcasme de ma remarque. Ce qui est marquant cependant, c'est à quel point son discours est réfléchi. Il pose une question que personne ne se pose pour y répondre lui-même, posant une sagesse fictive qui attirera l'approbation du lecteur. Et il fait suivre cela du fameux "mais". Comme je l'ai expliqué ailleurs, "oui mais" signifie "non ; et "non mais" signifie "oui". Si vous demandez à quelqu'un s'il est d'accord avec vous et qu'il vous réponde "oui, mais ...", ça signifie qu'il l'est partiellement, donc qu'il ne l'est pas sur tout. L'inverse est également vrai ; s'il vous répond "non, mais ...", ça signifie que dans l'ensemble il n'est pas d'accord, si ça n'est concernant une partie de ce que vous aurez dit. On part donc d'une impression de vérité initiée par la question/réponse qui introduisait le paragraphe afin de nous influencer sur la suite qui, elle, relève de l'aberration.
Ici Paul dit que la loi n'est pas un péché, MAIS ... Donc elle l'est tout de même un peu.
En ne le paraphrasant que très légèrement, on aurait l'affirmation suivante : la loi n'est pas un péché, mais c'est quand même de sa faute si je pèche, parce que sans la loi ça ne serait pas un péché. C'est d'autant plus amusant que lorsque l'Eternel a donné la loi à Moïse, c'était parce que le peuple, sans loi, faisait n'importe quoi. C'est dommage que Paul ne soit pas né plus tôt, il aurait pu expliquer à Dieu qu'il allait pousser le peuple a pécher en lui donnant la loi.
On note d'ailleurs qu'une fois de plus Paul se contredit puisqu'expliquant un principe de la loi à son ami Timothée, sur lequel je reviendrai dans un autre point parce que c'est également une aberration, il affirmait : la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers (1 Timothée 1.8-9). Donc à Timothée il dit que la loi est faite pour les pécheurs qui le sont donc alors que la loi n'existe pas, et aux Romains il dit que c'est la loi qui crée le péché. Donc : sans loi le péché est mort, mais la loi est faite spécifiquement pour le pécheur parce qu'il est déjà pécheur. Il raconte n'importe quoi !
En outre, cela signifie donc que Jésus avait juste à abolir la loi plutôt que de l'accomplir, et le péché serait, comme le prétend Paul, mort.
(026) 🔷 La méprise constante entre accomplir et abolir.
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir : Matthieu 5.17).
🔘 Romains 10.4 : car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient.
Christ n'est pas la fin de la loi, mais son accomplissement. Ca n'est pas juste une façon de parler. C'est fondamental dans la compréhension de ce qu'il est venu faire en chair. C'est pour cela qu'il synthétise les commandements en disant que nous devons aimer Dieu et notre prochain. Il ne les annule pas, il les mène à la perfection. Il exprime l'esprit de la loi par-delà la loi, et en fait sortir le sens réel. C'est cela l'accomplissement de la loi, la porter au paroxysme de sa signification.
Celui qui regarde la Parole de Dieu de manière charnel la comprend de manière charnel et rejette la loi parce qu'il ne perçoit pas son accomplissement.
(027) 🔷 Rechercher le bien devant les hommes ???
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : ... Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent : Matthieu 5.44).
C'est dans l'épître aux Romains qu'est faite l'affirmation suivante : Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes (Romains 12.17). Évidemment, ne pas rendre le mal semble un bon principe, par contre nous devons chercher ce qui est bien devant Dieu, pas devant les hommes. La prédication étant une folie et un scandale, il devient difficile de concilier les deux affirmations de Paul. D'ailleurs, une fois de plus, il le sait parfaitement, puisqu'il l'affirme dans l'épître aux Corinthiens.
🔘 1 Corinthiens 1.23 : Nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
Rechercher le bien des hommes consiste non pas à leur plaire, mais à leur dire la vérité.
(028) 🔷 La soumission aux autorités, une fin programmée pour ceux qui y croient.
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation : Apocalypse 13.7).
🔘 Romains 13.1-7 : Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. 2 C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. 3 Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation. 4 Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal. 5 Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. 6 C'est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. 7 Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur.
Si on présente ce passage à des croyants qui ne lisent pas beaucoup la bible sans les prévenir qu'il est supposé faire partie de la Parole de Dieu, on risque d'avoir des réactions mitigées. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien, on dirait de la propagande gouvernementale. Les exemples de jugements iniques sont légions, mais selon Paul, ce sont des serviteurs de Dieu. Comme aucune distinction n'est faite, les procès staliniens sont donc logiquement inclus. On pourrait limiter cette compréhension aux dirigeants de l'église, mais comme il n'y a pas de mention spécifique sur ce point, on ne peut pas l'affirmer.
En outre, Paul précise bien qu'il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, en conséquence de quoi il nous enjoint à nous y soumettre. Pour information, l'Antéchrist et la Bête seront des autorités de ce monde, faut-il également se soumettre comme ce texte le dit ? Cela fera sourire, et peut-être que certains se diront que Paul ne parle pas de ça, mais la réalité, est qu'ils ne peuvent pas le prouver pour la simple raison qu'une fois de plus, Paul globalise tout. Ses propos sont clairs, selon lui toute autorité vient de Dieu et nous devons nous y soumettre. Jean, dans le livre de l'apocalypse nous transmettant ce qui suit :
🔘 Apocalypse 13.7 : Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.
En plus de cette évidente erreur de Paul, il parle également de ce que ces magistrats qui ont autorité, sont en place pour exercer la vengeance, mais le livre du Deutéronome* nous dit que la vengeance appartient à Dieu. Et Paul ne peut même pas prétendre qu'il n'était pas au courant puisqu'il le rappelle lui-même dans sa lettre aux Romains : Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur (Romains 12.19).
(* Deutéronome 32.35 : A moi la vengeance et la rétribution, quand leur pied chancellera ! Car le jour de leur malheur est proche, et ce qui les attend ne tardera pas).
Dans de très nombreux cas, il semble y avoir un fossé (pour ne pas dire un abîme) entre ce que veut dire Paul et ce qu'il dit. C'est un problème récurrent qui poussent ceux qui pensent que les épîtres attribuées à Paul sont de Dieu à chercher un moyen de rendre ses propos acceptables, mais lorsqu'on les prend en l'état, ils ne le sont que très rarement.
Enfin un exemple particulièrement frappant de l'erreur de Paul lorsqu'il nous dit de nous soumettre aux autorités se trouve dans l'évangile selon Jean où il nous est dit ce qui suit : Il rentra dans le prétoire, et il dit à Jésus : D'où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna point de réponse. 10 Pilate lui dit : Est-ce à moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir (exousia) de te crucifier, et que j'ai le pouvoir (exousia) de te relâcher ? 11 Jésus répondit : Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir (exousia), s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché(Jean 19.9-11). Lorsque l'on sait que le mot "exousia" signifie en réalité "autorité", cela signifie que Jésus reconnait l'autorité de Pilate, il confirme qu'il la détient parce que c'est la volonté de Dieu, pourtant Jésus refusait de lui répondre. Donc selon les affirmations de Paul se trouvant dans le verset de l'épître aux Romains chapitre 13 verset 2 : C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes, Jésus a résisté à l'ordre établit par Dieu.
Chacun choisira son camp, mais Paul, qui a ouvertement montré son opposition aux apôtres, prononce ici une condamnation sur Jésus.
(029) 🔷 Le salaire du ministère, tantôt oui, tantôt non.
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (2 Corinthiens) (2 Corinthiens) (Philippiens).
(VERSET : Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement : Matthieu 10.8).
Concernant le salaire du ministère, les épîtres attribuées à Paul contiennent une terrible contradiction, qui ne souffre aucune interprétation pour qui se contente d'être objectif.
Paul cite une vérité avec laquelle la Parole est en accord, c'est-à-dire que le serviteur de Dieu doit vivre de son service. C'est en effet à Dieu de subvenir aux besoins de ses serviteurs, et non pas aux serviteurs de subvenir à leurs propres besoins. C'est pour cela que le serviteur qui ne reçoit pas son salaire retourne aux champs (Luc 10.7), Paul étant d'accord avec cela puisqu'il le confirmera à Timothée (1 Timothée 5.18). Or, s'il retourne aux champs, c'est justement qu'en tant que serviteur de Dieu, il ne s'y trouvait plus.
Tout ouvrier méritant son salaire, il en va de même de celui qui travaille pour Dieu.
C'est en ce sens également que Jésus nous dit que nous ne pouvons pas servir Dieu et Mamon (Mamon étant le dieu des richesses, il représente le monde) (Matthieu 6.4) sinon nous quitterons l'un pour nous attacher à l'autre.
Écrivant à l'église de Corinthe, Paul résumera sa position en disant « Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent l'autel ont part à l'autel ? De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi ; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire » (1 Corinthiens 9.13-15).
Un grave problème se pose. Paul est très clair sur le fait que « ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple » et « que ceux qui servent l'autel ont part à l'autel ? », tout comme il est clair sur le fait que « le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile ». Devant l'évidence de sa compréhension concernant la volonté de Dieu au sujet des ressources financières du serviteur, on peut se demander pourquoi il poursuit son discours en affirmant : « je n'ai usé d'aucun de ces droits ».
Soudainement ce n'est plus un devoir mais un droit, ce n'est plus un ordre, mais une « suggestion », une simple éventualité qu'il choisit de balayer d'un revers de la main.
En résumé, bien qu'ayant conscience d'avoir reçu de Dieu l'ordre de vivre de sa prédication, il annonce clairement ne pas se soumettre à cette obligation faisant fi des avertissements du prophète Samuel : Samuel dit : L'Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à la voix de l'Éternel ? Voici, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l'observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers (1 Samuel 15.22).
Plus grave encore, il poursuit sur sa lancée en annonçant clairement qu'il préfère mourir que de se laisser enlever ce sujet de gloire. Sa désobéissance devient alors une gloire à ses propres yeux. N'oublions pas que Paul déclarait « afin que personne ne se glorifie devant Dieu » (1 Corinthiens 1.29).
Par ailleurs, si l'on se réfère à 1 Corinthiens 9.12, nous lisons l'affirmation que « si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir ? Mais nous n'avons point usé de ce droit ; au contraire nous souffrons tout, afin de ne pas créer d'obstacle à l'évangile de Christ ». La raison de sa désobéissance peut sembler très « chrétienne », mais il n'en reste pas moins que Paul nous dit qu'il considère l'ordre de Dieu comme inférieur à sa façon de voir les choses. Dieu dit « je t'ordonne de faire telle chose » et Paul dit « je sais mais les frères ne le comprendront pas, donc je ne le fais pas ». En pensant et en agissant de la sorte, il se place au-dessus de Dieu, estimant sa sagesse supérieure.
Maintenant, et c'est le point étrange de la contradiction dont je fais cas en ce moment, il convient de voir dans les autres épîtres de Paul ce qu'il en est de ce qu'il « percevait » des suites de son ministère.
Paul ne recevait effectivement rien de deux églises, celle de Thessalonique (« nuit et jour à l'œuvre pour n'être à la charge d'aucun de vous » : 1 Thessaloniciens 2.9) et celle de Corinthe pendant une époque (« quand je vous ai annoncé gratuitement l'évangile de Dieu » : 2 Corinthiens 11.7), il précise néanmoins à de très nombreuses reprises qu'il recevait des dons de beaucoup d'autres églises (« j'ai dépouillé d'autres églises, en recevant d'elles un salaire pour vous servir » : 2 Corinthiens 11.8 ; Les deux derniers versets portant la particularité qu'il affirme aux Corinthiens qu'il leur a annoncé gratuitement l'évangile mais qu'en fait de gratuité, c'est surtout d'autres églises qui ont payé. Donc la gratuité dont il parle est un mensonge.
Ensuite on lit également « on nous rendit de grands honneurs, et, à notre départ, on nous fournit les choses dont nous avions besoin » : Actes 28.10, « j'ai tout reçu, et je suis dans l'abondance ; j'ai été comblé de bien, en recevant par Epaphrodite ce qui vient de vous comme un parfum de bonne odeur, un sacrifice que Dieu accepte, et qui lui est agréable » : Philippiens 4.18-19). Par conséquent prétendre que Paul ne recevait rien pour son service est totalement erroné, le problème c'est que c'est lui qui le prétend.
À la lumière de ces précisions on peut se demander comment Paul peut affirmer avec une telle force quelque chose qui en réalité n'est pas vraie dans sa vie.
Pour résumer ce point, on a Paul qui affirme avoir reçu l'ordre de vivre de sa prédication et qui affirme simultanément préférer mourir que d'obéir, et qui cependant, quelles que soient ses affirmations, perçoit un salaire pour son ministère, mais pas de tout le monde, et considère comme une gloire de ne rien accepter.
Paul est en constante contradiction sur ce point, mais pas sur ce qu'il enseigne au sens propre du terme. Il est même très clair sur la volonté de Dieu (« que celui qui est enseigné dans la parole fasse participer à tous les biens temporels celui qui enseigne » : Galates 6.6) par contre, il ne se soumet qu'occasionnellement à son propre enseignement et s'utilise lui-même en exemple alors même qu'il est clairement en conflit avec Dieu sur ce point.
Son orgueil l'a fait se regarder comme un exemple supérieur à ce que Dieu pouvait bien avoir à dire, et il n'a pas même l'excuse de dire qu'il ne connaissait pas la volonté de Dieu puisqu'il l'exprime très clairement.
(030) 🔷 Une compréhension de l'amour hors sujet.
LIVRE INCRIMINE : (Romains)
(VERSET : Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi : Apocalypse 3.19).
🔘 Romains 13.10 : L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi.
On peut faire mal à ceux qu'on aime, justement parce qu'on les aime. Ce sont d'ailleurs souvent ceux qu'on aime qui ont le plus de facilité à nous faire souffrir. Par ailleurs, Paul prétend que ce qui ne fait pas de mal à notre prochain est l'accomplissement de la loi, hasardeuse affirmation. Vivre en ermite ne fait pas de mal à mon prochain, je n'y vois pas d'accomplissement de la loi. Salomon dans toute sa sagesse, dont je rappelle qu'elle vient de Dieu, nous disait :
🔘 Proverbes 3.12 : Car l'Éternel châtie celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit.
🔘 Apocalypse 3.19 : Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
Par amour on peut faire volontairement souffrir quelqu'un, dans l'espoir que cela produira un changement positif, mais on n'a aucun moyen d'être certain que ce sera le cas. Par contre on peut être certain de l'avoir fait souffrir. Pour Paul ça n'est pas le cas, lui qui livre des personnes à Satan pour la destruction de leur corps, et ce, parce qu'il les aime.
(031) 🔷 Selon Paul, l'impureté serait une vue de l'esprit.
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : Et pour la seconde fois la voix se fit entendre du ciel : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé : Actes 11.9).
Paul avait plusieurs problèmes majeurs qui établissaient avec clarté son conflit avec les apôtres. L'un de ces problèmes concernait les viandes sacrifiées aux idoles. De toute évidence, il était dans l'incapacité de comprendre que l'Eternel n'avait jamais dit que l'interdit qu'il avait posé concernait un problème d'impureté. C'était simplement un interdit. Mais Paul s'est braqué, et il va encore et encore revenir sur le sujet, comme si c'était devenu obsessionnel pour lui d'appuyer sur un point où il avait très clairement tort.
Dans ses insistances, il n'aura de cesse de mettre en avant des folies, et celle qui suit en est une des plus criantes. Parlant de ce qu'il considère, en opposition totale avec ce que Dieu a dit, que toutes les viandes sont bonnes et qu'aucune n'est interdite, il va généraliser son propos dans les termes qui suivent :
🔘 Romains 14.14 : Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.
Donc, selon lui, Jésus l'a convaincu que rien n'est impur en soi. Comme je le disais, en faisant cette déclaration, il sort du cadre de la discussion concernant la nourriture. Son affirmation établit donc qu'une statue de Bouddha au milieu d'une assemblée n'est pas impure, c'est juste une jolie décoration, de même qu'une statue d'Astarté. Il suffit de ne pas croire que c'est impur et ça ne l'est plus. Jésus lui aurait donc fait une fabuleuse révélation qui est contraire au reste de la Parole de Dieu, qui étrangement, se trouve être Jésus. Donc selon Paul, Jésus se serait renié. Parce que si rien n'est impure en soi, alors aucune purification n'est jamais nécessaire et ne l'a jamais été, il suffit de ne pas se considérer impur, ce que tous les païens considèrent puisque la notion d'impureté ne vient pas du monde. Donc les païens n'ont pas à passer par le baptême d'eau, puisqu'il consiste en une purification des souillures du monde. Pourtant, étrangement, c'est le Saint-Esprit qui les convainc de leur souillure et de la nécessité de la purification.
Mais selon Paul, rien n'est impure en soi, sauf si on décide que ça l'est. Alors pourquoi on le déciderait ? Et comment fait-on puisque chacun peut décider pour lui-même de ce qui est pur et de ce qui ne l'est pas ?
Est-ce qu'il en va de même concernant la pornographie ?
(032) 🔷 Une manière de plaire aux hommes et à Dieu ???
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : ... S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ... : Jean 15.20).
🔘 Romains 14.18 : Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
Jésus nous a bien montré qu'avoir à la fois l'approbation des hommes et de Dieu n'était pas possible. S'ils l'ont haï, ils nous haïront ; s'ils l'ont persécuté, ils nous persécuteront ; s'ils l'ont rejeté, ils nous rejetteront. De plus Paul nous dit également que la prédication de l'évangile est une folie pour les perdus (1 Corinthiens 1.18 : Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent), alors comment pourrait-il se faire que nos vies, qui sont supposées être en accord avec cette prédication qui se trouve être une folie pour les perdus, soit approuvées de ces mêmes hommes qui sont dans l'incapacité de la comprendre. Et cette incapacité en question est attestée par ce même Paul dans sa seconde lettre aux Corinthiens (Si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent : 2 Corinthiens 4.3).
Ce qui nous oblige à nous poser une question très particulière. De quelle manière de servir Christ est-il en train de parler pour qu'elle soit approuvée des hommes ? N'oublions pas que lorsqu'il parle d'homme dans ce contexte, il parle des païens. Or, cette déclaration, il l'a faite alors qu'il vient de lancer une de ses constantes diatribes pour tenter de convaincre que l'on peut manger des viandes sacrifiées aux idoles.
(033) 🔷 Notre liberté limitée par l'ignorance des autres.
LIVRE INCRIMINE : (Romains).
(VERSET : Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l'herbe verte (Genèse 9.3).
🔘 Romains 14.21 : Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
On notera qu'une fois de plus Paul revient à la charge sur la pureté des aliments, et une fois de plus il en profite pour ajouter une notion qui n'est pas en accord avec la Parole de Dieu. Quand Jésus a prêché sur le pain de vie, nombre de ses disciples sont partis, ils ont chuté, parce que les paroles de Jésus leurs étaient en scandales. Paul sous-entend-il que Jésus aurait dû s'abstenir ?
Dans ce verset, Paul, si tant est que ce soit réellement lui qui écrit, commence par parler des viandes, ensuite il parle de l'alcool, et plus spécifiquement du vin. Il poursuit en disant : de s'abstenir de ce qui peut être ... Et pour quelle impérieuse raison ? Cela pourrait faire chuter notre frère !!! Donc nous devrions nous abstenir de ce qui est bon au regard de Dieu, parce qu'un frère ne le comprend pas ? Ce qui induit que nous devrions niveler l'église sur le plus faible de ses membres au lieu de tirer tout le monde vers le haut.
Quant au fait que ce serait bien de ne pas manger de viande dont parle Paul, comparons cette affirmation avec une affirmation de Dieu (Elohim) : Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l'herbe verte (Genèse 9.3). Donc Dieu nous donne les animaux pour nourriture, mais Paul considère que c'est bien de ne pas manger de viande. Donc Paul dit à Dieu : merci, mais on va faire sans ! Après tout, il considère également qu'il est mieux que l'homme soit seul lorsque Dieu affirme clairement l'inverse (Genèse 2.18 : Il n'est pas bon que l'homme soit seul).
(034) 🔷 La conviction, une forme de négation de la grâce.
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Romains).
(VERSET : quand vous diriez à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait : Matthieu 21.21).
🔘 Romains 14.23 : Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché.
Donc si on reçoit une directive de Dieu, tant qu'on n'est pas sûr à 100 % d'avoir bien compris, il ne faut surtout rien faire. Le problème dans ce verset est le même que dans de très nombreux versets de Paul. Il veut constamment globaliser ce qu'il dit, au lieu de préciser ses sujets. Pourtant il lui arrive de passer de longs moments à se répéter pour prouver des choses évidentes, et ensuite il globalise et rate le but parce qu'en faisant comme cela, n'importe quel contre-exemple détruit tout ce qu'il dit.
La conviction est une certitude, pas une possibilité, ni une probabilité quelque grande qu'elle puisse être. Elle relève d'une totale absence de doute. Selon Paul, si vous n'avez pas de conviction établie sur un sujet, ce que vous pensez est un péché. Cela va même plus loin, ce qu'il nous dit dans ce passage c'est que ça n'est pas la vérité qui a de la valeur, mais uniquement votre perception des choses. Si vous avez une conviction ferme mais que vous vous trompiez, ça n'est pas grave, vous aviez une conviction. A l'inverse, si vous n'étiez pas certain à cent pourcent, mais que vous avez pris un risque qui finalement paye parce que c'était bien la bonne chose à faire, alors vous avez péché, parce que vous avez agit sans conviction. Et qu'en est t'il si vous avez la conviction qu'une chose est mauvaise, votre conviction en fait-elle une bonne chose ?
Si vous n'avez pas de conviction c'est un péché, et si vous en avez une ça ne signifie pas que ce soit un bonne chose, ça indique simplement que vous le croyez.
Pourtant, alors qu'il pointe ici du doigt celui dont la conviction est faible, il dit dans le premier verset de ce même chapitre quelque chose qui s'oppose ouvertement à cette affirmation. En effet, dans le premier verset, il dit : Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions (Romains 14.1). Les mots "foi" et "conviction" sont le même en grec, or le manque de foi n'est pas un péché, c'est un fait. Dieu donne la foi pour faire les choses qu'il nous demande de faire. A ma connaissance, personne n'a jamais jeté une montagne dans la mer par sa foi (Matthieu 21.21 : Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait). Donc selon Paul, quoi que nous fassions, c'est un péché.
D'un autre côté, c'est arrangeant, parce que si on n'a pas la conviction que les épîtres attribuées à Paul sont de Dieu, cela signifie qu'on a le devoir de les rejeter.
(035) 🔷 Être à l'image de Paul et non de Jésus.
LIVRES INCRIMINES : (Philippiens) (1 Corinthiens) (1 Thessaloniciens) (1 Corinthiens) (Philippiens).
(VERSET : Le roi Nebucadnetsar fit une statue d'or, haute de soixante coudées et large de six coudées. Il la dressa dans la vallée de Dura, dans la province de Babylone : Daniel 3.1).
Ce type de comportement se retrouve à plusieurs reprises dans ses épîtres, puisque nous trouvons souvent des passages où il se donne en exemple à suivre quand il aurait dû placer Jésus comme l'exemple ultime. Il conseillera tant aux Philippiens (Philippiens 3.17) qu'aux Corinthiens (1 Corinthiens 11.1) et aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 3.7) d'être ses imitateurs. Ce conseil aux Corinthiens attire particulièrement l'attention de part les termes qui le suivent. Paul leur dira « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Corinthiens 11.1). On voit donc que Paul considère être une copie parfaite de Christ puisque la raison invoquée à la nécessité de l'imiter est que lui-même le fait avec Jésus. Pourquoi n'a-t-il pas tout simplement rappelé l'impératif d'être à l'image de Jésus plutôt que de procéder de la sorte, en se plaçant comme reflet parfait lorsque lui-même affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3.23).
Paul se place en référent lorsqu'il n'est qu'un intermédiaire. S'il s'agissait d'imiter des imitateurs qui eux-mêmes imitent d'autres imitateurs, le résultat final risquerait fort de ne plus avoir grand-chose à voir avec l'original.
Notons également que l'idolâtrie c'est l'adoration de l'image de Dieu, d'une copie de ce qu'il est. Aussi, recevoir comme conseil de ressembler à quelqu'un qui prétend être l'image parfaite de Christ peut porter à confusion. Le livre de l'Apocalypse nous parle assez clairement de l'adoration d'image. C'est une remarque à laquelle je vous invite à réfléchir par vous-même.
Par ailleurs, l'opinion que Paul a de lui-même ne s'arrête pas là, non seulement il se pose comme sujet d'imitation à la place de Christ, et, dans ce cas, on pourrait supposer que cela se rapporte plus au comportement général, donc à ce qu'on pourra considérer comme le niveau « spirituel », mais il s'estime parfait sous tous les rapports.
En effet, il exprimera son désir que tous les hommes soient comme lui (1 Corinthiens 7.7), mais bien plus incroyable, il répondra simultanément à un roi et à un gouverneur qui le tiennent emprisonné « plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous deveniez tels que je suis, à l'exception de ces liens !» (Actes 26.29). L'ajout de « à l'exception de ces liens » montre bien qu'il inclut dans son affirmation les domaines humains. Or, de ce côté, le roi Agrippa et le Gouverneur Festus étaient bien mieux lotis que lui, que ce soit financièrement, ou dans l'étendue de leur autorité terrestre ou plus généralement de leurs possessions. À ses yeux pourtant, sa condition est de loin la meilleure et ce dans tous les domaines. Il est vrai qu'il se considérait « irréprochable à l'égard de la justice de la loi » (Philippiens 3.6) tout en affirmant comme je le disais auparavant que « tous ont péché », ce qui est pour le moins étrange concernant quelqu'un d'« irréprochable ».
(036) 🔷 L'orgueil comme mode de fonctionnement
LIVRES INCRIMINES : (Romains) (Philippiens) (2 Corinthiens) (Éphésiens)
(VERSET : Tout cœur hautain est en abomination à l'Éternel ; Certes, il ne restera pas impuni : Proverbes 16.5).
Les affirmations de son problème d'orgueil sont nombreuses et les traiter les unes après les autres serait fastidieux, aussi, je vais en traiter une particulière ici.
Dans un passage étrange, Paul affirme aux païens qu'il glorifie son ministère (Romains 11.13 : Je vous le dis à vous, païens : en tant que je suis apôtre des païens, je glorifie mon ministère) (Si la parole est destinée aux païens, que fait-elle dans un livre destiné aux croyants ?), aux Philippiens il prétendra pouvoir se « glorifier, au jour de Christ, de n'avoir pas couru en vain ni travaillé en vain » (Philippiens 2.16). En se rappelant sa propre affirmation que j'ai déjà citée où il établit clairement que personne ne doit se glorifier devant Dieu (1 Corinthiens 1.29), on peut dire qu'il s'écarte de la voix droite.
Dans la première épître aux Corinthiens il affirmera être « le moindre des apôtres », continuant en disant qu'il n'est « pas digne d'être appelé apôtre » (1 Corinthiens 15.9). Beaucoup se servent de ce passage pour asseoir la prétendue humilité de Paul, oubliant qu'il poursuit en précisant qu'il a « travaillé plus qu'eux tous » au verset suivant et qu'il estime n'avoir « été inférieur en rien à ces apôtres par excellence » (2 Corinthiens 11.5), concluant le tout en affirmant que « vous pouvez vous représenter l'intelligence que j'ai du mystère de Christ » (Éphésiens 3.4).
N'est pas humble celui qui le crie sur tous les toits.
Je n'ai pas en mémoire de passages où Elie se félicite d'avoir travaillé plus que Samuel, où Moïse affirme ne pas être inférieur à Abraham. Simplement parce que ces personnes étaient humbles, elles ne se jugeaient pas en comparaison avec les hommes. L'une des rares fois où un personnage de l'ancienne alliance parle de lui-même, c'est pour exprimer son impureté (Esaïe 6.5 : Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures ...).
(037) 🔷 L'avis hérétique de Paul sur le divorce et le veuvage
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
(VERSET : Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère : Matthieu 19.9).
🔘 1 Corinthiens 7.39-40 : Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l'Esprit de Dieu.
De base, ce qu'il dit est faux puisqu'il y a le cas de l'adultère qui libère la partie innocente du couple bien que la partie coupable soit toujours en vie. Mais même en dehors de cette imprécision, une fois de plus, Paul donne son avis, donc basiquement, ça n'a aucun intérêt. Quant au bonheur supérieur des veuves, il pourra en parler quand il sera « veuve ».
(038) 🔷 Les viandes sacrifiées aux idoles, une invitation à la géhenne
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (1 Corinthiens).
(VERSET : Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles : Apocalypse 2.20).
🔘 1 Corinthiens 8.8 : Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus ; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins.
Bien sûr, je ne m'étendrai pas sur la Sainte-Cène, le pain étant bel et bien un aliment. Ce verset s'inscrit dans la guerre de Paul contre Pierre et la révélation de la nappe. Révélation que Paul a refusé de comprendre parce que ses racines pharisaïques étaient trop fortes. Il a considéré le fait de manger des viandes sacrifiées aux idoles comme un interdit alimentaire, alors que c'est simplement un interdit. Ce n'est pas l'aliment qui est mauvais, l'interdit est à un autre niveau. C'est le même problème dans le verset suivant :
🔘 1 Corinthiens 10.25-26 : Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience ; car la terre est au Seigneur, et tout ce qu'elle renferme.
Mais qu'il soit d'accord ou non n'a pas grand intérêt. Les paroles de Jésus dans le livre de l'Apocalypse sont claires et il s'y oppose tellement souvent qu'on ne peut qu'y voir une volonté délibérée de perdre les croyants. Dans le livre de l'Apocalypse, Jésus dit clairement que le but de la femme Jézabel est de séduire les serviteurs de Dieu spécifiquement pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles*.
(*Apocalypse 2.20 : Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles).
Personne ne peut nier que Paul passe son temps à essayer de convaincre que toutes les viandes sont agréées et qu'il transmet une vision de l'union entre un homme et une femme qui est totalement contraire à tout ce que le reste de la Parole nous enseigne. Que chacun en tire la conclusion qui s'impose.
(039) 🔷 Le droit à un salaire, quand un commandement devient une récompense.
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
(VERSET : Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement : Matthieu 10.8).
🔘 1 Corinthiens 9.18 : Quelle est donc ma récompense ? C'est d'offrir gratuitement l'Évangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Évangile.
Pour Paul, 'offrir gratuitement l'Évangile' est sa récompense, mais selon Jésus, c'est un commandement (Matthieu 10.8 : Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement). En outre, il estime qu'il avait un droit de prédicateur de l'Évangile d'avoir un salaire pour son service, mais le service doit être gratuit selon Dieu, et la dîme est une provision divine qui n'est pas attachée à l'acte de servir mais au fait d'être un serviteur. Que le croyant lambda qui se trouve dans des assemblées où l'enseignement n'est pas correctement transmis ne soit pas capable de faire la distinction peut se comprendre, même si ça ne devrait pas arriver. Mais là on parle de ce que le Saint-Esprit est censé avoir inspiré à Paul, et qui une fois de plus est contraire à ce que Jésus disait.
(040) 🔷 Un seul remportera le prix ???
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
(VERSET : Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. : Genèse 1.4).
🔘 1 Corinthiens 9.24 : Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.
Il existe deux manières de comprendre ce court verset. Soit nous courons contre des païens pour remporter le prix, ce qui sous-entendrait que les païens peuvent le remporter, et représenterait une hérésie concernant le salut. Soit nous courons entre croyants et donc selon lui, un seul remportera le prix. Dans les deux cas son affirmation est particulièrement bancale.
(041) 🔷 Les scandales, la volonté de Paul de plaire à tout le monde.
LIVRES INCRIMINES : (1 Corinthiens) (2 Corinthiens).
(VERSET : Plusieurs de ses disciples, après l'avoir entendu, dirent : Cette parole est dure; qui peut l'écouter ? : Jean 6.60).
🔘 1 Corinthiens 10.32-33 : Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l'Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés.
C'est l'île aux enfants, il faut plaire à tout le monde. Toute personne ayant lu avec sincérité la Parole de Dieu sait que ces deux versets sont contraires à tout ce que Dieu nous annonce. On ne peut pas plaire au monde et à Dieu en même temps, il faut faire un choix. En outre, de toute évidence, Paul parvient à être dans les petits papiers des Grecs, des Juifs, et de l'Église de Dieu, par contre il est catégorique, c'est impossible de s'entendre avec une femme.
Il précise sa position, dans le même sens dans sa deuxième lettre aux Corinthiens :
🔘 2 Corinthiens 6.3-4 : Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses,
La prédication de la Parole de Dieu étant une folie, il faudra qu'il nous explique comment il fait pour n'être en scandale à personne, sachant en outre que Jésus était en scandale aux juifs.
Pourtant, il va se positionner différemment à d'autres endroits, toujours le chaud et froid de Paul :
🔘 Galates 1.10 : Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.
Je rappelle l'affirmation de Paul : je m'efforce en toutes choses de complaire à tous.
🔘 Galates 5.11 : Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !
🔘 1 Thessaloniciens 2.4 : mais, selon que Dieu nous a jugés dignes de nous confier l'Évangile, ainsi nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu, qui sonde nos cœurs.
Il faudrait comprendre un jour que le chaud et le froid font du tiède, et que Dieu vomira les tièdes de sa bouche.
(042) 🔷 La misogynie de Paul poussée à son paroxysme.
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
(VERSET : Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, femme de Lappidoth, était juge en Israël : Juges 4.4).
🔘 1 Corinthiens 14.32-35 : Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes ; car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler ; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église.
Et les femmes prophètes ? Après tout, la loi à laquelle se réfère Paul est ce que nous appelons le pentateuque. Or dans ces 5 livres, il y a au moins Marie, sœur de Moïse et d'Aaron qui était prophétesse et qui parle dans l'assemblée du peuple.
Selon Paul, la femme n'a même pas le droit de parler à son mari, elle doit attendre de rentrer chez elle pour pouvoir le faire. Il serait bon de rappeler ce verset à presque toutes les assemblées du monde pour connaître leur avis sur la place de Paul dans la Parole de Dieu.
(043) 🔷 Tentative de pression issue de l'évidence de son erreur
LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens).
(VERSET : Car mon joug est doux, et mon fardeau léger : Matthieu 11.30).
🔘 1 Corinthiens 14.37 : Si quelqu'un croit être prophète ou inspiré, qu'il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur.
Technique connue et parfaitement maîtrisée par toutes les personnes essayant de contrôler les autres. Si vous n'êtes pas d'accord avec lui, vous devez accepter que vous n'êtes ni prophète, ni inspiré. Ça n'est rien d'autre qu'une tentative de mettre la pression sur ceux qui pourraient penser différemment.
Il n'est pas possible de se réfugier derrière l'idée qu'il n'aurait pas fait exprès, c'est censé être une Parole inspirée. N'oublions pas que le sujet qui est l'objet de cette affligeante affirmation est celui du silence obligatoire des femmes en dehors de leur foyer. Pour information, je rappelle qu'il y a eu 9 prophétesses, et que Déborah officiait sous un arbre, pas dans son foyer.
(044) 🔷 L'écharde dans la chair, l'excuse du péché
LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens).
(VERSET : L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance : Esaïe 61.1).
On va maintenant décortiquer un passage où Paul reconnaît avoir un problème d'orgueil, parce qu'il en était parfaitement conscient. Il dira « Et pour que je ne sois pas enflé d'orgueil, à cause de l'excellence de ces révélations, il m'a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m'empêcher de m'enorgueillir. Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, et il m'a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierais donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi » (2 Corinthiens 12.7-9).
Nous avons là l'une des plus belles excuses de l'église moderne pour tolérer le péché. Dans le passage en question, Paul affirme que Dieu lui a mis un ange de Satan dans la chair pour ne pas qu'il pèche. C'est l'une des plus grosses aberrations de Paul. Il prétend que Dieu l'aurait lié à Satan pour éviter qu'il ne pêche. Cela revient à jeter quelqu'un dans la boue pour éviter qu'il ne se salisse. Que la puissance de Dieu s'accomplisse dans nos faiblesses, c'est parfaitement en accord avec la Parole, mais il y a une différence fondamentale entre une faiblesse et un lien démoniaque, et là nous sommes en présence d'un lien démoniaque que Paul admet avoir et qu'il prétend accepter au nom du Seigneur qui lui, est justement mort pour nous libérer.
Jésus, qui est venu pour libérer les captifs (Ésaïe 61.1 : ... proclamer aux captifs la liberté ...), aurait décidé de les lier à Satan pour éviter qu'ils ne pêchent. Autrement dit, Dieu nous frapperait violemment sur les doigts pour nous faire oublier une douleur au pied au lieu de plus simplement nous enlever cette dernière. Dans ce passage, Paul prêche un Dieu qui, au lieu de libérer ses fidèles, leur ajouterait encore plus de chaînes, soit un Dieu en opposition totale avec le reste de la Parole de Dieu.
Pourquoi fait-il une telle déclaration ?
Parce qu'il veut justifier sa condition de pécheur et son incapacité à sortir du problème d'orgueil qu'il reconnaît avoir. Il écrit bel et bien que cette fameuse « écharde » démoniaque lui a été donnée pour qu'il ne soit « pas enflé d'orgueil » et pour l'empêcher de s'« enorgueillir ».
Dans ce passage Paul reconnaît non seulement le fait d'être orgueilleux, mais il admet ne pas avoir cessé de l'être et malheureusement cela a dirigé une bonne partie de ses écrits, comme ceux que je citais en premier lieu dans les contradictions concernant le fait d'affirmer parler avec sagesse sans direction de Dieu (1 Corinthiens 7.25-26).
J'aimerais souligner qu'on ne se fait pas d'échardes si l'on ne travaille pas le bois.
(045) 🔷 Prier pour qu'on nous laisse tranquille !!!
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée).
(VERSET : Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre : Jean 15.20).
🔘 1 Timothée 2.1-2 : J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.
Paul appelle à prier en premier lieu (avant toutes choses) pour les perdus, on peut y voir une sainte occupation, mais avec Dieu l'une des choses les plus importantes, ce sont les motivations. Le 'pourquoi' vous faites les choses. C'est pour cela que Jean-Baptiste invectivait les pharisiens en leur demandant : qui vous a appris à fuir la colère à venir ? (Matthieu 3.7b), leurs intentions étaient mauvaises, pourtant ils venaient se faire baptiser, ce qui semble être une bonne chose. De la même manière, nous avons ici Paul qui invite à prier pour des païens, mais la raison qu'il invoque est perturbante. Le but n'est pas le salut des perdus, mais de pouvoir mener : une vie paisible et tranquille. Une vie "paisible et tranquille" lorsque Jésus nous annonce qu'on nous haïra et qu'on nous persécutera.
(046) 🔷 Lorsque Paul demande instamment à être rejeté
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée).
(VERSET : Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! : Apocalypse 22.15).
🔘 1 Timothée 4.1-5 : Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s'abstenir d'aliments que Dieu a créés pour qu'ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu'on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.
En opposition totale avec la nappe, mais il faut aussi souligner son discours sur les faux docteurs en disant qu'ils prescrivent de ne pas se marier. J'ai souligné à de très nombreuses reprises les fois où Paul enseigne de rester célibataire, voir lorsqu'on l'est déjà, de faire comme si on ne l'était pas.
(047) 🔷 Jeune mais converti depuis longtemps ???
LIVRES INCRIMINES : (1 Timothée) (1 Timothée).
(VERSET : ... car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre : Jacques 1.6).
Comme d'habitude, le double langage des épîtres attribuées à Paul est flagrant dans les deux versets qui suivent. Rappelons-nous lorsqu'il conseillait à Timothée de boire du vin (1 Timothée 5.23), alors qu'il déconseillait aux Romains de le faire (Romains 14.21). Le principe ici est un peu le même, une affirmation qu'il contredit directement et, dans le cas présent, il trouve le moyen de le faire, à quelques versets d'intervalle.
Il commence par affirmer quelques règles concernant les évêques :
🔘 1 Timothée 3.6 : Il ne faut pas qu'il soit un nouveau converti, de peur qu'enflé d'orgueil il ne tombe sous le jugement du diable.
Et poursuit par cette affirmation :
🔘 1 Timothée 4.12 : Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté.
La contradiction est évidente.
(048) 🔷 Obligation des jeunes veuves de se remarier et d'avoir des enfants
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée)
(VERSET : ... Alors Juda dit à Tamar, sa belle-fille: Demeure veuve dans la maison de ton père, jusqu'à ce que Schéla, mon fils, soit grand ... : Genèse 38.11)
🔘 1 Timothée 5.14 : Je veux donc que les jeunes (veuves) se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison, qu'elles ne donnent à l'adversaire aucune occasion de médire ;
Donc les femmes ont si peu d'importance que le simple fait de porter le deuil de leur époux ne leur est pas permis. Elles ont l'obligation, parce que Paul le veut, de se remarier, d'avoir des enfants, etc... Pourtant, il enseigne également qu'il est mieux de ne pas se marier, allant même jusqu'à dire que ça éloigne de Dieu puisque ces veuves dès lors, selon les paroles même de Paul, s'inquiéteraient alors de plaire à leur mari et non à Dieu.
C'est donc un ordre qui risque de devenir difficile à suivre si les croyants font ce que Paul conseille en permanence, c'est-à-dire de rester célibataire.
(049) 🔷 L'hérésie du jugement des anges
LIVRE INCRIMINE : (1 Timothée)
(VERSET : Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement : 2 Pierre 2.4)
🔘 1 Timothée 5.21 : Je te conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ, et devant les anges élus, d'observer ces choses sans prévention, et de ne rien faire par faveur.
Il nous supplie devant les anges élus ? Selon lui nous sommes appelés à juger les anges et pourtant il fait des supplications devant des anges « élus ». Seulement s'ils sont « élus » comme il le prétend, alors ils sont sauvés et leur jugement est d'ores et déjà derrière eux. Cela signifie également si certains sont "élus" que d'autres ne le sont pas. Ceux qui ne sont pas « élus » ne sont pas sauvés et ont donc déjà leur jugement. Comment peut-on alors juger les anges s'ils sont déjà jugés ? Et comme je le disais dans une autre point, le seul autre endroit où il est fait mention de juger les anges, n'est autre que les apocryphes, mais si on se réfère à la Parole de Dieu, cette notion est non seulement inexistante, mais également opposée au jugement par la Parole de Dieu elle-même.
Son incompréhension de la réalité biblique n'est jamais relevée parce que l'essentiel de l'église fait la même erreur que lui. Trois passages parlent de jugement et d'anges simultanément :
🔘 Esaïe 24.21-22 : En ce temps-là, l'Éternel châtiera dans le ciel l'armée d'en haut, et sur la terre les rois de la terre. 22 Ils seront assemblés captifs dans une prison, ils seront enfermés dans des cachots, et, après un grand nombre de jours, ils seront châtiés.
🔘 2 Pierre 2.4 : Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement.
🔘 Jude 1.5-6 : Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Égypte, fit ensuite périr les incrédules ; 6 qu'il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure;
Le passage d'Esaïe ne nous dit pas qu'ils seront jugés à la fin, mais qu'ils l'auront été bien avant. C'est leur châtiment qui se déroulera à la fin, pas leur jugement. Donc l'application de la sentence.
Le passage de la deuxième épître de Pierre ne parle pas plus de jugement des anges à venir, mais de ce qu'ils le sont déjà. Le fait qu'ils soient réservés pour le jugement ne parle pas du fait d'être juger, mais désigne un jour spécial, le jour du jugement, qui n'est pas le jour où les hommes et les anges seront jugés, mais le jour où leur sentence prendra effet.
Pour finir, le passage de Jude est encore plus clair, en nous précisant qu'ils sont DEJA enchainés ETERNELLEMENT par les ténèbres. C'est donc une fois de plus en référence à un jour particulier que le terme "jugement" est utilisé.
Enfin, je rappelle l'évangile selon Jean, que tout le monde devrait déjà avoir entendu ou lu :
🔘 Jean 3.18 : Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Donc dans un cas on n'est pas jugé, et dans l'autre on l'est déjà. Que ce soit pour les anges ou nous, il en va de même. De toute évidence, la ou les personnes qui ont écrit les épîtres attribuées à Paul n'avaient pas connaissance de ces détails qui anéantissent leurs affirmations.
(050) 🔷 La destruction de la mort
LIVRE INCRIMINE : (2 Timothée)
(VERSET : Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait : Apocalypse 6.8)
🔘 2 Timothée 1.10 : et qui a été manifestée maintenant par l'apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Évangile.
La mort n'a pas été détruite, mais vaincue, elle est sous la domination de Jésus-Christ et ne sera jetée dans le feu qu'à la fin des temps, lieu où elle ne sera toujours pas détruite, mais vivra éternellement sa condamnation.