- Enfer et Damnation -

1) Son existence

2) La part des choses

3) La GEHENNE

a) Ce à quoi Dieu n'avait pas pensé et sa conséquence.

b) La vallée de Ben-Himmon.

c) Ce qui s'y est passé.

4) La Géhenne dans la nouvelle alliance

a) Détails sur la Géhenne.

b) Des vers ?

c) Conclusion sur la Géhenne.

5) Le séjour des morts

a) Comprendre Hades.

b) Le shéol.

6) La mort

7) Complétons

a) Une idée et son corollaire.

b) Une personne.

c) Un choix.

d) Une absence.

  • d.1) La coexistence des notions.
  • d.2) Laisse les morts.

e) La différence entre la mort et 'mourir'. 

8) L'enfer concrètement

a) Sa forme.

b) La création.

  • b.1) Ce qui signifie ...
  • b.2) L'addition.
  • b.3) Une histoire de température.
  • b.4) Feu mais pas flamme.

9) Conclusion

a) La prédication aux morts.

b) Les candidats.

10) Post-Scriptum

a) Tartaroo.

b) Les breuvages mortels.

ANNEXE : les versets par thème

1️⃣ Le ver.

a) Dans le sens d'une couleur.

  • a.1) Pour le tabernacle et son transport.
  • a.2) Pour la tenue des sacrificateurs.
  • a.3) Pour les offrandes.
  • a.4) Sur les sacrifices et les purifications.
  • a.5) Autres.

b) Dans un sens plus neutre .

c) Dans un sens négatif.

2️⃣ Les versets sur l'étang de feu.

3️⃣ Les versets sur le soufre.

4️⃣ La mort.

a) Les versets sur HADES hors Apocalypse.

b) Le SHEOL.

c) La mort dans le livre de l'Apocalypse.

1) Son existence

On va essayer ici de clarifier ce qu'est l'enfer. Toutes les théories existent, certains disent que ça n'existe pas, d'autre en font un royaume à part entière. Certains encore un lieu de tourments où les perdus sont torturés par des démons. La première question concerne donc l'existence ou non d'une vie en dehors de celle que nous avons sur terre.  

On peut lire et entendre bien des choses, mais le problème de la plupart de ces théories tient en ce qu'elles n'existent que pour justifier les craintes ou les espoirs des hommes et pour l'essentiel elles ne reposent au mieux que sur des demi-versets. Ce qui compte n'est pas de comprendre pourquoi, mais de comprendre tout court. Il n'est donc pas question de décider si nous sommes d'accord ou non, mais de voir ce que la Parole de Dieu en dit. Là est la vérité.

L'un des premiers arguments suit une logique fréquemment utilisée par ceux qui n'ont pas pour but de mettre la Parole de Dieu en avant. Ils prennent quelques passages qu'ils détournent, et ensuite affirment avec force que rien ne va dans le sens de ce que les autres disent. L'un de ces arguments est donc de dire que l'enfer est une conception moderne qui est née après la période de Jésus sur terre, et que l'ancienne alliance ne parlait pas de tourments quelconques pour les morts. Ils laissent ensuite ceux qui se posent la question dans le flou ne leur laissant que la certitude de leurs propres affirmations, parfaitement conscient que s'ils avaient la capacité de répondre à cette question eux-mêmes, ils ne la poseraient pas à d'autres. Ils affirment donc qu'une chose n'est pas écrite, parfois même en sachant qu'elle l'est, certain que presque personne ne vérifiera ou n'aura la connaissance préalable pour cerner la supercherie.

Il est donc évident que c'est faux. Les Hébreux avaient conscience de l'après-vie. Les psaumes regorgent de passages l'attestant, Saül a parlé à un mort (1 Samuel 28), David affirme être remonté du séjour des morts (Psaumes 30.2-3 : Éternel, mon Dieu! J'ai crié à toi, et tu m'as guéri. Éternel! tu as fait remonter mon âme du séjour des morts, Tu m'as fait revivre loin de ceux qui descendent dans la fosse), mais c'est surtout dans le livre de Daniel que les choses sont dites très clairement :

🔘 Daniel 12.2 : Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte (Dera'own) éternelle.

On notera le vocable du prophète, qui se trouve être le même que celui de Jésus (Jean 11.11 : Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller) qui, quelques versets plus loin va confirmer qu'il parle de ce que les hommes appellent la mort (Jean 11.14 : Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort).

Dans ce passage de Daniel, le mot 'plusieurs' pourrait laisser à penser qu'il s'agit d'un petit nombre. En réalité, c'est le mot 'rab' et il parle de multitude ou d'abondance. Ce verset du livre de Daniel parle donc d'un moment qui se situe à la fin et durant lequel, une multitude se réveillera, et une partie d'entre eux le feront 'pour la vie éternelle', mais tous les autres pour ce qu'il appelle 'l'opprobre, la honte éternelle'. Donc il y a bien une éternité dans la pensée juive, qu'elle soit avec Dieu ou sans lui. L'opprobre de son côté parle de vivre sous le reproche et l'insulte, alors que la honte éternelle parle en réalité de quelque chose de bien plus fort. Le mot est 'Dera'own' et il n'est présent que deux fois dans la Parole de Dieu. L'une des deux est évidemment dans ce verset, quant à l'autre, la particularité est qu'il est présent dans exactement le même contexte, mais traduit différemment, alors qu'il porte le même sens :

🔘Esaïe 66.24 : Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi ; Car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point ; Et ils seront pour toute chair un objet d'horreur (Dera'own).

Le problème d'une traduction par 'honte' dans le verset d'Esaïe est que cela impliquerait que la honte est pour les autres, et non pour eux (ils seront pour toute chair un objet d'horreur). Par contre, une traduction par 'horreur' dans le verset de Daniel fait sens et transcrit bien mieux la réalité de ce dont il est en train de parler. Le plus sage est simplement de considérer qu'ils seront à la fois dans l'un et dans l'autre, sans que cela soit deux choses différentes, mais une seule pour laquelle nous n'aurions pas nécessairement de mots. Le tout portant la notion de 'repousser', qui est l'origine du mot en lui-même.

Donc il existe bien une existence après notre passage sur terre et le nom qu'on lui donne n'a pas beaucoup d'importance. D'autant que dans la plupart des cas les personnes qui veulent savoir avec exactitude ce qu'est l'enfer, le veulent pour savoir s'ils doivent craindre ou non. Son existence ne devrait être qu'une information à la valeur relative. Celui qui cherche Dieu par crainte de l'enfer n'a pas une démarche correcte (Matthieu 3.7 : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?). Chercher une compréhension dans la Parole de Dieu devrait toujours se faire parce que Jésus est la Parole et que chaque compréhension nous permet de nous approcher un peu plus de lui.

2) La part des choses

Bien que n'ayant pas d'importance en soi, il n'en reste pas moins que la Parole de Dieu en parle. Cela nous apprend donc des choses sur Dieu. N'oublions pas que Jésus est allé prêcher aux morts, donc comprendre mieux ce qui concerne l'enfer nous en apprend sur ce qu'il a fait. En outre, les fausses conceptions mises en avant autant par les religions que par le cinéma (ce qui revient presque au même), nous ont présenté des versions qui ne sont en aucun cas basées sur la Parole de Dieu.

Le mot 'enfer' n'existe pas réellement dans la Parole de Dieu. En réalité, c'est un mot tiré d'une traduction latine de la Parole (infernus) et dont la signification était déjà bancale dès le début. Il signifie 'ce qui est en dessous'.

La conception de l'enfer chez les chrétiens est tragiquement plus une transposition de la foi romaine que de la Parole de Dieu. Ainsi ils imaginent un endroit de tourment dans lequel satan règne. Evidemment, c'est en totale opposition avec la Parole de Dieu, comme quasiment tous ce qui vient de ces horizons spirituels.

Dans la Parole de Dieu, on nous parle de 'mort', de 'séjour des morts', de 'géhenne' et d''étang ardent de feu et de soufre'.

Bien que les quatre termes et expressions désignent des choses qui se retrouvent dans les deux alliances, l'ancienne ne porte pas encore la révélation apportée par Jésus, et certains des termes y désignent alors des choses existant sur le plan d'existence charnel, annonçant ce qui sera plus clairement révélé à partir de Jésus.

Il va donc falloir différencier les termes entre eux. Ces derniers désignant des choses qui se rejoignent, mais restent cependant différentes.

3) La GEHENNE (Geena & La vallée de Ben-Hinnom)

a) Ce à quoi Dieu n'avait pas pensé et sa conséquence.

Ce mot a donc la particularité d'être une 'création' de Jésus. Il est le premier à l'employer, et si on peut légitimement se demander quel mot Hébreux il utilisait, il n'en reste pas moins qu'il a été traduit en 'Geena' par ses disciples ayant rédigé les quatre versions de l'évangile. Ils ont donc traduit un mot qu'utilisait Jésus dans un mot grec qui n'existait pas. Un néologisme. Signe que ce qui était mis en avant n'était pas prévu dans la langue de l'occupant.

Par ailleurs, dans l'ancienne alliance, le séjour des morts s'appelle le 'sheol', et il est traduit en grec par 'hades'. Ce qui signifie qu'en utilisant un néologisme, Jésus ne parlait pas du séjour des morts dont nous parle l'ancienne alliance et que retranscrit la nouvelle. Sinon les disciples l'aurait traduit en 'hades' comme ils l'ont fait ailleurs. Il faisait cas d'autre chose pour lequel il avait besoin de créer un mot.

Et le mot en question vient de deux mots Hébreux :

  1. Gay' (1516) : Vallée, une vallée encaissée, une gorge étroite.

  2. Hinnom (2011) : Lamentation.

Donc techniquement, c'est la vallée des lamentations. Ca n'est pas un endroit allégorique, ce lieu existe réellement, mais très peu sous ce nom précis. Dans les textes de l'ancienne alliance, il est mis en avant sous le nom de 'vallée des fils de Hinnom' pour n'être présent sous le nom de 'vallée de Hinnom' qu'une seule et unique fois (Josué 18.16 : ... Elle descendait par la vallée (Gay) de Hinnom (Hinnom)...). Pour autant, bien que ce lieu existe sur terre (c'est la vallée attenante à la muraille sud de Jérusalem) il n'est qu'une annonce de ce qui est dans le spirituel. Etant une annonce, ce qu'on nous en dit a donc une grande importance.


b) La vallée de Ben-Himmon.

La Parole de Dieu ne parle que très peu de cet endroit dans l'ancienne alliance (11 fois), au début pour signifier son existence (Josué 15.8) (Josué 18.16) qui nous est rappelée dans Néhémie (11.30), puis uniquement dans un sens très particulier qui met en avant la seule chose dans la Parole de Dieu dont Dieu dit qu'il n'y avait pas pensé, suivi par deux fois de sa conséquence.

🔘 2 Rois 23.10 : Le roi souilla Topheth dans la vallée (Gay) des fils de Hinnom (Hinnom), afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de Moloc.

🔘 2 Chroniques 28.3 : il brûla des parfums dans la vallée (Gay) des fils de Hinnom (Hinnom), et il fit passer ses fils par le feu, suivant les abominations des nations que l'Eternel avait chassées devant les enfants d'Israël.

🔘 2 Chroniques 33.6 : Il fit passer ses fils par le feu dans la vallée (Gay) des fils de Hinnom (Hinnom); il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, il s'adonnait à la magie, et il établit des gens qui évoquaient les esprits et qui prédisaient l'avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, afin de l'irriter.

🔘Jérémie 32.35 : Ils ont bâti des hauts lieux à Baal dans la vallée (Gay) de Ben-Hinnom (Hinnom), Pour faire passer à Moloc leurs fils et leurs filles : Ce que je ne leur avais point ordonné; Et il ne m'était point venu à la pensée qu'ils commettraient de telles horreurs Pour faire pécher Juda.

🔘 Jérémie 19.2-5 : Rends-toi dans la vallée (Gay) de Ben Hinnom (Hinnom), qui est à l'entrée de la porte de la poterie; et là, tu publieras les paroles que je te dirai. Tu diras : Écoutez la parole de l'Éternel, rois de Juda, et vous, habitants de Jérusalem ! Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël : Voici, je vais faire venir sur ce lieu un malheur qui étourdira les oreilles de quiconque en entendra parler. Ils m'ont abandonné, ils ont profané ce lieu, Ils y ont offert de l'encens à d'autres dieux, que ne connaissaient ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda, Et ils ont rempli ce lieu de sang innocent ; Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : Ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, ce qui ne m'était point venu à la pensée.

+ sa conséquence : Jérémie 19.6 : C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée (Gay) de Ben-Hinnom (Hinnom), mais où on l'appellera vallée du carnage.

🔘 Jérémie 7.31 : Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée (Gay) de Ben-Hinnom (Hinnom), Pour brûler au feu leurs fils et leurs filles : ce que je n'avais point ordonné, ce qui ne m'était point venu à la pensée.

+ sa conséquence : Jérémie 7.32 : C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où l'on ne dira plus Topheth et la vallée (Gay) de Ben-Hinnom (Hinnom), mais où l'on dira la vallée du carnage ; Et l'on enterrera les morts à Topheth par défaut de place.

Dans l'ancienne alliance, la géhenne est en réalité la vallée de Hinnom, et ce qui s'y est déroulé, à travers le temps, reste toujours d'actualité.


c) Ce qui s'y est passé.

C'est donc dans cette vallée, qui a donné le mot 'Géhenne', que les enfants étaient brûlés aux faux dieux. Dans cet endroit sordide, une ville servait spécifiquement à cela, la ville de Topheth, qui nous est mentionnée dans 4 des passages cités plus haut (2 Rois 23.10 ; Jérémie 19.6 ; Jérémie 7.31 ; Jérémie 7.32). Comme souvent, son nom vient spécifiquement de sa fonction. 'Topheth' signifie 'lieu du bûcher', ou 'lieu pour brûler'.

Devant l'horreur des bûchers d'enfants, l'Eternel enverra Jérémie dans la ville de Topheth afin de prophétiser sur elle et sur Jérusalem.

🔘 Jérémie 19.11-15 : Et tu leur diras : Ainsi parle l'Eternel des armées : C'est ainsi que je briserai ce peuple et cette ville, comme on brise un vase de potier, sans qu'il puisse être rétabli. Et l'on enterrera les morts à Topheth (Topheth) par défaut de place pour enterrer. 12 C'est ainsi que je ferai à ce lieu, dit l'Eternel, et à ses habitants, Et je rendrai cette ville semblable à Topheth (Topheth). 13 Les maisons de Jérusalem et les maisons des rois de Juda Seront impures comme le lieu de Topheth (Topheth), Toutes les maisons sur les toits desquelles on offrait de l'encens A toute l'armée des cieux, Et on faisait des libations à d'autres dieux. 14 Jérémie revint de Topheth (Topheth), où l'Eternel l'avait envoyé Prophétiser. Puis il se tint dans le parvis de la maison de l'Eternel, et il dit à tout le peuple : 15 Ainsi parle l'Éternel des armées, le Dieu d'Israël : Voici, je vais faire venir sur cette ville et sur toutes les villes qui dépendent d'elle tous les malheurs que je lui ai prédits, parce qu'ils ont raidi leur cou, pour ne point écouter mes paroles.

Si le livre de Jérémie parle dans son ensemble de Jérusalem et d'Israël, le livre d'Esaïe parle quant à lui de la nouvelle alliance. Il annonce ce qui est à venir et dont l'accomplissement se situe à partir de Jésus. C'est pour cela qu'une affirmation faite dans Jérémie ne se comprend pas nécessairement de la même manière qu'une autre dans Esaïe, parce que le sujet de leur révélation est différent. Or, Esaïe à son tour parlera de Topheth, mais si le lien avec la ville est évident de par l'origine de la notion, le mot sera écrit autrement, tout en désignant la même chose, un bûcher. Simplement lorsqu'il s'agit du nom de la ville, cela s'écrit 'Topheth' et lorsque cela parle du bûcher, cela s'écrit 'Tophteh'. Gardons à l'esprit que les voyelles n'existent pas en Hébreux.

La différence est importante à prendre en compte, justement, comme je le disais, parce que le livre du prophète Esaïe parle tout particulièrement de ce qui concerne la révélation à partir de la venue de Jésus jusqu'à son retour. Aussi, lorsque le prophète nous transmet : Depuis longtemps un bûcher (Tophteh) est préparé, Il est préparé pour le roi, Il est profond, il est vaste ; Son bûcher, c'est du feu et du bois en abondance; Le souffle de l'Eternel l'enflamme, comme un torrent de soufre (Esaïe 30.33), on ne peut que faire le lien avec les deux seuls autres passages de toute la Parole de Dieu qui place le soufre dans une étendue liquide. Ce mot est peu employé dans la Parole de Dieu. Il l'est précisément 7 fois dans l'ancienne alliance, et 7 fois dans la nouvelle, et donc 3 fois pour parler d'une étendue liquide ... La première était donc celle d'Esaïe et les deux suivantes se trouvent dans le livre de l'apocalypse :

🔘 Apocalypse 20.10 : Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre (theion), où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.

🔘 Apocalypse 21.8 : Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre (theion), ce qui est la seconde mort.

Le lien est donc fait entre la Géhenne, qui est la vallée de Ben-Hinnom, la ville de Topheth, qui est la ville du brasier, et la condamnation prononcée par Esaïe qui renvoie directement à l'étang de feu et de soufre du livre de l'apocalypse. La Géhenne est donc l'étang de feu et de soufre du livre de l'apocalypse. Ce qui nous permet de regarder ce qui s'y passait dans la chair comme une image de ce qui s'y passera dans l'esprit.

Et ce qui s'y passait, c'est que les hommes jetaient leurs enfants au feu, et leur sanction sera qu'ils seront à leur tour jetés au feu. S'ils ont jugé le feu comme un destin digne pour leurs propres enfants, ils ne pourront que souffrir le même destin dans l'éternité. De la même manière que Jésus invectivait les pharisiens en leur disant 'Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. Comblez donc la mesure de vos pères. Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? (Matthieu 23.31-33), ceux qui refusent de faire la paix avec Dieu se déclarent fils de ceux qui ont brûlé leurs enfants.

Ceci dit, si Jésus a introduit ce nouveau mot, il reste encore à regarder dans quelles circonstances.

4) La Géhenne dans la nouvelle alliance

a) Détails sur la Géhenne.

Ce mot est particulièrement intéressant. Il n'existe pas à proprement parler dans l'ancienne alliance, même si sa formation prend racine dans l'Hébreux. Pour ajouter à cela, en dehors de Jacques qui l'utilise une fois, toutes les autres fois il est employé par Jésus qui sait obligatoirement ce qu'il désigne puisque ce mot vient directement de lui.

🔘 Matthieu 5.22 : Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d'être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne (geenna).

Le feu en question est donc le feu de la vallée de Ben-Himmon, celui dans lequel les enfants étaient brûlés. C'est également la première mention du terme. Les juifs qui écoutaient Jésus, bien que faisant face à un nouveau mot, savaient parfaitement de quoi il parlait. D'autant que Jésus parlait de quelque chose s'étant déroulé dans une vallée à quelques centaines de mètres de lui à cet instant et restant une honte sans fin.

Ensuite vient un discours qui prendra trois formes, deux dans l'évangile selon Matthieu et une redicte dans celui selon Marc. Cette dernière portant une précision intéressante sur la Géhenne elle-même.

🔘 Matthieu 5.29-30 : Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne (geenna). 30 Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n'aille pas dans la géhenne (geenna).

🔘 Matthieu 18.9 : Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans le feu de la géhenne (geenna).

🔘 Marc 9.43-48 : Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, 44 que d'avoir les deux mains et d'aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint point. 45 Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le ; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, 46 que d'avoir les deux pieds et d'être jeté dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint point. 47 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la géhenne, 48 où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.

La précision se trouve évidemment être le denier verset de Marc qui, décrivant la Géhenne, nous dit que c'est un lieu : où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point. La notion de 'ver' nécessitant qu'on y revienne par après. Ces différents comportements pouvant condamner à la géhenne ont souvent posé questions. Essentiellement sur le fait que ce soit des réalités physiques ou des images, et la mise en perspective de la Parole de Dieu nous en donne une réponse simple. L'évidence se trouve tout simplement dans Matthieu 5.29 et dans Marc 9.47. Nous savons par ce que Jésus a enseigné que : c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies (Matthieu 15.19). Donc regarder une chose et la convoiter ne soulève pas le problème de l'œil mais le problème du coeur. Ca n'invalide pas ce que Jésus dit concernant la Géhenne, ça montre simplement qu'une compréhension littérale est mauvaise. Si on prend les trois exemples qu'il donne, on se retrouve avec les yeux, les mains et les pieds. Ca nous parle donc en réalité du coeur. Quelles que soient les pensées du coeur, les yeux donnent la direction, les pieds permettent d'y aller, et la main de s'en saisir. Si nous cédons aux tentations du monde, nous irons vers le monde, et 'nul ne peut servir deux maîtres' (Matthieu 6.24).

En dehors de ces affirmations sur la Géhenne, Jésus précise que c'est le châtiment des Pharisiens (Matthieu 23.33*), qu'ils en sont les fils et qu'ils œuvrent à entrainer les hommes dedans (Matthieu 23.15), et finalement que seul Dieu peut jeter et faire périr l'âme dans la Géhenne (Matthieu 10.28*) (Luc 12.5*).

La dernière précision nous vient de Jacques, qui affirme que 'La langue aussi est un feu; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne' (Jacques 3.6). La langue produit donc le jugement de la Géhenne, ce qui fait directement le lien avec proverbes 18.21 : La mort et la vie sont au pouvoir de la langue... .

* Les versets cités.

🔘Matthieu 10.28 : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne (geenna).

🔘Matthieu 23.15 : Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne (geenna) deux fois plus que vous.

🔘 Matthieu 23.33 : Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ?

🔘 Luc 12.5 : Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne (geenna) ; oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez craindre.

Ce sont toutes les affirmations faites sur la Géhenne. Revenons maintenant à la notion de 'ver'.


b) Des vers ?

Dans la nouvelle alliance, la notion de ver est impossible à définir avec clarté. Pour la simple et bonne raison que le mot en lui-même n'apparaît qu'une seule fois (Marc 9.48 : où leur ver (skolex) ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point) en citation d'Esaïe 66.24 (Et quand on sortira, on verra Les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi; Car leur ver (Towla' et) ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point; Et ils seront pour toute chair un objet d'horreur). Cependant cette rareté est également un signe. Pour en comprendre l'éventuelle signification, il n'y a qu'un moyen, se plonger dans l'ancienne alliance, où la notion est beaucoup plus présente (43 fois).

Cette présence nous permet de réaliser que si ce qu'un ver représente pour nous est presque insignifiant, dans la Parole de Dieu ça n'est pas du tout le cas. Au contraire, c'est une notion très importante, et si Jésus l'utilise ça n'est donc clairement pas anodin. Il faut noter que sur les 43 occurrences du mot 'ver' (Towla), on le traduit 33 fois par 'cramoisi' qui évidemment est une couleur, et 1 fois par pourpre, qui représente la même chose. La raison en est simplement que cette couleur, qui est omniprésente dans le tabernacle de Moïse ainsi que sur la tenue des sacrificateurs et dans bon nombre de sacrifice, s'obtient par les sécrétions d'une larve qui meurt sur un arbre, représentant la mort sacrificielle de Jésus.

(Exode 25.4) (Exode 26.1) (Exode 26.31) (Exode 26.36) (Exode 27.16) (Exode 28.5) (Exode 28.6) (Exode 28.8) (Exode 28.15) (Exode 28.33) (Exode 35.6) (Exode 35.23) (Exode 35.25) (Exode 35.35) (Exode 36.8) (Exode 36.35) (Exode 36.37) (Exode 38.18) (Exode 38.23) (Exode 39.1) (Exode 39.2) (Exode 39.3) (Exode 39.5) (Exode 39.8) (Exode 39.24) (Exode 39.29) (Lévitique 14.4) (Lévitique 14.6) (Lévitique 14.49) (Lévitique 14.51) (Lévitique 14.52) (Nombres 4.8) (Nombres 19.6) (Esaïe 1.18 : Venez et plaidons ! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S'ils sont rouges comme la pourpre (Towla' et), ils deviendront comme la laine).

Ca pose l'importance du 'ver' dans la Parole de Dieu. Il est utilisé comme représentation de quelque chose de particulièrement fort. C'est la raison pour laquelle l'emploi de cette même notion en parlant de la Géhenne ne peut pas être négligé. Jésus savait obligatoirement que le ver parlait de lui et de ce qu'il allait accomplir. Utiliser ce vocable au mépris de cette importance n'est pas possible. Ce qu'il a réellement dit prend donc cela en compte.

Jésus est donc le ver qui est représenté dans le tabernacle de Moïse. On peut alors se demander si ça le représente toujours et on trouve alors trois versets presque neutres qui comparent cette notion à autre chose ...

🔘 Esaïe 41.14 : Ne crains rien, vermisseau (Towla' et) de Jacob, faible reste d'Israël ; Je viens à ton secours, dit l'Eternel, et le Saint d'Israël est ton sauveur.

🔘 Psaumes 22.6 : Et moi, je suis un ver (Towla' et) et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple.

🔘 Job 25.6 : Combien moins l'homme, qui n'est qu'un ver, le fils de l'homme, qui n'est qu'un vermisseau (Towla' et) !

Donc cette fois-ci, le ver représente l'homme, mais pas n'importe lequel, celui qui est dans sa stature la plus basse.

Et on réalise alors que le ricin sous lequel Jonas se réfugiait de la chaleur a été piqué par un ver (Jonas 4.7), que la désobéissance des Hébreux dans le désert au regard des cailles le jour de Sabbat a amené des vers à croitre.

L'image du ver porte celle du Jardin d'Eden et des deux arbres. L'un des vers représente Jésus, il est le pendant de l'arbre de la vie, alors que l'autre côté de la pièce montre le ver comme la conséquence de ceux qui mangeront de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Celui qui accepte Jésus accepte le cramoisie, la couleur qui représente son sacrifice. Celui qui porte sa propre condamnation au lieu de la confier au Fils de Dieu devient son propre ver. En comprenant cela, on comprend soudainement bien des choses concernant cette notion. On comprend le lien qu'il y a entre ce que nous disait Esaïe (14.11 : Sous toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture) et le livre de l'apocalypse où les perdus rejoignent la mort et le séjour des morts dans l'étang ardent de feu et de soufre (Apocalypse 14.9*) (Apocalypse 19.20*) (Apocalypse 21.8*) dans un amalgame de corps (Esaïe 14.11*), appelé 'vers' par Esaïe et qui ne mourront jamais, contrairement à leur âme qui est morte parce que n'appartenant pas à Jésus qui est la vie. La vie du corps et de l'âme n'étant pas la même chose, le corps peut être vivant alors que l'âme est morte.

Le verset de Marc 9 nous parlant des vers qui ne meurent point parlent donc en réalité des hommes qui ont choisi d'être leur propre dieu et de payer pour leurs fautes eux-mêmes. Ne possédant pas le pouvoir de la vie à travers la résurrection, ils ne peuvent sortir de l'état qu'ils ont choisi. C'est de ces personnes que parle Jésus.

(* Esaïe 14.11 : Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes luths ; Sous toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture).

(* Tous les versets marqués en rouge se trouvent à la fin de l'enseignement)


c) Conclusion sur la Géhenne.

La géhenne est donc à proprement parler ce dont on fait mention lorsqu'on parle improprement d'enfer, mot d'origine Latine et donc non biblique. Elle est le lieu où les perdus passeront leur éternité, s'étant eux-mêmes jugés capables de porter la sanction de leurs fautes et héritant de la sanction que leurs pères administraient à leurs propres enfants. Si par leurs comportements ils se décrètent fils de ces personnes, alors ils recevront ce que leurs pères donnaient.

A différents endroits le géhenne est appelée l'étang de feu et de soufre. Le livre de l'apocalypse nous dit que c'est dans ce lieu que vont se retrouver tous ceux qui ont adoré 'la bête et son image', ainsi que 'la bête' elle-même, le 'faux prophète' et finalement le 'diable'. L'évangile selon Matthieu ajoutant à ce tableau la présence des anges de satan : allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges (Matthieu 25.41).

🔘 Apocalypse 14.9-10 : Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d'une voix forte: Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, 10 il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau

🔘 Apocalypse 19.20 : Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre.

🔘 Apocalypse 20.10 : Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.

🔘 Apocalypse 21.8 : Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

Ca n'est pas un lieu structuré, c'est d'une manière imagée la poubelle de la création dont l'accès se fait par choix et dont le ramassage est proche. La Géhenne c'est donc la fin du voyage pour ceux qui ont refusé de faire la paix avec Dieu. Son accès se fera uniquement à la fin, alors que la période de 1000 ans se terminera par la victoire définitive de Dieu sur satan.


Cela ne nous donne cependant pas plus d'indications sur les nombreux autres versets parlant de la mort, l'un d'entre eux étant 'hades'.

5) Le séjour des morts (Hades & Sheol)

L'expression 'séjour des morts' est très connus. Peu comprise pour la raison dont je parlais plus tôt, c'est-à-dire la multiplicité des choses désignées par le mot 'mort' dans la langue française et le peu de clarté dans les traductions.

Dans la réalité ça désigne plus un état de 'l'être humain' qui est représenté par un endroit qu'un endroit en particulier. 'Hades' vient de la négation 'a' et de 'eido'. 'Eido' n'est pas forcément facile à réduire, c'est tout ce qui concerne les sens. C'est ce qu'on voit, ce qu'on sent, etc ... mais également ce qu'on ressent. Hades est donc un état dans lequel il n'existe plus de communication possible, entrante ou sortante, physique ou spirituelle. On le réduit en parlant de 'séjour des morts' mais ça désigne en réalité un état du corps humain et non de son âme dont la vie et la mort ne dépendent pas de ce type de facteurs.

Dans la quasi-totalité des cas, cela parle donc d'un état du corps après que le souffle l'ait quitté. Ce qui est communément appelé 'la mort'. Mais il faut le différencier du fait de mourir. Il y a plusieurs mots qui désignent la mort dans la nouvelle alliance, on parle de 'nekros' qui est le fait d'être mort (Apocalypse 1.18 : Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ...), de 'thanatos' (Apocalypse 1.18 : Je tiens les clefs de la mort ...) et finalement 'hades' (Apocalypse 1.18 : ... et du séjour des morts). Et oui ! Dans ce seul verset le mot 'mort' se retrouve trois fois et c'est à chaque fois un autre mot en Grec. Aussi, en nous disant : Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts, Jésus nous dit en réalité : 'Je suis le premier et le dernier, et le vivant. Mon corps physique était mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles, ensuite il parle d'une autre chose souvent incomprise et qu'il a annoncé à ses disciples. En continuant par 'Je tiens les clefs de la mort', il parle non pas de la mort elle-même, mais de la porte dont il faisait mention dans Matthieu 16.18 : ... je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Comprendre le sous-entendu est important parce que dans le cas contraire on pourrait penser qu'il parle de la mort alors qu'il ne fait que parler de son 'accès'. Détenant les clefs, il détermine désormais, qui meurt et qui ne meurt pas, non pas charnellement, mais spirituellement. Ce qui est confirmé par Jean dans sa version de l'évangile, que ce soit dans Jean 8.51 (En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort (Thanatos)), ou encore dans Jean 11.25-26 (Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais). Jésus finit sa phrase en parlant du séjour des morts (hades) qui cette fois-ci parle de la mise en veille de l'âme en attendant le jugement. Le séjour des morts est donc pour tous, mais la porte est différente pour chacun.

Ces trois mots parlent presque géographiquement. 'Nekros' est le corps du mort plus que la mort du corps, et elle touche tout le monde. 'Thanatos' est l'accès à la mort, et finalement 'Hades' qui est l'état de veille permanente pendant lequel le corps est mort (donc nekros) en attendant le jour du jugement.

Ca fait une phrase étrange, mais on peut présenter les choses de cette manière : 'Hades' c'est l'état ou les 'nekros' vont après avoir franchi 'thanatos', et Jésus a triomphé de 'Thanatos' permettant au croyant d'arriver dans 'hades' sans passer par 'Thanatos' mais en passant par lui.

Le vrai problème étant cependant de savoir de quoi parle la Parole étant donné que tout a été traduit plus ou moins de la même manière. Malheureusement, différencier 'nekros' et 'thanatos' durant la lecture ne peut se faire qu'en fonction du contexte, et l'erreur est facilement possible. C'est là que comprendre 'hades', donc le 'séjour des morts' est important parce qu'il est la seule des traductions qui se différencie lors d'une lecture standard.


a) Comprendre Hades.

En se basant là-dessus, on comprend mieux de quoi parle la nouvelle alliance avec l'emploi de ce terme. Il parle de connaitre la mort et, à partir de cette généralité, il faut adapter le sens de ce qui est dit. Ainsi, lorsqu'il parle à Capernaüm d'être 'abaissée jusqu'au séjour des morts' (Matthieu 11.23) (Luc 10.15), c'est pour annoncer sa condamnation et donc spécifiquement qu'ils l'ont refusé lui, le Fils de Dieu. Ensuite lorsqu'il parle à Simon des portes du séjour des morts, c'est ce dont je faisais cas auparavant, et finalement il reste la parabole du sein d'Abraham que j'ai expliqué dans un enseignement à part entière.

Ce sont les seules fois dans l'évangile où ce mot est utilisé. On le retrouve deux fois dans le livre des Actes des Apôtres et à chaque fois en citation du même psaume (16.10) (Actes 2.27 : Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts) (Actes 2.31 : c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts (hades)).

Il ne reste alors plus que le livre de l'apocalypse qui nous livre une impressionnante constante en nous donnant 4 versets dans chacun desquels le mot 'mort' apparait au moins trois fois (4 fois pour Apocalypse 20.13)

  1. Apocalypse 1.18 : Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort (Nekros) ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort (Thanatos) et du séjour des morts (hades).
  2. Apocalypse 6.8 : je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort (Thanatos), et le séjour des morts (hades) l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité (Thanatos), et par les bêtes sauvages de la terre.
  3. Apocalypse 20.13 : La mer rendit les morts (Nekros) qui étaient en elle, la mort (Thanatos) et le séjour des morts (hades) rendirent les morts (Nekros) qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.
  4. Apocalypse 20.14 : Et la mort (Thanatos) et le séjour des morts (hades) furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort (Thanatos), l'étang de feu.

En voyant le mot original, on peut les comprendre un peu mieux. Si les quatre sont intéressants, Apocalypse 20.13 nous montre une chose qui est pleine d'enseignements. La formulation nous dit de manière schématique que Thanatos et Hades, rendent chacun leurs morts (Nekros), et comprenant que ce ne sont pas les mêmes termes, cela signifie donc que les morts (nekros) sont repartis différemment. Certains sont "stockés" dans la mer, d'autres au niveau de 'thanatos' et de 'hades'. Cette étrangeté mérite d'être clarifiée. Nous avons donc des morts "stockés" dans un lieu terrestre (la mer) et d'autres "stockés" dans la mort (thanatos et hades). Aussi mystérieuses que ces affirmations semblent êtres, il existe une explication possible.

Il faut voir qu'on a selon ce verset une séparation entre le lieu où se trouve les morts, séparation qui paraît illogique. Si certains sont dans la mer et d'autres dans le séjour des morts, ça signifie que certains ne seraient pas dans le séjour des morts. La réalité est une fois de plus la différence de compréhension de ce qu'est la mort, non plus dans les termes directement mais dans la pensée de Dieu. Pour mieux comprendre, le corps est vivant et il finit par mourir. Cette partie est simple ! L'âme fonctionne à l'inverse, sa vie et sa mort ne dépendant pas des mêmes critères. L'âme n'étant vivante que si elle appartient à Jésus et donc que l'esprit lui a transmis la vie de Dieu, il en résulte que toutes les âmes sont mortes de base mais peuvent devenir vivantes en acceptant Jésus). Cette simple compréhension peut faire sérieusement varier le sens d'un verset en fonction du contexte. D'autant qu'à loisir Jésus jongle avec les deux façons de parler. (Comme souvent sur ce thème, la différence entre la notion de mort et de sommeil dans l'histoire de Lazare est parlante sur ce sujet. Jésus utilise les deux angles qui sont tous les deux vrais, mais sur des référents différents. Ce qui est légitimement la 'mort' pour les uns, est également légitimement un 'sommeil' pour les autres, selon que vous regardez avec l'esprit ou avec la chair).

Le sens de cet étrange verset peut donc être qu'il marque la séparation entre le corps et l'âme. Pas dans le sens où il les sépare, mais dans celui où il parle une fois de l'un et une fois de l'autre. Dans cette façon de comprendre, nous avons 'la mer' qui serait le lieu de repos de tous les corps. Si ça peut sembler étrange, dans la réalité ça ne l'est pas tant que cela. Selon ce qui nous est dit dans la deuxième épitre de pierre, 'des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu'une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau'. Or, l'homme est tiré de la terre (Genèse 3.19*) qui est elle-même tirée de l'eau (2 Pierre 3.5**). Donc l'homme lui-même est tiré de l'eau. S'il retourne à la poussière, il retourne à son origine charnelle, tirée de l'eau. De la même manière le livre de l'apocalypse nous dit que dans l'imagerie divine, les 'eaux' sont des peuples ou des foules (Apocalypse ***), ce qui peut désigner l'origine charnelle de la chose et donc le 'nekros' du sujet qui nous concerne.

(* Genèse 3.19 : C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière).

(** 2 Pierre 3.5 : Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu'une terre tirée de l'eau et formée au moyen de l'eau).

(*** Apocalypse 17.15 : Et il me dit : Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues).

(*** Apocalypse 19.6 : Et j'entendis comme une voix d'une foule nombreuse, comme un bruit de grosses eaux, et comme un bruit de forts tonnerres, disant : Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne).

Il est donc assez facilement concevable que l'affirmation de la mer rendant ses morts ne soit pas du tout à prendre de manière littérale. D'autant qu'une évidence se pose. Ceux dont les corps ont été jetés à la mer, ont obligatoirement fini mangés par les poissons, qui eux finissent mangés par les hommes. Alors évidemment ça ne met pas en appétit, mais il n'en reste pas moins que c'est une évidence. Donc l'affirmation faite sur la mer ne pouvant être littéral, cela fait donc mention de la séparation entre la partie charnelle et la partie spirituelle de l'homme. Ainsi, la 'mer' représenterait la partie charnelle des morts, alors que 'la mort et le séjour des morts' représenteraient la partie spirituelle. Un éventuel problème dans la compréhension tient dans cette partie spirituelle du 'séjour des morts'. On traduit parfois ce mot par 'sépulture' dans l'ancienne alliance, mais cela ne signifie pas que le sujet soit charnel. Lorsque David, sans le savoir, prophétise sur Jésus dans le psaume 16, il dit : 'Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption (Psaumes 16.10)'. Il parle de 'séjour des morts', mais le sujet de son affirmation concerne son âme, pas son corps. Donc dans ce verset, on nous parle de la mer pour représenter ce à partir de quoi tout a été créé, et donc la résurrection du corps, et on nous parle de 'la mort et le séjour des morts' pour parler de l'âme des perdus. Souvenons-nous que ce verset parle spécifiquement du jugement après que tout l'arbre généalogique démoniaque soit déjà dans l'étang de feu. Par ailleurs, la résurrection de croyants (la première) ne parle pas de la 'mort' et du 'séjour des morts', mais uniquement de revenir à la vie (apocalypse 20.4).

La Parole nous dit clairement que nous ne connaitrons pas la mort (donc le 'séjour des morts'). Ca placerait les croyants 'endormis' au niveau de la porte dont Jésus à la clef, et les non-croyants au niveau du séjour des morts. Cette distance étant alors parfaitement cohérente avec le descriptif fait dans la parabole du sein d'Abraham concernant le méchant dans le séjour des morts qui voit au loin le juste alors qu'un abîme les sépare.

Pour terminer sur le sujet de 'hades', comprendre ce que je viens de dire permet de réaliser le véritable sens d'un verset source de nombreuses conjectures. Dans l'évangile selon Matthieu, Jésus fait l'affirmation suivante : 'Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venir dans son règne' (Matthieu 16.28). Beaucoup en viennent alors à nier l'origine divine de Jésus en disant que Jésus n'est pas encore venu dans son règne mais que les personnes à qui il parlait sont déjà toutes mortes. Or, la réalité de ce verset est que Jésus parle de tout autre chose que le flou entourant le thème de la mort ne permet pas de cerner facilement. Lorsqu'il dit 'ne mourront point', cela laisse à penser qu'il parle de passer de vie à trépas sans connotations particulières. Mais ça ne ressemble pas du tout à Jésus de parler "vaguement", chacune de ses paroles ont une profondeur qu'on ne doit pas négliger. Dans le cas présent, il ne parle pas de "mourir", mais de "connaître la mort", la différence étant essentiellement que 'mourir' est un mot particulier dans la nouvelle alliance et il n'a rien à voir avec le mot utilisé qui est : 'thanatos'. Donc ce que dit réellement Jésus c'est : 'quelques-uns de ceux qui sont ici ne connaitront pas la porte du séjour des morts'. Il ne parle donc pas réellement de mort, mais de vie, il est en train de leur dire que certains parmi eux vont le reconnaitre pour ce qu'il est, raison pour laquelle ils ne connaitront pas la porte du séjour des morts, mais celle de la porte des brebis.

Hades (le séjour des morts) peut paraître peu clair en raison de la spiritualisation du discours de l'ancienne alliance. En ces temps, les Hébreux n'avaient pas conscience de ce que seul le Saint-Esprit pouvait expliquer. Si dans l'ancienne alliance cela désigne majoritairement le fait de finir sous terre (ou équivalent), alors que ça n'est plus du tout le cas dans la nouvelle alliance. Le lien entre les deux se faisant assez simplement.


b) Le shéol.

Je parlais auparavant des deux versets du livre des actes qui citent un verset des psaumes. L'intérêt, en plus de la prophétie en elle-même qui y est contenue, c'est le lien entre le mot 'mort' dans l'ancienne et la nouvelle alliance. Dans le cas présent, nous avons 'hades'/'sheol'. Ca nous permet de savoir avec certitude que le séjour des morts de l'ancienne alliance, qui est le mot 'shéol, correspond bien au mot 'hades' de la nouvelle alliance.

🔘 Psaumes 16.10 : Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts (sheol), tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.

🔘 Actes 2.27 : Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts (hades).

Dans les grandes lignes, 'shéol' c'est exactement la même chose que 'hades'. La différence de niveau de compréhension tient beaucoup à la langue. Le français est une langue dans laquelle les mots désignent des choses précises, pas le grec et l'hébreu. Notre langue natale, quelle qu'elle soit, formate notre manière de comprendre les choses et nous regardons un texte en hébreu ou en grec avec le formatage qui est le nôtre. Nous cherchons à comprendre la définition exacte d'un mot, alors que dans ces deux langues, il s'agit plus de sens général que de signification particulière. De manière étonnante, le sens général permet de mieux comprendre que la définition exacte. La notion globale de mort en est l'exemple parfait. Lorsque nous parlons de la mort, nous avons un mot que nous déclinons dans une multitude d'emplois divers, nous pouvons parler de la 'Mort' en tant que personne, de la 'mort' en tant que statut du corps ou de l'âme, nous avons la 'mort dans l'âme', nous parlons de mourir, d'avoir peur (ou non) de la mort et ainsi de suite. Toujours le même mot et des utilisations qui à chaque fois nécessitent d'être expliquées. On trouve cela normal, c'est le thème de la mort, donc rien d'étonnant.

Pourtant c'est justement ce 'rien d'étonnant' qui est spécifique à notre façon de construire notre langage. Le grec et l'hébreu n'ont pas cet angle. Pour eux, chaque chose est différente. Même si chez nous c'est un seul thème représenté par un seul mot, chez eux ce sont à chaque fois d'autres mots. Ainsi, chez eux, le même mot peut exprimer de nombreuses choses différentes parce que ces choses contiennent une notion commune. En Hébreu, le sang peut autant se traduire par le 'sang' que la 'mort' ou la 'culpabilité' et ce tout en représentant également la vie. Nous n'avons pas les mêmes langues et faire le pont entre elles n'est pas évident. Il n'est pas étonnant que pour empêcher la construction de la tour de Babel il ait suffi de confondre le langage des hommes.

Ceci étant dit, le 'sheol' représente donc le séjour des morts dans l'ancienne alliance. Bien que leur langue soit encore plus imagée que le Grec, le sens global et la distinction qui existe entre 'hades', 'thanatos' et 'nekros' reste la même. Bien sur toutes ces choses sont imagées, et la 'porte du séjour des morts' (thanatos) l'est également. Ainsi, la notion existe mais n'est pas représentée de la même manière.

Enoch en est un signe. Si les Hébreux n'expriment pas la notion de 'thanatos' de la même manière, ils la comprennent par contre identiquement. Ainsi, 'thanatos' est personnifié en Hébreu (maveth) et c'est exactement le sens de 'thanatos'. Si 'thanatos' est une porte, ça n'est pas pour rien. Jésus est la porte des brebis (Jean 10.7 : Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis). Celui qui passe par cette porte ne mourra jamais, et donc l'entrée du séjour des morts est également une porte et celui qui passera par elle finira dans le séjour des morts.

La représentation sous les traits d'objets, de personnes, d'animaux, d'histoires ... est un principe fondamental de la pensée de Dieu. 'Thanatos' est synthétisé en 'la mort', et comme on l'a vu, c'est en réalité la 'porte' du séjour des morts, mais c'est également un des 4 cavaliers (Apocalypse 6.8 : ... Celui qui le montait se nommait la mort (thanatos), et le séjour des morts (hades) l'accompagnait ...), et les 4 cavaliers sont les 4 jugements de Dieu présents près de vingt-cinq fois dans les livres de Jérémie et d'Ezéchiel (le détail se trouve dans l'enseignement sur la fin des temps, point 39). On note par ailleurs, pour confirmer ce fait que lorsqu'Osée nous parle de la mort, ces termes suivent exactement la même logique que celle de la nouvelle alliance, établissant une nouvelle fois l'unité de la Parole de Dieu : Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts (She'owl), je les délivrerai de la mort (Maveth). O mort (Maveth), où est ta peste ? Séjour des morts (She'owl), où est ta destruction ? Mais le repentir se dérobe à mes regards ! (Osée 13.14).

6) La mort (Thanatos et Maveth)

L'essentiel sur ces deux termes a déjà été dit.

'Maveth' est la même chose que 'thanatos'. Cependant, entre la différence de langue et le passage du charnel au spirituel, le flou peut exister.

Parfois personnifiée (cavalier), parfois représentée (porte), la mort (thanatos/shéol) fait accéder au séjour des morts. La difficulté de séparer la mort et le séjour des morts tient au fait que le père Noel est toujours accompagné de sa hotte. Lorsqu'on voit l'un, on voit l'autre. C'est pour cela que Jésus a vaincu la porte pour devenir la bifurcation de ceux qui ont accepté, à l'image de Moïse, de se détourner pour se rapprocher du feu.

Même si ça n'est pas le lieu, la notion de porte dans la Parole de Dieu est très intéressante. Elle implique obligatoirement une différence entre avant et après son franchissement, et c'est pour cela que les deux notions (thanatos et hades) sont toujours proches l'une de l'autre. Si vous franchissez la porte thanatos, vous entrez obligatoirement dans le séjour des morts. C'est pour cela que Jésus, ayant vaincu la porte (thanatos) devient une alternative. De la même manière que la porte (thanatos) est reliée obligatoirement au séjour des morts, la porte qu'est Jésus est reliée à la vie éternelle.

7) Complétons (ce point est pour partie également présent dans l'enseignement sur les deux témoins)

Bien que la base de cet enseignement ait pour but de clarifier ce qu'est réellement ce qu'on appelle l'enfer, il est évident que parler de la mort était inévitable. A plusieurs reprises j'ai précisé que la mort se concevait différemment selon qu'on appartienne à Jésus ou non. Je vais dans ce point en expliquer la raison.


a) Une idée et son corollaire.

On entend souvent des personnes s'interroger sur plusieurs sujets qui, faute de connaissances, troublent les croyants. Cela va de la création de satan, du mal, de la souffrance etc ... Dans l'ensemble, l'interrogation porte sur tout ce que nous percevons comme négatif. Si on veut schématiser de manière presque enfantine, cela revient à se demander 'pourquoi Dieu qui est bien a-t-il créé tout ce qui est mal ?'. Il se trouve justement que la réponse est autant particulièrement simple qu'elle paraît impossible à premier abord.

La réalité est que Dieu ne crée rien de négatif. C'est la notion d'existence qui nous perturbe et empêche de comprendre. Nous croyons que toutes choses existent en elles-mêmes alors que ça n'est pas le cas.

Au lieu de tourner autour du pot, allons droit au but.

Au commencement de la Parole de Dieu, dans le livre de la Genèse, alors que Dieu s'apprête à créer la terre et le ciel, il est écrit : 'La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux (Genèse 1.2). On en déduit donc qu'il y avait déjà de l'eau et des ténèbres avant que Dieu ne crée. C'est une déduction qui est tout autant logique que fausse. La solution à ce casse-tête est simple. Imaginez qu'il n'existe que Dieu, qui est lumière. Il n'y a ni terre, ni hommes, ni animaux, rien que de la lumière. Soudain, imaginons que Dieu décide de créer un arbre. En le faisant, dans le processus apparait l'ombre de l'arbre. Avant il n'y avait que la lumière de Dieu et rien d'autre, et alors qu'il crée un arbre, on voit son ombre apparaître. Pourtant il n'a pas créé l'ombre, uniquement l'arbre.

C'est dans ce principe que nous trouvons la solution.

Si Dieu est lumière, alors l'obscurité existe. Cela ne signifie pas qu'elle soit physiquement présente, parce qu'elle n'a pas nécessairement de place à occuper, mais elle n'en reste pas moins existante. Ce qui fait que les ténèbres dont nous parle le commencement du livre de la Genèse existent parce qu'elles sont le corollaire à la lumière de Dieu. Il n'a pas besoin de les créer, leur existante est inhérente à celle de la lumière.

De la même manière, Dieu est la vie, donc la mort existe obligatoirement. Même si elle n'a personne à atteindre, elle existe et se révèlera lorsque l'occasion se présentera. C'est pour ça que Adam, qui est éternel tant qu'il mange de l'arbre de la vie, à tout de même conscience de sa propre mort. Sinon il ne comprendrait pas du tout de quoi Dieu parle en lui disant qu'il mourra s'il mange de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.


b) Une personne.

Il en résulte que si l'on peut comprendre son contraire en regardant une idée, on peut également comprendre une idée en regardant son contraire. Satan est meurtrier dès le commencement (Jean 8.44 : Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge). Dit autrement, satan donna la mort dès le commencement, donc Dieu donne la vie. Donc Satan donne la mort et le mensonge, lorsque Dieu donne la vie et la vérité, en Jésus, qui justement est la porte qui nous évite la porte du séjour des morts. Le principe est simple, mais il demande un peu de méditation.

Tout cela étant résumé dans un verset particulièrement connu :

🔘 Jean 14.6 : Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Dans ce verset, Jésus fait bien plus que dire qu'il est 'le chemin, la vérité et la vie'. Il dit également que la mort n'a aucun accès au Père puisque le seul moyen d'aller à lui est de passer par la vie. Quoi qu'il en soit, ce verset a au moins l'avantage, dans le cadre de la compréhension que l'on recherche, de nous signifier que Jésus est la vie. Il n'y a donc pas de vie en dehors de lui, puisqu'il n'est pas 'également' la vie, ou la vie à côté d'une autre vie possible. La mort est donc, par voie de conséquence, l'absence de Jésus, du moins si l'on considère que les ténèbres se définissent par l'absence de lumière.

Rien qu'à ce stade, on est déjà loin de la compréhension charnelle de la mort en tant que résultat d'un encéphalogramme, imposée par des personnes qui nient l'existence de Dieu et ne peuvent en appréhender la profondeur.


c) Un choix.

🔘 Deutéronome 30.19 : J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

La première chose est que Dieu prend à témoin le ciel et la terre, qui tous les deux sont voués à passer, donc le choix dont il va parler est un choix temporaire, qui ne peut dépasser la durée de validité de ceux qui sont témoins de son affirmation. Cela atteste de l'existence d'un instant à partir duquel il ne sera plus possible de faire un choix.

La seconde est plus intéressante. Bien que l'Eternel mette ce qui semble être un double choix devant nous, il ne précise que ce qui se passera si l'on choisit la vie, pas si on choisit la mort. On peut arguer du fait que le reste de la Parole de Dieu nous en fasse la précision, cependant, ça ne colle pas. Dieu est en train de prendre à témoin pour une affirmation qu'il fait concernant le choix que les hommes doivent faire, il doit préciser les conséquences de chaque choix.

Ce que cela montre, c'est que lorsque Dieu dit : 'j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction', il ne dit pas qu'il a mis deux routes devant l'homme et que l'homme doit choisir laquelle il veut emprunter. Ce qu'il dit c'est qu'il n'y a qu'une route pour l'homme, et qu'il doit choisir laquelle ce sera. Dans le cas contraire, l'homme pourrait simplement faire du surplace, ne pas bénéficier des bénédictions, mais ne pas souffrir des malédictions. Il n'existe pas de troisième voie, c'est la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Cela signifie en réalité qu'il y a un choix par défaut, et que c'est la mort et la malédiction. Ce choix a été fait au sortir du jardin d'Eden, lorsque l'homme est devenu mortel, et que la terre a été maudite.

Dans sa bonté et sa miséricorde, Dieu donne à l'homme une nouvelle occasion de choisir. Une pièce sans fenêtres avec un interrupteur. Ce sera la lumière ou les ténèbres. Nous sommes un peu comme le chat de Schrödinger, suspendu dans l'instant, ni vivant ni mort, mais avec nécessairement l'un ou l'autre comme horizon immédiat.

Les ténèbres sont l'absence de lumière.

La malédiction, c'est l'absence de bénédiction.

La mort, c'est l'absence de vie.

On comprend mieux pourquoi celui qui n'assemble pas avec Jésus, disperse. Il n'y a pas de demi-mesure.


d) Une absence.

On a donc vu que la mort est le résultat d'une absence, celle de Jésus, qui est la vie. Cependant, bien que cela permette une sérieuse réorientation de ce que l'on pense communément, cela ne permet toujours pas de comprendre le sens de cette notion dans les interactions entre Jésus et les personnes de son entourage, ainsi que les affirmations de ses disciples dans les épîtres.

Pourtant on est d'ores et déjà très proche de cerner les choses correctement.

d.1) La coexistence des notions.

Ce qui a été dit précédemment nous donne le sens réel de la vie et de la mort. Sa signification la plus exacte. Cependant, l'existence même de la création ajoute des couches de compréhension. Pas d'inquiétude, je m'explique.

Si Dieu était le seul à exister, la notion de vie et de mort serait particulièrement simple. Comme je le disais plus haut, Jésus est la vie, son absence est la mort.

A partir du moment où la notion commence à s'appliquer sur sa création, sa signification, bien que restant dans son essence, exactement la même, prend des variations, non pas si on la regarde spirituellement, mais justement parce qu'on peut la regarder charnellement. La différence étant que le sens premier de la vie et de la mort s'applique avec Jésus comme référent, et Jésus glorifié est un être infini. Or, lorsque nous parlons de notre mort plutôt que de la mort en général, alors nous appliquons notre compréhension de cette notion à des êtres finis.

La confusion arrive lorsqu'on ne comprend pas que la notion même de mort, bien que se rapportant toujours à l'absence de Jésus en tant que vie, peut être utilisée de manière plus limitative. Cette différence se retrouve assez clairement dans le passage de l'évangile de Jean concernant Lazare :

🔘 Jean 11.11-14 : Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent: Seigneur, s'il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort.

Ici, Jésus dit clairement que Lazare dort, mais devant l'incompréhension des hommes, il finit par dire que Lazare est mort. Pourtant, il ne ment pas, les deux affirmations sont vraies, mais uniquement sur deux plans différents, et Jésus est passé de l'un à l'autre parce que le peuple était cloîtré dans une compréhension que la tristesse leur interdisait de transcender. Ils n'avaient pas le recul nécessaire pour essayer de comprendre ce que disait Jésus, et Jésus, plein de compassion l'a compris. C'est pourquoi il commence sur le plan spirituel, en disant que Lazare dort, mais se voit forcé, dans le but de se faire comprendre, de passer sur le plan charnel en affirmant finalement sa mort. Techniquement il ne fait que changer de langue, comme on passerait du français à l'anglais pour parler à des personnes ne comprenant pas le français.

Cette coexistence permanente de la notion peut perturber, c'est pourquoi il faut toujours garder à l'esprit son sens premier, Jésus est la vie, son absence est la mort, et baser toute compréhension en la greffant sur celle-là.

Dès lors, la vie et la mort sont des états permanents, qui ne dépendent pas de critères charnels mais dont la signification n'est que spirituelle.

d.2) Laisse les morts.

On retrouve également ce croisement des manières charnelle et spirituelle de représenter la mort dans un autre verset assez troublant de prime abord qui pousse l'esprit à la réflexion. Jésus, en présence de plusieurs de ses disciples, fait une remarque à l'un d'entre eux. Le père de ce dernier vient de mourir, et alors que Jésus décide de partir de ce lieu, le disciple lui demande de patienter le temps qu'il enterre son géniteur. Etrangement, Jésus refuse et lui dit 'Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts' (Matthieu 8.22). Une lecture basique nous pousse à croire que Jésus vient de parler de la mort d'une bien étrange manière, mais il n'en est rien, il ne vient pas de parler de la mort.

Jésus entend par là que les païens, qui sont spirituellement morts, considèrent que la dépouille physique représente une personne, alors que pour Dieu ça n'est pas le cas. En disant cela il nous parle non pas des morts, mais des vivants, puisqu'il nous explique que si les perdus considèrent la dépouille comme étant la 'version' morte de la personne qu'elle a été, lui, Jésus, ne s'associe pas à l'idée de la mort de cette personne.

Il n'y a de vie qu'en Jésus, donc le reste est la mort. Le fait qu'on soit debout, et respirant, ne signifie pas aux yeux de Dieu qu'on soit vivant. Inversement, le fait qu'on soit allongé, sans souffle, ne signifie pas qu'on soit mort. La mort et la vie ne sont pas des états physiques, mais des états de l'âme. Celle qui appartient à Christ a la vie, celle qui le refuse, a la mort.

Luc nous résume ce fait dans un verset très connu :

🔘 Luc 20.37-38 : Que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous sont vivants.

Ce qui tend à nous montrer qu'il n'y a pas de mort pour celui qui est en Christ. Pour les hommes, qui sont charnels, ils identifient la vie à l'état de la chair, alors que Dieu, qui est Esprit, identifie la vie à l'état de l'Esprit. Nous devons décider si nous voulons regarder selon l'Esprit ou selon la chair. Celui qui regarde selon la chair, identifie l'état de mort de la même manière, qu'il regarde un enfant de Dieu ou non. De même, celui qui regarde selon l'Esprit, identifie la mort selon le statut de l'âme de la personne, qu'elle appartienne à Dieu ou non.

La compréhension se complique partiellement parce que Jésus parle des deux façons de voir la mort en utilisant les mêmes mots, et en même temps. Un peu comme le fera également Jean dans le livre de l'Apocalypse au sujet des deux bêtes, qu'il ne différencie presque jamais dans les termes qu'il emploie. C'est pourquoi Jésus utilise une forme de phrase aussi étrange que : 'Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts' (Matthieu 8.22).

Jésus dit : 'laisse les morts', parce qu'il les regarde spirituellement, et : 'ensevelir leurs morts', parce qu'ils correspondent aux critères de la mort des païens.


e) La différence entre la mort et 'mourir'.

Bien que l'on puisse considérer que 'mourir' soit simplement le fait de passer de la vie à la mort, il se trouve que spirituellement, ça n'est pas exactement ça, et la différence mérite d'être mise en avant.

Pour bien comprendre ce que cela signifie, il faut comprendre la notion de corps/âme/esprit, que j'ai déjà expliqué dans un autre enseignement et que je ne ferai, ici, que résumer (lien). L'esprit vient de Dieu et lui retournera à la fin. Le corps vient de la terre et y retournera à la fin. Nous sommes une âme, et notre passage sur terre a pour but de nous donner l'opportunité de choisir de nous attacher à l'esprit ou au corps. Si nous choisissons l'esprit, lorsque Dieu le rappellera à lui, nous partirons avec ; si nous choisissons la chair, alors lorsque Dieu rappellera son esprit à lui, nous resterons avec la chair et subirons sa condamnation. Il est impossible de choisir à la fois l'esprit et la chair, c'est deux parties étant antagonistes, le choix de l'un correspond au rejet de l'autre.

Le sens réel du verbe 'mourir', se trouve justement être ce rejet.

Celui qui rejette la chair afin de vivre par l'esprit, expérimente une mort spirituelle. C'est la "mort du vieil homme", de celui qu'on a été avant de donner sa vie à Dieu. De la même manière, celui qui rejette l'esprit pour vivre selon la chair est, selon les mots de Jésus, mort.

C'est par le baptême d'eau et d'Esprit que le croyant naît de nouveau, parce que celui qu'il était, vient de mourir. Nul ne peut naître deux fois sans mourir entre les deux (à l'exception potentielle des témoins), tout comme nul ne peut mourir deux fois sans ressusciter entre les deux. Dès lors, étant déjà mort une fois, le croyant ne peut plus jamais mourir, puisqu'il ne souffrira jamais la deuxième mort comme nous le certifie Jésus dans le livre de l'Apocalypse :

🔘 Apocalypse 20.6 : Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux.

C'est également en ce sens qu'il faut comprendre le verset de l'épitre aux Hébreux : 'Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ' (Hébreux 9.27). Les multiples résurrections ayant eu lieu dans la Parole de Dieu infirment une compréhension charnelle. Par contre la vision spirituelle de ce même verset est parfaitement cohérente.

Le perdu, qui s'attache à la vie de la chaire, meurt et est condamné.

Le croyant, qui s'attache à la vie de l'esprit, meurt à lui-même et renait en esprit (nouvelle naissance), à partir de là il ne connaitra plus la mort.


Peu importe le nombre de fois où notre corps connaîtra un arrêt de son fonctionnement, en tant que croyants, nous ne serons morts qu'une seule fois. Le perdu de son côté, qui vit selon la chair, et qui la prend comme référent, considère que l'arrêt de son corps est le symbole de la mort, suite à cela, il sera également jugé. Ce qui aide à mieux comprendre l'image placé plus haut et l'affirmation que Jésus est la porte qui remplace celle de la mort pour ceux qui ont cru et se sont confié en lui.

8) L'enfer concrètement

La réalité du terme 'enfer' est pernicieuse. Essentiellement parce que la notion existait déjà dans la Grèce d'alors. On notera par exemple qu'on parle souvent de l'enfer au pluriel, ce qui est étrange au regard des textes de la Parole de Dieu, mais qui est parfaitement cohérent avec la vision grecque de cet endroit. Ce qui s'est passé c'est tout simplement que deux notions différentes coexistaient*, celle de la géhenne dont nous parle Jésus, et celle des enfers dont nous parle la mythologie gréco-romaine. Ces deux notions parlant évidemment de la même chose, non pas dans leurs existences concrètes, mais dans ce qu'elles représentent.

* (il existe évidemment bien d'autres compréhensions de la vie après le jugement, mais elles n'entrent pas en ligne de compte ici).

Comme à chaque fois, les supposés tenants de la foi d'il y a environ 2000 ans ont fait leur possible pour inscrire leurs propres croyances dans la Parole de Dieu ou, comme c'est le cas ici, dans la tête des croyants qui, ne la lisant pas suffisamment, finissent par y croire. Les Romains nous avaient déjà fait la même chose avec le mot 'Lucifer' qui, dans leur mythologie désigne la planète 'Vénus', supposée être l'astre brillant du matin. Ils ont alors fait le rapprochement avec l'astre brillant du livre du prophète Esaïe (14.12 : Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations !) et ont remplacé dans le texte original l'astre brillant par le terme 'Lucifer'. Non pas parce que cela désignait ce dont les Hébreux parlaient, mais uniquement pour inscrire leurs croyances dans celles qui sont mises en avant dans la Parole de Dieu.

C'est la même chose qui s'est passée avec l'enfer, dont le mot n'existe pas dans la Parole de Dieu. C'est une transposition dans notre langue d'un mot qui est la traduction d'un autre mot qui lui est dans la Parole de Dieu. L'ajout d'une étape supplémentaire permet souvent de modifier la notion de base et c'est ce qui s'est passé ici.

Là se trouve le problème, et il est volontaire. Lorsque vous parlez d'enfer, vous devez presque systématiquement faire le tri pour faire comprendre que vous ne parlez pas de tel ou tel version, mais de celui de la Parole de Dieu. Pourtant il suffisait de parler de 'géhenne' et une immense partie des erreurs de compréhension disparaîtrait. La méconnaissance généralisée de la Parole de Dieu ne permettrait cependant pas forcément d'y voir plus clair, et le laxisme ambient pousse rarement à l'ouvrir pour savoir ce que Dieu en dit réellement. Les croyants préfèrent les contes de fées et les histoires de démons dont ils s'abreuvent constamment à la télévision, tout en "n'ayant pas le temps de lire la Parole de Dieu".


a) Sa forme.

Bercés par des millénaires de confusion, les croyants imaginent donc l'enfer à la manière des gréco-romains. Un lieu où les anges déchus tourmentent les âmes des défunts, croyant même pour certains dans une version plus ou moins complète des différentes zones de jugements. Mais l'enfer n'est pas du tout ce qu'on nous dit, ne serait-ce que parce que le monde ne s'amuse pas à donner une vision juste et droite des choses de Dieu et que la plupart des croyants ont justement pour bible le monde.

Tout d'abord, il convient de préciser que la géhenne, puisqu'il est peut-être temps d'arrêter de parler d'enfer, la géhenne donc, n'est pas un endroit terrestre. Le lieu a été préparé spécifiquement pour le diable et ses anges*. Ca n'est pas un lieu de villégiature, c'est le lieu de leur condamnation éternelle, là-bas, ni puissance ni autorité, uniquement le tourment sans fin. Tout ceux qui s'y retrouveront y sont sur un pied d'égalité, il n'est jamais question de torture dans la Parole de Dieu, uniquement de tourment, cela n'a rien à voir avec ce qui leur est fait,  mais avec ce que leur propre être s'inflige. Les démons parlant au Fils de Dieu en avaient déjà conscience (Matthieu 8.29 : Qu'y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?) et Jean en a été témoin (Apocalypse 20.10 : ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles).

Ce lieu n'entrera en ligne de compte qu'à la toute fin de la création, lorsque le jugement après les milles ans qui suivent Armageddon sera effectif, et pas avant. Tout le monde devra ressusciter auparavant, sur cette terre, ensuite vient le jugement. Puis Jean nous dit : 'je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus' (Apocalypse 21.1). Donc l'ancienne création n'existe plus, pourtant Daniel nous parlait bien de 'honte éternelle', donc la géhenne n'est pas impactée par la disparition de tout ce que Dieu avait créé.

* Matthieu 25.41 : Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.


b) La création.

Pourtant si la création n'existe plus, cela remet en avant un fait particulier que nous trouvons dans le début du livre de la genèse. Certaines choses existaient en dehors de la création. Ces mêmes choses dont je parlais plus tôt et qui sont les conséquences d'une création. Il en existait deux, les ténèbres et l'eau. Cela signifie que ces choses ne dépendent pas de la création mais de l'existence même de Dieu. Le psaume 148 nous clarifie cela légèrement. Ce psaume est particulier, il nous fait la liste de ce qui loue l'Eternel et s'articule en faisant des listes entrecoupées des raisons qui poussent à le faire. La première partie de ce psaume nous dit ceci :

🔘 Psaumes 148.1-5 : 

  1. Louez l'Éternel ! Louez l'Éternel du haut des cieux ! Louez-le dans les lieux élevés !
  2. Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées !
  3. Louez-le, soleil et lune ! Louez-le, vous toutes, étoiles lumineuses !
  4. Louez-le, cieux des cieux, Et vous, eaux qui êtes au-dessus des cieux !

La raison invoquée pour cette louange est assez simplement :

5.       Qu'ils louent le nom de l'Éternel ! Car il a commandé, et ils ont été créés.

Ce qui nous est dit est donc que toutes les choses qui se trouvent dans les quatre premiers versets louent l'Eternel parce qu'il les a créés. Pourtant on trouve au verset 4 le fait que ce ne sont que les eaux qui se trouvent au-dessus des cieux qui louent l'Eternel, pas celles qui se trouvent en-dessous. Ce qui confirme bien que les eaux en-dessous n'ont pas été créées, elles ne sont qu'une conséquence.

b.1) Ce qui signifie ...

Cela signifie donc que lorsque le Seigneur sera entré dans son règne, et que chacun aura reçu en fonction de qui il est, l'Eternel qui a tout créé, reprendra tout ce qu'il a créé. Nous qui sommes ses enfants nous ne serons plus qu'esprits, alors que ceux qui ont rejeté Dieu seront liés à la chair pour toujours. Non pas figé dans le temps, mais exactement l'inverse, mobile hors du temps.

L'Eternel qui faisait 'pleuvoir sur les justes et les injustes' et qui faisait 'lever son soleil sur les méchants et sur les bons' (Matthieu 5.45) ne le fera plus. S'il le faisait, c'est parce qu'il préfère que celui qui ne le méritait pas soit sous la bénédiction du juste plutôt que de faire souffrir le juste de la malédiction du méchant. Mais ce qui s'est passé à Sodome et Gomorrhe doit servir d'exemple. S'il n'y a plus de juste, l'Eternel n'a plus de raison de retarder le jugement et la deuxième résurrection est précisément ce temps-là. Tous les justes sont avec Dieu, et il n'est plus temps de temporiser.

L'humanité restante, bien qu'ayant eu toutes les opportunités de se tourner vers lui aura préféré s'adorer elle-même. L'Eternel refondra tout chose pour ceux qui auront choisi le bon arbre. Ceux qui l'ont rejeté se retrouveront donc à devoir exister par eux-mêmes, mais ne bénéficieront plus des largesses de Dieu. Jusque-là cela peut sembler ne pas être si mal que cela, pourtant la parole nous annonce un étang de feu et de soufre (Apocalypse 21.8 : ... leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort).

b.2) L'addition.

Lorsqu'on prend les différentes choses que je viens de dire on comprend que le tableau 'pas si noir' s'assombrit sévèrement. Dieu ne se contentera pas de ne plus faire pleuvoir sur les injustes, ou de ne plus faire lever son soleil sur ces mêmes personnes. Dans la réalité, Dieu fera un avec son peuple et cessera de pourvoir au bien de ceux qui ont affirmé haut et fort qu'ils préféraient vivre loin de lui. Cela étend donc les privations de pluie et de soleil à tout ce que l'Eternel a créé. Le vent, la neige, mais également l'eau qui est au-dessus du ciel, l'air, la terre elle-même et ainsi de suite. Il ne restera plus que ce qui existait avant que l'Eternel ne fonde la terre. Si les incroyants décident de vivre loin de la Parole de Dieu, ils se privent également de tout ce à quoi elle permet d'exister. Or c'est cette même Parole de Dieu qui permet l'existante et le maintien de toute chose (Jean 1.3 : Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle) (Hébreux 1.3 : ... soutenant toutes choses par sa parole puissante ...).  

L'histoire même de la création (Genèse 1 et 2) est l'histoire de la mise en place d'un système écologique permettant la vie et la perpétuation de l'être humain. Lorsque la fin sera actée, toutes ces choses disparaitront et les "mutins" plongeront alors dans l'abime et les ténèbres de genèse 1 verset 2. Abime et ténèbres d'où ils viennent puisque tout a été fondé à partir de l'eau. Nous qui avons accepté de naître de l'esprit ne sommes pas inclus parce que notre nouvelle naissance a placé notre existence n'ont plus dans notre origine charnelle, mais dans notre origine spirituelle.

b.3) Une histoire de température.

La géhenne c'est ça. L'abime et les ténèbres.

A partir de là, je suis sûr que beaucoup trouvent cela incompatible avec ce qu'ils imaginent.

Pourtant, gardons à l'esprit ce qui est dit et non ce que les contes de fées nous ont raconté.

La Parole nous parle d'un étang où d'un lac de feu et de soufre, or un étang/lac, c'est une étendue d'eau. Donc le feu et le soufre dont on nous parle fait bien mention d'être une étendue d'eau. Nous avons tendance à imaginer que l'eau dont nous parle la Parole de Dieu était obligatoirement froide et ne faisons donc pas le lien avec la description de l'étang de feu. Pourtant rien ne nous dit qu'elle l'est et la réalité de la Parole de Dieu tend clairement à nous dire l'inverse. Nos conceptions nous poussent souvent dans des erreurs de compréhension. Par exemple, nous considérons par défaut qu'un métal est solide, pourtant le mercure est un métal et il est liquide à température ambiante. Ca fait qu'on peut avoir un étang de mercure, et donc que si la température augmente, on peut techniquement avoir un étang de bien des choses. Par exemple, un étang de soufre (et donc d'acide sulfurique).

Ce qui nous décrit donc non pas une terre aride saisie par les flammes dans laquelle satan et ses anges/démons poursuivent les perdus, fourche à la main ; mais le retour à ce qui était avant que Dieu ne crée le monde que nous connaissons aujourd'hui. Lieu où il n'y aura aucune distinction entre les perdus, qu'ils aient été anges ou humains.

C'est ça la géhenne, le choix de ceux qui ont refusé le Fils de Dieu.

b.4) Feu mais pas flamme.

Précisons avant de conclure que la Parole de Dieu parle souvent de feu ardent, par contre elle ne parle jamais de flamme sur ce sujet. Or la flamme est la conséquence, lorsque le feu est l'origine. C'est pour cela que la langue n'est pas une flamme mais un feu, parce qu'elle ne produit pas obligatoirement de flamme mais qu'elle le peut. Elle a besoin d'une source.

🔘 Jacques 3.6 : La langue aussi est un feu ; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne.

La langue est enflammée par le feu de la géhenne.

Il faut donc comprendre que le feu de la géhenne ne parle pas nécessairement de flammes, mais de chaleur. Il n'a plus rien à enflammer une fois que la fin est actée, il n'est plus qu'un feu.

9) Conclusion

Pour résumer le 'trajet', lorsque notre corps meurt (nekros), notre âme va entrer en attente de la résurrection, et ce, que nous soyons à Jésus ou non. Dans l'intervalle, nous allons nous diriger vers le séjour des morts (hades). Pour y arriver nous devons franchir la porte qui y mène (Thanatos). Jésus a remporté la victoire face à satan qui justement détenait la puissance de la mort* (thanatos), qui techniquement était le portier du séjour des morts (hades) et tenait captif dans le séjour des morts tous ceux qui étaient mort (nekros). Dès lors, c'est Jésus qui devient le détenteur de ces clefs. Pour information, le combat entre satan et Jésus s'est passé au niveau de la porte (thanatos), jésus n'ayant jamais connu le séjour des morts à proprement parler.

(* Hébreux 2.14 : Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort (thanatos), il anéantît celui qui a la puissance de la mort (thanatos), c'est à dire le diable).

(* Psaumes 16.10 : Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts (She'owl), tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption).

Même les trois jours avant la résurrection ne sont qu'une image, pas une réalité. Ils sont par ailleurs incompatibles avec la déclaration de Jésus au brigand crucifié avec lui et qui reconnait sa stature de Fils de Dieu (Luc 23.43 : Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis). C'est la même situation que les supposés quarante jours de Moïse sur la montagne. Ces durées ne parlent que de perceptions de l'observateur, et non de durées concrètes de celui qui vit l'évènement en question. Moïse n'a pas passé 40 jours sur la montagne, la réalité et qu'il s'est passé quarante jours pendant que Moïse était sur la montagne, mais Moïse étant entré dans la nuée et dans la présence de Dieu, il est entré hors du temps. Pour Jésus les choses sont identiques. Il n'est pas resté mort trois jours tout simplement parce qu'il était hors du temps. Il s'est passé trois jours pour nous, parce que cela devait nous apprendre quelque chose. La réalité des textes est que le jour même il était au ciel avec le brigand. Au ciel il n'existe pas de nuit, il n'existe que Dieu. Pas de commencement ou de fin de journée.

Lorsque notre corps cesse totalement de fonctionner, nous entrons dans un état de veille de l'âme. Celui qui entre dans cet état et celui qui y est entré il y a dix ou mille ans sont dans la même attente du jour dernier et tous vivront cet instant juste après leur fin terrestre.


a) La prédication aux morts.

La simultanéité de la résurrection des uns et des autres met en avant un passage particulier de la Parole de Dieu, celui de la prédication aux morts qui se trouvaient dans le séjour du même nom. Une fois de plus, bien que la chose soit très simple, nos conceptions habituelles doivent être chamboulées pour s'en rendre compte.

Tout d'abord, deux passages sont identifiés à tort comme parlant de cela.

🔘 1 Pierre 3.18-3.20 : Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit, 19 dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, 20 qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l'arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c'est-à-dire huit, furent sauvées à travers l'eau.

🔘 1 Pierre 4.6 : Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts (nekros), afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'Esprit.

Mais il se trouve justement que si le premier parle de prêcher aux esprits, le deuxième parle de prêcher aux corps. Or c'est le même écrivain et il fait ces deux affirmations à quelques versets d'intervalle, le contexte ne change donc pas, mais le discours si. On note également que dans le premier passage Pierre place une marque temporelle, cela ne concerne que les personnes qui ont existé dans ce temps-là et personne d'autre. Dans le deuxième passage, il généralise et ne parle plus des esprits mais des corps (nekros).

Etant donné que cela ne concerne qu'elle, la question intéressante est : qu'est ce qui caractérise l'époque de Noé ?

La réponse est simple. On limite souvent la compréhension des textes de l'ancienne alliance à la loi de Moïse et ceux de la nouvelle alliance à la grâce. Mais c'est un résumé très limitatif. La réalité des textes de l'ancienne alliance est qu'ils parlent de deux périodes distinctes. Il va de soi que l'une d'elle est celle de la loi de Moïse, mais la première c'est justement celle qui est dite de Noé et qui va du sortir du Jardin d'Eden jusqu'au don de la loi à Moïse (avec une très longue transition durant les trois premiers patriarches, un enseignement explique ça : lien).

Ce qui caractérise la période de Noé, c'est justement qu'il n'existe aucune loi, ni de Moïse, ni de la grâce. Il n'existe donc pas de condamnation. C'est pour cela que Abel n'est pas mis à mort pour avoir tué son frère, ou que Lémec ne paye pas le prix du double sacrifice humain et de son impudicité. Les hommes se livrent à leur propre coeur qui est mauvais mais n'ont aucune loi établie qui leur dicte de faire autrement.

Les esprits des personnes mortes pendant cette période reçoivent donc une prédication particulière.

Par contre, dans le chapitre 4 de cette même épître, Pierre parle de manière beaucoup plus large des morts (nekros), et cette fois-ci il parle de tous. Non pas de tous dans un sens absolu, mais de tous dans le sens de n'importe lequel qui a besoin d'entendre. De la même manière que dans le premier passage il ne prêche pas à tous mais uniquement à ceux qui ont besoin d'entendre (ceux qui ont été incrédules). Ce 'tous' de 1 Pierre 4.6 est dissocié de toute époque. Nous le comprenons généralement charnellement, pensant que c'est une chose qui a été faite il y a 2000 ans et que c'est terminé, dorénavant nous serions privés de cette éventuelle prédication. C'est faux. La prédication de Jésus aux morts s'est passée dans le spirituel et en tant que telle elle est hors du temps. Ca veut dire que Dieu, qui est juste, ne laisse pas quelqu'un qui n'a pas entendu, être condamné. Dieu étant parfaitement juste sait qui aurait dit oui s'il avait été confronté à la vérité. Bien que les cas doivent être rares, il existe cependant encore bien des endroits où la Parole de Dieu est interdite et où des personnes vivent sans jamais avoir entendu parler de Jésus. Pour eux, cette prédication est encore en vigueur.


b) Les candidats.

Après toutes les possibilités de dire "oui" que l'Eternel nous a donné, ceux qui continueront de dire non finiront par recevoir ce qu'ils demandent avec tant de ferveur. Sont donc envoyés dans la géhenne, tous ceux qui auront décidé de refuser le Fils de Dieu.

Nommé comme cela en raison de l'endroit où les hommes brûlaient leurs enfants, ceux qui par leurs comportements se sont eux-mêmes désignés comme leurs descendants souffriront le même sort, celui de la vallée de Ben-Hinnom, la géhenne. Un lieu maudit où il n'existe plus aucune présence de Dieu, un lieu qui n'est même pas une création, mais une simple conséquence.

C'est la réalité de ce que nous appelons faussement l'enfer.

10) Post-Scriptum

a) Tartaroo.

Puisque le mot peut faire surface sur ce thème, il convient de rapidement clarifier une chose.

Dans la seconde épître de Pierre se trouve le mot 'tartaroo' qui est parfois identifié à une supposée région "des enfers". Ca n'est évidemment pas du tout de cela que ça parle. Le verset en question est le suivant :

🔘 2 Pierre 2.4 : Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes (tartaroo) de ténèbres et les réserve pour le jugement;

Pour comprendre de quoi ça parle il faut comprendre la notion de ténèbres dans la Parole de Dieu.

Alors que les enfants de Dieu sont appelés 'la lumière du monde' (Matthieu 5.14), les enfants du monde sont les ténèbres de ce même monde. Le début de Jean 1 nous clarifie les choses (Jean 1.5 : La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue). C'est ce même Jésus qui est la lumière du monde qui fait de nous, lorsque nous l'acceptons, des lumières à son image.

🔘 Jean 8.12 : Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.

Aussi, lorsqu'il est fait mention que les anges ont été 'précipités dans les abîmes de ténèbres', cela ne fait que dire qu'ils ont précipités sur terre, tout comme ça nous est précisé dans le livre de l'apocalypse.

🔘 Apocalypse 12.9 : Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

C'est la raison pour laquelle les anges/démons s'attachent aux hommes, parce qu'ils craignent justement le jour où ça ne sera plus possible et plus rien ne les empêchera d'être plongés dans la géhenne. Ils ne peuvent cependant pas s'attacher d'eux-mêmes à quelqu'un qui brille de la lumière de Dieu, cette même lumière qu'ils ont fui dès le commencement. Ils ne s'attachent qu'aux ténèbres et donc à nous si nous nous régalons secrètement de ces mêmes ténèbres.

La réalité de ces démons/anges déchus qui veulent tellement faire peur est qu'ils sont en réalité terrifiés par leur propre sort.


b) Les breuvages mortels.

Un autre point intéressant se trouve dans la compréhension d'un verset de l'évangile selon Marc :

🔘 Marc 16.18 : ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel (thanasimos), il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.

Si on comprend le verset dans son sens global, il est intéressant de réaliser que la mort dont on nous parle ici est celle de thanatos, donc la porte du séjour des morts. Cela place une cohérence avec ce que nous disait Jésus dans l'évangile selon Jean : 'En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort (thanatos)' (Jean 8.51). Ca colle parfaitement avec le fait qu'un enfant de Dieu, qui a donc accepté Jésus, ne passe pas par la porte 'thanatos', mais par la porte des brebis. Ce faisant, un 'breuvage mortel' ne peut dès lors pas avoir d'incidences parce que de part sa nouvelle naissance, le croyant ne peut pas rencontrer la mort thanatos.

ANNEXE : les versets par thème.

1️⃣ Le ver

a) Dans le sens d'une couleur.

  • a.1) Pour le tabernacle et son transport.
  • a.2) Pour la tenue des sacrificateurs.
  • a.3) Pour les offrandes.
  • a.4) Sur les sacrifices et les purifications.
  • a.5) Autres.

b) Dans un sens neutre.

c) Dans un sens négatif.

2️⃣ L'étang de feu 

3️⃣ Le soufre

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4️⃣ La mort 

a) Hades (hors Apocalypse).

b) Sheol.

c) La mort dans l'Apocalypse.

1️⃣ Le ver.

a) Dans le sens d'une couleur.

a.1) Pour le tabernacle et son transport.

  1. Exode 25.4 : des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), du fin lin et du poil de chèvre;
  2. Exode 26.1 : Tu feras le tabernacle de dix tapis de fin lin retors, et d'étoffes teintes en bleu, en pourpre et en cramoisi (Towla' et); tu y représenteras des chérubins artistement travaillés.
  3. Exode 26.31 : Tu feras un voile bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors; il sera artistement travaillé, et l'on y représentera des chérubins.
  4. Exode 26.36 : Tu feras pour l'entrée de la tente un rideau bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors; ce sera un ouvrage de broderie.
  5. Exode 27.16 : Pour la porte du parvis il y aura un rideau de vingt coudées, bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors, en ouvrage de broderie, avec quatre colonnes et leurs quatre bases.
  6. Exode 36.8 : Tous les hommes habiles, qui travaillèrent à l'œuvre, firent le tabernacle avec dix tapis de fin lin retors et de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et) ; on y représenta des chérubins artistement travaillés.
  7. Exode 36.35 : On fit le voile de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors; on le fit artistement travaillé, et l'on y représenta des chérubins.
  8. Exode 36.37 : On fit pour l'entrée de la tente un rideau de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors; c'était un ouvrage de broderie.
  9. Exode 38.18 : Le rideau de la porte du parvis était un ouvrage de broderie en fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et en fin lin retors; il avait une longueur de vingt coudées, et sa hauteur était de cinq coudées, comme la largeur des toiles du parvis;
  10. Nombres 4.8 : ils étendront sur ces choses un drap de cramoisi (Towla' et), et ils l'envelopperont d'une couverture de peaux de dauphins; puis ils placeront les barres de la table.

a.2) Pour la tenue des sacrificateurs.

  1. Exode 28.5 : Ils emploieront de l'or, des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), et de fin lin.
  2. Exode 28.6 : Ils feront l'éphod d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors; il sera artistement travaillé.
  3. Exode 28.8 : La ceinture sera du même travail que l'éphod et fixée sur lui ; elle sera d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors.
  4. Exode 28.15 : Tu feras le pectoral du jugement, artistement travaillé; tu le feras du même travail que l'éphod, tu le feras d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors.
  5. Exode 28.33 : Tu mettras autour de la bordure, en bas, des grenades de couleur bleue, pourpre et cramoisi (Towla' et), entremêlées de clochettes d'or :
  6. Exode 39.1 : Avec les étoffes teintes en bleu, en pourpre et en cramoisi (Towla' et), on fit les vêtements d'office pour le service dans le sanctuaire, et on fit les vêtements sacrés pour Aaron, comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse.
  7. Exode 39.2 : On fit l'éphod d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors.
  8. Exode 39.3 : On étendit des lames d'or, et on les coupa en fils, que l'on entrelaça dans les étoffes teintes en bleu, en pourpre et en cramoisi (Towla' et), et dans le fin lin; il était artistement travaillé.
  9. Exode 39.5 : La ceinture était du même travail que l'éphod et fixée sur lui ; elle était d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors, comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse.
  10. Exode 39.8 : On fit le pectoral, artistement travaillé, du même travail que l'éphod, d'or, de fil bleu, pourpre et cramoisi (Towla' et), et de fin lin retors.
  11. Exode 39.24 : On mit sur la bordure de la robe des grenades de couleur bleue, pourpre et cramoisi (Towla' et), en fil retors ;
  12. Exode 39.29 : la ceinture de fin lin retors, brodée, et de couleur bleue, pourpre et cramoisi (Towla' et), comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse.

a.3) Pour les offrandes.

  1. Exode 35.6 : des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), du fin lin et du poil de chèvre ;
  2. Exode 35.23 : Tous ceux qui avaient des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), du fin lin et du poil de chèvre, des peaux de béliers teintes en rouge et des peaux de dauphins, les apportèrent.
  3. Exode 35.25 : Toutes les femmes qui avaient de l'habileté filèrent de leurs mains, et elles apportèrent leur ouvrage, des fils teints en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), et du fin lin.

a.4) Sur les sacrifices et les purifications.

  1. Lévitique 14.4 : le sacrificateur ordonnera que l'on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi (Towla' et) et de l'hysope.
  2. Lévitique 14.6 : Il prendra l'oiseau vivant, le bois de cèdre, le cramoisi (Towla' et) et l'hysope ; et il les trempera, avec l'oiseau vivant, dans le sang de l'oiseau égorgé sur l'eau vive.
  3. Lévitique 14.49 : Il prendra, pour purifier la maison, deux oiseaux, du bois de cèdre, du cramoisi (Towla' et) et de l'hysope.
  4. Lévitique 14.51 : Il prendra le bois de cèdre, l'hysope, le cramoisi (Towla' et) et l'oiseau vivant; il les trempera dans le sang de l'oiseau égorgé et dans l'eau vive, et il en fera sept fois l'aspersion sur la maison.
  5. Lévitique 14.52 : Il purifiera la maison avec le sang de l'oiseau, avec de l'eau vive, avec l'oiseau vivant, avec le bois de cèdre, l'hysope et le cramoisi (Towla' et).
  6. Nombres 19.6 : Le sacrificateur prendra du bois de cèdre, de l'hysope et du cramoisi (Towla' et), et il les jettera au milieu des flammes qui consumeront la vache.

a.5) Autres.

  1. Exode 35.35 : Il les a remplis d'intelligence, pour exécuter tous les ouvrages de sculpture et d'art, pour broder et tisser les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), et le fin lin, pour faire toute espèce de travaux et d'inventions.
  2. Exode 38.23 : il eut pour aide Oholiab, fils d'Ahisamac, de la tribu de Dan, habile à graver, à inventer, et à broder sur les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi (Towla' et), et sur le fin lin.
  3. POURPRE - Esaïe 1.18 : Venez et plaidons ! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; S'ils sont rouges comme la pourpre (Towla' et), ils deviendront comme la laine.


b) Dans un sens plus neutre .

  1. Esaïe 41.14 : Ne crains rien, vermisseau (Towla' et) de Jacob, faible reste d'Israël ; Je viens à ton secours, dit l'Eternel, et le Saint d'Israël est ton sauveur.
  2. Psaumes 22.6 : Et moi, je suis un ver (Towla' et) et non un homme, l'opprobre des hommes et le méprisé du peuple
  3. Job 25.6 : Combien moins l'homme, qui n'est qu'un ver, le fils de l'homme, qui n'est qu'un vermisseau (Towla' et) !


c)  Dans un sens négatif.

  1. Exode 16.20 : Ils n'écoutèrent pas Moïse, et il y eut des gens qui en laissèrent jusqu'au matin; mais il s'y mit des vers (Towla' et), et cela devint infect. Moïse fut irrité contre ces gens.
  2. Deutéronome 28.39 : Tu planteras des vignes et tu les cultiveras ; et tu ne boiras pas de vin et tu ne feras pas de récolte, car les vers (Towla' et) la mangeront.
  3. Esaïe 14.11 : Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes luths ; Sous toi est une couche de vers, et les vers (Towla' et) sont ta couverture.
  4. Esaïe 66.24 : Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi ; Car leur ver (Towla' et) ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point ; Et ils seront pour toute chair un objet d'horreur.
  5. Lamentations 4.5 : Ceux qui se nourrissaient de mets délicats périssent dans les rues ; Ceux qui étaient élevés dans la pourpre (Towla' et) embrassent les fumiers.
  6. Jonas 4.7 : Mais le lendemain, à l'aurore, Dieu fit venir un ver (Towla' et) qui piqua le ricin, et le ricin sécha


2️⃣ Les versets sur l'étang de feu.

  1. Apocalypse 14.9-10 : Et un autre, un troisième ange les suivit, en disant d'une voix forte: Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, 10 il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau.
  2. Apocalypse 19.20 : Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre.
  3. Apocalypse 21.8 : Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.


3️⃣ Les versets sur le soufre.

  1. Genèse 19.24 : Alors l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre (Gophriyth) et du feu, de par l'Eternel.
  2. Deutéronome 29.23 : à la vue du soufre (Gophriyth), du sel, de l'embrasement de toute la contrée, où il n'y aura ni semence, ni produit, ni aucune herbe qui croisse, comme au bouleversement de Sodome, de Gomorrhe, d'Adma et de Tseboïm, que l'Eternel détruisit dans sa colère et dans sa fureur,
  3. Job 18.15 : Nul des siens n'habite sa tente, Le soufre (Gophriyth) est répandu sur sa demeure.
  4. Psaumes 11.6 : Il fait pleuvoir sur les méchants Des charbons, du feu et du soufre (Gophriyth); Un vent brûlant, c'est le calice qu'ils ont en partage.
  5. Esaïe 30.33 : Depuis longtemps un bûcher est préparé, Il est préparé pour le roi, Il est profond, il est vaste; Son bûcher, c'est du feu et du bois en abondance; Le souffle de l'Eternel l'enflamme, comme un torrent de soufre (Gophriyth).
  6. Esaïe 34.9:  Les torrents d'Edom seront changés en poix, et sa poussière en soufre (Gophriyth) ; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle.
  7. Ezéchiel 38.22 : J'exercerai mes jugements contre lui par la peste et par le sang, Par une pluie violente et par des pierres de grêle; Je ferai pleuvoir le feu et le soufre (Gophriyth) sur lui et sur ses troupes, et sur les peuples nombreux qui seront avec lui.
  8. Luc 17.29 : mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre (theion) tomba du ciel, et les fit tous périr.
  9. Apocalypse 9.17 : Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d'hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre (theion).
  10. Apocalypse 9.18 : Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre (theion), qui sortaient de leurs bouches.
  11. Apocalypse 14.10 : il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre (theion), devant les saints anges et devant l'agneau.
  12. Apocalypse 19.20 : Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre (theion).
  13. Apocalypse 20.10 : Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre (theion), où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.
  14. Apocalypse 21.8 : Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre (theion), ce qui est la seconde mort


4️⃣ La mort.

a) Les versets sur HADES (le séjour des morts) hors Apocalypse.

  1. Matthieu 11.23 : Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel ? Non. Tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts (hades); car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.
  2. Matthieu 16.18 : Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts (hades) ne prévaudront point contre elle.
  3. Luc 10.15 : Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts (hades).
  4. Luc 16.23 : Dans le séjour des morts (hades), il leva les yeux ; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
  5. Actes 2.27 : Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts (hades), Et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.
  6. Actes 2.31 : c'est la résurrection du Christ qu'il a prévue et annoncée, en disant qu'il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts (hades) et que sa chair ne verrait pas la corruption.


b) Le SHEOL. (muwth = action de mourir)

  1. Genèse 37.35 : Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler; mais il ne voulut recevoir aucune consolation. Il disait : C'est en pleurant que je descendrai vers mon fils au séjour des morts (She'owl) ! Et il pleurait son fils.
  2. Genèse 42.38 : Jacob dit : Mon fils ne descendra point avec vous ; car son frère est mort (muwth), et il reste seul ; s'il lui arrivait un malheur dans le voyage que vous allez faire, vous feriez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans le séjour des morts (She'owl).
  3. Genèse 44.29 : Si vous me prenez encore celui-ci, et qu'il lui arrive un malheur, vous ferez descendre mes cheveux blancs avec douleur dans le séjour des morts (She'owl).
  4. Genèse 44.31 : il mourra (muwth), en voyant que l'enfant n'y est pas ; et tes serviteurs feront descendre avec douleur dans le séjour des morts (She'owl) les cheveux blancs de ton serviteur, notre père.
  5. Nombres 16.30 : mais si l'Eternel fait une chose inouïe, si la terre ouvre sa bouche pour les engloutir avec tout ce qui leur appartient, et qu'ils descendent vivants dans le séjour des morts (She'owl), vous saurez alors que ces gens ont méprisé l'Eternel.
  6. Nombres 16.33 : Ils descendirent vivants dans le séjour des morts (She'owl), eux et tout ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée.
  7. Deutéronome 32.22 : Car le feu de ma colère s'est allumé, Et il brûlera jusqu'au fond du séjour des morts (She'owl) ; Il dévorera la terre et ses produits, Il embrasera les fondements des montagnes.
  8. 1 Samuel 2.6 : L'Eternel fait mourir (muwth) et il fait vivre. Il fait descendre au séjour des morts (She'owl) et il en fait remonter.
  9. 2 Samuel 22.6 : Les liens du sépulcre (She'owl) m'avaient entouré, Les filets de la mort (maveth) m'avaient surpris.
  10. 1 Rois 2.6 : Tu agiras selon ta sagesse, et tu ne laisseras pas ses cheveux blancs descendre en paix dans le séjour des morts (She'owl).
  11. 1 Rois 2.9 : Maintenant, tu ne le laisseras pas impuni ; car tu es un homme sage, et tu sais comment tu dois le traiter. Tu feras descendre ensanglantés ses cheveux blancs dans le séjour des morts (She'owl).
  12. Job 7.9 : Comme la nuée se dissipe et s'en va, Celui qui descend au séjour des morts (She'owl) ne remontera pas;
  13. Job 11.8 : Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts (She'owl): que sauras-tu ?
  14. Job 14.13 : Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts (She'owl), M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi !
  15. Job 17.13 : C'est le séjour des morts (She'owl) que j'attends pour demeure, C'est dans les ténèbres que je dresserai ma couche;
  16. Job 17.16 : Elle descendra vers les portes du séjour des morts (She'owl), Quand nous irons ensemble reposer dans la poussière.
  17. Job 21.13 : Ils passent leurs jours dans le bonheur, Et ils descendent en un instant au séjour des morts (She'owl).
  18. Job 24.19 : Comme la sécheresse et la chaleur absorbent les eaux de la neige, ainsi le séjour des morts (She'owl) engloutit ceux qui pèchent !
  19. Job 26.6 : Devant lui le séjour des morts (She'owl) est nu, L'abîme (abaddown) n'a point de voile.
  20. Psaumes 6.5 : Car celui qui meurt (maveth) n'a plus ton souvenir; Qui te louera dans le séjour des morts (She'owl) ?
  21. Psaumes 9.17 : Les méchants se tournent vers le séjour des morts (She'owl), toutes les nations qui oublient Dieu.
  22. Psaumes 16.10 : Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts (She'owl), tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.
  23. Psaumes 18.6 : Les liens du sépulcre (She'owl) m'avaient entouré, les filets de la mort (maveth) m'avaient surpris.
  24. Psaumes 30.3 : Eternel ! tu as fait remonter mon âme du séjour des morts (She'owl), tu m'as fait revivre loin de ceux qui descendent dans la fosse.
  25. Psaumes 31.17 : Eternel, que je ne sois pas confondu quand je t'invoque. Que les méchants soient confondus, qu'ils descendent en silence au séjour des morts (She'owl) !
  26. Psaumes 49.14 : Comme un troupeau, ils sont mis dans le séjour des morts (She'owl), la mort (maveth) en fait sa pâture ; Et bientôt les hommes droits les foulent aux pieds, leur beauté s'évanouit, le séjour des morts (She'owl) est leur demeure.
  27. Psaumes 49.15 : Mais Dieu sauvera mon âme du séjour des morts (She'owl), car il me prendra sous sa protection. -Pause.
  28. Psaumes 55.15 : Que la mort (maveth) les surprenne, qu'ils descendent vivants au séjour des morts (She'owl) ! Car la méchanceté est dans leur demeure, au milieu d'eux.
  29. Psaumes 86.13 : Car ta bonté est grande envers moi, et tu délivres mon âme du séjour profond des morts (She'owl).
  30. Psaumes 88.4 : Car mon âme est rassasiée de maux, et ma vie s'approche du séjour des morts (She'owl).
  31. Psaumes 89.49 : Y a-t-il un homme qui puisse vivre et ne pas voir la mort (Maveth), Qui puisse sauver son âme du séjour des morts (She'owl) ? Pause.
  32. Psaumes 116.3 : Les liens de la mort (Maveth) m'avaient environné, et les angoisses du sépulcre (She'owl) m'avaient saisi ; J'étais en proie à la détresse et à la douleur.
  33. Psaumes 139.8 : Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts (She'owl), t'y voilà.
  34. Psaumes 141.7 : Comme quand on laboure et qu'on fend la terre, ainsi nos os sont dispersés à l'entrée du séjour des morts (She'owl).
  35. Proverbes 1.12 : Engloutissons-les tout vifs, comme le séjour des morts (She'owl), Et tout entiers, comme ceux qui descendent dans la fosse;
  36. Proverbes 5.5 : Ses pieds descendent vers la mort (maveth), ses pas atteignent le séjour des morts (She'owl).
  37. Proverbes 7.27 : Sa maison, c'est le chemin du séjour des morts (She'owl) ; Il descend vers les demeures de la mort (maveth).
  38. Proverbes 9.18 : Et il ne sait pas que là sont les morts (Rapha'), Et que ses invités sont dans les vallées du séjour des morts (She'owl).
  39. Proverbes 15.11 : Le séjour des morts (She'owl) et l'abîme (abaddown) sont devant l'Eternel; Combien plus les cœurs des fils de l'homme !
  40. Proverbes 15.24 : Pour le sage, le sentier de la vie mène en haut, Afin qu'il se détourne du séjour des morts (She'owl) qui est en bas.
  41. Proverbes 23.14 : En le frappant de la verge, Tu délivres son âme du séjour des morts (She'owl).
  42. Proverbes 27.20 : Le séjour des morts (She'owl) et l'abîme (abaddown) sont insatiables ; De même les yeux de l'homme sont insatiables.
  43. Proverbes 30.16 : Le séjour des morts (She'owl), la femme stérile, la terre, qui n'est pas rassasiée d'eau, et le feu, qui ne dit jamais : Assez !
  44. Ecclésiaste 9.5 : Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront (muwth) ; mais les morts (muwth) ne savent rien, et il n'y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée.

  45. Ecclésiaste 9.10 : Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n'y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts (She'owl), où tu vas.
  46. Cantique des cantiques 8.6 : Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras ; Car l'amour est fort comme la mort (maveth), La jalousie est inflexible comme le séjour des morts (She'owl) ; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l'Eternel.
  47. Esaïe 5.14 : C'est pourquoi le séjour des morts (She'owl) ouvre sa bouche, élargit sa gueule outre mesure ; Alors descendent la magnificence et la richesse de Sion, et sa foule bruyante et joyeuse.
  48. Esaïe 14.9 : Le séjour des morts (She'owl) s'émeut jusque dans ses profondeurs, pour t'accueillir à ton arrivée ; Il réveille devant toi les ombres, tous les grands de la terre, il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations.
  49. Esaïe 14.11 : Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts (She'owl), avec le son de tes luths ; Sous toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture.
  50. Esaïe 14.15 : Mais tu as été précipité dans le séjour des morts (She'owl), dans les profondeurs de la fosse.
  51. Esaïe 28.15 : Vous dites : Nous avons fait une alliance avec la mort (maveth), nous avons fait un pacte avec le séjour des morts (She'owl) ; Quand le fléau débordé passera, il ne nous atteindra pas, Car nous avons la fausseté pour refuge et le mensonge pour abri.
  52. Esaïe 28.18 : Votre alliance avec la mort (maveth) sera détruite, votre pacte avec le séjour des morts (She'owl) ne subsistera pas ; Quand le fléau débordé passera, Vous serez par lui foulés aux pieds.
  53. Esaïe 38.10 : Je disais : Quand mes jours sont en repos, je dois m'en aller aux portes du séjour des morts (She'owl). Je suis privé du reste de mes années !
  54. Esaïe 38.18 : Ce n'est pas le séjour des morts (She'owl) qui te loue, ce n'est pas la mort (maveth) qui te célèbre ; Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité.
  55. Esaïe 57.9 : Tu vas auprès du roi avec de l'huile, tu multiplies tes aromates, tu envoies au loin tes messagers, tu t'abaisses jusqu'au séjour des morts (She'owl).
  56. Ezéchiel 31.15 : Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Le jour où il est descendu dans le séjour des morts (She'owl), j'ai répandu le deuil, j'ai couvert l'abîme (abaddown) à cause de lui, et j'en ai retenu les fleuves ; Les grandes eaux ont été arrêtées ; J'ai rendu le Liban triste à cause de lui, et tous les arbres des champs ont été desséchés.
  57. Ezéchiel 31.16 : Par le bruit de sa chute j'ai fait trembler les nations, Quand je l'ai précipité dans le séjour des morts (She'owl), avec ceux qui descendent dans la fosse ; Tous les arbres d'Eden ont été consolés dans les profondeurs de la terre, les plus beaux et les meilleurs du Liban, tous arrosés par les eaux.
  58. Ezéchiel 31.17 : Eux aussi sont descendus avec lui dans le séjour des morts (She'owl), vers ceux qui ont péri par l'épée ; Ils étaient son bras et ils habitaient à son ombre parmi les nations.
  59. Ezéchiel 32.21 : Les puissants héros lui adresseront la parole au sein du séjour des morts (She'owl), avec ceux qui étaient ses soutiens. Ils sont descendus, ils sont couchés, les incirconcis, tués par l'épée.
  60. Ezéchiel 32.27 : Ils ne sont pas couchés avec les héros, Ceux qui sont tombés d'entre les incirconcis; Ils sont descendus au séjour des morts (She'owl) avec leurs armes de guerre, Ils ont mis leurs épées sous leurs têtes, Et leurs iniquités ont été sur leurs ossements; Car ils étaient la terreur des héros dans le pays des vivants.
  61. Osée 13.14 : Je les rachèterai de la puissance du séjour des morts (She'owl), je les délivrerai de la mort (Maveth). O mort (Maveth), où est ta peste ? Séjour des morts (She'owl), où est ta destruction ? Mais le repentir se dérobe à mes regards !
  62. Amos 9.2 : S'ils pénètrent dans le séjour des morts (She'owl), ma main les en arrachera ; S'ils montent aux cieux, je les en ferai descendre.
  63. Jonas 2.2 : Il dit : Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Eternel, et il m'a exaucé ; du sein du séjour des morts (She'owl) j'ai crié, et tu as entendu ma voix.
  64. Habakuk 2.5 : Pareil à celui qui est ivre et arrogant, l'orgueilleux ne demeure pas tranquille ; Il élargit sa bouche comme le séjour des morts (She'owl), il est insatiable comme la mort (maveth) ; Il attire à lui toutes les nations, Il assemble auprès de lui tous les peuples.

 

c) La mort dans le livre de l'Apocalypse.

  1. Apocalypse 1.5 : et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts (nekros), et le prince des rois de la terre ! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
  2. Apocalypse 1.17 : Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort (nekros). Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier,
  3. Apocalypse 1.18 : Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort (nekros) ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort (thanatos) et du séjour des morts (hades).
  4. Apocalypse 2.8 : Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort (nekros), et qui est revenu à la vie :

  5. Apocalypse 2.10-11 : Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort (thanatos), et je te donnerai la couronne de vie. 11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort (thanatos).

  6. Apocalypse 2.23 : Je ferai mourir de mort (thanatos) ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres.

  7. Apocalypse 3.1 : Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort (nekros).

  8. Apocalypse 6.8 : je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort (thanatos), et le séjour des morts (hades) l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité (thanatos), et par les bêtes sauvages de la terre.
  9. Apocalypse 9.6 : En ces jours-là, les hommes chercheront la mort (thanatos), et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort (thanatos) fuira loin d'eux.
  10. Apocalypse 11.18 : Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts (nekros), de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre.
  11. Apocalypse 12.11 : Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort (thanatos).
  12. Apocalypse 13.3 : Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort (thanatos) ; mais sa blessure mortelle (thanatos) fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête.
  13. Apocalypse 13.12-13 : Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle (thanatos) avait été guérie. 13 Et j'entendis du ciel une voix qui disait : Ecris : Heureux dès à présent les morts (nekros) qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent.
  14. Apocalypse 16.3 : Le second versa sa coupe dans la mer. Et elle devint du sang, comme celui d'un mort (nekros) ; et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer.
  15. Apocalypse 18.8 : A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort (thanatos), le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l'a jugée.
  16. Apocalypse 20.5-6 : Les autres morts (nekros) ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. C'est la première résurrection. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort (thanatos) n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
  17. Apocalypse 21.4 : Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort (thanatos) ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
  18. Apocalypse 21.8 : Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort (thanatos).
  19. Apocalypse 20.12-14 : Et je vis les morts (nekros), les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts (nekros) furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. 13 La mer rendit les morts (nekros) qui étaient en elle, la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) rendirent les morts (nekros) qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. 14 Et la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort (thanatos), l'étang de feu.