Saul de Tarse - 2000 ans d'erreurs.

Les points en cours de développement

(XXX) 🔷 La pauvreté.

(XXX) 🔷 Tourner autour du pot.

(XXX) 🔷 L'orgueil comme mode de fonctionnement.

(XXX) 🔷 Le talmud.

(XXX) 🔷 Paul est seul détenteur du jugement.

(XXX) 🔷 La glorification de soi.

(XXX) 🔷 La glorification.

(XXX) 🔷 Condamnation de Jésus.

(XXX) 🔷 La mort libère du péché !!!

(XXX) 🔷 La rédemption du corps …

(XXX) 🔷 La justification par la foi seule ...

(XXX) 🔷 Une sainte cène pas si sainte.

(XXX ) 🔷 L'église des hommes !!!

(XXX) 🔷 La révélation de Jésus.

(XXX) 🔷 Christ crucifié ?

(XXX) 🔷 La faiblesse de Jésus.

(XXX) 🔷La tête couverte ou pas ?

(XXX) 🔷Nous ne sommes plus esclave !

Des sujets supplémentaires

Un peu d'histoire. La notion d'Apocryphe.

a) L'ancienne alliance, un peu d'histoire.

b) La nouvelle alliance.

c) Les apocryphes.

La fausse contradiction.  (A RENOMMER)

c) Un exemple pour aider les adorateurs de Paul à redresser la barre.

(XXX) 🔷 La pauvreté.


LIVRE INCRIMINE : (2 Corinthiens


🔘 2 Corinthiens 8.2 : Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part.

Donc pour Paul, la pauvreté est précieuse. C'est une incitation à donner plus que ce qu'on a. L'évangile de prospérité avant l'heure.

(XXX) 🔷 Tourner autour du pot.

(Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin : Matthieu 5.37)


LIVRE INCRIMINE : (Galates)


🔘 Galates 1.19 : Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur.

Donc il en a vu !

Dans la plupart des cas nous ne voyons pas le problème parce que nous parlons de la même manière. Pourtant cela pose un problème. Il aurait parfaitement pu dire : je ne vis que Jacques, le frère du Seigneur. C'est comme si nous disions je ne suis jamais venu, sauf 400 fois, ou je n'ai jamais pêché, sauf les 50 000 dernières fois. Il apporte perpétuellement de la confusion alors même qu'il aurait été très facile de s'exprimer clairement. Jésus nous dit : Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin (Matthieu 5.37). Or ce que fait Paul c'est exactement ça. Il commence par une affirmation catégorique : je ne vis aucun autre des apôtres, et l'affirmation est claire. C'est l'équivalent du : oui, oui de Jésus. Il fait ensuite suivre cela d'une précision qui invalide la première et le : oui, oui devient caduque. C'est l'équivalent d'un "oui mais" ou d'un "non mais", dont le premier signifie "non" et le deuxième signifie "oui".

(XXX) 🔷 L'orgueil comme mode de fonctionnement.

(Tout cœur hautain est en abomination à l'Éternel  ; Certes, il ne restera pas impuni : Proverbes 16.5).


LIVRE INCRIMINE : (Philippiens).


✳️​ 1er passage : Tout d'abord, celui de Philippiens 3.15 où il affirme « Nous tous donc qui sommes des hommes faits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus ».

En affirmant « Nous tous donc qui sommes des hommes faits », Paul nous permet de comprendre qu'il s'adresse non pas à de jeunes convertis, mais à des frères déjà éprouvés dans la foi, c'est une discussion entre érudits. La suite de ce qu'il nous dit semble indiquer qu'ils viennent d'avoir un désaccord sur une doctrine ou qu'il se pourrait qu'ils en aient un en le lisant. La réaction de Paul est de dire que ce n'est pas grave qu'il y ait un désaccord, ce en quoi je ne peux qu'être d'accord. Par contre, la raison de cette absence de gravité est pour le moins étrange.

Paul affirme qu'en cas de désaccord, de toute façon Dieu leur montrera qu'ils ont tort.

Même en étant parfaitement sûr de son message, ce type de réaction caractérise clairement de l'orgueil.


✳️​ 2ᵉ passage : « Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l'ai ordonné aux églises de la Galatie. Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité, afin qu'on n'attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. Et quand je serai venu, j'enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées. Si la chose mérite que j'y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi » (1 Corinthiens 16.1-4).

Dans ce deuxième passage, on a quelque chose de similaire. En le lisant posément, vous verrez la situation présente :

Paul parle concernant une collecte, des dons fait pour les frères de Jérusalem. Il donne la méthode « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra », ce qui est parfaitement sage, parce qu'à attendre la fin de la semaine (ou du mois de nos jours), on se retrouve souvent sans rien pour le Seigneur. Quoi qu'il en soit, ce qui paraît étrange, c'est la manière de transmettre les dons.

Il leur demande d'« approuver » des personnes afin de transporter les « libéralités » précisant que « Si la chose mérite que j'y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi ». En d'autres termes, il vient de dire que si les dons sont suffisamment importants, il se fera lui-même le messager, sinon, il faudra envoyer quelqu'un d'autre.

(XXX) 🔷 Le talmud.


LIVRES INCRIMINES : (2 Timothée) (Tite)


Les sources d'inspiration de Paul sont tendancieuses. Bien sûr certains prétendent que les textes lui étant attribués sont inspirés par le Saint-Esprit. Mais comme je l'ai déjà dit, il s'inspire souvent des apocryphes, et nous avons un exemple précis où il se sert du talmud pour étayer ses affirmations. Dans la deuxième épître à Timothée il va lui parler de deux personnages très particuliers :

🔘 2 Timothée 3.8 : De même que Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ces hommes s'opposent à la vérité, étant corrompus d'entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi.

Super la source, Jannes et Jambres ne sont pas dans la Parole de Dieu, mais dans le talmud, ce même livre dans lequel Jésus est le fils bâtard né de l'adultère de Marie avec un centenier romain. Si ça n'était pas tragique, ce serait presque amusant de constater que Paul lui-même appelle ses paroles des « fables judaïques » :

🔘 Tite 1.13-14 : Ce témoignage est vrai. C'est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu'ils aient une foi saine, et qu'ils ne s'attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d'hommes qui se détournent de la vérité.

Jannes et Jambres ne se trouvant que dans le talmud, cela rentre donc clairement dans le cadre des fables judaïques, pourtant Paul se base dessus pour avancer ses affirmations.

Cela sous-entendrait donc que le Saint-Esprit puise dans le Talmud, ou que le Talmud est également du Saint-Esprit ...

+ pour Tite, ajouter le passage où il dit qu'il faut reprendre avec douceur

(XXX) 🔷 Paul est seul détenteur du jugement.


LIVRE INCRIMINE : (Romains)


On note également qu'il débute sa charge par des termes particuliers : Ne nous jugeons donc plus les uns les autres (Romains 14.13). Il sait qu'il est en train de dire quelque chose qui est en désaccord avec l'ensemble des apôtres, alors soudainement, lui qui a déjà jugé en esprit (1 Corinthiens 5.3 : j'ai déjà jugé ... celui qui a commis un tel acte), lui qui va jusqu'à livrer des hommes à Satan (1 Corinthiens 5.5 : qu'un tel homme soit livré à Satan ... ) considère qu'il ne faut plus se juger les uns les autres. Dès que ça ne l'arrange plus, parce qu'il sait qu'il est en tort, alors il ne faut plus juger. Mettant de côté les paroles de Jésus qui disait : Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice (Jean 7.24).

(XXX) 🔷 La glorification de soi.


Présent partout dans les épitres de Paul, la glorification de soi-même.


(XXX) 🔷 La glorification.

🔘 Éphésiens 2.8-9 : Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Je suis d'accord avec le début de ces deux versets, mais la fin me gêne, non pas que je sois en accord ou en désaccord avec le sens global de l'affirmation de Paul. Ce qui me dérange c'est qu'il passe son temps à se glorifier d'un peu tout, et soudainement il faut impérativement que personne ne se glorifie.

(XXX) 🔷 Condamnation de Jésus.


LIVRE INCRIMINE : (1 Corinthiens


Une affirmation de Paul dans l'épitre aux Corinthiens entre en contradiction avec une chose que Jésus a faite. L'épitre nous dit ce qui suit :

🔘 1 Corinthiens 8.10 : Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles ?

Bien qu'il soit étrange que Paul s'inquiète soudainement qu'un frère puisse manger des viandes sacrifiées aux idoles, alors qu'il enseigne constamment qu'aucune viande n'est impure, ça n'est pas le sujet de ce point. Le fait que cela se passe dans un temple d'idole alors qu'il vient juste de dire que les idoles n'existent pas (1 Corinthiens 8.4 : nous savons qu'il n'y a point d'idole dans le monde) ne l'est pas plus. Ce qui interpelle, c'est que selon lui, nous serions repréhensibles si nous faisions cela. Pourtant, si on regarde ce qu'il est entrain de dire, c'est simplement que nous ne devons pas nous asseoir à table avec des personnes qui ne professent pas notre foi, voir qui sont ennemis de notre foi, parce que cela pourrait conduire des croyants sincères dans l'erreur de croire que c'est permis. N'oublions pas que si quelqu'un professe quelque foi que ce soit, alors la figure de sa foi est une idole pour lui. La foi druidique déifie les arbres, cela signifie-t-il que nous ne pouvons plus manger dans la nature ?

Pourtant le psaume 23 nous parle clairement de ce que l'Eternel dresse une table en face de nos adversaires (Psaumes 23.5 : Tu dresses devant moi une table). Apparemment, selon Paul, il ne lui est pas permis de la dresser où il veut. Jésus de son côté n'avait pas non plus beaucoup de réserve lorsqu'il s'agissait de s'attabler. Que ce soit avec Zaché ou, comme dans le passage suivant, avec des publicains et des gens de mauvaise vie :

🔘 Matthieu 9.11-13 : Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? 12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. 13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Il ne conseille même pas d'enseigner celui qui serait d'une telle faiblesse qu'une chose aussi simple pourrait le renverser, non, il considère que nous devons établir notre quotidien en fonction du niveau spirituel de personnes qui en sont à un tel stade d'ignorance. Et ce, en sachant que le Seigneur a été clair : Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance (Osée 4.6).

Finalement, on se rend compte que, dans le cas de l'exemple de Jésus ou de la première épitre aux Corinthiens, ce sont toujours des pharisiens qui s'en plaignent.

(XXX) 🔷 La mort libère du péché !!!


LIVRE INCRIMINE : (Romains)


🔘 Romains 6.5-7 : En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, 6 sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; 7 car celui qui est mort est libre du péché.

Si la mort libère du péché, il n'y a plus de jugement et le sacrifice de Jésus est inutile parce qu'en mourant, il ne portait plus rien et n'avait plus de raison d'aller dans le séjour des morts pour prêcher à des personnes qui de toute façon, en mourant, étaient elles même libérées du péché.

(XXX) 🔷 La rédemption du corps …


LIVRE INCRIMINE : (Romains)   


🔘 Romains 8.23 : Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps.

La rédemption de notre corps ...

(XXX) 🔷 La justification par la foi seule ...

(Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres … : Jacques 2.21)


LA JUSTIFICATION PAR LA FOI SEUL ...

🔘 Galates 2.16 : Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi.

Déclaration simple à comprendre et qui ne nécessite pas réellement de discussions sur son sens. Par contre ce qui est plus douteux c'est le parallèle avec ce que nous dit Jacques dans son épître.

🔘 Jacques 2.21-26Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel ? 22 Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite. 23 Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu. 24 Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement. 25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin ? 26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte.

On pourrait alors arguer de ce que Paul ne parle pas des œuvres en général comme semble le faire le passage de l'épître de Jacques, mais spécifiquement des œuvres de la loi. En plaçant une distinction à ce niveau certains pourraient tenter d'avoir une conscience légèrement apaisée. Troublons donc cet apaisement fictif en mettant en avant un autre passage des épîtres attribuées à Paul. Cette fois-ci tiré de l'épître aux Romains :

🔘 Romains 4.1-5Que dirons-nous donc qu'Abraham, notre père, a obtenu selon la chair ? Si Abraham a été justifié par les oeuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu. Car que dit l'Écriture ? Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne fait point d'œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à justice.

Donc Jacques parle bien de la même chose que Paul dans le passage tiré de l'épître aux Galates. Par contre il dit exactement l'inverse. En outre, la conclusion de Paul dans l'épître aux Romains c'est justement que la foi est suffisante et ne nécessite aucun œuvre pour être pleinement effective (« celui qui ne fait point d'œuvre, … , sa foi lui est imputée à justice »). Pourtant c'est également l'opposée complet de la conclusion du passage de l'épître de Jacques (« la foi sans les œuvres est morte »).

(XXX) 🔷 Une sainte cène pas si sainte.


Une sainte cène pas si sainte.

🔘 Actes 27.33-35 : Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant : C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous persistez à vous abstenir de manger. 34 Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut, et il ne se perdra pas un cheveux de la tête d'aucun de vous. 35 Ayant ainsi parlé, il prit du pain, et, après avoir rendu grâces à Dieu devant tous, il le rompit, et se mit à manger.

Donc Paul rompt le pain ? C'est très mimétique, mais soit il fait la sainte cène, et donc il la fait avec des Païens, soit il se contente de singer Jésus, parce que rien ne nous dit qu'il ait multiplié quoi que ce soit, d'autant que le bateau était chargé de nourriture. Si les marins l'ont allégé en jetant le blé à la mer, cela signifie qu'il y en avait des tonnes.

Sinon, il le rompt avant de manger, ce qui ne se fait jamais dans les versions de l'évangile.

(XXX ) 🔷 L'église des hommes !!!


Il y a une particularité qui passe totalement inaperçue en générale. A une exception près, le mot 'église' dans la Parole de Dieu est le mot 'ekklesia' (« l'église des élus » est l'exception). Cela va bien plus loin. Ce mot n'est utilisé que pour parler de l'église de Dieu. Pourtant, il y a dans les textes ajoutés deux exceptions à cette règle qui se retrouve pourtant dans l'entièreté de la nouvelle alliance. Ces deux exceptions se trouvent côte à côte dans la deuxième partie du livres des Actes des Apôtres :

🔘 Actes 19.32 : « Les uns criaient d'une manière, les autres d'une autre, car le désordre régnait dans l'assemblée (ekklesia), et la plupart ne savaient pas pourquoi ils s'étaient réunis ».

🔘 Actes 19.39 : « Et si vous avez en vue d'autres objets, ils se régleront dans une assemblée (ekklesia) légale ».

Les traducteurs ayant bien réalisés le problème ont opté pour une traduction en « assemblée » histoire de noyer le poisson. Si « assemblée » effectivement une bonne traduction pour ce mot, il n'en reste pas moins que ce sont les deux seuls versets où ce mot désigne quelque chose qui n'est pas le rassemblement des croyants et, comme par hasard, on les trouve dans des textes rajoutés.

(XXX) 🔷 La révélation de Jésus.


🔘 Colossiens 1.24-26Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église. 25 C'est d'elle que j'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu, 26 le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints,

On nous parle du mystère dont il est question ici, dans la première épître de Pierre. Etrangement, on ne nous en parle pas tout à fait dans les mêmes termes :

🔘 1 Pierre 1.10-11 : Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations, 11 voulant sonder l'époque et les circonstances marquées par l'Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies.

Pour Paul il a été caché de tous temps, selon Pierre les prophètes l'avaient déjà reçu. Paul aurait dû prévenir Esaïe de ne pas vendre la mèche, parce que les détails qu'il en donne dans les chapitres 52 et 53 du livre portant son nom semblent avoir sérieusement 'gâchés' la surprise.

Plaisanteries à part, les propos de Paul sont indéfendables.

(XXX) 🔷 Christ crucifié ?


Paul a un problème avec la vérité, les très nombreux points déjà cités en sont une preuve indéniable. Il a cependant une façon de faire particulière qu'il est important de comprendre et que ce qui suit va illustrer à merveille. Dans de nombreux cas, au lieu de prendre une vérité de face et d'avancer quelque chose d'opposé, il prend une doctrine et se contente de la modifier. Il la modifie suffisamment peu pour qu'un lecteur qui ne serait pas attentif ne se rende pas compte de la supercherie, mais tout de même assez pour enlever la puissance de la vérité à ses propos et donc assez pour que les croyants acceptent comme une vérité ce qui n'est sommes toute qu'un mensonge destiné à les affaiblir.

🔘 1 Corinthiens 1.23 : « Nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens ».

Or le but n'a jamais été de prêcher Jésus crucifié, mais Jésus ressuscité, ce sont toujours les mêmes qui le représentent sur la croix, pour les vrais croyants il n'y est plus, et la victoire ne s'accomplit pas dans sa mort que n'importe qui aurait pu accomplir mais dans sa résurrection. Il récidive plusieurs fois. Dans l'épître aux Galates en ces termes : « O Galates, dépourvus de sens ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié ? » (Galates 3.1), montrant que c'est bien un ancrage de sa pensée. Mais également, et de manière bien plus appuyée, dans cette même épître aux Corinthiens :

🔘 1 Corinthiens 2.2 : « Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié ».

Dans ce verset il précise bien qu'il n'avait rien d'autre à la pensée. Il n'est pas venu leur apporter Jésus resuscité, ou Jésus glorifié, uniquement Jésus crucifié. Or 'resuscité' et 'glorifié' incluent 'crucifié', mais pas l'inverse. S'il est resuscité c'est qu'il est mort auparavant, mais s'il est simplement crucifié, alors il n'a pas plus de valeur que les deux brigands qui étaient à ses côtés.

(XXX) 🔷 La faiblesse de Jésus.

(… Que le faible dise : Je suis fort ! (Joël 3.10).


Si la Parole n'est pas avare de moments qui nous expliquent la faiblesse de la chair (Matthieu 26.41 : … l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible), il n'en reste pas moins que c'est une particularité qui disparaît tant que nous nous en remettons à Jésus. La faiblesse reprend le dessus dès lors qu'on cesse de porter nos regards sur lui, à l'image de Simon cessant de marcher sur l'eau à cet instant précis.

Pourtant Paul s'oppose à cela en un verset dans lequel il blasphème Jésus et maudit les croyants :

🔘 2 Corinthiens 13.4 : « Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse (asthenia), mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous ».

Dans ce verset il commence par dire que la raison pour laquelle Jésus a été crucifié n'est pas l'obéissance aux Père, ou la nécessité de payer le prix de nos fautes. Non ! Ce serait pour une autre raison qu'il se propose de nous révéler. Quelle est donc cette 'merveilleuse' révélation qu'il nous apporte ? Jésus « a été crucifié à cause de sa faiblesse ». En outre, le mot « faiblesse » ici est le mot 'asthenia' qui signifie 'infirmité'. C'est le même mot employé par Matthieu dans sa version de l'évangile alors qu'il reprenait les paroles du prophètes Esaïe : « afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités (asthenia), et il s'est chargé de nos maladies » (Matthieu 8.17).

Rappelons que juste avant qu'il ne soit crucifié il était effectivement faible, dans le jardin de Gethsémané, et que le Père lui a envoyé un ange pour le fortifier. S'il n'avait pas été fort physiquement et spirituellement, il n'aurait pas pu endurer une telle souffrance. Donc les affirmations de Paul sont bel et bien un blasphème.

Il ajoute à cette première folie celle de prétendre que nous serions « faibles en lui » lorsque Joël nous disait « … Que le faible dise : Je suis fort ! » (Joël 3.10), lorsque lui-même affirme ailleurs « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Philippiens 4.13), lorsque lui-même affirme encore « fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, … » (Colossiens 1.11). En lui nous sommes forts, sans lui nous sommes faibles.

Même lui sait qu'il ment, mais ça ne l'empêche pas de le faire.

Malheureusement les menteurs s'apprécieront toujours entre eux.

(XXX) 🔷La tête couverte ou pas ?


🔘 1 Corinthiens 11.4 : « Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef ».

Pas bien difficile à comprendre, l'homme qui se couvre la tête pour prier ou prophétiser déshonore Dieu. Je note bien volontiers la liste des vêtements que l'Eternel a donné à Moïse afin qu'il agrée les sacrificateurs : « Voici les vêtements qu'ils feront : un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare, et une ceinture. Ils feront des vêtements sacrés à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu'ils exercent mon sacerdoce » (Exode 28.4). C'est donc la volonté de Dieu que les sacrificateurs aient la tête couverte, et je ne parle même pas des naziréens qui avaient l'obligations d'avoir les cheveux longs (Ce qui inclut Jean Baptiste, Samuel ou Jésus).

(XXX) 🔷Nous ne sommes plus esclave !

(choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir : Josué 24.15)


🔘 Galates 4.6-7 : « Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! 7 Ainsi tu n'es plus esclave (DOULOS), mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu ».

Le message de Paul est clair, étant devenus enfants de Dieu, nous ne sommes plus esclave. On pourrait arguer de ce qu'il ne précise pas de quoi ou de qui et donc rediriger ses propos dans une direction plus acceptable qu'une autre. En réalité il serait préférable de dire "moins inacceptable qu'une autre", même si l'expression est bancale.

La vérité est que nous sommes esclaves, que cela fasse plaisir ou non n'a pas d'importance, c'est comme cela que Dieu a créé le monde, nous le sommes tous, l'avons toujours été et le seront toujours. Josué nous enjoignait à choisir notre maître pas à décider si nous voulons être esclave ou non (Josué 24.15 : « choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir »). Et même Paul est d'accord avec ça, il le paraphrase dans la première épitre aux Corinthiens : « Car l'esclave (DOULOS) qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l'homme libre qui a été appelé est un esclave (DOULOS) de Christ » (1 Corinthiens 7.22). Ce qui signifie que celui qui était esclave dans le monde est libéré par Jésus et il devient son esclave par voie de conséquence. Ce qui revient en effet à dire que le monde se sépare entre deux maîtres et que nous devons choisir le nôtre.

Si le mot 'esclave' choque c'est parce que les hommes sont devenus trop sensibles, trop émotifs. Ils ne supportent plus la vérité et la rejettent avec des hauts le coeur dès qu'ils l'entendent. Mais ils attendent l'enlèvement de l'épouse avec impatience ... la déception risque d'être grande. Le livre de l'Apocalypse est clair sur ce sujet, c'est le front de ses esclaves qui sera marqué par les anges de Dieu afin de préparer l'enlèvement en question :

🔘 Apocalypse 7.3 : « Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs (DOULOS) de notre Dieu ».

Ce sont également ces mêmes esclaves qui seront dans sa présence pour l'éternité, qui "le serviront" et qui "verront sa face" :

🔘 Apocalypse 22.3 : « Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville ; ses serviteurs (DOULOS) le serviront et verront sa face ».

Pourtant il n'est même pas question de dire que Paul a fait une simple erreur, il sait que nous le sommes. On n'est pas en face d'une boulette mais d'une volonté calculée de tromper le peuple de Dieu. Dans l'épître aux Philippiens il dit bien que Jésus, dont nous savons tous qu'il est Fils de Dieu, « s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur (DOULOS), en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2.7). Donc Jésus bien que Fils était esclave.

Et Paul lui-même se présente comme une esclave (Tite 1.1 : « Paul, serviteur (DOULOS) de Dieu ... » ), tout en disant que vous ne l'êtes plus.

Quant à la traduction par le mot 'serviteur' elle ne fait que démontrer un parti pris des traductions et non une réalité du texte. Cette perfidie n'est pas uniquement présente dans la nouvelle alliance. On la retrouve également dans l'ancienne. Dans le livre du Lévitique on trouve cette affirmation : « Car ce sont mes serviteurs (EBED), que j'ai fait sortir du pays d'Égypte ; ils ne seront point vendus comme on vend des esclaves (EBED) » (Lévitique 25.42). Même mot dans l'original, traductions différentes en français, uniquement dans le but d'orienter la compréhension. Dans tous les cas, ceux qui seront enlevés sont esclaves de Dieu, leur appartenance est totale.

Pour Paul vous n'êtes plus esclaves ...

Des sujets supplémentaires.

Un peu d'histoire. La notion d'Apocryphe.


a) L'ancienne alliance, un peu d'histoire.

Très succinctement, puisque le but n'est pas ici de réaliser un livre d'histoire religieuse, il faut prendre en compte que la bible telle que nous la connaissons actuellement n'est que très récente.

Trois siècles avant l'arrivée de Jésus, les juifs de la diaspora égyptienne ont voulu une traduction du Tanach (le canon juif) en grec, c'est-à-dire leur langue usuelle d'alors. Cette traduction se fera sur près d'un siècle et deviendra rapidement une traduction de référence parmi les juifs de la diaspora, mais également, un peu plus tard, parmi les premiers chrétiens qui ne disposaient pas d'autre traduction que cette dernière (d'où sa popularité).

Cette version contenait également quelques textes que le rabbinat n'avait pas encore pu éprouver et lorsqu'il prendra position en les refusant, les ajouts seront déjà passés et acceptés dans la pensée commune. Ainsi, bien que non reconnus, certains textes, bien que n'y ayant pas leur place, figuraient déjà dans la version dite « Septante » alors que le Tanach ne leur donnait aucune place, ne les reconnaissant tout simplement pas.

À la fin du 4° siècle de notre ère et au début du 5°, l'empire romain régnant sans partage, ne pouvait se contenter d'une traduction grecque du Tanach et lança la rédaction d'une version latine, plus utile pour la propagation de la foi romaine. Jérôme en sera le désormais célèbre traducteur qui, à contrecœur, travaillera en se basant sur la version « septante » contenant des textes qu'il regardera comme profanes mais qu'il se verra forcé d'adjoindre à sa traduction, tout en précisant sa position les concernant. Cette version prendra le nom de « vulgate » de par la vulgarisation qui en sera faite par le biais de la puissance romaine, et les avertissements de Jérôme seront occultés suite à une décision prise au concile de Carthage en 397 et poussée par Augustin.

C'est le 31 octobre 1517 que Martin Luther secouera l'église catholique romaine en affichant ses 95 thèses à la porte de l'église de Wittenberg en Allemagne. La réforme venait de naître et le retour au canon Juif était amorcé.

L'Ancienne Alliance allait être épurée pour retrouver toute sa force.

Dans un premier temps, les textes incriminés, nommés « apocryphes », resteront dans les bibles, mais avec la précision de leur statut réel. Ce n'est qu'au milieu du 19° siècle que les bibles protestantes sans les apocryphes vont se répandre.

Tout cela pour dire que la bible que nous utilisons (dans le cas présent je tirerai principalement les versets de la traduction « Louis Segond ») n'est pas la même que celle que nos ancêtres ont utilisée durant de très nombreux siècles.

L'ancienne alliance a définitivement été purifiée il y a environ 150 ans, mais la nouvelle n'a pas été touchée.

Les livres de l'ancienne alliance :

(1) la Torah (la loi)

(2) les Nebiim (les prophètes)

(3) les Ketoubim (les écrits)

(*) livres ne faisant pas partie du canon Juif (déterminés comme 'apocryphes')

(1) + (2) + (3) + (*) l'ancien testament selon l'église catholique romaine

(1) + (2) + (3) représentent le TNK (Tanach), soit le canon Juif et l'ancien testament selon l'église protestante. Il est à noter que si les textes sont les mêmes, le Tanach ne les regroupe pas de la même manière, n'ayant quant à lui que 22 livres.


b) La nouvelle alliance.

Concernant la nouvelle alliance, les évènements peuvent être résumés bien plus succinctement, les conflits ayant été moins nombreux, voire presque inexistants.

Entre la moitié du 1er et du 2° siècle de notre ère, les textes religieux étaient très nombreux. Tant et si bien qu'un tri devait être fait afin d'éviter de se disperser. Muratori, le bibliothécaire, en fera une liste presque complète dans la deuxième moitié du second siècle. Origène arrivera finalement à sélectionner 27 livres qui seront le canon de la nouvelle alliance et qui attendront cependant la fin du 4° siècle pour être officialisés par tous.

On notera cependant que le choix des 27 livres n'est qu'une très légère variation des « préconisations » de Muratori dont la propre détermination semblerait être une réaction au choix d'un certain Marcion qui préconisait de ne retenir que Paul et Luc (disciple de Paul).

On notera également que la sélection s'est faite par élimination, fait important puisqu'il semble assez clair que le procédé de sélection n'a pas été suffisamment rigoureux.

Les livres de la nouvelle alliance :

L'écrivain de l'épître aux Hébreux n'est pas connu. Certains le prêtent à Paul, cependant, non seulement il n'y a aucun signe que cela puisse être rédigé par le même personnage, mais son contenu semble assez clairement le contredire, tant dans la forme que dans le fond. En outre, Paul précisait bien qu'il était l'apôtre des païens et que Pierre était celui des juifs, alors rien ne justifierait une telle épître destinée à des personnes qui n'étaient pas sous son autorité.


c) Les apocryphes.

Là aussi je vais faire court, le but n'étant toujours pas de réaliser un livre d'histoire théologique. Dans l'ensemble, il faut comprendre que la terminologie catholique et protestante n'est pas la même, lorsque les uns parlent d'« apocryphes », les autres parlent de « deutérocanoniques », de « pseudépigraphes », et vice et versa.

De quoi en perdre son latin.

Toutes ces variations sont aussi compliquées à détailler qu'inutiles à comprendre ou à retenir. Une seule chose est importante et à garder en tête, un apocryphe est un texte non inspiré de Dieu. Il peut contenir des choses intéressantes, mais n'en reste pas moins non inspiré, et donc non éprouvé puisque la Parole de Dieu est éprouvée (selon le psalmiste).

Le gage de véracité n'étant plus présent, ce texte ne peut servir qu'à installer le doute, et non pas à faire grandir la foi.

Il existe un certain nombre de règles sur lesquelles se sont basés les « religieux » qui ont choisi les textes devant figurer dans la Bible. Dans les faits, il y a 4 règles principales qui déterminent si un texte est un apocryphe ou non ; ces règles sont les suivantes :


📌 Ils ne sont pas considérés comme faisant partie du canon sacré par les juifs.

En effet, la Parole nous dit à plusieurs reprises que le peuple juif a été choisi pour conserver la Parole ; difficile si l'on veut croire la Parole de Dieu de prétendre que quelqu'un d'autre ait pu déterminer les livres devant faire partie de l'ancienne alliance.


📌 Jésus les a rejetés en citant les Écritures comme : « la Loi, les Prophètes, et les Psaumes ».

C'est assez parlant en soi, Rappelons que Jésus a dit « vous avez fait couler le sang de leurs prophètes, de Abel le juste jusqu'à Zacharie, au pied de l'autel », c'est-à-dire du premier meurtre au dernier de l'ancienne alliance. Les Apocryphes datant d'après Zacharie s'excluent eux-mêmes de la parole de Dieu.


📌 Ils ne sont jamais cités dans la Bible.

L'unité de la Parole de Dieu fait qu'un livre douteux et absolument absent de tout le discours biblique paraîtrait hors contexte. Bien sûr, cette règle n'est pas suffisante pour évincer un texte, mais elle est un indice intéressant.

De la même manière, le fait qu'un livre soit cité n'est en aucun cas la preuve en soi qu'il ait sa place dans la Bible. Pour preuve, les très nombreux livres cités dans l'ancienne alliance.


📌 Ils contredisent des faits historiques, des doctrines de la Bible ou plus simplement se contredisent eux-mêmes.

La contradiction avec des faits historiques est problématique en soi. Parce que l'histoire est écrite par les vainqueurs et qu'elle fluctue non seulement d'un pays à l'autre, mais également d'une époque à l'autre. Rien n'atteste de la véracité de ce qu'on nous enseigne la concernant, et s'en servir comme maître étalon est particulièrement dangereux. Par contre, les deux autres types de contradictions sont plus que valables, ils sont essentiels à prendre en compte. Aussi, à l'exclusion de la concordance historique, la quatrième sera le point principal de cette étude. Ce point à lui seul contenant suffisamment de force pour vivre indépendamment des 3 autres.


« Ces livres ne sont pas divinement inspirés comme le reste des Saintes Écritures, et ne doivent pas être produits publiquement en l'Église pour servir de règle aux articles de foi, ni même aux points de vérité de l'histoire sainte. » (Robert Olivetan, Bible en français, 1588).

XXX) Un exemple pour aider les adorateurs de Paul à redresser la barre.


Il y a un passage dans les épîtres de Paul qui dérange presque tout le monde, la majorité s'entend pour le comprendre selon la manière qui les arrange le plus, et "oublie" dès lors de se pencher plus dessus pour obtenir une certitude. Dans la réalité ils ont trop peur de le comprendre pour le regarder en face.

C'est bien dommage, parce que ce passage est en fait assez simple à comprendre. En effet, il faut bien comprendre que les textes attribués à Paul, bien qu'ils soient à enlever de la Parole de Dieu, sont parfois parfaitement cohérents, n'étant pas de Dieu ils n'ont simplement pas leur place dans le livre saint. Dans l'explication qui suit, c'est plus la sincérité de ses adeptes qui est mise en cause.

Le texte que je vais maintenant expliquer en toute simplicité est celui-ci : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme ; et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux, mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ? Si quelqu'un se plaît à contester, nous n'avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu » (1 Corinthiens 11.3-16).

Comme je vous le disais, je vais faire simple, et le plus simple est de faire une « étude systématique », verset après verset.


🔘 Verset 3 : Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.

Ce verset nous donne la hiérarchie instituée par Dieu, elle ne signifie aucunement une quelconque infériorité ou supériorité puisque prétendre qu'un tel est inférieur ou supérieur à qui que ce soit d'autre reviendrait à prononcer un jugement, ce qui est interdit. L'ordre qui nous est donc donné ici est le suivant :

  • Dieu,

  • Christ,

  • Homme,

  • Femme.

Et je rappelle pour les mauvaises langues que cette liste va dans un ordre hiérarchique décroissant.


🔘 Verset 4 : Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.

Pas bien difficile à comprendre, l'homme qui se couvre la tête pour prier ou prophétiser déshonore Dieu. Sans intérêt pour ce que je vais vous montrer, mais je noterais cependant la liste des vêtements que l'Eternel a donné à Moïse afin qu'il agrée les sacrificateurs : Voici les vêtements qu'ils feront : un pectoral, un éphod, une robe, une tunique brodée, une tiare, et une ceinture. Ils feront des vêtements sacrés à Aaron, ton frère, et à ses fils, afin qu'ils exercent mon sacerdoce (Exode 28.4). C'est donc la volonté de Dieu que les sacrificateurs aient la tête couverte, et je ne parle même pas des naziréens qui avaient l'obligations d'avoir les cheveux longs (Ce qui inclut Jean Baptiste, Samuel ou Jésus). Je rappelle que selon Pierre nous sommes tous sacrificateurs.


🔘 Versets 5-6 : Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile.

Là évidemment, les choses se corsent. Je ne vois même pas comment on peut comprendre ce verset autrement que selon ce qu'il dit. Si une femme prie ou prophétise la tête non voilée, elle déshonore son mari. Ces versets nous précisent qu'elle est comme si elle était rasée. Or, une femme rasée dans la Parole (et encore récemment dans notre civilisation) est une prostituée. Dieu est clair, il ne veut aucune prostituée dans son peuple (Deutéronome 23.17), c'est une abomination. De plus, il nous est dit que si la femme ne met pas de voile elle doit également se couper les cheveux. Ce qui atteste qu'elle a les cheveux longs et pas de voile, et que l'absence de voile doit la forcer à également se couper les cheveux. Ce qui élimine cet argument sans cesse répété que les cheveux longs de la femme sont son voile. J'expliquerai ce verset par après.

Lorsque Paul dit que « si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux » il parle clairement de femmes ayant les cheveux longs et ne se voilant pas. En effet, ce n'est pas à des femmes « rasées » qu'il dit de se couper les cheveux. Donc il faut lire « si une femme (aux cheveux longs) n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux ».

Le fait à retenir ici tient dans les trois « longueurs » de cheveux citées par Paul.

  • Longs,

  • coupés,

  • rasés.


🔘 Versets 7-10 : L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme ; et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend.

Ces quatre versets sont une compilation de non sens.

La femme est la gloire de l'homme parce qu'elle a été tirée de lui, et il met cette affirmation en parallèle de ce que l'homme est la gloire de Dieu. On doit donc en déduire que c'est parce qu'il a été tiré de lui !!! Mais l'homme est poussière, s'il est fait à l'image de Dieu, il n'est pas tiré de Dieu. Le parallèle est donc plus que bancale. Et donc sous prétexte que la femme ait été tirée de l'homme, elle doit se voiler "à cause des anges". C'est déjà risible en soi, mais qu'en est-il de la veuve ? ou de la vierge ?


🔘 Versets 11-12 : Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.

Ces deux versets nous rappellent une fois de plus que la hiérarchie instituée par Dieu n'implique pas une supériorité ou une infériorité, mais simplement un ordre précis qui, s'il est respecté, fera forcément avancer les choses. On notera cependant que son affirmation fait une généralité, mais oublie les célibataires et les veufs.


🔘 Versets 13-15 : Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c'est une honte pour l'homme de porter de longs cheveux, mais que c'est une gloire pour la femme d'en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile ?

Pour comprendre ces trois versets, il faut impérativement avoir bien regardé les 10 qui les précèdent. En effet, lorsque Paul nous dit « jugez-en vous-même » (verset 13), cela sous-entend « à la lumière de ce qui vient d'être dit ». Le verset 14 nous dit la même chose que le 13°, mais pour l'homme. On pourrait disserter sur le rôle de la nature dans tout ça, mais ça n'est pas le bon endroit. Par contre, il va falloir expliquer le 15° verset d'une manière particulière, parce qu'il est l'excuse invoquée par presque tout le monde pour dire que les cheveux remplacent le voile, ce qui est totalement faux. La véritable signification de ce verset est la suivante :

« La chevelure lui a été donnée comme signe qu'elle doit se voiler ». La nature a doté la femme de sa chevelure pour lui donner un signe qu'elle doit se voiler et non pas à la place du voile en question. Si l'on regarde le verset 15 à la lumière de ce que le verset 6 nous a apporté, alors nul doute que les cheveux sont un signe, pas un voile. En effet, selon Paul, nous avons les affirmations suivantes :

« si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux » (verset 6)

« la chevelure lui a été donnée comme voile » (verset 15)

Donc ces deux affirmations disent que si la femme a les cheveux longs mais qu'elle ne se voile pas, elle doit se couper les cheveux, mais que si elle a les cheveux longs cela remplace le voile ??? Donc sa conclusion c'est que si une femme a les cheveux longs, elle n'a pas besoin de voile, mais que si elle n'a pas de voile, elle doit se couper ses cheveux longs qui pourtant lui servent de voile !!!!!!

Vous pouvez tourner les affirmations de Paul dans tous les sens, c'est exactement ce qu'il dit.

Le seul moyen pour que cela soit cohérent est donc que les cheveux sont un signe que la femme doit se voiler, et non pas un voile en eux-mêmes. Ce qui signifie que, toujours selon Paul, toutes les femmes qui acceptent les écrits de Paul et qui ne se voilent pas doivent se couper les cheveux.

Soit vous reconnaissez que ce que je viens de dire est vrai et le texte de Paul est en accord avec lui-même, soit vous vous confortez dans le fait que le verset 15 montre que la femme qui a les cheveux longs n'a pas besoin de se voiler et alors c'est vous, dans le cas présent, qui affirmez que Paul se contredit (puisque dès lors le verset 15 devient contradictoire avec le verset 6).

D'où la fausse contradiction. Parce que presque l'ensemble des chrétiens actuels affirme que la place de Paul est dans la bible (sans jamais y avoir vraiment réfléchi) et que la femme n'a pas besoin de se voiler, voir même qu'elle peut allègrement se raser le crâne or, en affirmant de telles choses ils sont en contradiction avec les textes qu'ils défendent.

Dit encore autrement, ceux qui se battent pour conserver les textes de Paul dans la Parole de Dieu sont presque toujours très exactement ceux qui ne les mettent pas en pratique.