La fin des temps
082 - LA PARABOLE DES 10 VIERGES
1 - Ce passage parle des croyants.
2 - La période de la parabole.
3 - La nuit, le sommeil et la veille.
4 - La similitude d'apparence.
5 - L'huile, les lampes et les vases.
a) L'huile.
b) Les lampes.
c) Les vases.
6 - Un cri dans la nuit.
a) Chercher dans la Parole.
b) La venue du Seigneur.
c) Des cigales en puissance.
10 - Le jour du Seigneur.
11 - Synthétisons la parabole.
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L'enlèvement qui vient d'avoir lieu et dont j'ai parlé dans la PARTIE X - LES ENLEVEMENTS & LES 2 TEMOINS, a été annoncé dans l'évangile selon Matthieu dans une parabole connue sous le nom de LA PARABOLE DES 10 VIERGES. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette parabole ne parle pas que de l'enlèvement, mais se poursuit au-delà. C'est ce que nous allons regarder.
Le chapitre 25 de l'évangile de Matthieu contient deux paraboles, celle des vierges folles et des vierges sages, et celle des talents et des serviteurs, il se termine par la conséquence de ces deux paraboles : le jugement. Ces trois passages sont souvent regardés séparément, alors que de toute évidence, Jésus parle d'une seule et même chose.
Ici, nous allons regarder la parabole des 10 vierges.
🔘 Matthieu 25.1-13 : « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. 2 Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. 3 Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles ; 4 mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. 5 Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. 6 Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! 7 Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. 8 Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. 9 Les sages répondirent : Non; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. 10 Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. 11 Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. 12 Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. 13 Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure ».
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 1 - Ce passage parle des croyants
Le commencement de cette parabole pose clairement le cadre. A l'instar de la parabole du bon grain et de l'ivraie, dont le champ était le monde, ici les choses sont recentrées. Les premiers mots désignent directement le royaume des cieux (Matthieu 25.1 : « Alors le royaume des cieux ... »).
Il faut de suite prendre en compte que les vierges représentent toutes des parties de l'église. Les deux groupes de cinq qui les distinguent sont deux versions de ce que sont les croyants. Il ne s'agit pas de 5 croyants et de 5 païens. Quant au royaume des cieux, c'est juste une autre appellation du royaume de Dieu, et Jésus nous disait, le concernant, « On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17.21). La seule réelle distinction entre « le royaume des cieux » et « le royaume de Dieu » étant l'écrivain. Matthieu parle toujours de « royaume des cieux » lorsque les trois autres rédacteurs de l'évangile privilégient « le royaume de Dieu ».
Cette parabole commence donc en nous parlant de l'Eglise sur terre, juste avant l'enlèvement.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 2 - La période de la parabole.
De nombreuses paraboles parlent de choses précises, elles peuvent également avoir des significations plus générales, mais désignent un évènement à venir. Ce sont des révélations, soit sur la nature charnelle et/ou spirituelle de l'être humain, ou sur des évènements à venir. Les paraboles parlant de la fin des temps sont nécessairement des annonces. On peut y trouver des lignes de conduite concernant notre quotidien, mais leur sens premier et de nous avertir afin que, informés, nous soyons prêts lorsque les choses dites deviendront concrètes. Dans l'ensemble, Jésus ne nous préviens pas de ce que l'ennemi fait mais de ce que lui va faire, afin que nous ne soyons pas étonnés lorsque ça arrivera.
La parabole des dix vierges est de ce type.
Dans les évènements que nous décrit le livre de l'Apocalypse, sept anges viennent sonner de la trompette, verser une coupe, et selon l'ange, faire une proclamation, ou participer à une des deux moissons. La parabole des dix vierges se situe pendant la cinquième trompette, et se termine au commencement du sixième ange pour l'essentiel de ce qu'elle nous annonce, tout en se poursuivant courtement sur la fin. Comme un peu tout dans ce livre, il convient de procéder à quelques explications, tant la compréhension n'est pas automatique.
Je ne m'attarderai pas, tout en essayant d'être clair.
La marque de la bête sert à faire un tri entre ceux qui l'acceptent et qui adorent son image, et tous ceux qui refuseront de la faire. Ca n'est pas un tri entre les croyants et les incroyants. C'est un tri charnel que fait la bête et il ne représente spirituellement qu'un dégrossage. Plus tard, lors de la troisième trompette, le tri va prendre une tournure plus concrète avec la tombée de l'étoile Absinthe. Lors du cinquième ange, alors qu'on se rapproche de l'enlèvement, Dieu va clore ce tri en envoyant un ange marquer le front des serviteurs de Dieu.
C'est une préparation active de l'enlèvement, un peu comme si Dieu était en train de distribuer les passeports pour le ciel.
🔘 Apocalypse 7.3 : « Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu ».
A ce moment, la terre entrera dans une période où, probablement de part l'action des deux témoins, l'existence de Dieu deviendra une évidence. Le salut par la foi n'étant plus possible, il en résulte que le salut ne pourra plus se faire, comme l'a annoncé Esaïe : « Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve » (Esaïe 55.6). S'il y a un temps pendant lequel il se trouve, Esaïe nous avertit donc qu'il y aura un temps où ce ne sera plus le cas. Quant à l'écrivain de l'épître aux Hébreux, il nous dit bien que nous « sommes de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme » (Hébreux 10.39). Donc sans la foi, qui est une démonstration des choses qu'on espère (Hébreux 11.1), on ne peut être sauvé.
Viendra donc la cinquième trompette et l'ange qui la tient. Le texte qui nous donne la suite des évènements paraît incompréhensible, mais c'est souvent parce qu'on tente de l'expliquer charnellement, au lieu de spirituellement. Le texte est le suivant :
🔘 Apocalypse 9.1-6 : « Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée, 2 et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise ; Et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. 3 De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre ; Et il leur fut donné un pouvoir (exousia - autorité) comme le pouvoir (exousia - autorité) qu'ont les scorpions de la terre. 4 Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. 5 Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; Et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. 6 En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas ; Ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux ».
Le verset 9.4 est un parallèle du verset 7.3 du même livre, mais vu du côté des perdus. La partie qui nous intéresse est le fait que les hommes seront tourmentés pendant 5 mois, et qu'ils « chercheront la mort » mais « ne la trouveront pas ». C'est spécifiquement cette partie qui s'éclaire lorsqu'on la regarde spirituellement. La mort en question n'est pas celle du corps, il s'agit de la mort à soi-même. Ce verset parle des multitudes qui seront tourmentées, sachant que le terme 'tourment' désigne une souffrance psychologique ayant pour but de faire dire la vérité. Tourmenter quelqu'un c'est le harceler pour qu'il fasse des aveux. En ces jours-là, les hommes auront alors conscience que Dieu existe, ils voudront se convertir (mourir à eux-mêmes), mais ils ne le pourront pas. Les croyants seront alors harcelés, persécutés, jugés responsables de l'impossibilité de se convertir par ceux qui comprennent ce qui est en train d'arriver.
C'est également dans cette période que se situe une prophétie d'Esaïe qui semble des plus obscures. Le prophète nous annonçait que « sept femmes saisiront en ce jour un seul homme, et diront : Nous mangerons notre pain, et nous nous vêtirons de nos habits ; Fais-nous seulement porter ton nom ! Enlève notre opprobre ! En ce temps-là, le germe de l'Éternel aura de la magnificence et de la gloire, et le fruit du pays aura de l'éclat et de la beauté pour les réchappés d'Israël » (Esaïe 4.1-2).
Je rappelle que la période en question est une période où tout le monde a conscience que Dieu existe, ce qui permet de comprendre le deuxième verset. Le premier, quant à lui, ne parle pas de sept femmes au sens humain du terme. 'sept' ne représente pas une quantité dans ce verset, mais une qualité. 'Femmes', de son côté, ne représente pas un genre, mais une position spirituelle. Pour mieux comprendre de quoi il retourne, regardons ce qui suit directement : « Nous mangerons notre pain, et nous nous vêtirons de nos habits ; Fais-nous seulement porter ton nom ». Ce que ces femmes peuvent fournir dans l'union qu'elles réclament, c'est justement ce que Dieu nous assure qu'il nous fournira si nous le cherchons en premier, la nourriture et les vêtements (Matthieu 6.31-33*). Ce que ces 'sept femmes' recherchent, ça n'est pas la sécurité humaine, elles y pourvoient par elle-même, par contre, elles ont besoin d'entrer dans la maison de l'homme qu'elles convoitent, ce qui signifie que c'est le seul moyen qu'elles ont pour accéder à quelque chose qui leur est interdit par tout autre moyen. Dans ces temps où les perdus chercheront à échapper à leur sort, ils se réfugieront dans les croyances les plus folles en les brandissant comme si elles étaient la Parole de Dieu. Le passage d'Esaïe ne nous parle pas de sept femmes qui essayent de se partager un mari, le terme « femmes » désigne les personnes qui se sont soumises à la prostituée et désigne indifféremment les deux genres, la quantité « sept » quant à elle, ne désigne pas un nombre, mais le fait que cette personne se donne l'apparence de la sainteté. Ce passage nous parle donc de personnes dont l'ange n'a pas marqué le front et qui sont privées du salut. Elles cherchent à l'obtenir par la ruse, comme les Gabaonites avec Josué (Josué 9.3-15), et se baseront sur un passage de l'épître aux Corinthiens qui, comme d'habitude, apporte des notions contraires à la Parole de Dieu : Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints (1 Corinthiens 7.14).
C'est une période de ténèbres, et c'est dans ce contexte que la parabole des dix vierges prend place.
(*) Matthieu 6.31-33 : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus ».
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 3 - La nuit, le sommeil et la veille.
Il est une chose qui paraît contradictoire dans cette parabole. Lorsque les cinq vierges folles sont refoulées à la porte du maître, il nous est donné ce conseil : « veillez donc ». Le conseil est judicieux, pourtant, les vierges sages, qui sont les croyants enlevés, dormaient tout autant que les vierges folles, elles n'avaient donc pas plus veillé. Une fois de plus, il y a une incompréhension qui perturbe la compréhension globale.
🔘 Matthieu 25.5 : « Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent ».
🔘 Matthieu 25.13 : « Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure ».
Cette parabole ne nous dit pas que Jésus revient la nuit, puisque de toute façon, il fera forcément jour sur la moitié de la planète. La nuit dont il est question est une époque. Celle pendant laquelle il ne sera plus possible de servir Dieu. C'est l'époque dont nous parle la cinquième trompette du livre de l'Apocalypse. Dans l'évangile portant son nom, le même écrivain nous retranscrivait une parole de Jésus prévenant de la venue de cette période :
🔘 Jean 9.4 : « Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler ».
C'est pour cela que le « veillez donc » est à la fois un reproche et un avertissement à ceux qui ne le font pas. C'est également pourquoi, les vierges sages dormaient, mais veillaient. Elles ne pouvaient plus servir Dieu dans cette période de troubles, mais elles continuaient de chercher les signes de son retour tout en restant fidèles à ses commandements. Dans une période où il est nécessaire de compter sur Dieu plus que sur les hommes, ces vierges ont veillé sur leur « cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie » (Proverbes 4.23). C'est difficile de garder son premier amour (Apocalypse 2.4) lorsque l'on ne peut pas compter sur une assemblée de croyants pour faire le travail à notre place. Dans cette période, « vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant » (Malachie 3.18a).
C'est de cette nuit que nous parle cette parabole.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 4 - La similitude d'apparence.
Apparemment, il n'y a pas de manière de les différencier dans les apparences (Matthieu 25.2 : « Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages »). A aucun moment on ne nous dit que cinq étaient habillées avec sobriété et cinq autres de manière outrancière, ou encore que leurs attitudes étaient de telles manières ou de telle autre. Tout ce que l'on sait, c'est que cinq étaient sages, et cinq étaient folles. Le mot 'folle' étant le même qui est traduit plus tôt par 'insensé'. La différence n'est donc pas dans l'extérieur, mais dans l'intérieur de ces personnes.
Si on ajoute qu'elles dormaient toutes les dix, on a réellement le tableau de dix personnes qui ne paraissent se distinguer en rien.
Pourtant, cinq sont sages, et cinq sont folles.
Cette impossibilité de différencier les personnes de par leur apparence sera portée à son paroxysme lors des évènements dépeint dans Matthieu.
C'est de cela que voulaient nous parler Luc et Matthieu dans leurs évangiles respectifs dans les versets qui suivent :
🔘 Matthieu 24.40 : « Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé ».
🔘 Matthieu 24.41 : « de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée ».
🔘 Luc 17.34 : « Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l'une sera prise et l'autre laissée ».
Le principe de ce qu'ils nous disent ici recoupe directement la parabole des dix vierges. Ils sont en train de nous expliquer que de deux personnes qui font la même chose, une sera sauvée et pas l'autre. Parce que ce jour-là, ce seront les pensées du cœur qui prévaudront. L'une des deux sera l'équivalente d'une vierge folle, et l'autre d'une vierge sage.
Chacune a une lampe (verset 1), et ce n'est que le contenu de la lampe qui permet de les différencier. On lit également qu'elles s'endorment toutes les dix, et se réveillent toutes les dix (verset 5). Quand leur Seigneur arrive, elles partent toutes pour le rejoindre (verset 6), mais c'est dans ce dernier point que le bât blesse. Elles ne savent pas comment le trouver, elles sont aveuglées par l'époque dans laquelle elles vivent.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 5 - L'huile, les lampes et les vases.
Si l'apparence de ces dix vierges ne permet pas de les distinguer, il se trouve cependant qu'une différence existe, et Jésus la représente de cette manière :
🔘 Matthieu 25.3-4 : « Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases ».
L'image est forte et contient plusieurs références qui pointent directement la sincérité des 10 vierges.
a) L'huile.
Pour bien comprendre ceci, il faut imaginer la vie sans électricité. L'huile ne dure pas indéfiniment, et il était nécessaire d'en faire une réserve. Les vierges folles sont parties du principe que leur huile serait suffisante pour faire brûler la lampe jusqu'au lever du soleil. Arrive alors leur Seigneur, au milieu de la nuit, soit aux alentours de minuit, au plus noir de la nuit.
À cette époque, comme je le disais, l'électricité n'existait pas, ce qui signifie que si vous n'aviez pas de lumière personnelle, vous étiez dans la plus totale obscurité. Pas de lampadaires dans les rues, aucune lumière sur le porche des maisons avoisinantes. A cette époque on cernait mieux l'utilité du second luminaire dans le ciel, mais sur terre, aucune lumière ne pouvait vous indiquer où vous étiez, ni où vous alliez.
L'équivalent spirituel définit la période de la fin des temps.
La nuit en question est cependant une période qui s'étendra sur plusieurs mois, voir années, et non quelques heures séparant le coucher et le lever du soleil. Dans ces temps, se contenter de ce que l'on a pu glaner ne suffira pas. Tout comme le sixième jour Dieu donnait suffisamment de manne pour ce jour plus le suivant, Dieu pourvoit à ce qui est nécessaire, mais pour ramasser la manne, il fallait se baisser, et ici également, il faudra passer du temps prosterné devant Dieu, non pas dans de grandes assemblées, mais dans le secret de sa chambre ou de ce qui en fera office. Dieu remplira les vases de ceux qui sont à ses pieds tous les jours, mais ceux qui l'ignorent, les convertis du dimanche, qui oublient Dieu sitôt le culte terminé, se lamenteront devant leur manque d'huile.
L'importance de la lumière va au-delà de notre compréhension basique. Dans le temple de Salomon, il n'y avait pas de fenêtres ; une fois dedans, sa seule source venait des chandeliers qui ne devaient jamais s'éteindre, et qui étaient maintenus allumés grâce à de l'huile. C'était la tâche du sacrificateur de toujours faire en sorte qu'il y ait de l'huile dans les chandeliers. Pierre nous disait que nous sommes un sacerdoce royal, et la manière dont il nous le dit est parlante :
🔘 1 Pierre 2.9 : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ».
Selon Pierre, nous sommes donc un sacerdoce royal, et l'un des rôles du sacrificateur (que nous sommes devenus en Jésus) est justement de maintenir la lumière dans l'obscurité. Selon Pierre, ce sacerdoce royal que nous sommes a justement été appelé « des ténèbres à son admirable lumière ». C'est dans la fonction basique des vierges de faire en sorte que la lumière ne cesse jamais. Ne pas se préoccuper d'en avoir suffisamment en cas de besoin, c'est faire l'œuvre de l'Eternel avec négligence, et la Parole de Dieu nous dit que ces personnes sont maudites (Jérémie 48.10 : « Maudit soit celui qui fait avec négligence l'œuvre de l'Éternel, maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage ! »).
Pour renouveler la lumière, il n'y a qu'un moyen, comme nous le montre Moïse, il fallait brûler du parfum devant Dieu, et pendant la combustion, il était alors possible de nettoyer les mèches et de recharger l'huile. Ce parfum c'est la prière des Saints.
C'est pour cela que les vierges sages, même si elles n'avaient aucun moyen de savoir à quelle heure reviendrait leur Seigneur, ont prévu plus d'huile, qu'elles ont mis dans des vases afin de s'assurer que, quoi qu'il arrive, elles ne seraient pas plongées dans l'obscurité. Il était parfaitement possible que leur Seigneur revienne plus tôt et que l'huile dans les vases ne serve à rien. Mais elles ont fait ce qu'il fallait pour être prêtes en toute circonstance. On est presque dans la fable de 'la cigale et la fourmi'.
Ça n'est pas un mystère que l'huile a toujours représenté le Saint-Esprit. Tout était sanctifié par l'huile, des monticules que dresse Jacob (Genèse 28.18) (Genèse 35.14) à la tenue des sacrificateurs ou aux sacrificateurs eux-mêmes (Exode 29.21) et même tous les objets du tabernacle (Exode 40.9) ainsi que tous les sacrifices. L'huile, qui est un symbole du Saint-Esprit, sanctifie ce qu'elle recouvre, et de la même manière, elle sanctifie les prières des saints, ou, éventuellement, la Parole de Dieu. Sans l'Esprit de Dieu qu'elle représente, il n'y a plus de contact avec Dieu.
Transposé dans l'époque à venir, cela nous apprend que nous devons persévérer, tant dans la prière que dans la volonté de connaître Dieu personnellement, et comme toute chose que nous faisons pour Dieu, cela ne doit pas se faire pour notre propre gloire, mais pour la sienne, dans la discrétion et l'humilité.
b) Les lampes.
Si l'huile représente le Saint-Esprit, bien que pouvant exister seule, elle est inutile sans la lampe. De la même manière, la lampe peut être un très bel objet, mais si elle est sans huile, elle ne peut être rien d'autre. L'huile et la lampe sont intrinsèquement liées, chacune peur exister seule, mais ne sert à rien. C'est déjà logique lorsqu'on y réfléchit charnellement, mais spirituellement cela prend encore plus de sens. Si l'huile est le Saint-Esprit, la lampe est la Parole de Dieu.
Lorsque l'on prend en compte ces deux significations, on cerne plus facilement le sens du verset. Il y a une opposition entre la compréhension charnelle de la Parole de Dieu et sa compréhension spirituelle. Les vierges folles ont refusé l'éclairage de la Parole de Dieu par le Saint-Esprit et ont donc été plongées dans l'obscurité, alors que les vierges sages, ont mis en pratique les paroles du psalmiste qui disait que sa « parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Psaumes 119.105), et elles ont trouvé leur chemin dans la nuit.
Il est difficile de différencier parmi dix personnes qui semblent écouter la Parole de Dieu celles qui se demandent en réalité quand ça va enfin terminer et celles qui prêtent réellement attention. Lesquelles sont réellement connectées à l'Esprit de Dieu qui peut leur éclairer ce qu'elles entendent, et lesquelles sont plongées dans une profonde introspection pour décider si elles partent de suite ou attendent la fin de la prédication.
Les dix vierges ont des lampes, elles ont donc chacune une version de la Parole de Dieu. Non pas que leur texte de référence soit différent, mais leur esprit de référence l'est.
c) Les vases.
La véritable différence cependant tient non pas dans l'huile mais dans sa quantité. Il ne nous est pas dit que les vierges folles n'avaient pas d'huile, on ne nous parle pas d'une qualité moindre de l'huile, mais de ce qu'elles n'en avaient pas assez, donc qu'elles en consommaient plus qu'elles ne parvenaient à s'en procurer (ce qui parle de proximité avec Dieu). La Parole écrite de Dieu n'était plus une sécurité pour elles parce que leur proximité avec Dieu allait en s'amenuisant.
Dans la noirceur de l'époque qui les concerne, cinq d'entre elles ne comptaient pas sur les autres pour maintenir leur relation avec Dieu, alors que les cinq autres vivaient sur leurs acquis, mais ne faisaient pas l'effort de presser l'huile elles-mêmes.
Ça nous montre également la nécessité de se préparer, parce que la préparation prend du temps, et le temps ne sera pas toujours disponible.
On pourrait presque imager ce qui se passe avec ce verset du prophète Esaïe :
🔘 Esaïe 52.11 : « Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle ! Purifiez-vous, vous qui portez les vases [skeuos] de l'Éternel ! ».
Les vases c'est notre dimension spirituelle, et l'huile que nous contenons peut aller éclairer la Parole de Dieu et devenir une lumière. Mais l'Esprit de Dieu ne prendra que la Parole qui est en nous pour nous la révéler.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 6 - Un cri dans la nuit.
🔘 Matthieu 25.6 : « Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! ».
Le plus important dans ce verset, c'est la personne du verbe. Il est dit 'allez', et non pas 'allons'. La deuxième personne du pluriel montre que celui qui pousse ce cri n'est pas concerné par le message qu'il vient de transmettre. Ca n'est donc pas un croyant qui annonce à ses frères et sœurs qu'il aurait reçu une révélation, mais c'est, soit le Saint-Esprit, soit un ange. La logique voudrait que ce soit un ange, parce que ce qui vient d'être transmis est un message, et que c'est leur rôle de le faire. On constate bien que les sept Eglises sont également averties de la volonté de Dieu par un ange.
Quoi qu'il en soit, l'essentiel reste de savoir que le signal de départ est donné à tout le monde en même temps, les sages comme les folles.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 7 - La folie des insensés.
J'ai déjà détaillé ce principe dans l'enseignement sur le mot 'insensé', je ne ferai donc ici que rappeler que le mot qui a été traduit par 'folles' est exactement le même que celui qui est traduit ailleurs par 'insensé'. Or Jésus nous dit que celui qui dit de son frère qu'il est insensé : « mérite d'être condamné au feu de la géhenne » (Matthieu 5.22). Or, Jésus ne peut pas être condamné au feu de la géhenne, donc les 'vierges folles', qui doit se comprendre dans le sens de 'vierges insensées', doit être compris, non pas comme des croyants moins 'bouillants' que d'autres qu'on appelle 'sages', mais comme des simulateurs qui n'ont jamais vraiment connu Dieu.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 8 - Préparation et manque.
Il y a un point intéressant à prendre en compte. Bien que les 10 vierges ont commencé la marche ensemble, dans la réalité ça n'est qu'une représentation spirituelle et non charnelle. Elles ne marchent pas réellement ensemble, et c'est justement le manque d'huile qui le démontre. Il suffit de s'imaginer dans la même situation, peu importe que l'on soit d'un groupe ou de l'autre.
Si les lampes torches de 5 personnes sur 10 qui marchent ensemble s'éteignent, il n'est pas nécessaire de prendre les piles de celles dont les lampes fonctionnent, il suffit de marcher à la lumière qu'elles produisent. Si les dix vierges marchaient réellement ensemble, le problème qui est le leur ne se poserait pas. Donc, bien que parlant ensemble, cela représente plus un état de fait global qu'une réelle interaction.
🔘 Matthieu 25.7-8 : « Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent ».
a) Chercher dans la Parole.
Ça passe inaperçu, mais une fois qu'on a compris ce que représentent les lampes, soudainement le fait qu'au réveil la première chose que les vierges fassent est de préparer ces mêmes lampes prend de suite une autre dimension. Cela signifie qu'elles vérifient dans la Parole de Dieu, elles éprouvent la voie qu'elles viennent d'entendre, et c'est là que le bât blesse pour les cinq vierges folles. Elles n'y comprennent rien, et ce qui les perd, représenté par la lumière vacillante de leurs lampes, c'est une compréhension de ce que dit la Parole qui est absente. L'Esprit de Dieu ne peut éclairer ce qui n'existe pas. Aussi, lorsqu'elles disent : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent », c'est simplement parce qu'elles veulent s'attacher à la compréhension des autres, et non à la leur. Elles ne font que dire "dites nous ce que le Seigneur vous a révélé, parce que nous ne comprenons rien à ce qui est écrit".
b) La venue du Seigneur.
Le Seigneur est venu, les vierges se réveillent et doivent le rejoindre. C'est là que les vierges folles réalisent que la quantité d'huile qu'elles ont ne suffira pas à aller jusqu'à leur Seigneur, elles seront plongées dans l'obscurité avant d'arriver. C'est en accord avec le livre de l'Apocalypse. Bien que les vierges attendent que leur Seigneur vienne, une fois qu'il est là, elles doivent aller vers lui. C'est la représentation de l'enlèvement. On a dans Apocalypse 22.17 : « Et l'Esprit et l'épouse disent : Viens ». Ce qui représente les vierges sages, unies avec le Saint Esprit, qui attendent leur Seigneur, pourtant, alors qu'il arrive, elles doivent tout de même aller vers lui. C'est ça l'enlèvement. Attendre qu'il arrive, pour aller vers lui. Il ne faut pas confondre ce moment avec le jour où le Seigneur foulera de nouveaux le sol de cette terre sur le mont des oliviers.
c) Des cigales en puissance.
C'est à ce moment que les vierges folles s'inquiètent de leur manque d'huile et veulent celle des vierges sages. Mais personne n'est responsable du choix que font les autres. Les vierges folles savaient les risques, elles ont décidé de tenter le coup en pensant que ça passerait quand même, et elles ont perdu.
Quand les vierges folles disent nos lampes s'éteignent (Matthieu 25.8), c'est en relation avec la déchéance d'Eli dans le livre de Samuel (1 Samuel 3.3 : « la lampe de Dieu n'était pas encore éteinte »). Ce passage, qui nous dit que la lampe de Dieu n'était pas encore éteinte, sous entend qu'elle n'allait pas tarder à l'être. Ce qui sera effectivement le cas, et c'est le jeune Samuel, qui dormait au pied de l'autel, qui remplacera Eli.
Ici, c'est dans le désespoir que les vierges folles comprennent qu'à remettre constamment au lendemain, il y a forcément un jour où le lendemain ne voudra plus de vous. Ces jours seront des jours terribles, où ceux qui ont compris qu'ils se sont disqualifiés supplieront ceux qui auront remporté leur couronne de les aider, et où le bonheur de savoir que Jésus est de retour se croisera avec la tristesse de voir des milliards ne pas s'être préparés, une partie d'entre eux étant des personnes que nous aurons côtoyées parfois pendant des années.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 9 - Les biens de ce monde.
🔘 Matthieu 25.9 : « Les sages répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous ».
Ce que semble nous dire ce verset c'est que les vierges folles n'avaient pas acheté suffisamment d'huile. Prendre un tel risque pour un peu d'huile peut paraître complètement fou. Rien n'est dit sur la condition des dix vierges, on doit donc en déduire que cela n'a pas d'importance.
Ce verset peut être compris de plusieurs manières différentes, mais la plus judicieuse est que les vierges sages ne sont pas en train de dire qu'on peut acheter de cette huile chez les marchants. L'huile pour la lampe, donc le chandelier, suivait une recette précise, et il était interdit d'en reproduire pour son usage personnel. Ce qui disqualifie les marchants quant à l'éventualité d'en trouver chez eux. Nous sommes le temple de Dieu, et cela fait que nous devons brûler du parfum et de l'huile en permanence. Ce dont je suis persuadé, c'est que nous tous qui sommes des enfants de Dieu et qui sommes son temple, nous partageons les ingrédients de ces huiles, mais pas les quantités, et ce qui nous condamne, c'est de vouloir copier les quantités de nos frères et sœurs au lieu de trouver l'équilibre que Dieu veut dans notre relation avec lui. Celui qui fait, pour lui, de l'huile qui est sainte pour son frère, se souille et s'expose à la chute, parce que Dieu ne l'a pas créé pour qu'il puisse trouver la paix dans cet équilibre.
Lorsque les vierges sages disent aux vierges folles d'aller en acheter chez ceux qui en vendent, elles savent parfaitement que personne ne peut vendre une huile que Dieu agrée. Premièrement, comme je le disais parce que cette huile ne peut pas se trouver chez un commerçant, mais également parce que même si l'un d'entre eux en avait, les échoppes seraient fermées. Ce qu'elles viennent de faire c'est de pointer du doigt la faute des vierges folles, qui, vénales, passaient tout leur temps à poursuivre les biens de ce monde. Si l'on paraphrase, elles viennent de leur dire : 'vous vous êtes sans cesse confiées dans les marchants de ce monde, voyez maintenant s'ils peuvent vous fournir la seule chose qui compte vraiment'.
Spirituellement, cela représente ces chrétiens qui naviguent entre tiédeur et froideur. La chair est ennemie de l'Esprit en toute chose. Celui qui est de Dieu fait confiance à Dieu pour ses besoins quotidiens et veille à travailler pour ce qui ne périra jamais, comme la veuve de Sarepta, à force de donner, elle ne cesse jamais d'avoir. Par contre, celui qui est du monde, quelle que soit l'apparence de sainteté qu'il se donne, travaille pour être certains des biens de ce monde qu'il aura demain, mais ne fait jamais plus que le nécessaire au quotidien (quand il le fait) lorsqu'il en vient au spirituel. Lorsque le 6° jour est là, il n'amasse pas pour le jour du Seigneur la portion dont il aura besoin et se retrouve démuni quand ce dernier arrive.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 10 - Le jour du Seigneur.
🔘 Matthieu 25.10-13 : « Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure ».
C'est étonnant de voir les efforts déployés par les vierges folles pour trouver de l'huile lorsqu'il est trop tard, comparé à leur laxisme lorsqu'elles sont allées se coucher sans en avoir suffisamment. Nombreux sont ceux qui ne croient pas au retour de Jésus parmi ceux qui prétendent croire en lui, ils chercheront toujours des moyens détournés pour produire les mêmes effets, comme le faisaient les magiciens en Egypte, mais si on peut tromper les hommes, on ne trompe pas Dieu, et quand la porte se ferme, que ce soit celle de l'arche de Noé ou celle de la salle des noces, plus personne ne peut l'ouvrir si ce n'est Dieu.
Le moment est aussi important avec Dieu que la chose qu'on doit y faire. Chaque fois que Dieu demande à son enfant de faire quelque chose, c'est toujours à un moment précis que cela doit se faire. La manne se ramassait au sixième jour pour le septième, il y avait le temps de Dieu et le temps de la désobéissance. Celui qui en cherchait le septième jour commettait une faute.
Les vierges folles, par leurs insistances, ont réussi à faire ouvrir un commerce, à se procurer de l'huile, à simuler la sainteté, et elles ont cru que leurs réussites successives iraient jusqu'à prolonger le moment de Dieu et à trouver de l'huile adéquate le jour où il est impossible d'en trouver.
Ce passage de Matthieu nous dit plusieurs choses qu'il faut noter. La première concerne le verset 10 : « Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ». Elles ne sont pas à l'écoute lorsqu'il arrive, elles sont affairées ailleurs. Si un ennemi prend d'assaut votre pays, c'est trop tard pour lancer la construction d'un système de défense, s'il n'était pas prêt, vous êtes conquis. Les vierges folles n'étaient pas prêtes, et il est trop tard, l'époux est arrivé. Il en résulte que : « celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée ».
La deuxième concerne les deux mots qui suivent, parce que l'histoire des vierges ne se termine pas là. Il nous est dit : « plus tard ». Ça semble affirmer que les vierges folles parviennent tout de même à la porte des noces, et donc qu'elles pourraient techniquement également être sauvées. Mais ce « plus tard » change toute la donne. En réalité on nous parle d'une période après l'enlèvement, période où les seuls qui seront sauvés sur terre seront les juifs qui auront finalement vu en Jésus le Messie annoncé. Dans ces temps troublés, temps de tribulations, de persécutions et même de grande tribulation pour ces faux croyants, ils chercheront ceux qui seront mondialement les tenants de la foi en Dieu, parce que la foi ne se trouvera plus pour les nations.
C'est à cette porte qu'ils frapperont et qu'ils se feront refouler.
{RETOUR A L'INDEX} {RETOUR HAUT DE PAGE} 11 - Synthétisons la parabole.
Cette parabole parle du cœur de l'homme. Sa lumière vient de l'intérieur, et il faut y veiller à tout prix, afin qu'au retour du Seigneur nous soyons prêts à être accueilli. Les 10 vierges représentent l'Eglise. En réalité, Jésus aurait pu parler de deux vierges, il a préféré en faire deux groupes de cinq (l'importance est probablement cachée dans le sens du chiffre 5, mais ne le comprenant pas, je ne vois pas laquelle elle pourrait revêtir).
C'est le Saint-Esprit qui nous permet de faire la paix avec le Père, l'huile l'ayant toujours représenté. Les lampes représentent la Parole de Dieu, de laquelle nous sommes indissociables, selon ce que nous disait le psalmiste, « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier » (Psaumes 119.105). Sans la lumière de la Parole, nous ne pouvons pas marcher à travers la nuit, et sans l'huile qui est le Saint-Esprit, nous ne pouvons pas la comprendre. Les vierges folles ne connaissaient pas Dieu, parce que, bien que possédant les textes, elles n'avaient pas voulu de l'Esprit pour les leur expliquer.
Nous sommes les vases, et c'est de l'intérieur que viennent les bonnes ou les mauvaises choses (Matthieu 15.19). Si nous ne nous remplissons pas d'huile en tout temps, nous ne pourrons la déverser sur la Parole afin qu'elle nous éclaire, nous ne produirons pas la lumière nécessaire pour traverser les temps difficiles qui nous attendent et qui nous séparent du retour du Seigneur.
Cette parabole est un avertissement sur les temps à venir et sur ce qu'il convient de faire pour les traverser. Elle nous annonce la nuit, donc les épreuves, et le fait que le Seigneur arrivera au plus noir de ces mêmes évènements (donc au milieu de la nuit, ce qui semble dire qu'il viendra au bout de 42 mois dans les 7 ans des évènements de la fin des temps). Elle nous appelle à faire une réserve d'huile lorsqu'il fait encore jour et à prendre conscience que tous ceux qui parlent de Dieu ne partagent pas nécessairement le même amour pour lui. Elle nous invite même à apprendre à les reconnaître afin d'éviter qu'elles ne nous volent notre huile. Or, puisque l'huile représente le Saint Esprit, alors ces versets 6 et 7 nous invitent également à faire attention avec qui nous partageons le ministère que le Seigneur nous confie. Certaines personnes dans les Églises demandant beaucoup d'attention et d'énergie alors qu'elles ne cherchent aucunement à avancer.
L'huile ne leur sert à rien, elle n'est utile que pour ceux qui veulent avancer.
Les autres, ne bougeant pas, ne risquent rien dans l'obscurité, et ne feront donc aucun effort pour s'en procurer.
