- Pleinement homme et pleinement Dieu -
{RETOUR A L'INDEX} 01 - Introduction.
Il est assez fréquent d'entendre des affirmations loufoques qui pourtant sont crues par des foules, parfois des milliards de personnes, mais qui sont catégoriquement fausses et basées sur du vent. Lorsqu'elles ont une telle dispersion, voire une telle influence, elles sont généralement sujettes à l'idolâtrie. Une idolâtrie d'autant plus nécessaire que les défenseurs de ce genre de folie ne savent pas de quoi ils parlent. Or l'ignorance produit plus facilement des hurlements hystériques qu'une humble reconnaissance de son existence.
Le sujet ici est de montrer la folie de l'affirmation selon laquelle Jésus serait 'pleinement homme et pleinement Dieu'. Ce ne sera pas très compliqué à démontrer, d'autant que, comme je le disais, ceux qui se conforment à ce genre de croyances le font généralement par idolâtrie, ils sont de toute façon aveugles et n'ont aucun argument censé pour avancer leurs théories.
Historiquement, les choses sont simples. Comme à son habitude, dans les premiers siècles, le peuple partait à la dérive. C'est une tendance perpétuelle qui ne peut être réfrénée que par la présence d'un référent stable. Or rien dans ce monde ne peut représenter cette stabilité. Loin de Dieu, tout le monde part à la dérive, chacun à sa vitesse, mais tout le monde le fait. C'est donc durant cette période que le peuple a développé une expression blasphématoire dans les termes de 'Marie mère de Dieu'. Aucun texte n'autorisait une telle désignation, la Parole de Dieu ne pointant pas du tout la possibilité d'une telle chose.
Cependant, un certain mouvement religieux, dont l'apport historique à la foi en Dieu est une compilation d'hérésies, au lieu de statuer sur la folie de cette affirmation, a préféré trouver un moyen de la justifier, ce qui n'était pas de tout repos.
C'est donc au concile d'Éphèse, en 431 que l'appellation 'Marie mère de Dieu' a été finalement approuvée. Mais la justification de l'appellation n'était pas encore trouvée. Dans le même concile, une idée a été mise en avant. Si Jésus est Dieu, alors Marie peut être 'mère de Dieu'. Cependant, affirmer la divinité de Jésus risquait de nier son humanité. Ils en sont donc venus à affirmer qu'il était 'pleinement homme et pleinement Dieu'. Affirmation stupide, mais comme elle n'était censée rencontrer que des idolâtres, ça n'était pas bien grave. Si le principe du 'pleinement homme et pleinement Dieu' date donc bien du concile d'Éphèse en 431, sa formulation exacte prendra encore vingt années et se stabilisera au concile de Chalcédoine en 451.
En tous les cas, l'appellation 'pleinement homme et pleinement Dieu' n'existe que pour une raison : trouver un moyen de justifier que Marie soit la mère de Dieu. Il est donc à la fois amusant et triste que des millions de protestants acceptent que Jésus soit 'pleinement homme et pleinement Dieu', alors qu'ils réfutent que Marie soit la mère de Dieu. Parce que si on accepte le postulat de base concernant la bipolarité spirituelle de Jésus, alors de facto on ne peut plus réfuter la maternité divine de Marie. Le premier induit l'autre par obligation.
Dans tous les cas, cette croyance est tellement établie parmi les adeptes des religions actuelles, que ne pas s'y soumettre provoque un rejet presque systématique, pourtant, la Parole de Dieu ne semble pas réellement prêter à confusion, par contre son rejet en induit fortement.
{RETOUR A L'INDEX} 02 - Tout pouvoir m'a été donné.
Il y a sur ce site un enseignement qui montre qu'à une exception, Jésus n'est pas sorti des limites des territoires qui ont été accordés aux Hébreux au temps de Josué. L'exception en question se trouve être la scène impliquant le possédé de Gadara. Cette scène se déroule à l'instant où Jésus pose son pied sur le sol au sortir de la barque. Il n'a pas le temps de marcher et les démons viennent de suite lui demander pourquoi il vient les tourmenter avant l'heure. Suite à leur altercation, Jésus va faire demi-tour et remonter de suite dans la barque.
Jésus n'avait pas encore le pouvoir d'aller vers les nations. Il dit lui-même à la syro phénicienne : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël » (Matthieu 15.24).
Ça n'est que plus tard, faisant suite au rejet de ceux vers qui il a été envoyé que le salut se transmettra aux nations. Le fait sera évidemment confirmé dans le livre des actes des apôtres (Actes 11.18 : « ... Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie »). Quoi qu'il en soit, le moment où Jésus l'affirme à ses disciples nous est décrit de la sorte :
🔘 Matthieu 28.18-20 : « Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir (exousia - autorité) m'a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde ».
Bien sûr, le verset 18 se suffit presque à lui-même pour établir que Jésus sur terre n'était pas Dieu. Si « Tout pouvoir » lui a été donné, cela signifie par obligation qu'il ne l'avait pas. Cependant, comprendre que c'est l'instant où il affirme que désormais il peut aller au-delà d'Israël est important. C'est le moment révélateur du salut pour tous.
A cet instant, il vient de recevoir quelque chose qu'il n'avait pas, en l'occurrence, toute autorité (puisque c'est la vraie traduction). Disserter ici sur le sens de cette autorité n'a pas de raison d'être, il se trouve simplement que Dieu est omnipotent, mais que Jésus sur terre ne l'était pas, ce que sa propre affirmation démontre. Job reconnaissait que Dieu pouvait tout (Job 42.2 : « Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s'oppose à tes pensées »), mais Jésus ne le pouvait pas, il n'était donc pas pleinement Dieu.
{RETOUR A L'INDEX} 03 - L'apprentissage.
Nouvelle chose particulièrement simple à comprendre. L'écrivain de l'épitre aux hébreux nous dit ceci concernant Jésus : « il a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes » (Hébreux 5.8).
Malheureusement pour les détracteurs de la vérité et heureusement pour ceux qui l'aiment, Dieu est omniscient, personne ne lui apprend rien, il connaît toute chose. Et à plus forte raison Dieu n'apprend pas l'obéissance, c'est le lot de l'homme, et c'est la raison pour laquelle Jésus a dû l'apprendre. L'inférieur apprend la soumission envers le supérieur, mais personne n'est comme Dieu, personne ne lui est supérieur ou égal. Il n'est soumis à personne.
{RETOUR A L'INDEX} 04 - La tentation.
Cette preuve supplémentaire de la folie des prétentions de ceux qui affirment que Jésus sur terre était 'pleinement homme et pleinement Dieu' est peut-être ma préférée. On va faire court parce que la Parole de Dieu est tellement claire sur ce sujet que des explications sont superflues.
Dans la lettre de Jacques il est fait une affirmation intéressante concernant Dieu :
🔘 Jacques 1.13 : « Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise : C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne ».
Pourtant, lorsqu'on s'en réfère aux trois premières versions de l'évangile transmises respectivement par Matthieu, Marc et Luc, on trouve ce qui suit :
🔘 Matthieu 4.1 : « Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable ».
🔘 Marc 1.12-13 : « Aussitôt, l'Esprit poussa Jésus dans le désert, 13 où il passa quarante jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient ».
🔘 Luc 4.1-2 : « Jésus, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert, 4.2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim ».
Donc Dieu ne peut pas être tenté par le mal, mais Jésus l'a été, et en toute chose.
{RETOUR A L'INDEX} 05 - Soumission aux hommes.
On pourrait disserter quelque temps sur la validité de cet argument, pourtant il est pertinent. Lorsque Jésus faussera compagnie à ses parents pour aller converser au temple avec les érudits d'alors, il provoquera l'inquiétude des siens qui vont partir à sa recherche. Quelque temps après, l'ayant retrouvé, Marie, sa mère, va le réprimander. Il s'en suivra qu'il se soumettra à eux et les suivra. Luc nous le retranscrit de la sorte :
🔘 Luc 2.51 : « Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur ».
Or le livre des actes des apôtres nous dit :
🔘 Actes 5.29 : « Pierre et les apôtres répondirent : Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ».
Ça signifie que Jésus était soumis à des hommes, et on peut essayer de détourner les choses autant qu'on le veut, il n'en reste pas moins que le blasphème du 'pleinement homme et pleinement Dieu' affirme que Jésus était Dieu déjà dans le ventre de sa mère. Donc Marie aurait dû lui passer tous ses caprices de bébé puis d'enfant et d'adolescent. Au lieu de cela, c'est Jésus (donc supposément Dieu) qui était soumis à des hommes.
{RETOUR A L'INDEX} 06 - Croissance.
La suite du verset précédent contient également un élément intéressant. Ce dernier nous dit :
🔘 Luc 2.52 : « Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes ».
Ce simple verset affirme donc que Jésus avait besoin de croître. Donc que sa sagesse, sa stature et la grâce qui étaient siennes étaient toutes trois imparfaites et avaient besoin d'être améliorées. En outre cette croissance s'est faite devant Dieu.
Par pur plaisir, rappelons une affirmation à nouveau faite par Jacques :
🔘 Jacques 1.17-18 : « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation. 18 Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures ».
En d'autres termes, Dieu ne change pas, il est le même depuis toujours et pour toujours, si Jésus sur terre était pleinement Dieu, il ne changerait pas non plus.
🔘 Esaïe 41.4 : « Qui a fait et exécuté ces choses ? C'est celui qui a appelé les générations dès le commencement, moi, l'Éternel, le premier et le même jusqu'aux derniers âges ».
🔘 Malachie 3.6 : « Car je suis l'Éternel, je ne change pas ; Et vous, enfants de Jacob, vous n'avez pas été consumés ».
🔘 Hébreux 1.10 : « Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont l'ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement, 12 tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point ».
{RETOUR A L'INDEX} 07 - La gloire.
Encore une affirmation très simple à comprendre, venant de la bouche même de Jésus :
🔘 Jean 17.5 : « Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût ».
Verset très simple qui atteste de ce que Jésus n'a pas, en tant qu'homme, la gloire qu'il avait alors qu'il était Dieu. C'est lui qui affirme qu'il ne l'a plus, il est donc difficile de contester.
{RETOUR A L'INDEX} 08 - Conclusion.
Que ce soit satan lui-même ou simplement le cœur perverti des hommes qui ait mis cette abomination au monde, l'affirmation prétendant que Jésus serait 'pleinement homme et pleinement Dieu' est fausse. Comme souvent, le but est souvent de prendre une partie de la vérité et d'en modifier suffisamment les contours pour qu'elle devienne un mensonge, tout en conservant son apparence première.
C'est exactement ce qu'a fait Eve dans le jardin. Elle a donné une réponse parcellaire au serpent, mixant des inventions qui lui étaient personnelles à la vérité de Dieu. Dès lors l'apparence peut encore tromper les personnes inattentives, mais la réalité est que ça n'est qu'un mensonge.
🔘 Genèse 3.2-3 : « La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. 3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez ».
Bien que l'apparence de la vérité soit là, ce qu'elle dit est lézardé de mensonges, et mélanger de l'eau sale avec de l'eau propre ne donne jamais de l'eau propre. Or, ni Dieu ni le serpent n'ont jamais parlé de 'fruit', Eve est la seule à le faire ; et Dieu n'a jamais parlé de 'toucher' mais uniquement de 'manger', et enfin, Dieu n'a jamais menacé de mort ceux qui en mangeraient, mais à prévenu de ce qui en serait la suite, alors qu'Eve le présente comme un interdit motivé par la peur. Bien que les apparences de la vérité soient là, ce qu'elle dit ne peut être considéré que comme faux.
L'affirmation 'Jésus est pleinement homme et pleinement Dieu' suit ce genre de principe, des vérités placées dans un contexte qui en font des mensonges. Un peu comme satan qui tente Jésus dans le désert, lui affirmant des versets de la Parole qui pourtant ne sont pas la vérité de Dieu. Cette affirmation sur Jésus est l'une des tentations du désert que subissent les croyants, l'affirmation de deux vérités qui misent côte à côte deviennent des mensonges et qui trompent tous ceux qui ne sont pas attentifs.
La réalité et que sur terre, Jésus était pleinement homme, et qu'au ciel, Jésus est pleinement Dieu, mais les deux n'ont jamais eu lieu en même temps.
🔘 Psaumes 115.3 : « Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu'il veut ».